Economie et Statistique n°345

Le téléphone : un facteur d'intégration sociale - Les vacances des Français - Evaluation des dispositifs publics d'insertion

Economie et Statistique
Paru le : 01/11/2001
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Départs en vacances : la persistance des inégalités

Céline Rouquette

Chaque année, quatre Français sur dix ne partent pas en vacances. Après des décennies de croissance régulière, la proportion de ceux qui partent en vacances stagne depuis le début des années 90. Parmi ceux qui ne partent pas, quatre sur cinq n'ont pas pris de vacances en raison de contraintes (financières principalement, mais aussi familiales, professionnelles, de santé ou autres) et non par choix. En 10 ans, les inégalités d'accès aux vacances selon l'âge se sont réduites, principalement parce que les générations habituées à partir en vacances continuent à le faire l'âge venant. Les obligations professionnelles des indépendants semblent s'atténuer : cela permet aux agriculteurs et aux artisans, commerçants et chefs d'entreprise de partir plus que par le passé ; en revanche, les employés et ouvriers partent moins qu'il y a dix ans. Le niveau de vie reste le facteur le plus déterminant pour expliquer qu'un ménage part ou non en vacances. L'augmentation des départs en vacances des ménages les plus modestes s'explique par la diminution dans cette catégorie de la proportion de personnes âgées, moins enclines à partir. Comme par le passé, les habitants des communes rurales partent moins que ceux des grandes villes, et les Parisiens nettement plus que les habitants du Nord-Pas-de-Calais ou des littoraux Ouest et Sud-Est. En définitive, les raisons pour lesquelles quatre français sur dix ne sont pas partis en vacances au cours de la décennie précédente sont toujours les mêmes. Par ailleurs, les inégalités de taux de départ se doublent de différences sur la nature même des vacances : durée, destination, mode d'hébergement.

Economie et Statistique
No 345
Paru le : 01/11/2001