Enquête emploi en continu en Guadeloupe - Le chômage diminue en 2017

Lise Demougeot

En 2017, en Guadeloupe, le taux de chômage reste très élevé (22 %), mais il baisse légèrement. Le sous-emploi est stable et concerne 12 % des actifs occupés. Parmi les inactifs, 26 000 en moyenne appartiennent au halo autour du chômage et se trouvent, ainsi, dans une situation aux frontières de l’emploi et du chômage.

En Guadeloupe, 158 000 personnes âgées de 15 ans ou plus sont actives en 2017 (figure 1), soit la moitié de cette tranche d’âge. Parmi elles, 123 000 ont un emploi et 35 000 sont au chômage au sens du Bureau international du travail (BIT). Par ailleurs, 155 000 personnes sont inactives parce qu’elles ne sont ni en emploi, ni au chômage. Il s’agit des jeunes des étudiants et retraités ne travaillant pas en complément de leurs études ou de leur retraite, des hommes et femmes au foyer, des personnes en incapacité de travailler, mais également des personnes qui ne travaillent pas et ne recherchent pas activement un emploi et de celles qui ne sont pas disponibles pour en occuper un.

Figure 1158 000 Guadeloupéens sont actifs en 2017Population en âge de travailler selon le statut d'activité

158 000 Guadeloupéens sont actifs en 2017
Statut d’activité Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans et plus
Actifs 157 900 50 47 55 24 79 37
Ayant un emploi 122 600 39 36 43 11 60 32
Chômeurs 35 300 11 11 12 13 19 5
Inactifs 154 900 50 53 45 76 21 63
Ensemble 312 900 100 100 100 100 100 100
  • Champ : population des ménages de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Le taux d’activité des femmes est stable tout comme celui des hommes (respectivement 47 % et 55 % en 2017) et l’écart entre les deux sexes est toujours favorable à ces derniers. Le taux d’emploi, également stable sur cette période, est plus important pour les hommes que pour les femmes : seulement 36 % des Guadeloupéennes sont en emploi contre 43 % des Guadeloupéens.

En Guadeloupe, les hommes sont plus actifs que les femmes, quelle que soit la tranche d’âge considérée. Pourtant de plus en plus présentes sur le marché du travail, les femmes éprouvent plus de difficultés que les hommes à accéder à l’emploi. L’entrée dans la vie active des jeunes Guadeloupéennes est souvent plus difficile car beaucoup d’entre elles sont déjà mères.

En 2017, 22 % de la population est au chômage

En 2017, 35 000 personnes sont au chômage au sens du BIT, soit 22 % de la population active (figure 2). Le taux de chômage reste important en Guadeloupe, mais il diminue : il était de 24 % en 2016, 2015 et 2014. Il touche surtout les jeunes actifs, les ouvriers, les peu ou pas diplômés et les femmes (avec un écart de trois points entre les deux sexes).

Figure 2En 2017, le taux de chômage baisse en GuadeloupeNombre de chômeurs et taux de chômage

En 2017, le taux de chômage baisse en Guadeloupe
Nombre de chômeurs Taux de chômage (en %)
Ensemble Femmes Hommes
Âge
15-24 ans 5 900 53 47 57
25-49 ans 21 400 24 28 19
50 ans et plus 8 100 14 13 15
Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants, artisans, commerçants et chefs d'entreprise 1 900 10 15 7
Cadres 500 4 5 3
Professions intermédiaires 2 600 8 9 6
Employés 10 600 21 23 15
Ouvriers 8 600 29 42 27
Chômeurs n'ayant jamais travaillé 11 000 100 100 100
Niveau de diplôme
Sans diplôme, CEP ou brevet des collèges 16 100 31 36 26
CAP, BEP 7 900 24 25 23
Baccalauréat 6 400 21 23 18
Bac+2 3 100 17 14 20
Diplôme supérieur à bac+2 1 500 7 7 7
Chômeurs depuis 1 an ou plus
15-24 ans 3 900 36 29 40
25-49 ans 15 100 17 20 14
50 ans ou plus 6 700 12 10 13
Ensemble 35 300 22 24 21
  • Champ : population active de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Aux Antilles-Guyane, le taux de chômage reste bien supérieur à celui de la France hexagonale. Les questions de l’emploi et du chômage revêtent une importance particulière dans ces régions, leurs effets sur la population étant amplifiés du fait d’économies locales fragiles. L’emploi des jeunes, premières victimes du chômage, est un véritable défi et un enjeu spécifique. En Guadeloupe, de nombreux jeunes quittent le système scolaire sans diplôme et beaucoup de ceux qui travaillent ne sont pas diplômés.

Le chômage, particulièrement élevé, est d’abord structurel et donc relatif à des causes propres aux régions d’outre-mer. Au-delà de l’étroitesse des marchés du travail qui se caractérise en outre par la faiblesse de l’activité, il est lié aux fortes augmentations de la population active et à l’important retard en termes de formation. Parmi les causes identifiées, le faible niveau de qualification arrive au premier rang, alors que les secteurs créateurs d’emplois requièrent des compétences spécifiques. Le manque d’emplois, par ailleurs, est à l’origine d’un recours massif aux minimas sociaux.

La plupart des actifs en emploi exercent une activité salariée

En 2017, 83 % des actifs occupés sont salariés et majoritairement en contrat à durée indéterminée (CDI) ou fonctionnaires (84 % d’entre eux) (figure 3). Les autres salariés sont en contrat à durée déterminée (CDD), en apprentissage ou en intérim et occupent ainsi des emplois moins stables, autrement dit, plus précaires.

Figure 3En Guadeloupe, 83 % des actifs occupés sont salariés en 2017Population active occupée selon le statut d'emploi et le type de contrat

En Guadeloupe, 83 % des actifs occupés sont salariés en 2017
Statut d’emploi et type de contrat Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans et plus
Non-salariés 21 100 17 11 24 3 14 23
Salariés 101 500 83 89 76 97 86 77
Contrat à durée indéterminée (CDI) 85 500 84 84 84 39 81 95
Contrat à durée déterminée (CDD) 14 100 14 15 13 49 17 5
Apprentissage 200 0 0 0 3 0 0
Intérim 1 700 2 1 2 9 2 0
Ensemble des emplois 122 600 100 100 100 100 100 100
  • Champ : population en emploi de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Le salariat concerne davantage les femmes (89 % d’entre elles contre 76 % des hommes). Elles sont aussi nombreuses que les hommes à occuper des emplois en CDI. La stabilité de l’emploi a tendance à s’améliorer avec l’âge si bien que les salariés de moins de 25 ans, entrés plus récemment que leurs aînés sur le marché du travail, occupent plus rarement des emplois à durée indéterminée. Les jeunes de cette tranche d’âge qui travaillent sont souvent peu diplômés et obtiennent alors plus fréquemment des contrats courts, des contrats d’apprentissage ou d’intérim.

Le tertiaire reste le principal employeur en Guadeloupe

L’économie guadeloupéenne est marquée par une forte tertiarisation, liée à l’importance des services administrés. En 2017, huit personnes ayant un emploi sur dix, salariées ou non, travaillent dans le tertiaire (figure 4). La part d’actifs occupés dans ce secteur d’activité est stable, comme dans le primaire (agriculture) et le secondaire (industrie et construction).

Figure 4Le tertiaire, principal employeur en Guadeloupe en 2017Population active occupée selon la catégorie socioprofessionnelle et le secteur d’activité

Le tertiaire, principal employeur en Guadeloupe en 2017
Ensemble Sexe (en %) Âge (en %)
Effectif (en %) Femmes Hommes 15-24 ans 25-49 ans 50 ans et plus
Catégorie socioprofessionnelle
Agriculteurs exploitants 2 700 2 1 4 1 2 3
Artisans, commerçants et chefs d'entreprise 15 300 13 7 18 2 10 17
Cadres et professions intellectuelles supérieures 12 200 10 11 9 3 10 11
Professions intermédiaires 30 300 25 30 19 25 29 20
Employés qualifiés 18 600 15 21 9 12 17 14
Employés non qualifiés 22 200 18 25 11 32 15 21
Ouvriers qualifiés 12 900 11 2 20 17 12 8
Ouvriers non qualifiés 7 900 6 3 11 8 6 7
Catégorie indéterminée 500 0 1 0 1 0 0
Secteur d’activité
Agriculture 3 900 3 1 6 1 3 4
Industrie 8 200 7 4 10 8 7 6
Construction 10 200 8 1 16 7 7 10
Tertiaire 99 000 81 93 68 78 83 79
Commerce 17 800 15 14 15 18 17 11
Transports 4 800 4 2 6 1 4 4
Hébergement et restauration 5 100 4 5 4 12 4 4
Information et communication 1 600 1 2 1 2 2 1
Finance, assurance, immobilier 3 200 3 4 2 7 2 3
Sciences, techniques, services administratifs 8 400 7 7 7 11 8 5
Administration publique 17 600 14 15 14 11 12 19
Enseignement 14 500 12 16 7 3 13 11
Activités pour la santé humaine 9 500 8 10 5 2 8 8
Hébergement médico-social et action sociale 8 400 7 12 2 3 7 8
Autres services 8 200 7 8 5 8 7 6
Activité indéterminée 1 300 1 2 1 6 1 1
Ensemble 122 600 100 100 100 100 100 100
  • Champ : population en emploi de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

La tertiarisation concerne majoritairement les femmes : 93 % d’entre elles occupent un emploi dans ce secteur, contre seulement 68 % des hommes. Cet écart s’explique notamment par le fait que les Guadeloupéennes sont surreprésentées dans des activités fortement pourvoyeuses d’emplois telles que la santé et l’action sociale. Les trois autres secteurs emploient davantage d’hommes que de femmes ; l’écart hommes-femmes étant de cinq points dans la construction, six dans l’industrie et quinze dans l’agriculture.

Sur dix personnes en emploi, deux sont artisans, commerçants, chefs d’entreprise ou cadres, deux occupent une profession intermédiaire, quatre sont employés et deux ouvriers. Les femmes sont plus nombreuses que les hommes parmi les professions intermédiaires et occupent plus souvent des postes d’employés, mais elles sont minoritaires chez les ouvriers, ainsi que chez les artisans, commerçants et chefs d’entreprise.

Le sous-emploi affecte 12 % des actifs occupés

En Guadeloupe, le sous-emploi concerne, en 2017 comme en 2016, 14 000 personnes, soit 12 % des actifs occupés (figure 5). Il touche particulièrement les femmes, les jeunes, les ouvriers (qualifiés ou non) et les employés non qualifiés. Parmi les personnes à temps partiel, celles qui souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent ou non un emploi, tout comme celles ayant travaillé moins que d’habitude pour des raisons économiques ou exceptionnelles sont, au sens du BIT, en situation de sous-emploi.

Figure 5En 2017, le sous-emploi concerne 12 % des actifs occupés guadeloupéensPopulation active occupée à temps partiel et en situation de sous-emploi

En 2017, le sous-emploi concerne 12 % des actifs occupés guadeloupéens
Temps partiel Sous-emploi
Effectif (en %) Effectif (en %)
Statut d’emploi et catégorie socioprofessionnelle
Non-salariés 5 000 24 2 100 10
Salariés 20 300 20 12 100 12
Cadres 200 2 200 2
Professions intermédiaires 3 500 12 2 200 8
Employés qualifiés 2 000 11 1 500 8
Employés non qualifiés 9 300 42 4 700 21
Ouvriers qualifiés 2 600 20 1 800 14
Ouvriers non qualifiés 2 600 32 1 600 20
Activité indéterminée 100 27 100 22
Sexe
Femmes 15 600 25 8 400 13
Hommes 9 700 16 5 800 10
Âge
15-24 ans 2 400 47 1 700 33
25-49 ans 12 900 19 8 600 13
50 ans et plus 10 100 20 3 900 8
Ensemble 25 300 21 14 200 12
  • Champ : population en emploi de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu 2017.

Le sous-emploi et l’exercice fréquent de plusieurs activités (appelé polyvalence) sont deux situations liées dans les économies ultramarines. La polyvalence peut revêtir la forme de travaux exercés les uns à la suite des autres ou la forme d’activités permanentes, exercées de manière simultanée avec une autre activité déclarée principale.

Autour du chômage, un halo d’inactifs

Les définitions de l’emploi, du chômage et de l’inactivité au sens du BIT ne suffisent pas à décrire la variété des situations vis-à-vis du marché du travail. Par exemple, certaines personnes peuvent occuper un emploi mais ne pas en être totalement satisfaites, car elles n’exercent leur activité que durant un faible nombre d’heures. D’autres personnes, sans emploi, peuvent ne pas être comptabilisées parmi les chômeurs, car elles ne remplissent pas tous les critères, mais se trouver dans une situation proche de celle des chômeurs. D’autres concepts permettent alors de décrire ces situations multiples aux frontières de l’emploi et du chômage et donc la variété des situations sur le marché du travail.

En Guadeloupe sur la période 2015-2017, parmi les inactifs, 27 000 en moyenne souhaitent travailler mais ne satisfont pas tous les critères du BIT pour être considérés comme chômeurs (figure 6). Ils sont autant qu’en 2016 et appartiennent au halo autour du chômage. Dans ce halo, 3 000 personnes recherchent un emploi mais ne sont pas disponibles dans les deux semaines pour travailler, 16 000 personnes souhaitent un emploi, n’en recherchent pas mais seraient disponibles pour en prendre un et 8 000 personnes souhaitent un emploi même si elles ne sont ni en recherche active d’emploi ni disponibles pour en prendre un. Le halo autour du chômage, qui représente 8 % des personnes en âge de travailler, souligne notamment l’importance du travail informel et du travail saisonnier en Guadeloupe.

Figure 6Le halo autour du chômage représente, en 2017, 8 % des Guadeloupéens en âge de travaillerSchéma simplifié des concepts annuels d'activité au sens du BIT

  • Champ : population des ménages de 15 ans ou plus, vivant en Guadeloupe, hors communautés.
  • Source : Insee, enquête Emploi en continu cumulée 2015-2017.

Pour comprendre

L’enquête emploi en continu (EEC) – qui constitue l’unique source d’information permettant de mettre en œuvre la mesure de l’activité suivant les concepts du Bureau international du travail (BIT) – est l’une des principales enquêtes de l’Insee, ainsi que l’une des pièces centrales du dispositif statistique de connaissance de l’emploi et du chômage. S’inscrivant dans le cadre des enquêtes sur les forces de travail réalisées dans tous les pays de l’Union européenne (“Labour Force Survey”), elle permet, à la France hexagonale depuis 2003 et à la France entière hors Mayotte depuis 2014, de comparer le niveau et l’évolution de son taux de chômage avec ceux des autres pays européens, mais aussi avec ceux des pays membres de l’organisation internationale du travail (OIT). Elle comporte par ailleurs des informations très nombreuses sur les caractéristiques des personnes (sexe, âge, diplôme, expérience, etc.), les conditions d’emploi (profession, type de contrat, temps de travail, ancienneté dans l’emploi, sous-emploi, etc.) et les situations de non-emploi (méthodes de recherche d’emploi, études, retraite, etc.).

En conséquence, la mesure de la précision des statistiques issues de cette enquête constitue un enjeu majeur, afin d’une part de permettre une interprétation juste et complète des différents résultats de l’EEC, et d’autre part de pouvoir quantifier dans quelle mesure la France répond aux exigences de précision imposées par Eurostat sur la mesure des statistiques de chômage.

Dans les régions d’outre-mer, le taux de chômage annuel au sens du BIT est calculé avec une précision à 95 % de ± 1,5 point.

Définitions

Population active

La population active regroupe la population active occupée (les actifs en emploi) et la population active inoccupée (les actifs au chômage).

Taux d’activité

Le taux d’activité est calculé en rapportant le nombre d’actifs (actifs occupés et actifs au chômage) à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Taux d’emploi

Le taux d’emploi est calculé en rapportant le nombre d’actifs occupés à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Taux de chômage

Le taux de chômage est calculé en rapportant le nombre de chômeurs à l’ensemble de la population en âge de travailler (15 ans ou plus).

Chômeur

Un chômeur est une personne en âge de travailler (15 ans ou plus) qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi, c’est-à-dire ne pas avoir travaillé au moins une heure durant une semaine de référence ;
  • être disponible pour prendre un emploi dans les 15 jours ;
  • avoir cherché activement un emploi dans le mois précédent ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Halo autour du chômage

Le halo autour du chômage est constitué d’inactifs n’étant pas au chômage au sens du BIT, mais étant dans une situation qui s’en approche.

Il est composé de personnes qui souhaitent travailler mais sont « classées » comme inactives, soit parce qu’elles ne sont pas disponibles rapidement pour travailler (deux semaines), soit parce qu’elles ne recherchent pas activement un emploi.

Le halo est divisé en trois composantes :

  • les personnes inactives qui recherchent un emploi, mais ne sont pas disponibles (composante 1) ;
  • les personnes inactives qui souhaitent un emploi et sont disponibles pour en prendre un, mais n’en recherchent pas (composante 2) ;
  • les personnes inactives qui déclarent souhaiter travailler, mais ne recherchent pas d’emploi et ne sont pas disponibles pour en prendre un (composante 3).

En France, ces trois composantes sont prises en compte dans la mesure du halo autour du chômage. Au niveau européen, seules les deux premières composantes font partie du halo, qu’Eurostat nomme la « force de travail potentielle supplémentaire ».

Le halo comme le chômage sont construits à partir de réponses à une batterie de questions factuelles posées aux personnes enquêtées. Ils ne se définissent pas par rapport à leur situation administrative vis-à-vis d’un organisme de placement ou par rapport à la situation dans laquelle elles se classent spontanément.

Sous-emploi

Le sous-emploi, à la frontière entre l’emploi et le chômage, comptabilise certaines personnes en emploi qui ne peuvent travailler autant qu’elles le souhaitent.

Il comprend les personnes actives occupées qui remplissent l’une des conditions suivantes :

  • soit elles travaillent à temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu’elles recherchent activement un emploi ou non ;
  • soit elles travaillent à temps partiel (et sont dans une situation autre que celle décrite ci-dessus) ou à temps complet, mais ont travaillé moins que d’habitude pendant une semaine de référence en raison de chômage partiel (chômage technique) ou mauvais temps.

Pour en savoir plus

Demougeot L., « Stabilité du chômage en 2016 », Insee Analyses Guadeloupe n° 21, mars 2017

Demougeot L., « Stabilité du chômage en 2015 », Insee Flash Guadeloupe n° 38, avril 2016

Beck S., Vidalenc J., « Une photographie du marché du travail en 2016 », Insee Première n° 1648, juin 2017

Bessone A-J., Cabannes P-Y., Marrakchi A., « Halo autour du chômage : une population hétérogène et une situation transitoire », Insee Références, édition 2016