Pauvreté en conditions de vie de 2004 à 2017Enquête SRCV - Insee Résultats

Chiffres détaillés
Insee Résultats
Paru le : 25/04/2019

Cet Insee Résultats explore la pauvreté en conditions de vie des ménages à partir de l'enquête Statistiques sur les Ressources et les Conditions de Vie (SRCV). L'indicateur français de pauvreté en conditions de vie des ménages mesure la part de la population incapable de couvrir les dépenses liées à au moins huit éléments de la vie courante sur 27 considérés comme souhaitables, voire nécessaires, pour avoir un niveau de vie acceptable. Il est décliné selon l'âge, le niveau de vie du ménage, la composition de la famille, le diplôme, la catégorie socioprofessionnelle, la situation vis-à-vis de l'emploi et l'unité urbaine.

En baisse depuis 2004, la pauvreté en conditions de vie touche davantage les familles monoparentales

Insee Résultats

Paru le : 25/04/2019

     En 2017, la pauvreté en conditions de vie atteint son plus bas niveau depuis 15 ans : elle concerne 11,0 % des ménages de France métropolitaine (figure1). Le niveau de pauvreté était plus élevé en 2004 (14,6 %), puis a baissé jusqu’en 2007 (12,5 %). Il a oscillé au cours des années suivantes pour atteindre 12,8 % en 2014. Depuis, l’indicateur baisse malgré un léger rebond en 2016.

Figure 1 : Évolution de la pauvreté en conditions de vie en France depuis 2004

en %
Figure 1 : Évolution de la pauvreté en conditions de vie en France depuis 2004 (en %)
Évolution de la pauvreté en conditions de vie
2004 14,6
2005 13,3
2006 12,7
2007 12,5
2008 12,9
2009 12,6
2010 13,3
2011 12,5
2012 11,9
2013 12,6
2014 12,8
2015 11,7
2016 11,9
2017 11,0
  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2017.

Figure 1 : Évolution de la pauvreté en conditions de vie en France depuis 2004

  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2017.

La mesure de la pauvreté en conditions de vie s’appuie sur une liste de 27 composantes qui participent d’un bien-être matériel standard (au sens de largement diffusé dans la population). En France métropolitaine, en 2017, près d’un quart des ménages ne déclare aucune difficulté et un peu plus de la moitié au moins deux difficultés (figure 2).

Figure 2 : Proportion de ménages selon le nombre de privations rencontrées en 2017

en %
Figure 2 : Proportion de ménages selon le nombre de privations rencontrées en 2017 (en %)
Nombre de difficultés %
Aucune privation 23,7
Au moins 1 76,3
Au moins 2 53,3
Au moins 3 37,9
Au moins 4 28,6
Au moins 5 22,6
Au moins 6 17,6
Au moins 7 13,9
Au moins 8 11
Au moins 9 8,6
Au moins 10 6,6
Au moins 11 4,8
Au moins 12 3,6
Au moins 13 2,2
Au moins 14 1,4
Au moins 15 0,8
  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2017.

Figure 2 : Proportion de ménages selon le nombre de privations rencontrées en 2017

  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2017.

Sont pris en compte les insuffisances de ressources, les retards de paiement, les restrictions de consommation et les difficultés de logement. Les quatre indicateurs de pauvreté en conditions de vie ont connu des tendances différentes sur la période 2008-2014, mais semblent globalement stables ou en légère baisse depuis. La proportion de ménages qui déclarent des difficultés de logement a presque été divisée par deux depuis 2004 : 10,1 % des ménages étaient concernés, contre 5,7 % en 2017 à l'issue d'une baisse continue sur la période (figure 3). La proportion des ménages affectés par des retards de paiement baisse elle aussi : elle a diminué de 2004 à 2008 (de 11,5 % à 8,0 %), puis a légèrement augmenté, avant de diminuer à nouveau jusqu'en 2013 et de se stabiliser (autour de 8,5 %). Après une période de baisse, la part de ménages souffrant d'insuffisances de ressources a augmenté une première fois après la crise économique de 2008 (+ 2,3 points en deux ans), puis une seconde fois en 2012 (+1,6 point en deux ans), mais elle diminue faiblement depuis (-1,5 point entre 2014 et 2017). Enfin, la proportion de ménages touchés par des restrictions de consommation oscille entre 11,8 % et 14,2 % sur la période 2004-2014 (avec des points hauts en 2008 et 2014), mais baisse continûment depuis (- 2,2 points entre 2014 et 2017).

Figure 3 : Évolution des contraintes budgétaires, des retards de paiement, des restrictions de consommation et des difficultés de logement en France

en %
Figure 3 : Évolution des contraintes budgétaires, des retards de paiement, des restrictions de consommation et des difficultés de logement en France (en %)
Insuffisance de ressources (au moins 3 insuffisances sur 6) Retards de paiement (au moins 1 retard sur 3) Restrictions de consommation (au moins 4 restrictions sur 9) Difficultés de logement (au moins 3 difficultés sur 9)
2004 14,0 11,5 14,2 10,1
2005 13,4 9,8 12,4 8,9
2006 13,6 9,0 12,0 8,2
2007 13,6 9,2 12,2 8,8
2008 12,7 8,0 13,6 8,2
2009 14,1 9,6 12,7 7,3
2010 15,0 9,2 12,7 7,4
2011 14,6 8,6 12,4 6,7
2012 13,8 8,5 11,8 6,9
2013 14,7 8,3 12,9 6,3
2014 15,4 8,7 13,2 6,4
2015 14,4 8,6 12,2 5,7
2016 14,4 8,3 11,6 6,6
2017 13,9 8,0 11,0 5,7
  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2017.

Figure 3 : Évolution des contraintes budgétaires, des retards de paiement, des restrictions de consommation et des difficultés de logement en France

  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2004 à 2017.

La pauvreté en conditions de vie des ménages varie selon l’âge de leur personne de référence. Elle atteint son plus haut niveau entre 45 et 59 ans (13,9 % en 2017). Elle est à l’inverse la moins élevée à partir de 75 ans (7,0 %), et à un niveau intermédiaire de 16 à 29 ans (10,4 %). La nature des difficultés rencontrées diffère selon l’âge. Ainsi les jeunes de 16 à 29 ans sont les plus affectés par les difficultés liées au logement (9,5 %) et sont les moins touchés par les restrictions de consommation (7,8 %). Concernant les insuffisances de ressources, les plus touchés sont les ménages dont la personne de référence est âgée de 30 à 44 ans (19,7 %).

Du point de vue de la situation vis-à-vis de l’emploi, les personnes au chômage sont particulièrement affectées par la pauvreté en conditions de vie (44,1 %). À l’inverse, seules 8,9 % des personnes en emploi sont concernées.

Par ailleurs, la pauvreté touche particulièrement les familles monoparentales, dont 25,9 % sont pauvres en conditions de vie (figure 4). Elle concerne un peu plus les familles nombreuses (18,1 % pour les couples avec au moins trois enfants), que les couples ayant un ou deux enfants (7 % environ), les personnes seules (13,7 %) et les couples sans enfant (4,6 %).

Figure 4 : La pauvreté en conditions de vie et ses quatre sous-indicateurs de privation selon le type de ménage en 2017

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Figure 4 : La pauvreté en conditions de vie et ses quatre sous-indicateurs de privation selon le type de ménage en 2017 (en %)
Pauvreté en condtions de vie Insuffisance de ressources Retards de paiement Restrictions de consommation Difficultés de logement
Personne seule 13,7 14,1 7,3 15,7 6,4
Famille monoparentale 25,9 28,5 19,2 21,1 11,5
Couple sans enfant 4,6 6,2 3,4 5,5 2,4
Couple avec 1 enfant 7,1 14,4 7,4 6,3 4,9
Couple avec 2 enfants 6,9 14,7 7,9 5,1 4,9
Couple avec 3 enfants ou plus 18,1 25,4 18,0 12,7 11,0
  • Note : les autres types de ménage (ménages complexes) n'apparaissent pas dans cette figure.
  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2017.

Figure 4 : La pauvreté en conditions de vie et ses quatre sous-indicateurs de privation selon le type de ménage en 2017

  • Note : les autres types de ménage (ménages complexes) n'apparaissent pas dans cette figure.
  • Champ : ensemble des ménages ordinaires en France métropolitaine.
  • Source : Insee, SRCV-Silc 2017.

Enfin, le niveau de vie des ménages influe fortement sur la pauvreté en conditions de vie. Les personnes appartenant aux 20 % des ménages les plus modestes (1er quintile) sont 31 % à être en situation de pauvreté en conditions de vie contre 2 % des personnes appartenant aux 20 % les plus aisés (5e quintile). La proportion de ménages pauvres est près de trois fois plus importante dans le 1er quintile que dans le 2e quintile. Dans ces deux catégories comme dans l’ensemble de la population, l’insuffisance de ressources et les restrictions de consommation sont plus fréquentes que les retards de paiement ou les difficultés de logement.

Sources

L'enquête statistique sur les ressources et conditions de vie (dispositif SRCV) porte sur les revenus, la situation financière et les conditions de vie des ménages. Cette enquête est la partie française du système communautaire EU-Silc (European Union-Statistics on Income and Living Conditions). Elle sert de référence pour les comparaisons de taux de pauvreté et de distributions des revenus entre États membres de l'Union Européenne et pour les actions communautaires de lutte contre l'exclusion.

L'approche de la pauvreté par les conditions de vie complète l'appréhension des phénomènes de pauvreté monétaire et d'exclusion. Elle vise à repérer les privations subies, dans une liste qui rassemble les éléments constitutifs d'un bien-être matériel standard, c'est-à-dire largement diffusés dans la population.

Cette publication présente la mesure des difficultés en conditions de vie et privations des ménages de France métropolitaine depuis 2004. Les difficultés présentées sont les 27 composantes retenues dans le calcul de l' indicateur français de pauvreté en conditions de vie et qui portent sur quatre dimensions : insuffisance de ressources, retards de paiement, restrictions de consommation et difficultés de logement.

Une présentation générale de l' enquête SRCV est accessible dans la rubrique « Définitions, Méthodes et Qualité » du site insee.fr.

Définitions

Pauvreté en Conditions De Vie

Ce concept peut désigner trois indicateurs distinct : l'indicateur français, utilisé dans cet Insee Résultats et qui existe depuis 2004, l'indicateur européen de privation matérielle, existant depuis 2007, et l'indicateur européen de Privation matérielle et sociale, mis en place en 2017 et calculable depuis 2014.
Au sens de l'indicateur français, un ménage est considéré comme pauvre en conditions de vie s'il subit au moins 8 privations parmi une liste de 27 possibles regroupées en 4 dimensions : insuffisance de ressources, retards de paiement, restrictions de consommation et difficultés de logement. Chacun des 27 indicateurs correspond à la privation d'un élément de bien-être standard largement diffusé dans la population française. L'indicateur européen de privation matérielle est calculé par Eurostat au niveau individuel, et non au niveau du ménage comme l'indicateur français. Il mesure la part de la population incapable de couvrir les dépenses liées à au moins trois éléments de la vie courante sur 9 considérés comme souhaitables, voire nécessaires, pour avoir un niveau de vie acceptable. Le second indicateur européen, appelé privation matérielle et sociale, se base sur une liste et un nombre d' éléments de la vie courante diffèrants, et mesure la part de la population qui n'a pas accès à 5 éléments sur les 13 mesurés.

Restriction de consommation

Les restrictions de consommation rassemblent neuf questions de consommation : acheter de la viande, des vêtements neufs, posséder deux paires de chaussures, partir en vacances une semaine, recevoir parents ou amis, acheter des cadeaux, remplacer des meubles, maintenir son logement à la bonne température, absence de repas complet une journée au cours des deux dernières semaines.

L’indicateur de la dimension "restrictions de consommation" correspond à la part des ménages cumulant au moins quatre de ces restrictions.

Insuffisance de ressources

L’insuffisance de ressources pour couvrir les dépenses des ménages rassemble 6 situations dont 5 de nature objective - remboursements d'emprunt élevé (plus d’un tiers) par rapport à ses revenus, découvert bancaire au cours des douze derniers mois, revenus insuffisants pour équilibrer le budget, nécessité de puiser dans ses économies, ne disposer d'aucune épargne - et une subjective - considérer sa situation financière comme difficile.

L’indicateur sur cette dimension correspond à la part des ménages cumulant au moins trois de ces difficultés.

Retards de paiement

Les retards de paiement pour des raisons financières, concernent l'impossibilité de payer au cours des douze derniers mois des factures d'électricité ou de gaz, des loyers ou ses impôts.

L'indicateur sur cette dimension correspond à la part des ménages concernée par un de ces retards au moins.

Difficultés de logement

Les difficultés de logement portent sur les 9 items suivants : surpeuplement (norme Insee), absence de salle de bain, de toilettes, d'eau chaude, de chauffage central ou électrique et, de manière ressentie, taille du logement trop petite, les difficultés à le chauffer, l'humidité, le bruit.

L'indicateur sur cette dimension correspond à la part des ménages concernée par au moins trois de ces difficultés.

Formulation des questions sur les privations des ménages

Logement trop bruyant

  • De 2004 à 2008, la question posée au ménage est : « Dans ce logement, êtes-vous confrontés aux problèmes suivants : Environnement extérieur (trafic routier, industries) ou voisins bruyants ? »
  • En 2009, la question est redéfinie : « Dans ce logement, êtes-vous confrontés aux problèmes suivants : Environnement extérieur (trafic routier, industries) ou bruits de voisinage (ou bruits en provenance des logements voisins) ? »
  • Depuis 2010, une nouvelle précision est apportée : « Dans ce logement, êtes-vous confrontés aux problèmes suivants : Environnement extérieur (trafic routier, industries, avions) ou bruits de voisinage (ou bruits en provenance des logements voisins) ? »

Fréquence très élevée de découverts bancaires

  • Depuis 2004, « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous vous-même ou quelqu'un d'autre du ménage été en découvert bancaire ? »

Logement trop petit par rapport au nombre de personnes dans le ménage

  • Depuis 2004, Indice synthétique de surpeuplement dans le logement

L’indicateur de surpeuplement, dit « norme Insee », caractérise le degré d'occupation du logement par comparaison entre le nombre de pièces qu'il comporte avec un nombre de pièces considérées comme nécessaires au ménage.

Cette norme (définie en 1968) dépend de la taille du ménage, ainsi que de l’âge et de la situation familiale de ses membres. Elle attribue à chaque ménage une pièce de séjour pour le ménage, une pièce pour chaque couple, une pièce pour les personnes de 19 ans et plus (célibataires ou autres). Pour les célibataires de moins de 19 ans elle attribue une pièce pour deux enfants s'ils sont de même sexe ou s'ils ont moins de sept ans, sinon, une pièce par enfant.

Offre de cadeaux au moins une fois par an

  • Depuis 2004, « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) d'offrir des cadeaux à la famille ou aux amis une fois par an au moins ? »
  • Depuis 2010, une notification a été ajoutée : Le terme « famille » sous-entend des personnes extérieures au ménage interrogé.

Difficulté à chauffer le logement

  • Depuis 2004, « Dans ce logement, êtes-vous confronté au problème suivant : logement trop difficile ou trop coûteux à bien chauffer ? »

Possession de deux paires de chaussures

  • De 2004 à 2008 : « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de posséder deux paires de bonnes chaussures (pour chaque adulte du ménage) ? »
  • En 2009 : Possédez-vous deux paires de bonnes chaussures ? »
  • Depuis 2010 : « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de posséder deux paires de bonnes chaussures (pour chaque adulte du ménage) ? »

Factures d’électricité impayées à plusieurs reprises dans l’année

Pour cet indicateur, ce n’est pas la question qui a été redéfinie mais les réponses.

  • De 2004 à 2007 : « Au cours de ces 12 derniers mois, votre ménage a-t-il été, à cause de problèmes d'argent, dans l'impossibilité de payer à temps des factures d'électricité, de gaz, d'eau ou de téléphone ? »
    • 1. Oui
    • 2. Non
  • Depuis 2008 : Même question
    • 1. Oui, une fois
    • 2. Oui, au moins deux fois
    • 3. Non
    • 4. Sans objet

Difficulté à ne pas faire de dettes

Pour cet indicateur, ce n’est pas la question qui a été redéfinie mais les réponses.

  • En 2004 : « Actuellement, pour le ménage, diriez-vous plutôt que financièrement ? »
    • 1. Vous êtes à l'aise
    • 2. Ça va
    • 3. C'est juste, il faut faire attention
    • 4. Vous y arrivez difficilement
    • 5. Vous ne pouvez pas y arriver sans faire de dettes
  • De 2005 à 2008 : Même question
    • 1. Vous êtes vraiment à l'aise
    • 2. Vous êtes plutôt à l'aise
    • 3. Ça va
    • 4. C'est juste, il faut faire attention
    • 5. Vous y arrivez difficilement
    • 6. Vous ne pouvez pas y arriver sans faire de dettes
  • Depuis 2009 : Même question
    • 1. Vous ne pouvez pas y arriver sans faire de dettes
    • 2. Vous y arrivez difficilement
    • 3. C’est juste, il faut faire attention
    • 4. Ça va
    • 5. Vous êtes plutôt à l’aise
    • 6. Vous êtes vraiment à l’aise

Impôts impayés à plusieurs reprises dans l’année

Pour cet indicateur, ce n’est pas la question qui a été redéfinie mais les réponses.

  • De 2004 à 2007 : « Au cours de ces 12 derniers mois, votre ménage a-t-il été, à cause de problèmes d'argent, dans l'impossibilité de payer à temps des versements d'impôts (sur le revenu, impôts locaux) ? »
    • 1. Oui
    • 2. Non
  • Depuis 2008 : Même question
    • 1. Oui, une fois
    • 2. Oui, au moins deux fois
    • 3. Non
    • 4. Sans objet

Loyers et charges impayés à plusieurs reprises dans l’année

Pour cet indicateur, ce n’est pas la question qui a été redéfinie mais les réponses.

  • De 2004 à 2008 : « Au cours de ces 12 derniers mois, votre ménage a-t-il été, à cause de problèmes d'argent, dans l'impossibilité de payer à temps des loyers liés à votre résidence principale ? »
    • 1. Oui
    • 2. Non
  • De 2008 à 2009 : Même question
    • 1. Oui, une fois
    • 2. Oui, au moins deux fois
    • 3. Non
  • Depuis 2010 : Même question
    • 1. Oui, une fois
    • 2. Oui, au moins deux fois
    • 3. Non
    • 4. Sans objet (ne paie pas de loyers)

Capacité à remplacer des meubles abîmés

  • Depuis 2004, « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de remplacer des meubles hors d'usage ? »
  • Une notification a été ajoutée depuis 2010 : Le terme « meuble » englobe même une simple chaise.

Réception des parents ou d’amis

  • Depuis 2004, « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de recevoir des parents ou des amis, pour boire un verre ou pour un repas (au moins une fois par mois) ? »

Absence de repas complet lors d’une journée entière ces deux dernières semaines

  • Depuis 2004, « Au cours des deux dernières semaines, vous est-il arrivé de passer une journée sans prendre au moins un repas complet, par manque d'argent ? »

Maintien du logement à bonne température

  • Depuis 2004, « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de maintenir votre logement à bonne température ? »

Paiement d’une semaine de vacances dans l’année

  • De 2004 à 2009 : « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou vous permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de vous payer une semaine de vacances en dehors de chez vous une fois par an ? »
  • De 2010 à 2013 : Même question mais avec la notification : Prendre en compte les vacances dans la famille ou chez des amis.
  • En 2014 : « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou vous permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de vous payer une semaine de vacances en dehors de chez vous une fois par an, y compris les séjours en résidence secondaire, dans la famille ou chez des amis ? »

Achat de vêtements neufs

  • De 2004 à 2008 : « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) d'acheter des vêtements neufs (et non pas d'occasion) ? »
  • En 2009 : « Lorsque vos vêtements sont usés, pouvez-vous acheter des vêtements neufs (et non d'occasion) ? »
  • Depuis 2010 : « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) d'acheter des vêtements neufs (et non pas d'occasion) ? »

Manger de la viande ou du poisson tous les deux jours

  • Depuis 2004, « Les moyens financiers de votre ménage vous permettent-ils (ou permettraient-ils si vous en éprouviez le besoin, si vous n'étiez pas contraint par ailleurs) de manger de la viande, du poulet ou du poisson (ou l'équivalent végétarien) tous les deux jours ? »

Remboursement des emprunts ou crédits supérieur à 33 % du revenu

  • En 2004 : « En prenant en compte les remboursements liés à votre résidence principale, la part de votre revenu mensuel net que votre ménage consacre actuellement à l'ensemble de ses emprunts ou crédits en cours est de : »
    • 1. Moins de 10%
    • 2. De 10% à moins de 20%
    • 3. De 20% à moins de 25%
    • 4. De 25% à moins de 33%
    • 5. De 33% à moins de 50%
    • 6. De 50% à moins de 75%
    • 7. 75% ou plus
  • De 2005 à 2007 : Même question
    • 1. Moins de 10%
    • 2. De 10% à moins de 33%
    • 3. Plus de 33%
  • Depuis 2008 : « En prenant en compte les remboursements mensuels liés à votre résidence principale, la part de votre revenu mensuel net que votre ménage consacre actuellement à l’ensemble de ses emprunts ou crédits en cours est de : »
    • 1. Moins de 10%
    • 2. De 10% à moins de 33%
    • 3. Le tiers ou plus

Logement trop humide

  • Depuis 2004, « Dans ce logement, êtes-vous confronté au problème suivant : toit percé, humidité, moisissures sur les montants des fenêtres ou sur les sols ? »

Absence d'épargne

  • De 2004 à 2008 : « Parmi la liste suivante, quels sont les types de placement que vous ou un autre membre de votre ménage déteniez en 20... ? »
    • 1. Livrets d'épargne exonérés (livret A ou Bleu, CODEVI, LEP, livret Jeune)
    • 2. Livret bancaire soumis à l'impôt (livret B, "superlivrets",...)
    • 3. Epargne logement (LEL, PEL, CEL)
    • 4. Valeurs mobilières (Actions, obligations, SICAV, FCP)
    • 5. Produits d'assurance vie (y compris produits d'épargne retraite, PEP,...)
    • 6. Autres placements financiers (bons d'épargne, du Trésor, de capitalisation…)
    • 7. Aucun
  • Depuis 2009 : Même question mais la liste des types de placements a été réactualisée.
    • 1. Livrets d'épargne exonérés (livret A ou Bleu, Livret de Développement Durable (Ex CODEVI), LEP, livret Jeune)
    • 2. Livret bancaire soumis à l'impôt (livret B, "superlivrets",...)
    • 3. Epargne logement (LEL, PEL, CEL)
    • 4. Valeurs mobilières (Actions, obligations, SICAV, FCP)
    • 5. Produits d'assurance vie ou d'épargne retraite(PEP, PERP,...)
    • 6. Autres placements financiers (bons d'épargne, du Trésor, de capitalisation…)
    • 7. Aucun

Absence de salle-de-bain

  • Depuis 2004, « Dans ce logement, votre ménage dispose-t-il d'une baignoire ou d'une douche ? ». Une notification est présente : « La disposition suppose que le ménage a libre accès à l'équipement ».

Absence de système de chauffage

  • Depuis 2004, « Dans ce logement, votre ménage dispose-t-il d'un système de chauffage central ou électrique ? »

Difficulté à couvrir toutes les dépenses

  • Depuis 2004, « En règle générale, l'ensemble des revenus du ménage est-il suffisant pour couvrir toutes ses dépenses courantes (hors dépenses exceptionnelles ou rentrées imprévues d'argent) ? »

Absence d’eau chaude courante

  • Depuis 2004, « Dans ce logement, votre ménage dispose-t-il de l'eau chaude courante ? »

Absence de toilettes

  • Depuis 2004, « Dans ce logement, votre ménage dispose-t-il d'un WC intérieur avec une chasse d'eau ? »

Logement de petite taille

  • Depuis 2004, « Dans ce logement, êtes-vous confronté au problème suivant : logement trop petit ou n'ayant pas assez de pièces ? »

Recours aux économies pour équilibrer son budget

  • Depuis 2004, « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous puisé dans vos économies pour équilibrer votre budget ? »
  • Depuis 2008, a été ajoutée une notification : Si le ménage n'a pas d'économie, répondre non.

Pour en savoir plus

«  Pauvreté en conditions de vie et privations des enfants », ONPES, Les Cahiers de l'ONPES n° 1, pp. 33-45, octobre 2017.

«  Qui est pauvre en Europe ? Deux figures différentes de la pauvreté, par l’approche monétaire ou par la privation matérielle et sociale », Insee Référence – La France dans l'Union Européenne, à paraître.

«  Pourquoi l'indicateur de pauvreté en conditions de vie baisse malgré la crise économique ouverte en 2008 ? », Document de travail n°F1502, 2015.

«  Mieux comprendre les facteurs de risque de pauvreté en conditions de vie en contrôlant les caractéristiques inobservées fixes », Economie et statistique n°469-470, juillet 2014.

«  Material deprivation among children », European Commission, Research note 7, 2011.

«  Pauvreté en conditions de vie en France et privations matérielles dans les pays de l'Union Européenne », ONPES, « les Travaux de l'Observatoire 2009-2010 ».

«  La pauvreté en conditions de vie 1998-2006 », Travaux de l'Onpes, 2007-2008.

«  Pauvreté relative et conditions de vie en France », Economie et statistique n°383-384-385, décembre 2005.