Les revenus et le patrimoine des ménagesÉdition 2011

Insee Références
Paru le : 04/05/2011
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Écarts de niveau de vie : l'impact du salaire horaire, du temps partiel et des durées d'emploi

Nathalie Missègue, Loup Wolff

Quatre facteurs permettent de rendre compte de l'essentiel des inégalités de niveau de vie entre salariés : le salaire horaire net, le volume de travail rémunéré, la composition du ménage dans lequel ils vivent et les revenus individuels apportés par les autres membres du ménage. C'est ce dernier facteur qui apparaît le plus important. Les salariés situés dans le bas de l'échelle des salaires horaires (premier quintile) ont, en moyenne, un niveau de vie inférieur de 13 % à celui des salariés un peu mieux payés à l'heure (deuxième quintile). Outre le salaire horaire, le volume de travail effectué sur l'année joue un rôle important : temps très partiel et courte durée d'emploi sont associés à de faibles niveaux de vie. Si l'on tient compte de ces spécificités d'emploi (emplois plus précaires, durées hebdomadaires de travail plus faibles, etc.), l'écart de niveaux de vie est de 10,5 %. Le taux de pauvreté monétaire s'élève à 6 % pour l'ensemble des salariés et à 16 % pour ceux dont le salaire horaire est le moins élevé. Comme pour le niveau de vie moyen, le volume de travail effectué influe fortement sur le risque de pauvreté monétaire des salariés.

Insee Références
Paru le : 04/05/2011