2e trimestre 2016 : la conjoncture bretonne reste bien orientée

Hervé Bovi, Insee

La reprise de l’emploi, amorcée à la fin de l’année 2015, se poursuit. L’emploi salarié marchand progresse de 0,4 % au 2e trimestre 2016. Les services marchands hors intérim et le commerce restent particulièrement dynamiques. En dehors de l’intérim, les évolutions sont à nouveau plus favorables dans la région qu’au niveau national. Cependant, l’éclaircie du trimestre précédent dans la construction ne se confirme pas et l’intérim s’inscrit à nouveau en baisse.

Le taux de chômage de la région diminue de 0,2 point et se situe à 8,6 %. La Bretagne reste toujours parmi les régions ayant le plus faible taux de chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi est également en baisse au cours du deuxième trimestre.

La reprise dans la construction de logements se poursuit, même si la progression ralentit pour les logements autorisés. Les créations d’entreprises sont à nouveau en hausse, mais les défaillances sont un peu plus nombreuses qu’au trimestre précédent. Enfin, la fréquentation touristique souffre du déficit d’ensoleillement au 2e trimestre. Les touristes étrangers ont été moins nombreux en Bretagne.

Insee Conjoncture Bretagne
No 12
Paru le : 20/10/2016

L’emploi poursuit son redressement

En France métropolitaine, la reprise de l’emploi salarié se poursuit dans les secteurs principalement marchands, avec une hausse de 0,2 % au 2e trimestre 2016 (figure 1). En Bretagne, l’emploi salarié progresse un peu plus. Sa hausse est de 0,4 %. Cela correspond à 2 700 créations d’emplois. Dans la région, les services marchands évoluent toujours favorablement, tout comme le commerce. Alors que l’emploi progresse également dans l’industrie, il se replie dans la construction et ne confirme pas la hausse enregistrée au 1er trimestre.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,93 100,07
T3 2005 100,99 100,18
T4 2005 100,62 100,34
T1 2006 100,68 100,45
T2 2006 101,4 101
T3 2006 102,21 101,36
T4 2006 102,36 101,46
T1 2007 103,36 102,26
T2 2007 103,56 102,49
T3 2007 103,94 102,82
T4 2007 104,28 103,03
T1 2008 105,09 103,35
T2 2008 104,54 102,9
T3 2008 104,44 102,63
T4 2008 104,03 101,82
T1 2009 102,82 100,78
T2 2009 102,26 100,3
T3 2009 101,82 100,05
T4 2009 102,03 100,12
T1 2010 102,35 100,01
T2 2010 103,09 100,05
T3 2010 102,98 100,31
T4 2010 102,9 100,52
T1 2011 103,47 100,8
T2 2011 103,67 101,05
T3 2011 103,85 100,99
T4 2011 103,93 100,94
T1 2012 103,83 100,98
T2 2012 103,43 100,82
T3 2012 103,2 100,61
T4 2012 103,05 100,34
T1 2013 102,8 100,35
T2 2013 101,93 100,03
T3 2013 102,62 100,22
T4 2013 102,61 100,32
T1 2014 102,4 100,19
T2 2014 102,64 100,19
T3 2014 102,15 99,87
T4 2014 102,37 99,94
T1 2015 102,29 99,88
T2 2015 102,62 100,12
T3 2015 102,8 100,31
T4 2015 103,13 100,58
T1 2016 103,5 100,72
T2 2016 103,89 100,92
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Dans les services marchands hors intérim, l’emploi salarié s’inscrit toujours en hausse. Il augmente de 0,8 % au 2e trimestre 2016. Le secteur gagne ainsi plus de 2 300 emplois par rapport au trimestre précédent (figure 2). En un an, le secteur comptabilise plus de 5 800 emplois supplémentaires. L’emploi salarié croît dans tous les secteurs des services. C’est le cas en particulier dans les services aux ménages - ils gagnent plus de 800 emplois par rapport au 1er trimestre (+ 2,2 %) - et dans le secteur des transports et de l’entreposage dans lesquels l’emploi progresse de 1,4 %. Dans ce dernier secteur, la progression s’explique notamment par le changement de secteur d’activité de deux établissements du groupe Système U. Ces établissements sont reclassés du commerce vers la logistique. Cela engendre un transfert de 380 emplois. Dans les services aux entreprises (hors intérim), l’emploi progresse de 0,3 % au 2e trimestre 2016. 320 emplois sont ainsi créés. Le secteur de l’information et de la communication et celui de l’hébergement et de la restauration voient leur emploi salarié augmenter respectivement de 0,6 % et 0,3 %, créant chacun plus d’une centaine d’emplois au 2e trimestre 2016. L’emploi salarié dans les activités immobilières et les activités financières et d’assurance progresse également (respectivement + 0,4 % et + 0,3 %). L’emploi salarié dans les services marchands hors intérim augmente plus rapidement qu’au niveau national (+ 0,4 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,43 99,75 100,06 99,72
T3 2005 102,83 99,84 101,2 101,89
T4 2005 104,25 98,88 100,96 101,36
T1 2006 105,77 98,74 101,13 101,75
T2 2006 107,03 98,48 101,63 102,37
T3 2006 108,66 98,74 102,82 103,03
T4 2006 110,25 97,77 103,31 102,99
T1 2007 111,36 97,93 104,06 103,6
T2 2007 112,59 97,9 104,64 103,75
T3 2007 113,77 97,57 105,1 104
T4 2007 114,75 97,42 105,51 104,32
T1 2008 115,65 97,3 106,19 104,72
T2 2008 115,76 97,06 106,09 104,96
T3 2008 116,3 96,79 106,26 104,54
T4 2008 115,4 96,75 106,49 104,72
T1 2009 114,1 95,49 106,16 103,94
T2 2009 112,79 94,83 105,4 103,39
T3 2009 111,64 93,57 105,48 103,26
T4 2009 111,03 92,94 105,91 103,52
T1 2010 110,32 92,69 105,89 103,51
T2 2010 110,31 92,07 106,73 104,01
T3 2010 109,6 91,5 106,96 103,92
T4 2010 109,36 91,5 107,1 103,99
T1 2011 110,09 91,65 107,9 104,65
T2 2011 109,46 91,74 108,34 104,6
T3 2011 109,35 91,99 108,75 104,62
T4 2011 109,12 92,05 109,1 104,65
T1 2012 108,51 91,72 109,21 104,66
T2 2012 108,16 91,61 109,11 104,63
T3 2012 107,25 91,42 109,2 104,82
T4 2012 107,1 91,05 109,1 104,45
T1 2013 106,18 90,79 108,86 104
T2 2013 105,42 90,09 108,42 103,45
T3 2013 105,09 90,18 109 103,58
T4 2013 104,04 89,97 109,06 103,74
T1 2014 103,22 89,55 109,27 103,72
T2 2014 102,49 89,54 109,48 103,9
T3 2014 101,4 89,29 109,23 103,32
T4 2014 100,63 89,16 109,67 103,48
T1 2015 99,98 88,9 109,77 103,47
T2 2015 99,45 88,72 110,23 103,22
T3 2015 99,18 88,69 110,57 103,1
T4 2015 99,19 88,49 110,95 103,45
T1 2016 99,31 88,85 111,43 104,15
T2 2016 99,22 88,92 112,19 104,61
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

S’agissant plus précisément du commerce, il contribue aussi à la hausse de l’emploi salarié au 2e trimestre 2016. Malgré le changement d’activité de deux gros établissements vers les services marchands (cf supra), il génère 660 emplois supplémentaires. La hausse de l’emploi dans ce secteur s’établit ainsi à 0,4 %, à un rythme proche de celui enregistré pour l’ensemble de la France métropolitaine (+ 0,3 %).

L’emploi intérimaire repart lui aussi à la baisse, perdant 430 emplois (figure 3). L’intérim recule ainsi de 1,3 % au 2e trimestre 2016, il reste malgré tout en hausse de 2,5 % sur un an. En France métropolitaine, l’intérim est stable.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 96,08 99,86
T3 2005 101,16 101,93
T4 2005 99,01 102,6
T1 2006 95,57 101,7
T2 2006 103,84 107,36
T3 2006 101,35 107,31
T4 2006 100,7 105,31
T1 2007 109,53 114,94
T2 2007 104,16 112,47
T3 2007 106,21 110,87
T4 2007 107,18 109,72
T1 2008 114,98 114,35
T2 2008 105,44 106,28
T3 2008 101,6 99,93
T4 2008 92,14 86,9
T1 2009 80,2 73,86
T2 2009 84,46 75,59
T3 2009 84,09 79,59
T4 2009 88,15 84,27
T1 2010 98,6 88,79
T2 2010 107,82 93,35
T3 2010 107,45 97,12
T4 2010 104,37 100,8
T1 2011 104,26 101,31
T2 2011 103,93 101,54
T3 2011 101,44 100,53
T4 2011 99,03 96,39
T1 2012 98,72 95,2
T2 2012 92,71 91,86
T3 2012 89,73 88,14
T4 2012 90,35 85,67
T1 2013 91,58 88,46
T2 2013 83,89 87,28
T3 2013 91,88 89,08
T4 2013 94,44 90,99
T1 2014 91,53 89,19
T2 2014 95,74 91,47
T3 2014 92,18 87,8
T4 2014 93,82 90,75
T1 2015 93,71 89,92
T2 2015 97,36 93,35
T3 2015 97,73 96,15
T4 2015 101,4 99,32
T1 2016 101,1 99,39
T2 2016 99,76 99,39
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

L’emploi dans l’industrie, hors intérim, reste orienté à la hausse au 2e trimestre 2016. Cette hausse est cependant limitée (+ 0,1 %). Le secteur gagne ainsi 140 emplois par rapport au trimestre précédent et 400 emplois sur un an (+ 0,2 %). L’agroalimentaire est le principal moteur de cette hausse. Il y a eu 150 créations d’emploi (+ 0,2 %) dans ce secteur au 2e trimestre 2016. Le secteur de la fabrication d’équipements électriques, électroniques et informatiques et de la fabrication de machines voit ses emplois progresser de 0,4 %, ceux des industries extractives et du raffinage s’accroissent de 0,5 %. A contrario, l’emploi salarié recule dans les secteurs de la fabrication de matériel de transport (– 1,0 %) et de celle d’autres produits industriels (– 0,1 %). Cela correspond respectivement à 100 et à 50 emplois détruits. En France métropolitaine, l’emploi industriel se contracte de 0,3 %.

Par ailleurs, l’industrie a moins fait appel à l’intérim au 2e trimestre 2016. Ses besoins en main-d’œuvre intérimaire diminuent de 8,5 %, soit 290 emplois. Une fois intégré l’intérim, l’emploi industriel se replie de 0,1 %. Le secteur agroalimentaire est particulièrement touché par ce phénomène : il perd 600 emplois (– 0,8 %) si on intègre les emplois intérimaires.

Après le léger rebond du 1er trimestre, la construction renoue avec sa tendance baissière. L’emploi salarié y diminue de 0,1 %, le secteur perdant 60 emplois au 2e trimestre 2016. La prise en compte de l’intérim ne modifie pas cette évolution. Sur l’ensemble de la France métropolitaine, la contraction de l’emploi dans la construction est légèrement plus forte (– 0,2 %).

L’emploi salarié croît dans tous les départements bretons, à l’exception des Côtes-d’Armor. La hausse est assez marquée en Ille-et-Vilaine (+ 0,8 % au 2e trimestre 2016, soit + 2 020 emplois) et dans le Morbihan (+ 0,4 % soit + 540 emplois). L’emploi progresse également dans le Finistère. Cette croissance est cependant plus modérée (+ 0,1 % soit + 260 emplois). Les Côtes-d’Armor perdent 130 emplois au 2e trimestre 2016. Au trimestre précédent, l’emploi costarmoricain s’était stabilisé.

En Ille-et-Vilaine, l’emploi progresse dans tous les secteurs, en dehors de la construction (– 0,3 % soit – 70 emplois). Les emplois créés dans les services marchands hors intérim (+ 1 270, soit + 1 %) représentent plus de 60 % de la croissance de l’emploi salarié du département. Le commerce progresse également fortement, gagnant 430 emplois (+ 0,9 %). C’est aussi vrai, mais dans une moindre mesure, pour l’industrie (+ 0,5 % soit 300 emplois). Quant à l’emploi intérimaire, il progresse de 0,8 %.

Dans le Morbihan, les services marchands hors intérim créent 360 emplois (+ 0,7 %), notamment dans le commerce (+ 0,8 % soit 260 emplois). Ils contribuent ainsi à plus de la moitié des créations d’emplois dans le département. Tandis que la construction gagne 70 emplois (+ 0,4 %), l’emploi industriel est quasiment stable. De son côté, l’emploi intérimaire se contracte de 1,9 %.

Dans le Finistère, le commerce gagne 230 emplois (+ 0,6 %). Plus largement, les services marchands hors intérim progressent de 0,6 % également, créant 470 emplois. À l’inverse, l’emploi industriel recule de 0,7 %. Cela correspond à 300 emplois détruits dont 150 dans l’agroalimentaire. C’est aussi le cas dans le secteur de la construction, avec une baisse de 50 emplois (– 0,3 %). Quant à l’emploi intérimaire, il se contracte de 1,3 %.

Enfin, dans les Côtes-d’Armor, la baisse de l’intérim (– 5,2 %, soit 300 emplois perdus) pèse à nouveau sur l’évolution de l’emploi salarié au 2e trimestre 2016. Hors intérim, les services marchands créent 290 emplois (+ 0,7 %). Cela résulte pour partie du transfert de deux établissements de Système U en provenance du commerce. Ce transfert joue aussi sur le commerce. Dans ce secteur, 260 emplois sont détruits (– 1,1 %). De son côté, l’emploi salarié dans la construction se contracte de 0,1 %. Cela correspond cependant à un faible nombre d’emplois détruits (une dizaine).

Le taux de chômage recule

Au 2e trimestre 2016, le taux de chômage en Bretagne diminue de 0,2 point. Il s’établit à 8,6 % de la population active (figure 4). Sur l’ensemble de la France métropolitaine, le taux de chômage baisse de 0,3 point pour s’établir à 9,6 % à la fin du 2e trimestre. La Bretagne figure au 3e rang des régions françaises ayant le plus faible taux de chômage, derrière les Pays de la Loire (8,4 %) et l’Île-de-France (8,5 %). Elle est au même rang que la région Auvergne – Rhône-Alpes.

Ce trimestre, le taux de chômage diminue dans tous les départements bretons. Il décroît de 0,2 point dans les Côtes-d’Armor et de 0,3 point ailleurs. Le taux de chômage s’établit ainsi à 9,1 % dans le Morbihan, à 8,9 % dans le Finistère et dans les Côtes-d’Armor et à 7,7 % en Ille-et-Vilaine.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 6,8 8,3
T2 2005 7,0 8,4
T3 2005 7,1 8,6
T4 2005 7,2 8,7
T1 2006 7,4 8,7
T2 2006 7,2 8,6
T3 2006 7,2 8,5
T4 2006 6,7 8,0
T1 2007 6,8 8,1
T2 2007 6,6 7,8
T3 2007 6,5 7,6
T4 2007 6,0 7,1
T1 2008 5,7 6,8
T2 2008 5,8 7,0
T3 2008 5,9 7,1
T4 2008 6,3 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,5 8,8
T4 2009 7,8 9,1
T1 2010 7,7 9,0
T2 2010 7,6 8,9
T3 2010 7,5 8,8
T4 2010 7,5 8,8
T1 2011 7,4 8,8
T2 2011 7,3 8,7
T3 2011 7,5 8,8
T4 2011 7,6 9,0
T1 2012 7,8 9,1
T2 2012 8,1 9,3
T3 2012 8,2 9,4
T4 2012 8,6 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,9 10,0
T3 2013 8,8 9,9
T4 2013 8,6 9,7
T1 2014 8,6 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,8 10,0
T2 2015 9,0 10,1
T3 2015 9,0 10,2
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,8 9,9
T2 2016 8,6 9,6
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi diminue également

En Bretagne, fin juin 2016, 260 610 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C, soit 0,6 % de moins qu’à la fin du mois de mars. La baisse régionale est plus forte que celle observée en France métropolitaine (– 0,4 %). Sur un an, la progression du nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B ou C ralentit nettement. Elle atteint 1,5 % au niveau régional et 0,9 % au niveau national contre respectivement 6,5 % et 5,0 % au 4e trimestre 2015.

Les personnes âgées de 25 à 49 ans contribuent le plus au recul du nombre de demandeurs d’emploi total. Pour cette classe d’âge, le nombre de demandeurs d’emploi diminue en effet de 1,0 % au 2e trimestre 2016. Il est également en baisse chez les moins de 25 ans (– 0,6 %), alors qu’il continue de progresser chez les 50 ans ou plus (+ 0,4 %). Le nombre de demandeurs d’emploi de 50 ans ou plus est en hausse de 5,9 % sur un an.

Le nombre de chômeurs de longue durée diminue de 1,8 % entre fin mars et fin juin 2016. Il reste malgré tout en hausse de 5,7 % par rapport à fin juin 2015.

Au niveau infrarégional, au 2e trimestre 2016, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B ou C diminue dans tous les départements bretons. La baisse est particulièrement importante dans les Côtes-d’Armor (– 1,2 %). Elle est plus limitée dans le Finistère et dans le Morbihan (– 0,7 % et – 0,6 % respectivement). Elle est faible en Ille-et-Vilaine où elle n’atteint que 0,3 %. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi progresse malgré tout dans les 4 départements, avec une hausse comprise entre 0,8 % pour les Côtes-d’Armor et 1,8 % pour l’Ille-et-Vilaine.

Le rebond se poursuit dans la construction de logements

Le rebond observé les trimestres précédents dans la construction de logements se poursuit au 2e trimestre 2016. Les logements autorisés sont à nouveau en hausse avec une augmentation proche du niveau national. Le nombre de logements commencés croît également, davantage que sur l’ensemble de la France métropolitaine.

En cumul sur 12 mois, de juillet 2015 à juin 2016, 22 500 logements ont été autorisés en Bretagne, soit une hausse de 2,3 % sur un trimestre et de 22,7 % sur un an (figure 5). La situation est hétérogène selon les départements. Alors que le nombre de logements autorisés progresse de 10,8 % dans le Finistère et de 9,7 % dans les Côtes-d’Armor, il diminue de 0,3 % en Ille-et-Vilaine et de 3,4 % dans le Morbihan. Néanmoins, la situation est nettement plus favorable qu’un an auparavant dans tous les départements bretons : le nombre de logements autorisés sur 12 mois affiche une progression variant de 8,2 % dans le Finistère à 40,0 % en Ille-et-Vilaine. En France métropolitaine, l’augmentation est légèrement plus forte par rapport au 1er trimestre 2016, avec + 2,8 %. Le nombre de logements autorisés croît de 10,7 % sur un an.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,05 100,47
mars 2005 102,89 101,51
avril 2005 103,42 102,29
mai 2005 106,84 102,78
juin 2005 108,68 104,17
juil. 2005 107,63 105,05
août 2005 108,68 105,5
sept. 2005 109,21 106,35
oct. 2005 109,47 106,5
nov. 2005 110,53 106,97
déc. 2005 112,11 108,38
janv. 2006 112,63 109,42
févr. 2006 113,42 110,69
mars 2006 115 112,42
avril 2006 116,32 113,4
mai 2006 117,11 114,81
juin 2006 118,42 115,55
juil. 2006 118,68 116,39
août 2006 119,74 117,06
sept. 2006 117,37 116,57
oct. 2006 116,84 118
nov. 2006 118,16 118,96
déc. 2006 117,11 118,49
janv. 2007 116,32 117,9
févr. 2007 118,68 117,9
mars 2007 119,74 118,39
avril 2007 119,47 117,86
mai 2007 118,68 117,55
juin 2007 117,11 116,8
juil. 2007 116,58 117
août 2007 115,26 116,82
sept. 2007 114,21 116,53
oct. 2007 115,79 115,79
nov. 2007 112,63 113,69
déc. 2007 112,89 112,44
janv. 2008 113,42 112,22
févr. 2008 111,32 111,89
mars 2008 108,95 110,28
avril 2008 106,84 109,5
mai 2008 104,21 108,32
juin 2008 100,79 106,11
juil. 2008 99,74 103,66
août 2008 97,11 101,23
sept. 2008 96,58 99,67
oct. 2008 90,79 97,49
nov. 2008 88,42 95,63
déc. 2008 84,74 92,83
janv. 2009 82,11 90,05
févr. 2009 77,63 86,43
mars 2009 72,63 83,55
avril 2009 70,53 81,3
mai 2009 67,37 78,63
juin 2009 65,26 76,73
juil. 2009 61,58 75,58
août 2009 60,79 74,74
sept. 2009 59,21 74,09
oct. 2009 59,21 73,19
nov. 2009 59,21 73,36
déc. 2009 59,47 74,07
janv. 2010 57,89 74,74
févr. 2010 58,95 76,48
mars 2010 61,58 78,99
avril 2010 61,32 80,94
mai 2010 63,16 83,02
juin 2010 65 85,37
juil. 2010 66,58 87,56
août 2010 66,58 88,9
sept. 2010 67,89 90,44
oct. 2010 67,63 91,09
nov. 2010 68,16 91,62
déc. 2010 69,21 92,81
janv. 2011 70,53 94,32
févr. 2011 70,53 94,52
mars 2011 69,21 94,01
avril 2011 70,26 93,95
mai 2011 70,79 95,42
juin 2011 70,53 95,77
juil. 2011 72,37 96,34
août 2011 73,95 97,59
sept. 2011 75 99,35
oct. 2011 76,32 100
nov. 2011 76,32 101,08
déc. 2011 76,32 102,17
janv. 2012 77,11 101,94
févr. 2012 78,16 102,1
mars 2012 78,95 101,82
avril 2012 77,89 102,15
mai 2012 76,32 100,72
juin 2012 75 100,33
juil. 2012 72,37 99,49
août 2012 71,05 99,59
sept. 2012 70,26 97,55
oct. 2012 68,68 97,04
nov. 2012 68,16 96
déc. 2012 70 94,28
janv. 2013 70 94,48
févr. 2013 70,26 96
mars 2013 70,79 96,55
avril 2013 70,53 94,99
mai 2013 69,47 93,01
juin 2013 69,47 91,25
juil. 2013 68,95 89,27
août 2013 67,11 86,39
sept. 2013 65,26 84,8
oct. 2013 65 84,33
nov. 2013 63,16 83,51
déc. 2013 59,21 82,73
janv. 2014 56,58 80,65
févr. 2014 53,68 77,56
mars 2014 50,53 76,46
avril 2014 50 75,32
mai 2014 49,74 75,38
juin 2014 48,95 75,32
juil. 2014 48,16 75,6
août 2014 48,42 75,4
sept. 2014 47,63 75,6
oct. 2014 45,79 74,56
nov. 2014 45,79 73,78
déc. 2014 46,32 73,7
janv. 2015 45,79 73,29
févr. 2015 45,26 72,8
mars 2015 45,79 72,01
avril 2015 46,32 72,64
mai 2015 46,84 72,17
juin 2015 48,42 73,01
juil. 2015 48,16 72,89
août 2015 49,47 73,54
sept. 2015 50 74,03
oct. 2015 50,53 74,52
nov. 2015 51,05 76,09
déc. 2015 51,58 77,03
janv. 2016 53,42 77,5
févr. 2016 56,58 78,71
mars 2016 57,89 78,65
avril 2016 59,21 79,36
mai 2016 60,26 81
juin 2016 59,21 80,81
juil. 2016 60,26 81,14
août 2016 61,32 82,2
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Sur la même période (de juillet 2015 à juin 2016), on compte 20 200 logements commencés en Bretagne, soit une hausse de 4,0 % sur un trimestre et de 10,9 % sur un an (figure 6). Les mises en chantier s’avèrent dynamiques dans tous les départements de la région, à l’exception du Finistère où la croissance est plus faible (+ 0,8 %). En moyenne nationale, le nombre de logements commencés augmente de 3,1 % sur le trimestre et de 7,5 % sur l’année. En Bretagne, avec 2,9 millions de m², le cumul annuel de surfaces de locaux autorisés diminue de 4,7 % sur un trimestre. En France métropolitaine, il augmente de 0,5 %. La superficie de locaux commencés repart quant à elle à la hausse au 2e trimestre 2016 en Bretagne, avec 2,1 millions de m², en progression de 7 % sur un trimestre (+ 2,2 % en France).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101 100,44
mars 2005 102,99 101,6
avril 2005 104,65 102,22
mai 2005 106,98 104,47
juin 2005 109,97 105,5
juil. 2005 111,3 105,82
août 2005 111,96 106,49
sept. 2005 112,96 108,07
oct. 2005 114,29 109,18
nov. 2005 116,94 109,28
déc. 2005 118,94 110,64
janv. 2006 121,26 110,86
févr. 2006 122,26 111,53
mars 2006 123,26 112,31
avril 2006 122,92 113,43
mai 2006 124,25 113,77
juin 2006 123,92 114,93
juil. 2006 125,91 115,35
août 2006 125,91 115,92
sept. 2006 126,25 115,7
oct. 2006 128,24 116,44
nov. 2006 126,58 117,42
déc. 2006 124,92 117,05
janv. 2007 122,59 117,08
févr. 2007 121,93 117,05
mars 2007 119,93 116,78
avril 2007 119,93 116,49
mai 2007 118,6 116,04
juin 2007 118,6 115,75
juil. 2007 118,6 117,3
août 2007 118,27 116,56
sept. 2007 117,94 116,49
oct. 2007 119,27 117
nov. 2007 119,6 116,36
déc. 2007 119,6 116,16
janv. 2008 119,93 115,89
févr. 2008 119,6 115,84
mars 2008 118,27 114,44
avril 2008 116,28 113,15
mai 2008 113,95 111,38
juin 2008 111,63 109,23
juil. 2008 107,97 106,32
août 2008 106,64 105,4
sept. 2008 102,99 103,36
oct. 2008 97,67 100,22
nov. 2008 94,02 96,99
déc. 2008 91,36 94,6
janv. 2009 88,37 91,31
févr. 2009 84,05 88,01
mars 2009 82,39 85,81
avril 2009 80,73 83,96
mai 2009 78,07 81,96
juin 2009 75,75 80,5
juil. 2009 76,41 80,5
août 2009 77,08 80,63
sept. 2009 75,42 79,37
oct. 2009 74,42 78,75
nov. 2009 74,42 80,13
déc. 2009 75,75 82,33
janv. 2010 75,08 82,43
févr. 2010 76,41 82,92
mars 2010 76,08 84,18
avril 2010 76,74 84,85
mai 2010 77,41 86,28
juin 2010 78,07 87,49
juil. 2010 77,74 88,18
août 2010 78,41 88,99
sept. 2010 80,4 91,39
oct. 2010 82,39 94,27
nov. 2010 86,38 96,79
déc. 2010 88,04 98,4
janv. 2011 89,04 99,75
févr. 2011 88,7 100,72
mars 2011 88,37 101,65
avril 2011 88,7 101,88
mai 2011 90,37 102,91
juin 2011 89,37 101,65
juil. 2011 87,71 101,18
août 2011 86,71 100,62
sept. 2011 86,71 100,1
oct. 2011 85,38 99,06
nov. 2011 84,72 100,86
déc. 2011 83,72 102,22
janv. 2012 83,06 101,65
févr. 2012 83,06 101,65
mars 2012 84,72 102
avril 2012 83,06 100,91
mai 2012 81,06 99,04
juin 2012 81,06 99,38
juil. 2012 81,06 99,04
août 2012 81,73 98,67
sept. 2012 79,4 97,16
oct. 2012 79,07 96,52
nov. 2012 75,42 92,82
déc. 2012 74,42 91,98
janv. 2013 73,75 92,3
févr. 2013 74,75 92,97
mars 2013 73,42 92,65
avril 2013 73,42 93,98
mai 2013 73,09 94,79
juin 2013 71,76 94,82
juil. 2013 71,76 94,64
août 2013 71,1 94,1
sept. 2013 70,43 93,98
oct. 2013 69,77 92,6
nov. 2013 69,44 91,54
déc. 2013 68,11 88,87
janv. 2014 67,11 88,13
févr. 2014 65,78 86,38
mars 2014 63,46 84,62
avril 2014 62,79 83,69
mai 2014 63,46 82,4
juin 2014 62,79 81,64
juil. 2014 62,46 81,24
août 2014 62,13 81,07
sept. 2014 61,46 80,38
oct. 2014 60,47 80,08
nov. 2014 59,47 80,11
déc. 2014 58,8 80,68
janv. 2015 58,8 80,23
févr. 2015 58,14 80,28
mars 2015 58,47 80,11
avril 2015 58,47 79,52
mai 2015 58,8 79,22
juin 2015 60,47 79,57
juil. 2015 59,47 79,32
août 2015 59,47 79,59
sept. 2015 60,13 80,38
oct. 2015 60,13 80,6
nov. 2015 60,47 81
déc. 2015 62,46 81,61
janv. 2016 63,46 82,06
févr. 2016 63,46 82,77
mars 2016 64,45 82,95
avril 2016 65,78 83,84
mai 2016 67,11 85,14
juin 2016 67,11 85,51
juil. 2016 68,11 86,2
août 2016 68,77 86,3
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Les touristes étrangers et le déficit d’ensoleillement pèsent sur l’activité touristique

Au 2e trimestre 2016, les hôtels bretons enregistrent 1 070 060 nuitées. Le nombre de nuitées est en baisse de 0,7 % par rapport au 2e trimestre 2015 (figure 7). Chaque mois du trimestre, la fréquentation des hôtels s’est avérée légèrement plus faible qu’un an auparavant. La légère hausse (+ 0,2 %) du nombre de nuitées de touristes français n’a pas suffi à compenser la forte baisse du nombre de nuitées des touristes étrangers (– 5,4 %), en particulier en avril et en juin. Au niveau national, le nombre de nuitées diminue de 3,6 % par rapport au 2e trimestre 2015.

Le début de saison 2016 des campings bretons est difficile. Cela résulte pour une large part du déficit d’ensoleillement, notamment au mois de juin. En cumul sur les mois de mai et juin 2016, les campings de la région enregistrent 1 444 870 nuitées. Ce nombre de nuitées est en baisse de 17,4 % par rapport aux mêmes mois de l’année précédente. La contraction est particulièrement forte pour les touristes étrangers (– 23,0 %), mais également importante pour les touristes français (– 15,5 %). Sur l’ensemble de la France métropolitaine, le nombre de nuitées dans les campings diminue plus faiblement (– 7,8 %).

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bretagne France métropolitaine
T1 2011 5,360836756693744 2,2455296988236904
T2 2011 4,2993719505074575 3,118357539041192
T3 2011 1,3271662328002882 3,0256743767917547
T4 2011 9,909902490446694 4,643769783473398
T1 2012 8,621150531390278 2,3624045764267207
T2 2012 0,13192034153251697 -0,7817130068028603
T3 2012 -0,3849829873456325 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,504282278186983 0,30393408277045164
T1 2013 -4,67235790295478 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,3432507851315996 -0,7465023691316598
T3 2013 2,472338743413304 0,09029170044515399
T4 2013 1,9784010121701396 -0,5644496415199138
T1 2014 0,10949294972224315 -2,85235793715239
T2 2014 -0,06437951725421222 -0,7980936572239198
T3 2014 -0,5737720267410954 -1,6063850425588522
T4 2014 1,0589981611538146 -0,7375650233675307
T1 2015 9,469228785601864 2,4484776357299944
T2 2015 4,906061109349588 1,9306724791269951
T3 2015 4,973387124114325 3,301374690924051
T4 2015 2,1798385034162853 -1,2733203931827362
T1 2016 5,136140624492318 1,9023637524163426
T2 2016 -0,688444212031218 -3,6195839979635847
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Les créations continuent d’augmenter, mais la baisse des défaillances subit un coup d’arrêt

Au 2e trimestre 2016, 4 857 entreprises ont été créées en Bretagne. Les créations enregistrent donc une quatrième hausse consécutive, de 3,6 % par rapport au 1er trimestre. Elles augmentent ainsi de 6,3 % sur un an (figure 8). En France métropolitaine, le nombre de créations progresse de 3,0 % sur un trimestre et de 9,4 % sur un an. Les micro-entreprises représentent environ 41 % des entreprises créées au 2e trimestre 2016. Pour ce type d’entreprises, les créations augmentent de 7,1 %. Hors micro-entrepreneurs, le nombre de créations (2 867) croît plus modérément, de 1,3 % par rapport au 1er trimestre. Cela correspond toutefois à une hausse de 6,7 % sur un an. En France métropolitaine, les créations d’entreprises hors micro-entrepreneurs sont en hausse de 3,5 % sur un trimestre et de 11,2 % sur un an.

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bretagne hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bretagne y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 93,51 95,63 122,15 120,58
T3 2009 94,57 94,06 117,6 116,62
T4 2009 105,89 99,58 122,55 123,95
T1 2010 97,48 96,43 125,56 132,86
T2 2010 96,97 99,94 115,12 122,19
T3 2010 101,15 98,57 111,8 117,07
T4 2010 100,34 97,28 110,54 117,88
T1 2011 94,02 96,27 98,19 108,3
T2 2011 95,26 94,73 101,89 108,02
T3 2011 98,5 96,52 105,42 107,13
T4 2011 95,13 96,83 103,82 108,66
T1 2012 95,09 92,56 103,88 111,04
T2 2012 89,11 88,71 99,79 108,14
T3 2012 88,81 89,53 99,37 107,64
T4 2012 90,99 90,64 98,26 105,17
T1 2013 98,16 97,54 102,27 107,56
T2 2013 97,39 97,61 99,27 106,09
T3 2013 100,21 98,96 98,38 105,04
T4 2013 95,98 102,03 97,61 107,82
T1 2014 99,44 100,57 99,98 109,93
T2 2014 99,57 100,44 102,71 107,86
T3 2014 97,39 99,94 104,05 110,04
T4 2014 99,02 101,39 104,16 109,51
T1 2015 108,76 107,7 97,08 104,59
T2 2015 114,74 112,72 95,91 102,39
T3 2015 117,3 116,14 98,32 104,2
T4 2015 122,08 118,55 99,06 105,61
T1 2016 120,93 121,14 98,47 108,8
T2 2016 122,47 125,35 101,99 112,04
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CVS-CJO), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Entre juillet 2015 et juin 2016, 2 477 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en Bretagne. Par rapport au trimestre précédent, ce nombre est en hausse de 0,3 %. Sur l’ensemble de la France métropolitaine, les défaillances d’entreprises sont stables (figure 9). La situation est cependant contrastée entre les départements bretons. Alors que le nombre de défaillances est en hausse respectivement de 2,6 % et de 2 % dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine, il poursuit sa baisse dans le Morbihan (– 1,3 %) et dans les Côtes-d’Armor (– 2,9 %). Sur un an, le nombre de défaillances diminue néanmoins nettement dans tous les départements de la région. Il est ainsi en baisse de 7,8 % en Bretagne par rapport au 2e trimestre 2015. Au niveau national, la contraction est moins marquée sur la même période (– 3,5 %).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,52 100,52
mars 2005 97,45 100,57
avril 2005 100 101,22
mai 2005 100,53 102,01
juin 2005 102,49 102,32
juil. 2005 103,38 102,08
août 2005 103,56 101,95
sept. 2005 103,62 102,18
oct. 2005 102,67 101,81
nov. 2005 100,89 101,62
déc. 2005 100,3 101,36
janv. 2006 100,42 100,5
févr. 2006 100,59 99,45
mars 2006 103,56 98,96
avril 2006 102,61 97,81
mai 2006 103,03 97,16
juin 2006 102,55 96,75
juil. 2006 101,43 96,78
août 2006 102,61 97,01
sept. 2006 103,92 97,06
oct. 2006 105,11 97,57
nov. 2006 108,08 98,29
déc. 2006 107,07 98,95
janv. 2007 108,61 99,83
févr. 2007 112,29 101,14
mars 2007 111,28 102,01
avril 2007 112,95 102,72
mai 2007 113,54 103,16
juin 2007 114,79 103,95
juil. 2007 119,3 105,07
août 2007 119,95 104,94
sept. 2007 120,25 104,97
oct. 2007 121,44 105,77
nov. 2007 121,26 105,6
déc. 2007 123,69 105,6
janv. 2008 124,47 105,64
févr. 2008 124,58 106,13
mars 2008 124,64 105,69
avril 2008 124,52 107,12
mai 2008 124,58 106,87
juin 2008 124,64 106,86
juil. 2008 123,81 107,4
août 2008 123,52 107,64
sept. 2008 127,02 109,11
oct. 2008 132,19 110,52
nov. 2008 136,1 111,76
déc. 2008 140,08 114,05
janv. 2009 143,35 115,7
févr. 2009 146,32 117,53
mars 2009 152,02 121,06
avril 2009 156,59 122,8
mai 2009 159,14 124,72
juin 2009 165,86 126,52
juil. 2009 168,82 128,01
août 2009 169,12 128,99
sept. 2009 173,99 130,67
oct. 2009 171,97 130,38
nov. 2009 171,14 130,96
déc. 2009 169,42 130,57
janv. 2010 168,71 130,72
févr. 2010 167,76 130,54
mars 2010 168,17 130,66
avril 2010 165,44 129,35
mai 2010 163,42 129,3
juin 2010 159,32 129,4
juil. 2010 158,43 128,48
août 2010 158,61 128,64
sept. 2010 154,93 127,41
oct. 2010 154,99 126,45
nov. 2010 151,96 125,87
déc. 2010 152,91 124,77
janv. 2011 153,15 124,84
févr. 2011 156,18 124,8
mars 2011 155,52 123,95
avril 2011 156,71 123,42
mai 2011 159,8 125,01
juin 2011 158,25 123,63
juil. 2011 157,07 122,9
août 2011 158,61 122,95
sept. 2011 159,44 122,44
oct. 2011 158,02 122,53
nov. 2011 161,22 122,76
déc. 2011 161,05 122,57
janv. 2012 160,99 123,52
févr. 2012 159,56 123,51
mars 2012 158,61 122,56
avril 2012 154,63 122,9
mai 2012 153,27 121,25
juin 2012 154,45 121,36
juil. 2012 156,47 122,97
août 2012 155,76 122,83
sept. 2012 152,73 122,24
oct. 2012 154,69 124,24
nov. 2012 156,77 124,54
déc. 2012 156,71 125,94
janv. 2013 157,9 125,66
févr. 2013 155,52 125,49
mars 2013 155,64 125,31
avril 2013 160,75 126,74
mai 2013 163 127,01
juin 2013 164,25 127,46
juil. 2013 164,73 128,46
août 2013 164,79 128,3
sept. 2013 164,55 129,3
oct. 2013 165,14 129,28
nov. 2013 165,44 129
déc. 2013 166,21 129,05
janv. 2014 165,5 129,18
févr. 2014 170,01 130,34
mars 2014 169,66 130,35
avril 2014 173,63 130,61
mai 2014 171,14 129,99
juin 2014 172,33 130,22
juil. 2014 172,45 130,26
août 2014 171,73 130,31
sept. 2014 173,22 130,74
oct. 2014 172,09 130,64
nov. 2014 170,37 130,84
déc. 2014 168,71 129,12
janv. 2015 167,64 129,86
févr. 2015 166,15 129,7
mars 2015 167,58 132,12
avril 2015 163,12 132,22
mai 2015 160,21 129,53
juin 2015 159,5 131,42
juil. 2015 157,9 130,88
août 2015 156,65 130,34
sept. 2015 158,19 130,59
oct. 2015 155,4 128,81
nov. 2015 155,23 129,18
déc. 2015 153,86 130,82
janv. 2016 153,5 129,27
févr. 2016 149,23 128,58
mars 2016 146,62 126,9
avril 2016 147,68 125,56
mai 2016 150,24 128,71
juin 2016 147,09 126,87
juil. 2016 145,31 124,76
  • Note : données mensuelles brutes au 13 septembre 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Avertissement : l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Encadrés

Contexte national : en France, l’activité a calé au printemps

L’économie française a calé au deuxième trimestre (– 0,1 % après + 0,7 %), ralentissant plus fortement que prévu en juin, avec notamment un repli des dépenses de services et des exportations anémiques. En revanche, l’emploi marchand a continué de progresser solidement (+ 30 000) et le taux de chômage a reculé de 0,3 point à 9,9 %. Au second semestre, la hausse des exportations progresserait plus en phase avec la demande adressée, et la production manufacturière rebondirait, notamment dans les branches affectées par les grèves au printemps. Au total, en 2016, la croissance s’élèverait à + 1,3 %, un rythme comparable à celui de 2015 (+ 1,2 %). L’emploi total progresserait de 165 000, et le taux de chômage baisserait encore un peu, à 9,8 % en fin d’année.

Contexte international : la conjoncture européenne résiste aux incertitudes politiques

L’activité dans les économies avancées a déçu au deuxième trimestre 2016, notamment aux États-Unis, et le commerce mondial n’a que faiblement rebondi. Dans la zone euro, la croissance est restée solide, notamment en Allemagne et en Espagne. Au second semestre, le climat des affaires se redresse timidement dans les économies émergentes et l’activité reprendrait un peu d’élan. De même l’activité américaine accélérerait à la faveur d’une reprise de l’investissement productif. En revanche, le vote pro-Brexit provoquerait un net ralentissement de l’activité outre-Manche via celui des dépenses d’investissements. Dans la zone euro, malgré la hausse des incertitudes politiques cet été, le climat des affaires résiste et l’activité progresserait de nouveau solidement. Principalement, la consommation privée resterait portée par un emploi et des salaires dynamiques, notamment en Allemagne, alors que l’inflation resterait contenue.

Pour en savoir plus

Au deuxième trimestre 2016, le pouvoir d’achat des ménages s’accroît faiblement et le taux de marge des sociétés non financières diminue / Informations rapides n°252 (2016, septembre)

Note de conjoncture : La conjoncture européenne résiste aux incertitudes politiques / Insee Conjoncture (2016, octobre)

La hausse de l’emploi se poursuit au deuxième trimestre 2016 / Informations rapides – Emploi salarié ; n°233 (2016, septembre) - 2 p.

1er trimestre 2016 : la reprise se confirme / Hervé Bovi ; Insee Conjoncture Bretagne n°11 (2016, juillet) - 4 p.