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Insee Analyses Grand Est · Octobre 2026 · n° 223
Insee Analyses Grand EstL’économie sociale et solidaire emploie près d’un salarié sur huit dans le Grand Est

Perrine Kauffmann, Achour Rezzik (Insee)

Dans le Grand Est, fin 2023, 230 500 salariés travaillent dans l’un des 17 800 établissements employeurs de l’économie sociale et solidaire (ESS). Composée des associations, des coopératives, des mutuelles et des fondations, elle regroupe près d’un huitième des salariés de la région et crée plus d’emplois qu’en moyenne dans l’économie régionale. Les professions intermédiaires y sont surreprésentées. L’ESS est essentiellement centrée sur les activités de service relevant du tertiaire non marchand. Les femmes sont majoritaires parmi les salariés et sont moins bien rémunérées que les hommes, même si cet écart se réduit avec le temps. La part de l’ESS est particulièrement élevée dans le Nord Lorrain ainsi que dans le Haut-Rhin.

Insee Analyses Grand Est
No 223
Paru le :Paru le13/10/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Perrine Kauffmann, Achour Rezzik (Insee)

Près d’un salarié régional sur huit travaille dans l’ESS

Au 31 décembre 2023, dans le Grand Est, l’économie sociale et solidaire (ESS) (pour comprendre) compte plus de 31 000 établissements dont près de 17 800 sont employeurs. Ces derniers représentent un dixième de l’ensemble des établissements employeurs de la région, un chiffre proche de la moyenne nationale. L’ESS emploie 230 500 salariés, soit 11,8 % des salariés de la région, ce qui situe le Grand Est dans la moyenne des régions de France de province. Le poids de l’ESS est le plus élevé en Bretagne (14,5 %) et le plus faible en Corse et en Île-de-France (8,7 % et 8,2 %).

Les associations constituent près des trois quarts de l’ESS

Les structures de l’ESS sont regroupées en cinq familles. La plus importante est celle des associations qui concentre près des trois quarts de l’emploi salarié et des établissements employeurs (figure 1). Les coopératives, principalement financières, occupent un salarié sur sept. Enfin, les mutuelles, les fondations et les autres organismes privés à but non lucratif emploient à elles trois un salarié sur neuf de l’ESS.

Les structures de moins de 10 salariés prédominent dans l’ESS : elles sont 42 % contre 22 % pour l’ensemble de l’économie régionale. Les coopératives et les mutuelles sont principalement constituées de petites entités, alors que les fondations se déclinent en toutes tailles.

Figure 1 – Répartition des établissements et des effectifs salariés par famille

Répartition des établissements et des effectifs salariés par famille - Lecture : Dans l’ESS, 2 210 établissements sont des coopératives, soit 12,4 % des établissements employeurs.
Famille Grand Est France de province
Établissements employeurs Répartition (en %) Salariés au 31/12 Répartition (en %) Établissements employeurs Répartition (en %) Salariés au 31/12 Répartition (en %)
Coopérative 2 210 12,4 33 100 14,4 21 270 10,8 312 300 13,5
Mutuelle 460 2,6 6 800 3,0 6 010 3,1 116 700 5,1
Association 12 840 72,2 171 700 74,4 146 510 74,4 1 738 500 75,4
Fondation 230 1,3 14 200 6,2 1 910 1,0 90 000 3,9
AOPBNL* 2 040 11,5 4 700 2,0 21 130 10,7 47 900 2,1
Total ESS 17 780 100,0 230 500 100,0 196 830 100,0 2 305 400 100,0
Économie régionale 178 820 /// 1 946 900 /// /// /// /// ///
  • *AOPBNL : Autres organismes privés à but non lucratif.
  • /// : absence de donnée due à la nature des choses.
  • Lecture : Dans l’ESS, 2 210 établissements sont des coopératives, soit 12,4 % des établissements employeurs.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2023.

Entre 2018 et 2023, l’emploi salarié progresse un peu plus dans l’ESS que dans l’ensemble de l’économie régionale

L’emploi salarié augmente de 6 % dans l’ESS sur la période 2018-2023 (figure 2), à un rythme légèrement plus rapide que celui de l’économie régionale (5 %). Cette progression s’explique par le positionnement de la filière sur des métiers de soins, d’aide aux gestes de la vie quotidienne ou d’accompagnement social, qui recrutent beaucoup de personnels en raison des besoins croissants à satisfaire. Le vieillissement de la population, davantage marqué dans le Grand Est que dans d’autres régions, ainsi que l’accroissement des difficultés économiques et sociales contribuent à une telle situation. La crise sanitaire de 2020 n’a pas eu d’impact significatif sur l’emploi salarié dans l’ESS.

La hausse de l’emploi est plus forte pour les fondations et les coopératives (respectivement +14 % et +10 %). Malgré une croissance moins marquée, les associations créent plus de 9 000 emplois supplémentaires sur la période.

À l’inverse, parmi les autres organismes privés à but non lucratif, les syndicats de copropriété perdent de la ressource humaine, en raison de changements structurels dans leur organisation. Plusieurs facteurs cumulés ont conduit les syndicats de copropriété à externaliser les tâches dévolues jusque-là aux gardiens d’immeubles ou à les confier aux copropriétaires bénévoles. Parmi les raisons déterminantes figurent la hausse des coûts de l’énergie qui a imposé une forte rationalisation de la gestion des copropriétés, ainsi que les revalorisations salariales successives prévues par la convention collective des concierges et employés d’immeubles.

Figure 2 – Évolution du nombre de salariés par famille entre 2018 et 2023

(indice base 100 en 2018)
Évolution du nombre de salariés par famille entre 2018 et 2023 ((indice base 100 en 2018)) - Lecture : Au 31 décembre 2023, l’emploi salarié dans les fondations a augmenté de 14,2 % par rapport au 31 décembre 2018.
Année Fondation Coopérative Total ESS Association Mutuelle AOPBNL*
2018 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2019 102,7 108,3 102,5 101,8 99,1 97,1
2020 105,6 107,5 102,5 101,7 98,7 97,4
2021 109,0 108,1 104,2 103,7 99,1 92,8
2022 108,7 108,5 104,3 104,0 98,1 88,7
2023 114,2 110,1 106,0 105,5 98,0 87,4
  • *AOPBNL : Autres organismes privés à but non lucratif.
  • Lecture : Au 31 décembre 2023, l’emploi salarié dans les fondations a augmenté de 14,2 % par rapport au 31 décembre 2018.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2018 à 2023.

Figure 2 – Évolution du nombre de salariés par famille entre 2018 et 2023

  • *AOPBNL : Autres organismes privés à but non lucratif.
  • Lecture : Au 31 décembre 2023, l’emploi salarié dans les fondations a augmenté de 14,2 % par rapport au 31 décembre 2018.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2018 à 2023.

Des contrats moins pérennes dans les associations et des quotités de travail bien plus faibles

Dans le Grand Est, 75 % des salariés de l’ESS ont un contrat à durée indéterminée (CDI), contre 83 % dans l’ensemble de l’économie régionale. De même, la proportion de contrats à temps complet est également inférieure (69 % contre 81 %). Ces parts sont encore plus basses dans les associations alors que, dans les coopératives, elles sont proches de 90 %. En effet, dans l'ESS, les volumes horaires sont souvent ajustés pour répondre à des besoins ponctuels dans des activités telles que les services à la personne, le sport, ou encore la culture et loisirs.

Fin 2023, on dénombre 184 000 équivalents temps plein (ETP) dans l’ESS, soit 80 ETP pour 100 salariés, contre 87 dans l’ensemble de l’économie régionale. C’est dans les associations et les autres organismes privés que ce ratio est le plus faible, et dans les coopératives qu’il est le plus élevé.

L’autre spécificité des associations réside dans le recours plus fréquent à des formes particulières d’emplois (contrats à durée déterminée, emplois aidés, contrats d’insertion ou d’apprentissage, contrats intermittents, saisonniers ou d’usage, Parcours Emploi Compétences), qui représentent près de trois contrats de travail sur dix. Ces contrats, souvent associés à une quotité plus faible, correspondent davantage aux besoins des associations, parfois irréguliers et de courte durée, dans les activités de services et de soin, le sport, la culture, les loisirs ou encore l’insertion. Le recours au travail intérimaire reste toutefois marginal dans l’ESS : 1 % des ETP, soit près de quatre fois moins que dans l’ensemble de l’économie régionale.

L’ESS se caractérise par une très forte présence féminine

Les femmes sont très largement majoritaires parmi les salariés de l’ESS : 67,3 % des emplois sont occupés par des femmes dans le Grand Est. C’est un point de plus qu’en France de province alors qu’elles ne représentent que 45,6 % de l’emploi total de la région. Au sein des familles de l’ESS, cette proportion atteint même 80 % dans les fondations. Celles-ci sont en effet très implantées dans des secteurs d’activité féminisés, comme l’action sociale ou la santé. Les femmes sont au contraire en légère minorité dans les coopératives, dont les activités sont réparties entre des secteurs plus diversifiés comme la banque, le commerce ou l’agriculture.

Les salariés de l’ESS sont généralement un peu plus âgés que la moyenne. En effet, les salariés de 50 ans ou plus sont davantage représentés (33 % contre 30 % dans l’économie régionale). Ceux de moins de 30 ans sont moins fréquents (21 % contre 25 %).

Des cadres surreprésentés dans les coopératives et les mutuelles

Près des trois quarts des salariés de l’ESS sont des employés ou relèvent de la catégorie des professions intermédiaires, contre plus de la moitié dans l’économie régionale (figure 3). Le reste des salariés est également réparti entre ouvriers non qualifiés d’une part, cadres et professions intellectuelles supérieures d’autre part.

Figure 3 – Répartition par profession et catégorie socioprofessionnelle par famille de l’ESS

(en %)
Répartition par profession et catégorie socioprofessionnelle par famille de l’ESS ((en %)) - Lecture : 0,4 % des salariés travaillant dans une coopérative sont des artisans, commerçants ou chefs d’entreprise.
Famille Part des artisans, commerçants et chefs d'entreprise Part des cadres et professions intellectuelles supérieures Part des professions intermédiaires Part des employés Part des ouvriers qualifiés Part des ouvriers non qualifiés
Coopérative 0,4 23,2 40,9 12,4 13,0 10,1
Mutuelle 0,6 24,1 39,6 35,3 0,2 0,2
Association 0,2 9,1 36,4 38,0 3,1 13,2
Fondation 0,2 7,3 37,5 49,0 3,0 3,0
AOPBNL* 0,3 8,7 21,7 59,7 1,1 8,5
ESS 0,3 11,5 37,0 35,2 4,5 11,5
Économie régionale 0,7 12,5 21,0 31,0 21,7 13,1
  • *AOPBNL : Autres organismes privés à but non lucratif.
  • Lecture : 0,4 % des salariés travaillant dans une coopérative sont des artisans, commerçants ou chefs d’entreprise.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2023.

Les coopératives et mutuelles comptent quasiment trois fois plus de cadres et professions intellectuelles que les autres familles. C’est aussi deux fois plus que la moyenne de l’ensemble de l’économie régionale. Cette surreprésentation des cadres s’explique en partie par le poids des activités financières et d’assurance dans ces deux familles, des activités qui recrutent du personnel plus qualifié. Les coopératives se distinguent encore également par leur forte proportion d’ouvriers qualifiés, mais aussi leur faible taux d’employés. Quant aux associations, elles se démarquent par une plus forte part d’ouvriers non qualifiés. Dans les fondations, la moitié des collaborateurs sont des employés.

Il en résulte une répartition des salariés par fonction très marquée. Les coopératives et mutuelles se positionnent majoritairement dans des fonctions métropolitaines, quand les associations, fondations et autres organismes privés à but non lucratif œuvrent principalement dans des fonctions présentielles.

L’ESS relève principalement du secteur non marchand

L’ESS est fortement ancrée dans les services : le tertiaire non marchand concentre 62 % des salariés, contre 34 % pour le tertiaire marchand. L’industrie ne représente que 3 % des emplois, tandis que l’agriculture et la construction sont quasi inexistantes.

Au sein du tertiaire non marchand, trois secteurs regroupent près des deux tiers des salariés de l’ESS. L’hébergement médico-social et social et l’action sociale sans hébergement occupe en effet une place centrale (43 %). Il est suivi de l’enseignement (10 %) et la santé humaine (9 %). Parmi les entreprises de ces secteurs, on retrouve des hôpitaux et cliniques privés comme l’hôpital Robert Schuman à Metz ou la clinique Rhéna à Strasbourg. Les associations d’aide à domicile ou d’hébergements médicalisés en font également partie, comme l’association mulhousienne pour l’accompagnement et le maintien à domicile ou l’association bas-rhinoise d’aide aux personnes âgées. Dans l’ensemble de l’économie régionale, ces trois secteurs représentent seulement un tiers des emplois.

Le poids du tertiaire marchand dans l’ESS est inférieur de 8 points à celui observé dans l’ensemble de l’économie régionale. Les arts, spectacles, sport et loisirs en constituent le secteur le plus important (12 % des salariés de l’ESS) avec des structures comme Sport Initiative et Loisir Bleu à Strasbourg. Ils sont suivis des activités financières et d’assurance (10 %), avec des entreprises telles que la caisse régionale de Crédit Agricole Mutuel Nord Est à Reims.

Dans les associations, les salaires sont plus bas mais plus égalitaires

Dans le Grand Est comme en France de province, le salaire horaire net moyen s’établit à 14,7 € dans l’ESS, contre 15,6 € pour l’ensemble de l’économie régionale. À titre de comparaison, le Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance) horaire net est de 9,1 €.

Figure 4 – Salaire horaire net moyen par sexe et famille de l’ESS

(en euros)
Salaire horaire net moyen par sexe et famille de l’ESS ((en euros)) - Lecture : Le salaire horaire net moyen des femmes dans les coopératives est de 18,2 €.
Famille Hommes Femmes
Coopérative 20,1 18,2
Mutuelle 21,9 17,5
Association 13,3 13,4
Fondation 16,9 15,1
AOPBNL* 16,8 15,6
ESS 15,6 14,3
Économie régionale 16,6 14,2
  • *AOPBNL : Autres organismes privés à but non lucratif.
  • Lecture : Le salaire horaire net moyen des femmes dans les coopératives est de 18,2 €.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2023.

Figure 4 – Salaire horaire net moyen par sexe et famille de l’ESS

  • *AOPBNL : Autres organismes privés à but non lucratif.
  • Lecture : Le salaire horaire net moyen des femmes dans les coopératives est de 18,2 €.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2023.

Parmi les salariés de l’ESS, les femmes perçoivent en moyenne 14,3 € par heure contre 15,6 € pour les hommes (figure 4). Cet écart de 9 % peut s’expliquer en partie par des effets de structure comme la répartition inégale des hommes et des femmes selon les métiers et les secteurs. Le Grand Est figure parmi les cinq régions ayant la différence de salaires femmes/hommes la plus élevée dans l’ESS. L’écart entre hommes et femmes s’est malgré tout réduit au fil du temps, puisqu’il est passé de 2,2 € en 2018 à 1,3 € en 2023.

La rémunération horaire nette est supérieure à la moyenne dans toutes les familles de l’ESS, à l’exception des associations où elle est plus faible (13,3 €). Elle est proche de 19 € dans les coopératives et les mutuelles. Dans les mutuelles, l’inégalité de rémunération entre hommes et femmes est particulièrement marquée, avec un écart absolu de 4,4 € et un écart relatif de 23,5 %. Dans les associations, à l’inverse, l’écart de rémunération est quasi nul. Ces différences de rémunération entre femmes et hommes s’expliquent en partie par un moindre accès des femmes aux postes de direction et d’encadrement, les mieux rémunérés., Cette situation est plus marquée dans les mutuelles où ce type de postes est plus fréquent et les salaires les plus élevés.

Une part plus élevée de l’ESS dans le Nord Lorrain et le Haut-Rhin

Le nombre de salariés de l’ESS est le plus important dans les zones d’emploi de Strasbourg, Nancy, Metz et Mulhouse (figure 5). La part de l’ESS est particulièrement élevée en Lorraine, notamment à Verdun, Thionville et Forbach. La zone d’emploi de Mulhouse se distingue côté alsacien (14 %), tandis que les zones d’emploi de Troyes et Châlons-en-Champagne (13 % chacune) se démarquent en Champagne-Ardenne. Près des trois quarts des établissements employeurs de 500 salariés et plus se trouvent en Alsace-Moselle. La moitié de ces établissements opèrent dans les activités hospitalières.

Bien que l’ESS occupe une part importante de l’emploi dans certaines zones d’emploi où le taux de chômage est plus élevé que la moyenne régionale, le lien entre les deux indicateurs n’est pas établi. Cela confirme que cette filière n’a pas pour vocation principale de pallier les difficultés économiques et sociales d’un territoire. Néanmoins, elle joue un rôle significatif dans l’offre de services à la population dans des territoires fragiles (Forbach, Mulhouse, Verdun).

Figure 5 – Part de l’ESS dans l’emploi salarié et nombre de salariés de l’ESS par zone d’emploi en 2023

Part de l’ESS dans l’emploi salarié et nombre de salariés de l’ESS par zone d’emploi en 2023 - Lecture : Dans la zone d’emploi de Nancy, l’ESS emploie 26 571 salariés soit 12,2 % des salariés de la zone.
Code zone d’emploi Libellé zone d’emploi Part de salariés de l’ESS dans la zone d’emploi (en %) Nombre de salariés de l’ESS Taux de chômage supérieur à 7,5 %
1101 Cergy-Vexin 8,4 /
1102 Coulommiers 9,5 /
1103 Etampes 10,7 /
1104 Evry 8,2 /
1105 Fontainebleau-Nemours 11,2 /
1106 Marne-la-Vallée 5,6 /
1107 Meaux 10,0 /
1108 Melun 9,1 /
1109 Paris 8,6 /
1110 Provins 11,1 /
1111 Rambouillet 8,2 /
1112 Roissy 5,7 /
1113 Saclay 6,6 /
1114 Seine-Yvelinoise 8,4 /
1115 Versailles-Saint-Quentin 6,4 /
2701 Autun 12,9 /
2702 Auxerre 10,7 /
2703 Avallon 13,6 /
2704 Beaune 8,6 /
2705 Belfort 12,0 /
2706 Besançon 12,8 /
2707 Chalon-sur-Saône 8,5 /
2708 Charolais 11,1 /
2709 Châtillon-Montbard 13,3 /
2710 Creusot-Montceau 12,5 /
2711 Dijon 12,3 /
2712 Dole 8,9 /
2713 Lons-le-Saunier 14,2 /
2714 Montbéliard 12,1 /
2715 Pontarlier 13,4 /
2716 Saint-Claude 9,0 /
2717 Sens 9,8 /
2718 Vesoul 17,4 /
3201 Abbeville 11,6 /
3202 Amiens 12,0 /
3203 Arras 12,7 /
3204 Berck 16,9 /
3205 Béthune 12,4 /
3206 Boulogne-sur-Mer 12,2 /
3207 Calais 12,9 /
3208 Cambrai 15,5 /
3209 Château-Thierry 9,9 /
3210 Compiègne 10,2 /
3211 Creil 10,3 /
3212 Douai 12,1 /
3213 Dunkerque 12,2 /
3214 Laon 13,1 /
3215 Lens 11,3 /
3216 Lille 11,2 /
3217 Maubeuge 12,9 /
3218 Roubaix-Tourcoing 12,3 /
3219 Saint-Omer 14,0 /
3220 Saint-Quentin 10,7 /
3221 Soissons 11,3 /
3222 Valenciennes 10,6 /
4401 Bar-le-Duc 11,4 2 829 non
4402 Châlons-en-Champagne 13,1 5 350 non
4403 Charleville-Mézières 11,2 5 793 oui
4404 Chaumont 11,3 4 702 non
4405 Colmar 11,8 10 128 non
4406 Épernay 11,4 3 453 non
4407 Épinal 13,7 8 960 non
4408 Forbach 13,8 3 376 oui
4409 Haguenau 7,9 6 601 non
4410 Metz 12,0 21 472 non
4411 Mulhouse 14,2 21 139 oui
4412 Nancy 12,2 26 571 non
4413 Reims 12,1 16 823 oui
4414 Remiremont 8,8 2 425 non
4415 Romilly-sur-Seine 10,1 2 297 oui
4416 Saint-Avold 11,8 3 740 non
4417 Saint-Dié-des-Vosges 9,7 2 269 oui
4418 Saint-Louis 8,4 2 078 non
4419 Sarrebourg 10,0 3 571 non
4420 Sarreguemines 8,3 3 121 non
4421 Sedan 11,7 2 716 oui
4422 Sélestat 8,1 2 738 non
4423 Strasbourg 11,5 39 805 non
4424 Thionville 14,9 9 854 non
4425 Troyes 13,3 11 662 oui
4426 Verdun 16,4 3 522 oui
4427 Vitry-le-François Saint-Dizier 11,0 3 535 oui
  • Note : La distinction selon le taux de chômage ne porte que sur les zones d’emploi du Grand Est.
  • Lecture : Dans la zone d’emploi de Nancy, l’ESS emploie 26 571 salariés soit 12,2 % des salariés de la zone.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2023.

Figure 5 – Part de l’ESS dans l’emploi salarié et nombre de salariés de l’ESS par zone d’emploi en 2023

  • Note : La distinction selon le taux de chômage ne porte que sur les zones d’emploi du Grand Est.
  • Lecture : Dans la zone d’emploi de Nancy, l’ESS emploie 26 571 salariés soit 12,2 % des salariés de la zone.
  • Champ : Établissements actifs et hors particuliers employeurs.
  • Source : Insee, Flores 2023.

Encadré - Les associations de droit local

Une association dont le siège social est situé en Alsace-Moselle est obligatoirement régie par le régime du droit local. Ce n’est donc pas un statut choisi. Elle peut ainsi recevoir des donations et legs sans reconnaissance d’utilité publique, et acquérir ou administrer des biens mobiliers ou immobiliers sans rapport avec l’objet de l’association, contrairement aux associations de droit général. Une association locale peut aussi être à but lucratif, redistribuer les bénéfices ou prévoir la dévolution du patrimoine aux membres lors de sa liquidation. Mais dans ces cas, l’association locale sera privée de la défiscalisation des dons, voire paiera des impôts commerciaux. Les associations locales à but lucratif s’avèrent très minoritaires et les cas d’associations non régionales plaçant leur siège en Alsace-Moselle sont marginaux, la fiscalité étant harmonisée depuis 1999.

Dans le Grand Est, les associations de droit local représentent 43 % des associations employeuses et concentrent 49 % des salariés associatifs. Parmi elles, 63,6 % sont employeuses. Les petits et moyens établissements (de 1 à 100 salariés) y sont nettement plus représentés que dans l’ensemble des associations, à l’inverse des gros établissements.

Publication rédigée par :Perrine Kauffmann, Achour Rezzik (Insee)

Pour comprendre

L’économie sociale et solidaire (ESS) regroupe des entreprises dont le fonctionnement interne et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d’utilité sociale.

Cette étude porte sur cinq familles : la loi du 31 juillet 2014 définit officiellement quatre familles via leurs statuts juridiques : les mutuelles, les coopératives, les associations et les fondations. Elles adhèrent aux principes suivants : un projet d’intérêt commun, une lucrativité encadrée (notamment des bénéfices majoritairement consacrés au maintien et au développement de l’activité) et une gouvernance démocratique et participative.

Depuis quelques années, d’autres organismes privés à but non lucratif se développent. Trop récents pour être présents dans le périmètre légal de l’ESS, ils ont néanmoins été inclus dans le périmètre statistique de l’étude. Cette cinquième famille regroupe d’autres catégories juridiques comme des organismes professionnels, les syndicats de propriétaires, les congrégations et les groupements de coopération sanitaire à gestion privée. Par convention, ce périmètre est généralement suivi en France sous l’appellation « économie sociale » alors que l’« économie solidaire » désigne les sociétés commerciales de l’ESS, qui ne font pas l’objet d’une évaluation statistique.

En revanche, sont exclues certaines associations ayant des missions de service public et qui ne sont donc pas indépendantes des administrations publiques. Enfin, les particuliers employeurs et les établissements non marchands sont également exclus.

L’analyse fonctionnelle des emplois regroupe les professions en quinze fonctions. Ces fonctions réunissent les professions en raison de la nature des emplois et de leur rôle dans le processus économique. Elles sont regroupées en quatre familles :

  • les fonctions métropolitaines : la conception-recherche, la culture-loisirs, la gestion, le commerce inter-entreprises et les prestations intellectuelles ;
  • les fonctions de production : l’agriculture, la fabrication (dans la production industrielle ou artisanale) et les professions du bâtiment et des travaux publics ;
  • les fonctions présentielles : la distribution, les services de proximité, les métiers de la santé et du social et ceux de l’éducation et de la formation ;
  • les fonctions transversales : l’entretien-réparation et les transports-logistique.
Publication rédigée par :Perrine Kauffmann, Achour Rezzik (Insee)

Sources

Le fichier localisé des rémunérations et de l’emploi salarié (Flores) est un ensemble de fichiers de micro-données qui décrit l’emploi salarié et les rémunérations au niveau des établissements. Les données sont restreintes aux établissements actifs en fin d’année (dernière semaine de décembre), ce qui exclut les établissements qui ont cessé leur activité en cours d’année.

Dans cette étude, les établissements non-employeurs sont issus de Sirus (Système d’immatriculation au répertoire des unités statistiques). Le répertoire Sirus est la référence en matière de champ de la statistique d’entreprises. Il est construit à partir du répertoire administratif des entreprises et de leurs établissements (Sirene).

Pour en savoir plus

(1) Bodeau G., « L’économie sociale et solidaire emploie près d’un salarié sur huit en Nouvelle-Aquitaine », Insee Flash Nouvelle-Aquitaine no 128, octobre 2025.

(2) F. Jacquesson et al., « L’économie sociale et solidaire en Île-de-France : une forte féminisation et des salariés plus âgés », Insee Analyses Île-de-France no 188, juillet 2024.

(3) Porte M., Simonovici M., Fulloy J., « L’économie sociale et solidaire, très féminisée et des salariés plus âgés », Insee Analyses Centre-Val de Loire no 81, novembre 2021.

(4) Gass C., Vuillier-Devilers F., « Les associations du Grand Est : 153 000 salariés, un rôle principal dans l’action sociale », Insee Analyses Centre-Val de Loire no 81, avril 2020.

(5) Gass C., Vuillier-Devilers F., « L’économie sociale et solidaire emploie un jeune salarié sur neuf dans le Grand Est », Insee Analyses Grand Est no 33, février 2017.