Insee Conjoncture Occitanie ·
Septembre 2026 · n° 54
L’emploi reste atone, le chômage augmente de nouveau Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2026
Au deuxième trimestre 2026, le produit intérieur brut (PIB) de la France est stable. Malgré le recul du pouvoir d’achat induit par la hausse des prix de l’énergie, la consommation des ménages rebondit légèrement. Mais l’investissement se contracte de nouveau, toujours pénalisé par le recul de l’investissement en construction.
En Occitanie, l’emploi salarié est quasi stable entre fin mars et fin juin 2026 comme au niveau national. Il stagne dans les services marchands hors intérim ainsi que dans l’industrie. Il continue néanmoins d’augmenter dans la filière aérospatiale. L’emploi diminue de nouveau dans la construction, l’agriculture et repart à la baisse dans l’intérim. La Haute-Garonne est le seul département de la région dont l’emploi salarié progresse ce trimestre.
Au deuxième trimestre 2026, 9,7 % de la population active d’Occitanie est au chômage, soit une hausse de 0,2 point par rapport au trimestre précédent.
Au deuxième trimestre, la fréquentation touristique régionale (hors campings) est en baisse par rapport à la même période de 2025, pénalisée par le recul de la clientèle résidente.
- Contexte national : vigilance orange sur la croissance française
- L’activité économique en Occitanie diminue modérément
- L’emploi salarié est quasi stable au deuxième trimestre
- L’emploi se replie dans l’intérim et l’agriculture
- Le chômage repart à la hausse
- La fréquentation touristique baisse en Occitanie
- Encadré - L’emploi aérospatial continue de progresser
Contexte national : vigilance orange sur la croissance française
Au printemps, l’activité n’a pas faibli au niveau mondial et a progressé solidement dans les quatre principales économies de la zone euro (+0,3 % prises ensemble). L’économie française, quant à elle, décroche. Après avoir reculé à l’hiver (-0,2 %), l’activité a stagné au printemps (+0,0 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence : le retournement de l’activité dans les travaux publics, dû aux élections municipales du printemps, la conséquence plus élevée des vagues de chaleur, notamment dans l’agriculture, qui coûteraient 0,1 point de croissance sur l’année, un marché du travail plus dégradé, avec un chômage en hausse et des salaires peu dynamiques, et enfin une impulsion budgétaire moins favorable que dans les principales autres économies européennes.
En prévision, la France renouerait avec une croissance timide d’ici la fin de l’année (+0,1 % à l’été, puis +0,2 % en fin d’année) : sur l’année, la croissance serait trois fois plus faible qu’ailleurs en Europe (+0,4 % en 2026).
Tirée par les prix de l’énergie, dans un contexte de tensions au Proche-Orient et de bombardement des raffineries russes, l’inflation a bondi cet été partout dans le monde (3,3 % dans la zone euro en août), y compris en France (2,4 %). L’inflation augmenterait au second trimestre et atteindrait 2,9 % en fin d’année, la hausse des prix de l’énergie contaminant les prix des autres produits, en particulier les produits manufacturés, et de certains services, notamment de transport.
Du côté du marché du travail, la dégradation se poursuivrait : l’alternance continuerait de s’affaiblir avec la réduction des soutiens publics, le reste de l’emploi salarié privé serait quasi stable et l’emploi non salarié continuerait de croître vigoureusement. La petite augmentation de l’emploi total qui en résulte ne suffirait pas à absorber la hausse tendancielle de la population active et le chômage grimperait ainsi à 8,6 % en fin d’année.
L’activité économique en Occitanie diminue modérément
Au deuxième trimestre 2026, l’activité économique, mesurée par le volume d’heures rémunérées par les entreprises privées hors agriculture, diminue de 0,4 % sur un an en Occitanie (figure 1). En France hors Mayotte, elle est en repli sensiblement plus marqué (-0,7 %).
L’activité décroît de 0,5 % dans les services marchands entre le deuxième trimestre 2025 et le deuxième trimestre 2026. Elle recule en particulier dans le secteur de l’information et de la communication, principalement dans les activités de programmation, de conseil et les activités informatiques, et également dans le commerce de détail et de gros. À l’inverse, l’activité du secteur de l’hébergement et de la restauration progresse très légèrement.
Dans la construction, la baisse d’activité se prolonge au deuxième trimestre 2026 (-1,9 % sur un an) comme au niveau national (-2,0 %). Alors qu’elle diminue au niveau national, l’activité dans l’industrie progresse en Occitanie (+0,6 %), portée par la fabrication de matériels de transports. L’activité dans le secteur tertiaire non marchand baisse de 0,3 %, un recul comparable à celui en France hors Mayotte (-0,4 %).
Au deuxième trimestre 2026, l’activité économique diminue dans huit départements par rapport à la même période de 2025. La baisse varie de -0,3 % dans l’Ariège et le Gard à -1,9 % dans l’Aude, en passant par -0,6 % dans le Gers, -0,7 % dans les Pyrénées-Orientales, -0,8 % dans l’Hérault, -1,0 % dans les Hautes-Pyrénées et -1,1 % dans le Tarn. L’activité est quasi stable dans les départements de la Lozère, du Tarn-et-Garonne, de l’Aveyron et du Lot. Elle progresse en revanche légèrement en Haute-Garonne (+0,2 %).
tableauFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Occitanie
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Ensemble - Occitanie | Ensemble - France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|
| janv. 2024 | 2,4 | -4,5 | 1,7 | 2,0 | 1,3 | 0,9 |
| févr. 2024 | 2,8 | -1,8 | 1,8 | 2,4 | 1,7 | 1,3 |
| mars 2024 | -0,2 | -4,6 | 0,1 | 0,3 | -0,4 | -0,5 |
| avril 2024 | 3,0 | -2,8 | 1,8 | 3,0 | 1,7 | 1,8 |
| mai 2024 | 0,8 | -4,6 | 0,4 | 1,8 | 0,2 | 0,4 |
| juin 2024 | -0,9 | -4,5 | -0,6 | 0,3 | -0,9 | -1,0 |
| juil. 2024 | 3,6 | -1,3 | 1,0 | 3,0 | 1,5 | 1,4 |
| août 2024 | 0,5 | -6,1 | -0,1 | 1,3 | -0,2 | -0,3 |
| sept. 2024 | 1,4 | -3,0 | 0,2 | 1,8 | 0,3 | 0,2 |
| oct. 2024 | 2,3 | -2,4 | 0,6 | 2,4 | 0,9 | 0,5 |
| nov. 2024 | 0,0 | -3,3 | -0,5 | 1,1 | -0,5 | -0,7 |
| déc. 2024 | 2,3 | -5,5 | 0,4 | 2,0 | 0,5 | 0,1 |
| janv. 2025 | 1,4 | -0,7 | -0,2 | 2,0 | 0,3 | -0,1 |
| févr. 2025 | -0,1 | -3,2 | -0,9 | 0,8 | -0,8 | -1,2 |
| mars 2025 | 1,1 | -2,6 | -0,6 | 2,0 | -0,2 | -0,5 |
| avril 2025 | 1,1 | -1,9 | -0,4 | 1,7 | 0,0 | -0,3 |
| mai 2025 | 0,1 | -2,3 | -0,6 | 1,0 | -0,4 | -0,7 |
| juin 2025 | 1,6 | -2,3 | 0,2 | 1,9 | 0,4 | 0,1 |
| juil. 2025 | 0,1 | -1,7 | -0,2 | 1,1 | -0,1 | -0,3 |
| août 2025 | -0,5 | -1,8 | -0,5 | 0,9 | -0,4 | -0,8 |
| sept. 2025 | 0,7 | -0,7 | 0,0 | 1,5 | 0,3 | 0,1 |
| oct. 2025 | -0,7 | -1,4 | -0,1 | 0,9 | -0,2 | -0,4 |
| nov. 2025 | -1,2 | -3,5 | -1,0 | -0,1 | -1,1 | -1,2 |
| déc. 2025 | 0,7 | -3,0 | -0,1 | 0,8 | 0,0 | 0,0 |
| janv. 2026 | -0,1 | -2,0 | -0,7 | -0,5 | -0,7 | -0,9 |
| févr. 2026 | 1,0 | -2,9 | -0,5 | -0,2 | -0,4 | -0,5 |
| mars 2026 | 1,6 | -2,1 | 0,2 | 0,5 | 0,3 | 0,0 |
| avril 2026 | 0,5 | -2,2 | -0,3 | -0,4 | -0,4 | -0,7 |
| mai 2026 | -0,3 | -2,5 | -1,0 | -0,8 | -1,0 | -1,3 |
| juin 2026 | 1,7 | -1,0 | -0,1 | 0,4 | 0,1 | 0,0 |
- Pour une meilleure visibilité, il est possible de cliquer sur les noms des séries dans la légende pour modifier l’affichage.
- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution sectorielle mensuelle des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Occitanie

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- Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, notamment dans les comparaisons en glissement annuel. En effet, les congés des salariés y sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs, et ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés (congés de fin d’année, ponts, périodes estivales, etc.), un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre. Cela peut entraîner des variations marquées des heures rémunérées, sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’emploi salarié est quasi stable au deuxième trimestre
Entre fin mars et fin juin 2026, l’emploi salarié en Occitanie stagne (-0,1 %, soit -1 600 emplois), comme au trimestre précédent. Sur un an, les effectifs salariés baissent faiblement dans la région (-0,2 %) et au niveau national (-0,3 %).
En Occitanie, les contrats en alternance (d’apprentissage et de professionnalisation) reculent de 5,1 % sur un an (soit -4 200 emplois). L’emploi salarié privé des seniors (55 ans ou plus) continue de progresser (+3,0 % sur un an, soit 8 400 emplois supplémentaires).
Au deuxième trimestre, l’emploi salarié diminue dans huit départements : l’Ariège et le Gers (-0,5 %), l’Aude et la Lozère (-0,4 %), les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales et le Tarn (-0,3 %) et le Tarn-et-Garonne (-0,2 %). Il est quasi stable dans quatre départements (Aveyron, Gard, Hérault, Lot). À l’inverse, l’emploi augmente un peu en Haute-Garonne (+0,2 %), principalement dans le secteur tertiaire non marchand et la fabrication de matériels de transport.
L’emploi se replie dans l’intérim et l’agriculture
Après une hausse de 1,1 % au trimestre précédent, l’emploi intérimaire diminue de 2,4 % ce trimestre en Occitanie (soit -1 200 emplois), contre -1,0 % en France hors Mayotte. L’intérim baisse en particulier dans l’Hérault (-300 emplois) et en Haute-Garonne (-300 emplois).
Après un net repli au premier trimestre (-2,3 %), l’emploi salarié agricole recule encore au deuxième trimestre (-2,9 %, soit -900 emplois) à l’instar du niveau national (-2,6 % après -1,6 %). La baisse est marquée dans les Pyrénées-Orientales, dans le Tarn-et-Garonne, dans le Gers et dans l’Aude.
Dans la construction, l’emploi salarié reste orienté à la baisse ce trimestre. Cette diminution (-0,2 %, soit -300 emplois) est toutefois moins marquée qu’au trimestre précédent (-0,4 %) (figure 2) et qu’au niveau national (-0,4 %).
Ce trimestre, l’emploi du secteur tertiaire marchand hors intérim est stable en Occitanie (-0,0 %, soit -300 emplois), comme au niveau national. Au sein de ce secteur, l’emploi salarié baisse dans les activités de services aux ménages (-0,5 %, soit -600 emplois) et dans les activités d’information et de communication (-0,4 %, soit -200 emplois) mais augmente dans les services aux entreprises (+0,2 %, soit +400 emplois).
L’emploi salarié dans l’industrie est stable (+0,0 %, soit +100 emplois), comme au trimestre précédent. Il stagne aussi au niveau national (-0,1 %). Néanmoins, dans la région, l’emploi reste dynamique dans la fabrication de matériel de transport (+0,7 %, soit +300 emplois) en lien avec la filière aérospatiale (encadré).
L’emploi salarié du secteur tertiaire non marchand augmente faiblement (+0,1 %, soit +1 100 emplois) au deuxième trimestre. Au sein de ce secteur, il progresse dans l’enseignement (+0,3 %, soit +500 emplois) et dans la santé (+0,3 %, soit +400 emplois).
tableauFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Occitanie
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 99,6 | 100,0 | 98,8 | 99,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 100,8 | 99,5 | 96,9 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,5 | 99,5 | 99,5 | 100,8 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,7 | 99,3 | 99,4 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,5 | 99,5 | 100,6 | 101,5 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,4 | 99,6 | 102,5 | 101,8 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,0 | 100,0 | 104,2 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,3 | 100,3 | 105,5 | 102,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,1 | 100,5 | 106,2 | 102,5 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 100,9 | 106,6 | 102,6 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,0 | 101,6 | 107,0 | 102,6 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 107,9 | 102,0 | 107,8 | 103,1 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 108,1 | 102,8 | 108,4 | 103,5 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 107,8 | 103,2 | 108,6 | 103,5 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 107,3 | 103,9 | 108,8 | 103,7 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 106,7 | 104,2 | 108,8 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 105,7 | 105,3 | 109,2 | 104,7 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 105,0 | 105,4 | 108,9 | 105,0 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 104,8 | 105,7 | 109,1 | 105,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 104,1 | 105,9 | 109,1 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 103,3 | 105,8 | 109,0 | 105,3 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 102,6 | 105,5 | 109,2 | 105,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 102,2 | 105,4 | 109,1 | 105,6 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 101,7 | 105,4 | 109,0 | 105,3 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 101,3 | 105,4 | 109,2 | 105,5 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 101,0 | 105,4 | 109,1 | 105,6 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 2 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Occitanie

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Le chômage repart à la hausse
En Occitanie, le taux de chômage s’établit à 9,7 % de la population active en moyenne au deuxième trimestre 2026. Il augmente de 0,2 point sur le trimestre après une pause au trimestre précédent. Il est supérieur de 0,7 point à son niveau du deuxième trimestre 2025 (figure 3). Il est à son plus haut niveau depuis le quatrième trimestre 2020 mais demeure nettement au-dessous de son pic de la mi-2015 (-2,6 points). En France hors Mayotte, le taux de chômage croît de 0,2 point ce trimestre pour atteindre 8,3 % de la population active (+0,8 point sur un an).
Dans la région, au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage diffère fortement selon les départements, de 5,0 % en Lozère à 12,8 % dans les Pyrénées-Orientales. Sur le trimestre, il croît dans cinq départements, l’Ariège (+0,4 point), la Haute-Garonne (+0,3 point), l’Aude, le Tarn-et-Garonne et le Gers (+0,2 point). Le taux de chômage est quasi stable dans les huit autres départements de la région.
tableauFigure 3 – Taux de chômage
| Période | Occitanie | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 9,6 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 9,3 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 8,4 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 10,4 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 9,4 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 9,6 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 9,4 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 9,3 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 8,8 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 8,8 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 8,9 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 8,6 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 8,5 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 8,5 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 8,6 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 8,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 9,0 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 8,9 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 8,7 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 8,8 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 8,7 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 8,9 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 9,0 | 7,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 9,2 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 9,5 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 9,5 | 8,1 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 9,7 | 8,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
La fréquentation touristique baisse en Occitanie
Au deuxième trimestre 2026, la fréquentation dans les hébergements collectifs touristiques hors campings s’établit à 6,9 millions de nuitées en Occitanie, un niveau inférieur de 3,4 % à celui du deuxième trimestre 2025. Les nuitées des touristes résidents diminuent (-4,5 %) tandis que celles des non-résidents augmentent (+0,8 %). Le tourisme d’affaires augmente de 1,0 % mais le tourisme de loisirs se replie de 4,9 % dans un contexte de tensions géopolitiques et de hausse des prix des carburants. Au niveau national, la fréquentation s’accroît de 0,8 % par rapport au deuxième trimestre 2025 grâce à une hausse de 6,4 % du tourisme d’affaires et malgré un repli de 1,3 % du tourisme de loisirs.
Dans la région, le nombre de nuitées diminue dans onze départements. La baisse est plus forte dans le Lot, le Gers, l’Aude, le Gard, en Aveyron et en Ariège, et plus modérée dans les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Tarn-et-Garonne, la Haute-Garonne et l’Hérault. Le nombre de nuitées augmente dans deux départements (la Lozère et le Tarn).
La fréquentation hôtelière totalise 4,4 millions de nuitées entre avril et juin 2026 en Occitanie. Elle est en baisse de 2,1 % par rapport au deuxième trimestre 2025. La fréquentation des touristes résidents, qui représentent les trois quarts de la clientèle dans la région, diminue de 3,8 %, tandis que celle des touristes en provenance de l’étranger est en hausse de 2,4 %. L’Occitanie attire en particulier la clientèle espagnole dont la fréquentation s’accroît de 5,3 %. Hors Europe, la fréquentation de la clientèle en provenance des États-Unis augmente aussi nettement (+4,4 %).
La fréquentation des hôtels non classés diminue fortement (-27,0 %). Elle baisse également dans les hôtels 1 ou 2 étoiles, du fait de la désaffection des clients résidents. La fréquentation augmente dans les autres catégories d’hôtels.
Les autres hébergements collectifs touristiques totalisent 2,5 millions de nuitées au cours du deuxième trimestre 2026. Leur fréquentation diminue de 5,5 % par rapport à la même période de 2025. Le nombre de nuitées est en baisse pour la clientèle résidente et non résidente (respectivement -5,6 % et -4,3 %). Le nombre de nuitées pour tourisme d’affaires augmente fortement (+13,7 %), particulièrement dans les départements de l’Hérault et de la Haute-Garonne.
Pour les campings, les premiers éléments disponibles indiquent une légère progression de leur fréquentation au deuxième trimestre, mais plus faible que dans les autres régions.
Encadré - L’emploi aérospatial continue de progresser
Au deuxième trimestre 2026, l’emploi dans la filière aérospatiale continue de progresser en Occitanie (+0,3 % sur le trimestre) mais ralentit légèrement par rapport au trimestre précédent (+0,5 %). Sur un an, l’emploi aérospatial augmente de 1,5 %.
Ce trimestre, la progression de l’emploi dans la filière est portée uniquement par son segment industriel (+0,4 %). En particulier, la construction aéronautique et spatiale gagne 300 postes (+0,5 %) tandis que l’emploi reste stable dans la chaîne d’approvisionnement. Dans le segment des services, l’emploi est stable. Les activités d’ingénierie portent l’emploi (+0,6 %) à l’inverse des activités informatiques (-0,3 %).
Au deuxième trimestre, l’emploi repart à la baisse dans la filière pour les salariés de moins de 30 ans (-0,7 %) après un léger rebond au trimestre précédent, tandis que le nombre de seniors (55 ans ou plus) augmente (+1,0 %) après une stabilisation au trimestre précédent.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Méthodologie de l’estimation de l’emploi de la filière aéronautique et spatiale :
L’emploi salarié (hors intérim) de la filière aéronautique et spatiale est estimé à partir de l’enquête « filière aéronautique et spatiale dans le Grand Sud-Ouest » 2022 et de sources auxiliaires.
L’estimation est produite à partir des fichiers détails trimestriels d’emploi (Insee, Urssaf, Dares) pour les établissements des entreprises appartenant à la filière au 31/12/2022 (dernière année d’enquête disponible), employant au moins un salarié dans la filière et toujours actifs au deuxième trimestre 2026. Ces établissements représentent 85 % des établissements du périmètre de la filière telle qu’appréhendée au 31/12/2022 et 97 % des salariés. Afin de suivre l’évolution du périmètre dans le temps, les établissements de plus de 10 salariés classés en « construction aéronautique et spatiale » (code NAF 30.30Z) ou « transports spatiaux » (51.22Z) sont intégrés à l’estimation.
Les évolutions dues aux cessations d’activité ou à d’éventuelles créations d’établissements ne sont donc que partiellement prises en compte. L’hypothèse est donc faite que les effectifs de l’ensemble de la filière ont évolué de la même manière que ceux des établissements observés.
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Nomenclature :
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Données complémentaires par département, Insee - Tableau de bord Conjoncture : Occitanie, septembre 2026.
(3) « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Informations Rapides no 223, septembre 2026.
(4) « Vigilance orange sur la croissance », Note de conjoncture de l’Insee, septembre 2026.
