Insee Flash Pays de la Loire ·
Octobre 2026 · n° 165
Loire-Atlantique : davantage de ménages d’ici 2050, un ralentissement après 2030
D’ici 2050, la Loire-Atlantique pourrait compter 870 000 ménages, soit 185 000 de plus qu’en 2023. Entre 2018 et 2030, le nombre de ménages augmenterait au même rythme qu’entre 2008 et 2018, avant de marquer un ralentissement à partir de 2030. Il progresserait dans tout le département : au centre et au sud, tiré par la croissance de population, et dans le reste du département, en lien avec de plus en plus de personnes vivant seules et le vieillissement des habitants.
- Entre 2013 et 2023, une forte croissance du nombre de ménages
- D’ici 2050, La Loire-Atlantique compterait 185 000 ménages supplémentaires
- La croissance du nombre de ménages se poursuivrait et ralentirait après 2030
- Le nombre de ménages augmenterait dans tout le département
- Au centre et au sud, la croissance démographique serait le principal moteur
- Dans le nord du département, l’évolution des modes de cohabitation et le vieillissement contribueraient davantage
- Encadré 1 : Le mot des partenaires
- Encadré 2 : Projections de population : le scénario de référence de la Loire-Atlantique
- Encadré 3 : Partenariat
Entre 2013 et 2023, une forte croissance du nombre de ménages
En Loire-Atlantique, entre 2013 et 2023, le nombre de ménages augmente de 1,7 % par an, soit 10 400 ménages supplémentaires chaque année. Cette croissance, plus soutenue que dans les Pays de la Loire (+1,2 %) et qu’en France (+0,9 %), est la 4e des départements de France métropolitaine. Elle est largement alimentée par la hausse du nombre d’habitants sur la période : +1,1 % par an, soit 159 000 habitants supplémentaires en dix ans, l’équivalent de deux fois la population de Saint-Nazaire en 2023. Mieux connaître l’évolution et les caractéristiques des futurs ménages est donc essentiel pour les acteurs publics en charge de l’aménagement du territoire et des politiques locales de l’habitat (encadré 1).
D’ici 2050, La Loire-Atlantique compterait 185 000 ménages supplémentaires
En 2050, la Loire-Atlantique compterait 1 700 000 habitants selon le scénario de référence des projections de population (encadré 2). Ces habitants se répartiraient entre 803 000 et 870 000 ménages en 2050, selon les hypothèses d’évolution des modes de cohabitation, soit entre 118 000 et 185 000 ménages de plus qu’en 2023 (figure 1).
La forte hausse du nombre de ménages en Loire-Atlantique entre 2018 (année de départ des projections) et 2023 conduit à privilégier, dans cette étude, la variante « haute » des projections de ménages (185 000 ménages de plus en 2050). Cette variante amplifie les tendances à la hausse du nombre de ménages observées entre 2008 et 2018, période marquée par de plus en plus de personnes vivant seules aux âges intermédiaires et des aînés de moins en moins hébergés chez leurs enfants et entrant en structure collective de plus en plus tardivement. À l’inverse, l’effet du départ de plus en plus tardif des enfants du foyer parental, qui freine la hausse du nombre de ménages, est atténué [Boutchenik, Rateau, 2023 ; pour en savoir plus (5)].
tableauFigure 1a – Projections du nombre de ménages à l’horizon 2050 en Loire-Atlantique
| Année | Variante « basse » | Variante « centrale » | Variante « haute » | Rétrospectif | Recensement de la population 2023 |
|---|---|---|---|---|---|
| 2008 | 539 000 | ||||
| 2013 | 582 000 | ||||
| 2018 | 632 000 | ||||
| 2019 | 639 000 | 641 000 | 642 000 | ||
| 2020 | 647 000 | 651 000 | 653 000 | ||
| 2021 | 655 000 | 660 000 | 663 000 | ||
| 2022 | 663 000 | 669 000 | 674 000 | ||
| 2023 | 670 000 | 679 000 | 685 000 | 685 000 | |
| 2024 | 678 000 | 688 000 | 695 000 | ||
| 2025 | 686 000 | 698 000 | 706 000 | ||
| 2026 | 694 000 | 707 000 | 717 000 | ||
| 2027 | 701 000 | 717 000 | 727 000 | ||
| 2028 | 709 000 | 726 000 | 738 000 | ||
| 2029 | 716 000 | 735 000 | 748 000 | ||
| 2030 | 723 000 | 744 000 | 758 000 | ||
| 2031 | 730 000 | 752 000 | 768 000 | ||
| 2032 | 736 000 | 760 000 | 777 000 | ||
| 2033 | 742 000 | 768 000 | 785 000 | ||
| 2034 | 748 000 | 775 000 | 793 000 | ||
| 2035 | 753 000 | 782 000 | 801 000 | ||
| 2036 | 759 000 | 788 000 | 808 000 | ||
| 2037 | 763 000 | 794 000 | 814 000 | ||
| 2038 | 768 000 | 799 000 | 821 000 | ||
| 2039 | 772 000 | 804 000 | 826 000 | ||
| 2040 | 776 000 | 809 000 | 831 000 | ||
| 2041 | 780 000 | 813 000 | 836 000 | ||
| 2042 | 783 000 | 817 000 | 840 000 | ||
| 2043 | 786 000 | 821 000 | 844 000 | ||
| 2044 | 789 000 | 825 000 | 848 000 | ||
| 2045 | 791 000 | 828 000 | 852 000 | ||
| 2046 | 794 000 | 831 000 | 856 000 | ||
| 2047 | 796 000 | 834 000 | 859 000 | ||
| 2048 | 798 000 | 837 000 | 863 000 | ||
| 2049 | 801 000 | 840 000 | 866 000 | ||
| 2050 | 803 000 | 843 000 | 870 000 |
- Lecture : En 2050, le nombre de ménages en Loire-Atlantique atteindrait 870 000 selon la variante « haute » de projection des ménages, 843 000 selon la variante « centrale », et 803 000 la variante « basse ». Le point noir correspond au nombre de ménages observé en 2023.
- Source : Insee, recensements de la population (RP) 2008, 2013, 2018, 2023 ; Outils de projections de population (Omphale 2022, scénario de référence de la Loire-Atlantique) et de ménages.
graphiqueFigure 1a – Projections du nombre de ménages à l’horizon 2050 en Loire-Atlantique

- Lecture : En 2050, le nombre de ménages en Loire-Atlantique atteindrait 870 000 selon la variante « haute » de projection des ménages, 843 000 selon la variante « centrale », et 803 000 la variante « basse ». Le point noir correspond au nombre de ménages observé en 2023.
- Source : Insee, recensements de la population (RP) 2008, 2013, 2018, 2023 ; Outils de projections de population (Omphale 2022, scénario de référence de la Loire-Atlantique) et de ménages.
La croissance du nombre de ménages se poursuivrait et ralentirait après 2030
Entre 2018 et 2030, le nombre de ménages en Loire-Atlantique augmenterait de +1,5 % par an. Ce rythme de croissance serait proche de celui observé entre 2008 et 2018 (+1,6 % par an), malgré un ralentissement de la croissance démographique (+0,9 % par an selon le scénario de référence des projections de population, contre +1,2 % entre 2008 et 2018). En effet, de plus en plus de personnes vivraient seules quel que soit leur âge, ce qui vient mécaniquement augmenter le nombre de ménages pour un nombre donné d’habitants. De plus, dans une moindre mesure, le vieillissement de la population jouerait à la hausse sur le nombre de ménages, car les personnes âgées vivent plus fréquemment seules. Ainsi, en 2030, en Loire-Atlantique, 42 % des ménages seraient composés d’une personne vivant seule (contre 37 % en 2018) et 21 % des habitants seraient âgés de 65 ans ou plus (contre 18 % en 2018).
À partir de 2030, le rythme de croissance du nombre de ménages ralentirait (+0,7 % par an), en lien avec le tassement de l’augmentation du nombre d’habitants (+0,4 % par an selon le scénario de référence des projections de population), et avec l’atténuation des effets liés aux modes de cohabitation et au vieillissement. Ainsi, en 2050, 45 % des ménages de Loire-Atlantique seraient composés d’une personne vivant seule. Les ménages d’une seule personne deviendraient ainsi plus nombreux, que les couples (44 %), avec ou sans enfants. Par ailleurs, 23 % des habitants de Loire-Atlantique seraient âgés de 65 ans ou plus.
À Nantes Métropole, où vit la moitié des ménages de Loire-Atlantique, la croissance du nombre de ménages suivrait la même dynamique qu’au niveau du département. Le vieillissement, moins prononcé que dans le reste du département, n’y contribuerait que marginalement. En 2050, à Nantes-Métropole, 49 % des ménages seraient composés d’une personne vivant seule (contre 43 % en 2018), et 18 % des habitants seraient âgés de 65 ans ou plus (contre 16 % en 2018).
Le nombre de ménages augmenterait dans tout le département
D’ici 2050, le nombre de ménages augmenterait dans toutes les zones de Loire-Atlantique (figure 2) selon le scénario de référence des projections de population. Néanmoins, cette croissance s’atténuerait entre 2030 et 2050, comme à l’échelle du département.
tableauFigure 2a – Nombre de ménages en 2018 et évolution annuelle entre 2008 et 2018
| Zone incluant | Nombre de ménages en 2018 | Taux de croissance annuel moyen entre 2008 et 2018 (en %) |
|---|---|---|
| Blain et Savenay | 21 450 | 1,7 |
| Machecoul-Saint-Même etSaint-Philbert-de-Grand-Lieu | 25 380 | 1,7 |
| Pornic etSaint-Brevin-les-Pins | 40 880 | 2,1 |
| Nantes | 163 630 | 1,3 |
| Saint-Herblain | 47 790 | 1,6 |
| Carquefou | 28 500 | 2,8 |
| Rezé | 50 300 | 1,9 |
| Bouguenais | 22 020 | 2,5 |
| Pontchâteau | 14 280 | 1,8 |
| Châteaubriant | 18 970 | 0,8 |
| La Baule-Escoublac | 35 810 | 1,1 |
| Pornichet et Donges | 23 740 | 1,6 |
| Saint-Nazaire | 35 170 | 1,1 |
| Redon | 29 400 | 1,0 |
| Treillières | 23 740 | 2,4 |
| Nozay et Ancenis-Saint-Géréon | 33 520 | 1,4 |
| Clisson et Vallet | 40 870 | 1,7 |
- Lecture : Entre 2008 et 2018, le nombre de ménages augmente de 2,4 % chaque année dans la zone incluant Treillières, qui compte 23 740 ménages en 2018.
- Source : Insee, RP 2008 et 2018, outils de projections de population (Omphale 2022, scénario de référence de la Loire-Atlantique) et de ménages (variante « haute »).
graphiqueFigure 2a – Nombre de ménages en 2018 et évolution annuelle entre 2008 et 2018

- Lecture : Entre 2008 et 2018, le nombre de ménages augmente de 2,4 % chaque année dans la zone incluant Treillières, qui compte 23 740 ménages en 2018.
- Source : Insee, RP 2008 et 2018, outils de projections de population (Omphale 2022, scénario de référence de la Loire-Atlantique) et de ménages (variante « haute »).
Au centre et au sud, la croissance démographique serait le principal moteur
Au centre et au sud de la Loire-Atlantique, la hausse du nombre d’habitants expliquerait plus de la moitié de la hausse du nombre de ménages. En effet, la croissance démographique y serait la plus élevée de Loire-Atlantique selon le scénario de référence des projections de population : Treillières (+1,2 % par an entre 2018 et 2050), Blain et Savenay (+0,9 %), Machecoul-Saint-Même et Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (+0,7 %), Pornic et Saint-Brevin-les-Pins (+0,7 %), Clisson et Vallet (+0,7 %) et les cinq zones composant Nantes Métropole (+0,6 % sur l’ensemble de la métropole).
Le vieillissement de la population serait plus modéré que dans le département, et contribuerait moins à la croissance du nombre de ménages. En effet, en 2050, la part de personnes âgées de 65 ans ou plus resterait inférieure à la moyenne départementale (23 %), à l’exception des zones incluant Pornic et Saint-Brévin-les-Pins (36 %) et de celle incluant Vallet et Clisson (24 %).
Nantes serait la seule zone du centre et du sud où la part de ménages composés d’une seule personne (58 %) dépasserait la moyenne départementale. Dans cette ville étudiante, les personnes vivant seules seraient aussi plus jeunes que dans le reste du département : 33 % d’entre elles auraient moins de 30 ans contre 19 % à l’échelle du département.
Dans le nord du département, l’évolution des modes de cohabitation et le vieillissement contribueraient davantage
La croissance démographique entre 2018 et 2050 serait moins dynamique dans le reste de la Loire-Atlantique, formant un arc au nord du département. L’évolution des modes de cohabitation et le vieillissement contribueraient davantage à l’augmentation du nombre de ménages que dans le centre et le sud.
Ainsi, entre 2018 et 2050, le nombre de ménages dans la zone incluant Pornichet et Donges augmenterait au même rythme qu'à Nantes (+0,8 % par an), malgré une hausse du nombre d’habitants plus modérée (+0,3 % par an selon le scénario de référence des projections de population contre +0,5 % par an). La hausse du nombre de ménages dans la zone incluant Nozay et Ancenis-Saint-Géréon serait quant à elle plus soutenue (+1,0 % par an) qu’à Nantes, alors que le nombre d’habitants augmenterait au même rythme dans les deux zones.
De plus, en 2050, vivre seul serait plus fréquent qu’en moyenne dans le département dans trois zones du nord : à Saint-Nazaire (54 %), dans la zone incluant La Baule-Escoublac (46 % des ménages) et dans celle incluant Redon (46 %). À Saint-Nazaire, les personnes vivant seules seraient plus jeunes : 15 % d’entre elles auraient moins de 30 ans, contre 7 % dans la zone incluant Redon, et 5 % dans celle incluant La Baule-Escoublac.
Enfin, la part de personnes âgées de 65 ans ou plus dépasserait la moyenne départementale dans toutes les zones du nord du département, et s’étendrait de 25 % dans la zone incluant Nozay et Ancenis-Saint-Géréon à 42 % dans la zone incluant La Baule-Escoublac.
Encadré 1 : Le mot des partenaires
Nantes Métropole et l’Agence d’urbanisme de la région nantaise s’associent à l’Insee pour décliner les projections de population réalisées en 2023 en projection des ménages. L’objectif est d’éclairer les politiques publiques dans la définition des besoins futurs des territoires, dont les besoins en logements. Ces derniers peuvent être liés à l’évolution des ménages (nouveaux arrivants, mises en couple, décohabitation, vieillissement), aux situations de mal-logement (surpeuplement, insalubrité, personnes sans logement, etc.) ou encore à l’évolution des usages du parc de logements (résidences secondaires et logements vacants).
Les projections de ménages constituent un outil de réflexion et ont vocation à nourrir l’élaboration des Plans Locaux d’Urbanisme intercommunaux (PLUi) ou encore des Programmes Locaux de l’Habitat (PLH). Elles aident à cibler les politiques selon les besoins des territoires et de leurs habitants (étudiants ou seniors, publics modestes, etc.).
Encadré 2 : Projections de population : le scénario de référence de la Loire-Atlantique
Les projections de population utilisées dans cette étude s’appuient sur un scénario de référence basé sur le modèle de projection de l’Insee Omphale 2022. Ce scénario se veut plus représentatif des chiffres de natalité et de mortalité observés localement que le scénario central habituellement présenté [Barré, Fizzala. 2023 ; pour en savoir plus (6)]. Les projections basées sur ce scénario estiment à 1,482 millions le nombre d’habitants en Loire-Atlantique au 1er janvier 2023. Un chiffre très proche de qui a été observé depuis, à partir du recensement de la population 2023 (1,488 millions).
L’Insee réalise tous les 5 ans environ un exercice de projection de la population vivant en France, servant notamment de base aux projections de ménages. Les dernières projections nationales de population ont été publiées en juin 2026 [Blanpain, et al., 2026 ; pour en savoir plus (2)]. Leurs déclinaisons au niveau des régions paraîtront le 24 novembre 2026.
Encadré 3 : Partenariat
Cette étude est issue d’un partenariat entre l’Insee des Pays de la Loire, Nantes Métropole et l’Agence d’urbanisme de la région nantaise.
Pour comprendre
Les projections de ménages sont réalisées avec le modèle Omphale 2022 selon des hypothèses d’évolution de la fécondité, de la mortalité, des migrations et des modes de cohabitation.
Les projections n’ont pas le statut d’une prévision et ne permettent pas de se prononcer sur la probabilité de réalisation d’un jeu d’hypothèses par rapport à un autre.
Définitions
Un ménage désigne l’ensemble des personnes qui partagent la même résidence principale, sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté (en cas de colocation, par exemple). Un ménage peut être constitué d’une seule personne.
Ne font pas partie des ménages les personnes vivant dans des habitations mobiles ou en communautés (dont les maisons de retraite).
Les zones retenues dans cette étude sont les mêmes que dans la publication portant sur les projections de population en Loire-Atlantique [Barré, Fizzala. 2023 ; pour en savoir plus (6)].
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Blanpain N., et al., « Projections de population à l’horizon 2070 : une population plus âgée qu’en 2026, et probablement moins nombreuse », Insee première no 2108, juin 2026.
(3) Gamblin V., « De 2 à 6 millions de ménages supplémentaires en France entre 2018 et 2050 », Insee Focus no 317, janvier 2024.
(4) Fizzala A., Gallais L., « D’ici 2050, 12 000 ménages supplémentaires à loger chaque année dans les Pays de la Loire », Insee Analyses Pays de la Loire no 128, mai 2024.
(5) Boutchenik B., Rateau G., « Ouvrir dans un nouvel ongletProjections du nombre de ménages à horizon 2030 et 2050 : analyse des modes de cohabitation et de leurs évolutions », Document de travail, ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires, décembre 2023.
(6) Barré M., Fizzala A., « Vers une atténuation de la dynamique démographique de la Loire-Atlantique », Insee Analyses Pays de la Loire no 119, octobre 2023.


