France, portrait socialÉdition 2006

Insee Références
Paru le : 01/11/2006
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La mobilité résidentielle des adultes : existe-t-il des « parcours type » ?

Christine Couet

Après leur installation dans la vie familiale et professionnelle et jusqu'au passage à la retraite, les adultes connaissent une mobilité résidentielle relativement modérée. Un quart des adultes, âgés de 24 à 40 ans en 1968, n'a jamais changé de résidence entre 1968 et 1999. La mobilité résidentielle varie beaucoup selon l'âge et le diplôme. Elle revêt des aspects différents selon la catégorie sociale et elle est particulièrement sensible aux mutations de la vie familiale et professionnelle. Ainsi, quatre profils de personnes peuvent être définis en fonction des types de trajectoires résidentielles les plus courants. D'un côté se trouvent des populations quasi sédentaires que l'on peut partager en deux groupes : celles des campagnes (22 % de la population étudiée) et celles des villes (13 %). Elles sont peu diplômées, leur mode de vie est stable et leur activité est plutôt traditionnelle. De l'autre, se trouvent des populations plus mobiles parmi lesquelles se dégagent deux grandes familles. La première, soit 38 % de la population étudiée, gravite essentiellement autour des villes de province. Son profil sociodémographique reflète les traits moyens de l'ensemble de la cohorte. La seconde (27 %) est davantage organisée autour de l'unité urbaine de Paris. Elle rassemble les individus qui possèdent les caractéristiques les plus favorables aux changements de résidence, comme un niveau d'études élevé. Ce sont les plus mobiles et leurs trajectoires résidentielles sont les plus variées.

Insee Références
Paru le : 01/11/2006