3e trimestre 2016 : des signaux toujours positifs

Hervé Bovi, Insee

La reprise de l'emploi se poursuit en Bretagne, portée par l'intérim. L'emploi salarié marchand progresse de 0,5 % au 3e trimestre 2016. Les services marchands hors intérim restent particulièrement dynamiques. Le commerce crée toujours des emplois, à l'inverse de la construction qui continue d'en perdre. L'emploi industriel se replie. En dehors de l'intérim et des services marchands, les évolutions sont légèrement moins favorables en Bretagne qu'au niveau national.

Le taux de chômage de la région se stabilise à 8,6 %. La Bretagne reste toujours parmi les régions ayant le plus faible taux de chômage. Le nombre de demandeurs d'emploi repart cependant à la hausse.

La construction de logements continue de progresser de manière soutenue. Côté entreprises, les défaillances s’inscrivent en baisse, alors que les créations, hors micro-entrepreneurs, continuent de progresser. Enfin, la fréquentation touristique recule, avec un repli de la clientèle étrangère.

Insee Conjoncture Bretagne
No 13
Paru le : 19/01/2017

L’emploi continue de progresser, porté par l'intérim

En France métropolitaine, l’emploi salarié progresse pour le sixième trimestre consécutif dans les secteurs principalement marchands, avec une hausse de 0,3 % au 3e trimestre 2016 (figure 1). En Bretagne, l'emploi salarié progresse davantage, de 0,5 %, atteignant son plus haut niveau depuis le 2e trimestre 2008. L'emploi salarié marchand hors intérim atteint quant à lui son niveau le plus élevé depuis 2009. Plus de 3 800 emplois sont ainsi créés dans la région en 3 mois, la plupart dans l'intérim. Dans la région, les services marchands évoluent toujours favorablement, tout comme le commerce. A contrario, l'emploi industriel se replie, et la construction est toujours à la peine.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,93 100,07
T3 2005 100,99 100,18
T4 2005 100,62 100,34
T1 2006 100,68 100,45
T2 2006 101,4 101
T3 2006 102,21 101,36
T4 2006 102,36 101,46
T1 2007 103,36 102,26
T2 2007 103,56 102,49
T3 2007 103,94 102,82
T4 2007 104,28 103,03
T1 2008 105,09 103,35
T2 2008 104,54 102,91
T3 2008 104,44 102,63
T4 2008 104,03 101,82
T1 2009 102,82 100,78
T2 2009 102,26 100,3
T3 2009 101,82 100,05
T4 2009 102,03 100,11
T1 2010 102,35 100,01
T2 2010 103,09 100,05
T3 2010 102,99 100,31
T4 2010 102,9 100,52
T1 2011 103,46 100,8
T2 2011 103,67 101,05
T3 2011 103,85 100,99
T4 2011 103,93 100,94
T1 2012 103,83 100,98
T2 2012 103,43 100,82
T3 2012 103,2 100,61
T4 2012 103,05 100,34
T1 2013 102,8 100,35
T2 2013 101,93 100,03
T3 2013 102,62 100,22
T4 2013 102,61 100,33
T1 2014 102,4 100,19
T2 2014 102,64 100,18
T3 2014 102,15 99,87
T4 2014 102,37 99,95
T1 2015 102,28 99,89
T2 2015 102,62 100,1
T3 2015 102,76 100,27
T4 2015 103,14 100,61
T1 2016 103,67 100,92
T2 2016 104,02 101,11
T3 2016 104,57 101,44
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Au 3e trimestre 2016, l’emploi intérimaire porte très fortement la hausse de l'emploi salarié. Gagnant 3 300 emplois, il compense très largement la baisse du trimestre précédent (figure 3). L'intérim progresse ainsi de 10,4 % en 3 mois, et de 12,9 % sur un an. En France métropolitaine, l’intérim croît également, mais plus modérément, de 5 %.

Dans les services marchands hors intérim, l’emploi salarié poursuit sa hausse. Il augmente de 0,4 %, et le secteur gagne ainsi près de 1 200 emplois au 3e trimestre 2016 (figure 2). En un an, le secteur comptabilise près de 6 600 emplois supplémentaires. La progression de l'emploi salarié dans les services marchands hors intérim est portée par les services aux ménages qui gagnent 1 320 emplois (+ 1,4 %). Les secteurs des activités immobilières et des transports et de l'entreposage sont également dynamiques, en hausse respective de 1,8 % (+ 140 emplois) et 0,4 % (+ 240 emplois), tout comme celui de l'information et de la communication (+ 0,7 %, soit 200 emplois créés). À l'inverse, les activités financières et d'assurance, l'hébergement-restauration et surtout les services aux entreprises hors intérim sont en repli, perdant respectivement 30 (– 0,1 %), 170 (– 0,4 %) et 530 (– 1,4 %) emplois. En affectant les emplois intérimaires à leur secteur utilisateur, les services marchands progressent encore davantage, de 0,6 %, ce qui correspond à la création nette de 1 700 emplois. L'emploi salarié dans les services marchands hors intérim progresse légèrement plus dans la région que pour l'ensemble de la France métropolitaine.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,43 99,75 100,06 99,72
T3 2005 102,83 99,84 101,2 101,89
T4 2005 104,25 98,88 100,96 101,36
T1 2006 105,77 98,74 101,13 101,75
T2 2006 107,03 98,49 101,63 102,37
T3 2006 108,66 98,74 102,82 103,03
T4 2006 110,25 97,78 103,31 102,99
T1 2007 111,36 97,93 104,06 103,6
T2 2007 112,59 97,9 104,64 103,75
T3 2007 113,77 97,57 105,1 104
T4 2007 114,75 97,42 105,51 104,32
T1 2008 115,65 97,3 106,19 104,72
T2 2008 115,76 97,06 106,09 104,96
T3 2008 116,3 96,8 106,26 104,54
T4 2008 115,4 96,75 106,49 104,72
T1 2009 114,1 95,49 106,16 103,94
T2 2009 112,79 94,83 105,4 103,39
T3 2009 111,64 93,57 105,48 103,26
T4 2009 111,03 92,94 105,91 103,52
T1 2010 110,32 92,69 105,88 103,51
T2 2010 110,31 92,07 106,72 104,01
T3 2010 109,61 91,5 106,97 103,92
T4 2010 109,36 91,5 107,1 103,99
T1 2011 110,09 91,65 107,89 104,65
T2 2011 109,46 91,74 108,34 104,6
T3 2011 109,36 91,99 108,75 104,62
T4 2011 109,12 92,05 109,1 104,65
T1 2012 108,5 91,72 109,21 104,66
T2 2012 108,16 91,62 109,11 104,63
T3 2012 107,25 91,42 109,2 104,82
T4 2012 107,1 91,05 109,11 104,45
T1 2013 106,18 90,79 108,85 104
T2 2013 105,42 90,1 108,42 103,45
T3 2013 105,1 90,18 109 103,58
T4 2013 104,05 89,96 109,06 103,74
T1 2014 103,21 89,55 109,26 103,73
T2 2014 102,48 89,55 109,48 103,89
T3 2014 101,41 89,28 109,24 103,32
T4 2014 100,63 89,15 109,67 103,47
T1 2015 99,97 88,9 109,75 103,48
T2 2015 99,44 88,74 110,24 103,21
T3 2015 99,2 88,68 110,53 103,11
T4 2015 99,19 88,48 110,98 103,44
T1 2016 99,3 88,85 111,71 104,27
T2 2016 99,22 88,94 112,4 104,57
T3 2016 99,06 88,6 112,72 104,66
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 96,08 99,86
T3 2005 101,16 101,93
T4 2005 99,01 102,6
T1 2006 95,57 101,7
T2 2006 103,84 107,36
T3 2006 101,35 107,31
T4 2006 100,7 105,31
T1 2007 109,53 114,93
T2 2007 104,16 112,47
T3 2007 106,21 110,87
T4 2007 107,18 109,72
T1 2008 114,98 114,35
T2 2008 105,44 106,28
T3 2008 101,6 99,93
T4 2008 92,14 86,9
T1 2009 80,2 73,86
T2 2009 84,46 75,59
T3 2009 84,09 79,59
T4 2009 88,15 84,27
T1 2010 98,6 88,79
T2 2010 107,81 93,35
T3 2010 107,45 97,12
T4 2010 104,37 100,8
T1 2011 104,27 101,31
T2 2011 103,92 101,53
T3 2011 101,42 100,51
T4 2011 99,02 96,37
T1 2012 98,73 95,22
T2 2012 92,71 91,86
T3 2012 89,71 88,11
T4 2012 90,34 85,65
T1 2013 91,61 88,48
T2 2013 83,9 87,29
T3 2013 91,82 89,01
T4 2013 94,42 90,98
T1 2014 91,57 89,23
T2 2014 95,76 91,48
T3 2014 92,1 87,72
T4 2014 93,8 90,74
T1 2015 93,76 89,97
T2 2015 97,38 93,37
T3 2015 97,59 96,01
T4 2015 101,37 99,3
T1 2016 101,16 99,46
T2 2016 99,79 99,42
T3 2016 110,17 104,43
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Dans le commerce, l'emploi salarié continue sa progression au 3e trimestre 2016. Il croît de 0,1 % sur un trimestre, le secteur générant 130 emplois supplémentaires. La hausse est plus importante en affectant l'intérim au secteur utilisateur, le commerce bénéficiant alors de 540 emplois supplémentaires. L’emploi dans ce secteur progresse légèrement moins vite en Bretagne que pour l’ensemble de la France métropolitaine (+ 0,2 %).

Dans la construction, le 2e trimestre 2016 n'avait pas confirmé le léger rebond du début d'année 2016. Le 3e trimestre montre que les difficultés du secteur ne sont pas terminées, puisqu'il perd à nouveau 110 emplois en 3 mois (– 0,2 %). Cependant, la construction a fortement recouru aux intérimaires : en les comptabilisant, l'emploi salarié dans le secteur progresse de 0,7 %, soit 540 emplois. Sur l'ensemble de la France métropolitaine, l’emploi dans la construction est stable.

L’emploi dans l’industrie, hors intérim, repart à la baisse au 3e trimestre 2016. Le secteur enregistre un recul de 0,4 %, perdant ainsi 660 emplois. Après avoir été le principal moteur de la hausse du 2e trimestre, l'agroalimentaire contribue nettement à la baisse enregistrée au 3e trimestre. Les emplois dans l'agroalimentaire diminuent en effet de 0,6 %, soit 420 emplois. Parmi les autres secteurs de l'industrie, seule la fabrication de matériels de transport progresse, créant 140 emplois (+ 1,4 %). Cette évolution est en partie liée à l'absorption d'une entreprise de fabrication d'équipements électroniques par une autre appartenant au secteur de la fabrication de matériels de transport, transférant ainsi 129 emplois d’un secteur à l’autre. Le secteur de la fabrication d'équipements électriques, électroniques et informatiques et de la fabrication de machines perd par suite 180 emplois (– 1 %). Celui de l'énergie en détruit 120 (– 0,9 %). L'emploi dans la fabrication d'autres produits industriels diminue plus faiblement (– 0,1 %, soit – 80 emplois). En France métropolitaine, l’emploi industriel se contracte de 0,2 %.

Comme les autres secteurs, l'industrie a fortement fait appel à l'intérim au 3e trimestre 2016 dans la région. Ses besoins en main-d’œuvre intérimaire augmentent de 10,3 %, soit 1 720 emplois. Une fois intégré l’intérim, l’emploi industriel progresse de 0,6 %. C’est particulièrement vrai pour le secteur agroalimentaire, qui gagne 700 emplois (+ 0,9 %) après prise en compte des emplois intérimaires.

L’emploi salarié croît dans tous les départements bretons. La hausse est particulièrement marquée dans les Côtes-d'Armor (+ 1 % soit + 1 170 emplois), en Ille-et-Vilaine (+ 0,5 % soit + 1 300 emplois) et dans le Finistère (+ 0,5 % soit + 980 emplois), et un peu plus modérée dans le Morbihan (+ 0,3 % soit + 390 emplois).

Dans les Côtes-d'Armor, la forte progression de l'intérim (+ 13,1 %, soit 710 emplois créés) et de l'emploi dans les services marchands hors intérim (+ 1,3 % soit + 560 emplois) portent la dynamique de l'emploi salarié. Dans le commerce, celui-ci progresse plus modestement (+ 0,5 %, soit 120 emplois créés). En revanche, il diminue de 0,8 % dans l'industrie (– 220 emplois) et est stable dans la construction.

En Ille-et-Vilaine, l'augmentation de l'emploi intérimaire représente la quasi-totalité de la hausse de l'emploi salarié (+ 9,7 %, soit 1 190 emplois créés). Les services marchands hors intérim créent 550 emplois (+ 0,4 %), et le commerce en génère 90 (+ 0,2 %). À l'inverse, l'emploi se replie de 0,4 % dans la construction et de 0,8 % dans l'industrie (– 440 emplois).

Le Finistère est le seul département breton dans lequel l'emploi industriel progresse au 3e trimestre 2016, avec la création d’une centaine d'emplois (+ 0,2 %). Comme dans les autres départements, l'emploi intérimaire s’inscrit en nette hausse (+ 10,4 % soit + 770 emplois). Les services marchands hors intérim génèrent quant à eux 270 emplois supplémentaires (+ 0,4 %). Le Finistère est également l'exception bretonne pour le secteur de la construction, dans lequel l’emploi progresse de 0,2 %, ainsi que pour le commerce, où il se replie de 0,5 %.

Enfin, dans le Morbihan, seuls l'intérim et le commerce créent des emplois. Ils génèrent respectivement 640 et 110 emplois supplémentaires (+ 9,6 % et + 0,3 %). L'emploi salarié est en baisse de 0,2 % dans la construction et dans l'industrie, et il diminue également dans les services marchands hors intérim qui perdent 220 emplois (– 0,4 %).

Le taux de chômage se stabilise

Le taux de chômage en Bretagne est stable au 3e trimestre 2016. Il s’établit à 8,6 % de la population active (figure 4). En France métropolitaine, le taux de chômage est en hausse de 0,1 point (9,7 %). La Bretagne figure au 2e rang des régions françaises ayant le plus faible taux de chômage, derrière les Pays de la Loire (8,5 %), et au même niveau que l'Île-de-France.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 6,8 8,3
T2 2005 7,0 8,4
T3 2005 7,1 8,6
T4 2005 7,2 8,7
T1 2006 7,4 8,7
T2 2006 7,2 8,6
T3 2006 7,2 8,5
T4 2006 6,7 8,0
T1 2007 6,8 8,1
T2 2007 6,6 7,8
T3 2007 6,5 7,6
T4 2007 6,0 7,1
T1 2008 5,7 6,8
T2 2008 5,8 7,0
T3 2008 5,9 7,1
T4 2008 6,3 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,5 8,8
T4 2009 7,8 9,1
T1 2010 7,7 9,0
T2 2010 7,6 8,9
T3 2010 7,5 8,8
T4 2010 7,5 8,8
T1 2011 7,4 8,8
T2 2011 7,3 8,7
T3 2011 7,5 8,8
T4 2011 7,6 9,0
T1 2012 7,8 9,1
T2 2012 8,1 9,3
T3 2012 8,2 9,4
T4 2012 8,6 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,9 10,0
T3 2013 8,8 9,9
T4 2013 8,6 9,8
T1 2014 8,6 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,8 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,8 10,0
T2 2015 9,0 10,1
T3 2015 9,0 10,1
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,8 9,9
T2 2016 8,6 9,6
T3 2016 8,6 9,7
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Au 3e trimestre 2016, le taux de chômage est stable dans tous les départements bretons. Il s'établit ainsi à 9,1 % dans le Morbihan, à 8,9 % dans le Finistère et dans les Côtes-d'Armor, et à 7,8 % en Ille-et-Vilaine.

Le nombre de demandeurs d’emploi repart à la hausse

En Bretagne, fin septembre 2016, 263 350 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C, soit 1,1 % de plus qu’à la fin du mois de juin. La hausse régionale est plus forte que celle observée en France métropolitaine (+ 0,8 %). Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B ou C progresse de 1,7 % au niveau régional et de 1 % au niveau national.

Dans la région, le nombre de demandeurs d'emploi est toutefois en baisse pour les moins de 25 ans (– 1,9 %). Il est en hausse pour toutes les autres classes d'âge, et notamment pour les 50 ans ou plus, pour lesquels il progresse de 1,9 %. Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B ou C progresse de 5,1 % chez les 50 ans ou plus, alors qu'il diminue de 2,8 % chez les moins de 25 ans.

Le nombre de chômeurs de longue durée augmente de 1 % entre fin juin et fin septembre 2016. Il est en hausse de 3,4 % par rapport à fin septembre 2015.

Au niveau infra régional, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B ou C croît dans tous les départements bretons au 3e trimestre 2016. La hausse est forte en Ille-et-Vilaine (+ 1,7 %) et dans les Côtes-d'Armor (+ 1,4 %), plus modérée dans le Finistère (+ 0,8 %) et surtout dans le Morbihan (+ 0,2 %). Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi progresse dans les 4 départements, avec des hausses allant de 0,9 % pour le Morbihan à 2,7 % pour l'Ille-et-Vilaine.

La construction de logements progresse toujours

Le rebond observé les trimestres précédents dans la construction de logements se poursuit au 3e trimestre 2016. Les logements autorisés sont à nouveau en hausse avec une augmentation supérieure au niveau national. Le nombre de logements commencés croît également davantage que sur l'ensemble de la France métropolitaine.

En cumul sur 12 mois, d'octobre 2015 à septembre 2016, 23 500 logements ont été autorisés en Bretagne, soit une hausse de 5,4 % sur un trimestre et de 23,8 % sur un an (figure 5). Seul le Morbihan enregistre une baisse du nombre de logements autorisés (– 1,3 %). Le nombre de logements autorisés progresse sur un trimestre de 7,8 % en Ille-et-Vilaine, de 7,2 % dans les Côtes-d'Armor, et de 5,7 % dans le Finistère. Dans ces 3 départements, la situation est nettement mieux orientée qu'un an auparavant, particulièrement en Ille-et-Vilaine (+ 44,9 %). Dans le Morbihan, la progression sur un an est plus modérée (+ 2,9 %). En France métropolitaine, l'augmentation est plus faible que dans la région par rapport au 2e trimestre 2016 (+ 4,4 %). C’est aussi le cas sur un an (+ 15,7 % en France métropolitaine).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,05 100,47
mars 2005 102,89 101,53
avril 2005 103,42 102,29
mai 2005 106,84 102,8
juin 2005 108,68 104,19
juil. 2005 107,63 105,05
août 2005 108,68 105,52
sept. 2005 109,21 106,38
oct. 2005 109,47 106,52
nov. 2005 110,53 106,99
déc. 2005 112,37 108,4
janv. 2006 112,89 109,44
févr. 2006 113,42 110,71
mars 2006 115 112,47
avril 2006 116,58 113,45
mai 2006 117,11 114,84
juin 2006 118,42 115,57
juil. 2006 118,68 116,43
août 2006 119,74 117,11
sept. 2006 117,63 116,62
oct. 2006 116,84 118,03
nov. 2006 118,16 118,99
déc. 2006 117,11 118,52
janv. 2007 116,32 117,92
févr. 2007 118,68 117,92
mars 2007 119,74 118,41
avril 2007 119,47 117,88
mai 2007 118,68 117,58
juin 2007 117,11 116,8
juil. 2007 116,58 117,02
août 2007 115,26 116,84
sept. 2007 114,21 116,53
oct. 2007 115,79 115,82
nov. 2007 112,63 113,71
déc. 2007 112,89 112,47
janv. 2008 113,42 112,24
févr. 2008 111,32 111,91
mars 2008 108,95 110,3
avril 2008 106,84 109,52
mai 2008 104,21 108,34
juin 2008 100,79 106,13
juil. 2008 99,74 103,7
août 2008 97,11 101,27
sept. 2008 96,58 99,71
oct. 2008 90,79 97,51
nov. 2008 88,42 95,65
déc. 2008 84,74 92,85
janv. 2009 82,11 90,09
févr. 2009 77,63 86,45
mars 2009 72,63 83,57
avril 2009 70,53 81,32
mai 2009 67,37 78,64
juin 2009 65,26 76,74
juil. 2009 61,58 75,6
août 2009 60,79 74,76
sept. 2009 59,21 74,11
oct. 2009 59,21 73,21
nov. 2009 59,21 73,37
déc. 2009 59,47 74,09
janv. 2010 57,89 74,76
févr. 2010 58,95 76,5
mars 2010 61,58 79,01
avril 2010 61,32 80,95
mai 2010 63,16 83,04
juin 2010 65 85,39
juil. 2010 66,58 87,57
août 2010 66,58 88,92
sept. 2010 67,89 90,46
oct. 2010 67,63 91,11
nov. 2010 68,16 91,64
déc. 2010 69,21 92,81
janv. 2011 70,53 94,36
févr. 2011 70,53 94,54
mars 2011 69,21 94,05
avril 2011 70,26 93,97
mai 2011 70,79 95,44
juin 2011 70,53 95,81
juil. 2011 72,37 96,38
août 2011 73,95 97,63
sept. 2011 75 99,39
oct. 2011 76,32 100,04
nov. 2011 76,32 101,12
déc. 2011 76,32 102,21
janv. 2012 77,11 101,96
févr. 2012 78,16 102,15
mars 2012 78,95 101,82
avril 2012 77,89 102,17
mai 2012 76,32 100,72
juin 2012 75 100,31
juil. 2012 72,37 99,49
août 2012 71,05 99,57
sept. 2012 70,26 97,55
oct. 2012 68,68 97
nov. 2012 68,16 95,97
déc. 2012 70 94,24
janv. 2013 70 94,4
févr. 2013 70,26 95,91
mars 2013 70,79 96,53
avril 2013 70,53 94,95
mai 2013 69,47 93,01
juin 2013 69,47 91,29
juil. 2013 68,95 89,27
août 2013 67,11 86,43
sept. 2013 65,26 84,84
oct. 2013 65 84,39
nov. 2013 63,16 83,57
déc. 2013 59,21 82,79
janv. 2014 56,84 80,73
févr. 2014 53,68 77,66
mars 2014 50,53 76,58
avril 2014 50 75,43
mai 2014 50 75,52
juin 2014 48,95 75,5
juil. 2014 48,16 75,78
août 2014 48,42 75,56
sept. 2014 48,16 75,78
oct. 2014 46,05 74,84
nov. 2014 46,32 74,06
déc. 2014 46,58 73,96
janv. 2015 46,05 73,64
févr. 2015 45,53 73,15
mars 2015 46,05 72,33
avril 2015 46,58 72,96
mai 2015 47,11 72,53
juin 2015 48,68 73,35
juil. 2015 48,42 73,25
août 2015 49,74 73,94
sept. 2015 50 74,49
oct. 2015 50,53 74,96
nov. 2015 51,05 76,62
déc. 2015 51,58 77,66
janv. 2016 53,16 78,05
févr. 2016 56,32 79,38
mars 2016 57,63 79,58
avril 2016 58,95 80,46
mai 2016 59,74 82,1
juin 2016 58,68 82,24
juil. 2016 59,74 83
août 2016 60,26 84,24
sept. 2016 61,84 86,31
oct. 2016 63,95 87
nov. 2016 65 87,8
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Sur la même période, d'octobre 2015 à septembre 2016, on compte 21 100 logements commencés en Bretagne, soit une hausse de 5,4 % sur un trimestre et de 16,5 % sur un an (figure 6). Les mises en chantier progressent dans tous les départements de la région, de manière dynamique en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan (+ 8,6 % et + 5,1 % respectivement), mais plus modestement dans les Côtes-d'Armor (+ 0,4 %) et le Finistère (+ 1,6 %). Au niveau national, le nombre de logements commencés augmente de 2,3 % sur le trimestre et de 10,2 % sur l’année.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101 100,44
mars 2005 102,99 101,6
avril 2005 104,65 102,22
mai 2005 106,98 104,47
juin 2005 109,97 105,5
juil. 2005 111,3 105,82
août 2005 111,96 106,49
sept. 2005 112,96 108,07
oct. 2005 114,29 109,18
nov. 2005 116,94 109,28
déc. 2005 118,94 110,64
janv. 2006 121,26 110,86
févr. 2006 122,26 111,53
mars 2006 123,26 112,31
avril 2006 122,92 113,43
mai 2006 124,25 113,77
juin 2006 123,92 114,96
juil. 2006 126,25 115,35
août 2006 125,91 115,92
sept. 2006 126,25 115,72
oct. 2006 128,24 116,44
nov. 2006 126,58 117,42
déc. 2006 124,92 117,08
janv. 2007 122,59 117,08
févr. 2007 122,26 117,08
mars 2007 120,27 116,81
avril 2007 119,93 116,49
mai 2007 118,6 116,04
juin 2007 118,6 115,75
juil. 2007 118,6 117,28
août 2007 118,27 116,56
sept. 2007 117,94 116,49
oct. 2007 119,27 117
nov. 2007 119,6 116,36
déc. 2007 119,6 116,14
janv. 2008 119,93 115,89
févr. 2008 119,6 115,84
mars 2008 118,27 114,44
avril 2008 116,28 113,15
mai 2008 113,95 111,38
juin 2008 111,63 109,23
juil. 2008 107,97 106,32
août 2008 106,64 105,4
sept. 2008 102,99 103,36
oct. 2008 97,67 100,22
nov. 2008 94,02 96,99
déc. 2008 91,36 94,6
janv. 2009 88,37 91,31
févr. 2009 84,05 88,01
mars 2009 82,39 85,81
avril 2009 80,73 83,96
mai 2009 78,07 81,96
juin 2009 75,75 80,5
juil. 2009 76,41 80,5
août 2009 77,08 80,6
sept. 2009 75,42 79,37
oct. 2009 74,42 78,73
nov. 2009 74,42 80,13
déc. 2009 75,75 82,33
janv. 2010 75,08 82,43
févr. 2010 76,41 82,92
mars 2010 76,08 84,18
avril 2010 76,74 84,85
mai 2010 77,41 86,25
juin 2010 78,07 87,49
juil. 2010 77,74 88,15
août 2010 78,41 88,97
sept. 2010 80,4 91,36
oct. 2010 82,39 94,23
nov. 2010 86,38 96,74
déc. 2010 88,04 98,35
janv. 2011 89,04 99,7
févr. 2011 89,04 100,64
mars 2011 88,37 101,58
avril 2011 88,7 101,8
mai 2011 90,37 102,86
juin 2011 89,37 101,58
juil. 2011 87,71 101,11
août 2011 86,71 100,57
sept. 2011 86,71 100,05
oct. 2011 85,38 99,01
nov. 2011 84,72 100,81
déc. 2011 83,72 102,17
janv. 2012 83,39 101,63
févr. 2012 83,06 101,6
mars 2012 84,72 101,97
avril 2012 83,06 100,86
mai 2012 81,06 98,99
juin 2012 81,06 99,33
juil. 2012 81,06 98,99
août 2012 81,4 98,59
sept. 2012 79,07 97,06
oct. 2012 78,74 96,42
nov. 2012 75,42 92,74
déc. 2012 74,42 91,93
janv. 2013 73,75 92,2
févr. 2013 74,75 92,84
mars 2013 73,09 92,5
avril 2013 73,42 93,81
mai 2013 72,76 94,57
juin 2013 71,76 94,57
juil. 2013 71,76 94,37
août 2013 71,1 93,83
sept. 2013 70,43 93,68
oct. 2013 69,77 92,25
nov. 2013 69,44 91,21
déc. 2013 68,11 88,5
janv. 2014 67,11 87,73
févr. 2014 65,78 86,01
mars 2014 63,46 84,25
avril 2014 62,79 83,32
mai 2014 63,46 82,06
juin 2014 62,79 81,24
juil. 2014 62,46 80,9
août 2014 62,13 80,7
sept. 2014 61,46 80,06
oct. 2014 60,47 79,81
nov. 2014 59,47 79,84
déc. 2014 58,47 80,4
janv. 2015 58,8 79,99
févr. 2015 58,14 79,99
mars 2015 58,47 79,79
avril 2015 58,14 79,12
mai 2015 58,47 78,8
juin 2015 60,47 79,15
juil. 2015 59,47 78,9
août 2015 59,47 79,15
sept. 2015 60,13 79,84
oct. 2015 60,13 79,94
nov. 2015 60,47 80,36
déc. 2015 62,13 81,02
janv. 2016 63,12 81,37
févr. 2016 63,12 82,11
mars 2016 64,12 82,31
avril 2016 65,12 83,37
mai 2016 66,78 85,07
juin 2016 66,78 85,66
juil. 2016 67,44 86,82
août 2016 68,44 87,12
sept. 2016 70,1 87,78
oct. 2016 71,43 89,17
nov. 2016 72,09 89,71
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

En Bretagne, avec 2,8 millions de m², le cumul annuel de surfaces de locaux autorisés diminue à nouveau, de 1,4 % sur un trimestre. A contrario, il augmente de 1,9 % en France métropolitaine.

Après une hausse au trimestre précédent, la superficie de locaux commencés se contracte de 11,1 % en Bretagne au 3e trimestre 2016 (– 1,4 % en France métropolitaine). Elle s'établit à 1,9 million de m².

Les touristes étrangers boudent toujours les hôtels bretons

Au 3e trimestre 2016, les hôtels bretons enregistrent 2 780 720 nuitées. Ce nombre de nuitées baisse de 0,2 % par rapport au 3e trimestre 2015 (figure 7). La fréquentation des hôtels au mois de juillet est plus forte qu'un an auparavant, contrairement à celle du mois d'août. La fréquentation au mois de septembre est quasiment stable sur un an. Le nombre de nuitées des touristes français est en hausse de 1,4 % au 3e trimestre 2016 par rapport à la même période un an auparavant, en raison notamment de conditions climatiques favorables. En revanche, le nombre de nuitées des touristes étrangers est à nouveau en forte baisse (– 6 %). Au niveau national, le nombre trimestriel de nuitées diminue de 2,1 %, lui aussi pénalisé par le recul des touristes étrangers.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bretagne France métropolitaine
T1 2011 5,360836756693744 2,2455296988236904
T2 2011 4,2993719505074575 3,118357539041192
T3 2011 1,3271662328002882 3,0256743767917547
T4 2011 9,909902490446694 4,643769783473398
T1 2012 8,621150531390278 2,3624045764267207
T2 2012 0,13192034153251697 -0,7817130068028603
T3 2012 -0,3849829873456325 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,504282278186983 0,30393408277045164
T1 2013 -4,67235790295478 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,3432507851315996 -0,7465023691316598
T3 2013 2,472338743413304 0,09029170044515399
T4 2013 1,9784010121701396 -0,5644496415199138
T1 2014 0,10949294972224315 -2,85235793715239
T2 2014 -0,06437951725421222 -0,7980936572239198
T3 2014 -0,5737720267410954 -1,6063850425588522
T4 2014 1,0589981611538146 -0,7375650233675307
T1 2015 9,469228785601864 2,4484776357299944
T2 2015 4,906061109349588 1,9306724791269951
T3 2015 4,973387124114325 3,301374690924051
T4 2015 2,1798385034162853 -1,2733203931827362
T1 2016 5,136140624492318 1,9023637524163426
T2 2016 -0,688444212031218 -3,6195839979635847
T3 2016 -0,21673915227717885 -4,108686591845969
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Après un début de saison 2016 difficile, les campings bretons enregistrent une nouvelle baisse de leur fréquentation au 3e trimestre. En cumul sur les mois de juillet à septembre 2016, les campings de la région enregistrent 8 330 820 nuitées, soit 3,1 % de moins qu'aux mêmes mois de l'année précédente. Ce recul résulte d’une forte baisse de la fréquentation en juillet (– 8,7 %), par rapport à un mois de juillet 2015 plutôt exceptionnel. La contraction sur le trimestre est particulièrement forte pour les touristes étrangers (– 9,2 %), notamment en juillet. Les nuitées des touristes français diminuent plus modérément, de 1,1 % sur le trimestre, malgré un mois de septembre très fréquenté (+ 11,8 % par rapport à septembre 2015). Sur l'ensemble de la France métropolitaine, le nombre de nuitées dans les campings progresse de 1 %.

Les défaillances d'entreprises repartent à la baisse

Au 3e trimestre 2016, 4 640 entreprises ont été créées en Bretagne. Les créations sont en baisse de 7,6 % par rapport au trimestre précédent. Sur un an, elles diminuent également, de 0,8 % (figure 8). En France métropolitaine, alors que le nombre de créations décroît de 1,6 % sur un trimestre, il progresse de 5,2 % sur un an.

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bretagne hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bretagne y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 93,76 95,61 120,7 120,8
T3 2009 94,65 94,13 117,68 116,69
T4 2009 105,95 99,65 122,39 123,7
T1 2010 97,52 96,43 125,62 132,93
T2 2010 97,48 100,05 116,21 122,06
T3 2010 101,2 98,66 111,79 116,98
T4 2010 100,21 97,3 110,33 117,8
T1 2011 94,31 96,34 99,12 108,19
T2 2011 95,72 94,87 102,85 107,94
T3 2011 98,29 96,5 104,4 107,29
T4 2011 95,12 96,79 102,74 108,76
T1 2012 95,3 92,62 102,83 111,33
T2 2012 89,35 88,78 99,1 108,49
T3 2012 88,75 89,54 98,51 107,76
T4 2012 90,89 90,61 97,95 105,14
T1 2013 98,46 97,52 102,16 107,66
T2 2013 97,48 97,72 98,81 106,1
T3 2013 100,21 98,98 98,39 105,08
T4 2013 95,98 101,92 96,31 107,8
T1 2014 99,62 100,54 99,66 109,92
T2 2014 99,79 100,63 102,76 107,97
T3 2014 97,31 99,85 103,06 110,27
T4 2014 98,89 101,29 103,44 109,58
T1 2015 109,02 107,65 96,69 104,47
T2 2015 115,23 113,1 96,5 102,51
T3 2015 117,07 116,01 98,01 104,41
T4 2015 121,98 118,46 98,26 105,5
T1 2016 121,09 121,08 95,73 108,91
T2 2016 122,54 125,59 105,15 111,66
T3 2016 126,39 127,42 97,19 109,89
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Les micro-entreprises représentent environ 36 % des entreprises créées au 3e trimestre 2016. Pour ce type d'entreprises, les créations diminuent de 21,8 %. Hors micro-entrepreneurs, le nombre de créations (2 955) poursuit sa croissance, de 3,1 % par rapport au 2e trimestre. Cela correspond à une hausse de 8 % sur un an. En France métropolitaine, les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs progressent de 1,5 % sur un trimestre et de 9,8 % sur un an.

Entre octobre 2015 et septembre 2016, 2 428 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en Bretagne. Par rapport au trimestre précédent, ce nombre recule de 1,9 %. Sur l'ensemble de la France métropolitaine, les défaillances d'entreprises diminuent de 2,8 % (figure 9). Entre les départements bretons, des différences ressortent cependant. Alors que le nombre de défaillances augmente dans les Côtes-d'Armor (+ 3,4 %), il se replie dans les autres départements (– 1,7 % dans le Finistère, – 3,2 % en Ille-et-Vilaine et – 4,2 % dans le Morbihan). Sur un an, le nombre de défaillances diminue néanmoins dans tous les départements de la région. Il est ainsi en baisse de 8,8 % en Bretagne par rapport au 3e trimestre 2015. Au niveau national, sur la même période, la contraction est moins marquée (– 5,5 %).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,52 100,52
mars 2005 97,45 100,57
avril 2005 100 101,22
mai 2005 100,53 102,01
juin 2005 102,49 102,32
juil. 2005 103,38 102,08
août 2005 103,56 101,95
sept. 2005 103,62 102,18
oct. 2005 102,67 101,81
nov. 2005 100,89 101,62
déc. 2005 100,3 101,36
janv. 2006 100,42 100,5
févr. 2006 100,59 99,45
mars 2006 103,56 98,96
avril 2006 102,61 97,81
mai 2006 103,03 97,16
juin 2006 102,55 96,75
juil. 2006 101,43 96,78
août 2006 102,61 97,01
sept. 2006 103,92 97,06
oct. 2006 105,11 97,57
nov. 2006 108,08 98,29
déc. 2006 107,07 98,95
janv. 2007 108,61 99,83
févr. 2007 112,29 101,14
mars 2007 111,28 102
avril 2007 112,95 102,72
mai 2007 113,54 103,16
juin 2007 114,79 103,95
juil. 2007 119,3 105,07
août 2007 119,95 104,94
sept. 2007 120,25 104,96
oct. 2007 121,44 105,76
nov. 2007 121,26 105,6
déc. 2007 123,69 105,6
janv. 2008 124,47 105,64
févr. 2008 124,58 106,13
mars 2008 124,64 105,69
avril 2008 124,52 107,12
mai 2008 124,58 106,87
juin 2008 124,64 106,86
juil. 2008 123,81 107,4
août 2008 123,52 107,64
sept. 2008 127,02 109,11
oct. 2008 132,19 110,52
nov. 2008 136,1 111,76
déc. 2008 140,08 114,05
janv. 2009 143,35 115,7
févr. 2009 146,32 117,53
mars 2009 152,02 121,06
avril 2009 156,59 122,8
mai 2009 159,14 124,72
juin 2009 165,86 126,52
juil. 2009 168,82 128,01
août 2009 169,12 128,99
sept. 2009 173,99 130,67
oct. 2009 171,97 130,38
nov. 2009 171,14 130,96
déc. 2009 169,42 130,57
janv. 2010 168,71 130,72
févr. 2010 167,76 130,54
mars 2010 168,17 130,66
avril 2010 165,44 129,35
mai 2010 163,42 129,3
juin 2010 159,32 129,4
juil. 2010 158,43 128,48
août 2010 158,61 128,64
sept. 2010 154,93 127,41
oct. 2010 154,99 126,45
nov. 2010 151,96 125,87
déc. 2010 152,91 124,77
janv. 2011 153,15 124,84
févr. 2011 156,18 124,8
mars 2011 155,52 123,95
avril 2011 156,71 123,42
mai 2011 159,8 125,01
juin 2011 158,25 123,63
juil. 2011 157,07 122,9
août 2011 158,61 122,95
sept. 2011 159,44 122,44
oct. 2011 158,02 122,53
nov. 2011 161,22 122,76
déc. 2011 161,05 122,57
janv. 2012 160,99 123,52
févr. 2012 159,56 123,51
mars 2012 158,61 122,56
avril 2012 154,63 122,9
mai 2012 153,27 121,25
juin 2012 154,45 121,36
juil. 2012 156,47 122,97
août 2012 155,76 122,83
sept. 2012 152,73 122,24
oct. 2012 154,69 124,24
nov. 2012 156,77 124,54
déc. 2012 156,71 125,94
janv. 2013 157,9 125,66
févr. 2013 155,52 125,49
mars 2013 155,64 125,31
avril 2013 160,75 126,74
mai 2013 163 127,01
juin 2013 164,25 127,46
juil. 2013 164,73 128,46
août 2013 164,79 128,3
sept. 2013 164,55 129,3
oct. 2013 165,14 129,28
nov. 2013 165,44 129
déc. 2013 166,21 129,05
janv. 2014 165,5 129,18
févr. 2014 170,01 130,34
mars 2014 169,66 130,35
avril 2014 173,63 130,61
mai 2014 171,14 129,98
juin 2014 172,33 130,21
juil. 2014 172,45 130,26
août 2014 171,73 130,31
sept. 2014 173,22 130,73
oct. 2014 172,09 130,62
nov. 2014 170,43 130,82
déc. 2014 168,76 129,1
janv. 2015 167,7 129,83
févr. 2015 166,21 129,66
mars 2015 167,58 132,07
avril 2015 163,12 132,16
mai 2015 160,15 129,47
juin 2015 159,5 131,36
juil. 2015 157,9 130,82
août 2015 156,65 130,28
sept. 2015 158,08 130,53
oct. 2015 155,29 128,75
nov. 2015 154,93 129,11
déc. 2015 153,56 130,75
janv. 2016 153,21 129,21
févr. 2016 148,87 128,51
mars 2016 146,2 126,84
avril 2016 147,33 125,5
mai 2016 150,06 128,65
juin 2016 146,85 126,85
juil. 2016 145,19 124,83
août 2016 146,26 124,61
sept. 2016 144,06 123,3
oct. 2016 141,75 122,77
nov. 2016 139,96 121,99
  • Note : données mensuelles brutes au 11 janvier 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Avertissement 

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Encadrés

Le climat des affaires des économies avancées résiste aux incertitudes politiques

L’activité dans les économies avancées a accéléré au troisième trimestre 2016, en particulier aux États-Unis. Dans la zone euro, la croissance est restée modérée (+ 0,3 %), s’infléchissant en Allemagne et en Espagne mais s’élevant en Italie. Avec un climat des affaires bien orienté, l'activité resterait solide dans les économies avancées fin 2016 et au cours du premier semestre 2017. Elle accélérerait légèrement dans la zone euro mais ralentirait nettement au Royaume-Uni. Dans la zone euro, l'accélération serait portée par le dynamisme de la consommation, notamment en Allemagne. Le marché du travail resterait en effet bien orienté avec un chômage qui diminuerait encore doucement. Toutefois, la stabilisation du cours du pétrole engendre un regain d'inflation qui éroderait un peu la dynamique du pouvoir d'achat.

L’économie française redémarre en douceur au 3e trimestre

En France, l’activité a doucement redémarré à l’été 2016 (+ 0,2 % après − 0,1 %). La production manufacturière s’est redressée et la construction a rebondi. Côté demande, les exportations ont un peu accéléré mais les dépenses intérieures sont restées atones : la consommation des ménages a de nouveau stagné et l’investissement des entreprises a modérément reculé. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a encore progressé (+ 51 000 après + 29 000) et le chômage a légèrement augmenté (+ 0,1 point à 10,0 %) après avoir nettement baissé au printemps. À l’automne, le climat des affaires demeure au-dessus de sa moyenne de longue période dans l’industrie et les services. De plus, il s’est nettement redressé dans le bâtiment bien qu’il reste encore juste au-dessous de son niveau moyen. Au total, le PIB accélérerait fin 2016 (+ 0,4 %) et ne faiblirait quasiment pas au premier semestre 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre puis + 0,4 % au deuxième). L’emploi continuerait de progresser solidement et le chômage baisserait à nouveau, à 9,8 % mi-2017.

Pour en savoir plus

Au troisième trimestre 2016, le pouvoir d'achat des ménages accélère / Insee - Dans : Informations rapides n° 342 (2016, décembre) - 2 p.

Note de conjoncture : La croissance à l'épreuve des incertitudes / Insee Conjoncture (2016, décembre)

La hausse de l'emploi se poursuit au troisième trimestre 2016, portée par l'intérim / Insee - Dans : Informations rapides – Emploi salarié ; n°319 (2016, décembre) - 2 p.

2e trimestre 2016 : la conjoncture bretonne reste bien orientée / Hervé Bovi ; Insee Bretagne - Dans : Insee Conjoncture Bretagne ; n°12 (2016, octobre) - 4 p.