Émissions de CO2 des trajets quotidiens liés au travail et aux études. Les enjeux de la mobilité durable en Picardie

Les déplacements quotidiens effectués par les Picards pour se rendre sur le lieu de travail ou d'études, jouent un rôle important dans l'organisation et le dimensionnement de l'offre de transport dans la région et constituent à ce titre un enjeu des politiques publiques de lutte contre le changement climatique. Chaque Picard génère en moyenne par an 0,88 tonne de CO² pour aller travailler ou étudier contre 0,70 tonne en moyenne en France de province. Pus de la moitié du CO2 émis par ces navetteurs est due à ceux qui ont un lieu de travail ou d'études situé à plus de 30 km de leur domicile, alors qu'ils ne représentent que 23 % des navetteurs. Ce phénomène est accentué par l'attractivité de l'Île-de-France qui attire 14 % des navetteurs picards mais génère 31 % de l'ensemble du CO2 qu'ils émettent.

Insee Dossier Picardie
Paru le : 02/11/2015
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Une structuration de l'espace selon les aires urbaines qui impose de nombreux déplacements

Marie-Christine Sinoquet (Insee)

Certaines liaisons entre aires urbaines sont plus émettrices en CO2. Quoique peu de personnes quittant l'aire urbaine d'Amiens pour se rendre dans celle de Compiègne en privilégiant la voiture, émettent chacune 132,21 grammes de CO2 par personne et par kilomètre contre 123,13 en moyenne en Picardie. Au-delà de la distance parcourue, le nombre de déplacements est également très impactant : 1 800 personnes quittent l'aire urbaine de Creil pour rejoindre celle de Senlis et émettent chacune 129,62 grammes de CO2 par kilomètre. Les émissions sont également élevées sur les liaisons où les transports collectifs sont concurrencés par des voies routières et rapides comme par exemple entre les aires urbaines d'Amiens, de Beauvais ou d'Abbeville.

Insee Dossier Picardie
Paru le : 03/11/2015