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Insee Conjoncture Corse · Septembre 2026 · n° 61
Insee Conjoncture CorseLa fréquentation touristique de mai 2026 soutient l’activité économique régionale Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2026

Marie-Pierre Nicolaï, Déborah Caruso (Insee)

Entre avril et juin 2026, période d’avant-saison touristique, l’économie régionale présente un regain d’activité à rebours de la tendance nationale. Les services marchands en sont le principal moteur. L’emploi salarié se maintient, même si le taux de chômage continue d’augmenter au cours du trimestre. Le transport de voyageurs, maritime et aérien, bénéficie d’un niveau de fréquentation plus élevé que l’an passé, notamment en mai. D’ailleurs, le nombre de nuitées dans les hôtels et les AHCT progresse nettement.

Insee Conjoncture Corse
No 61
Paru le :Paru le24/09/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Marie-Pierre Nicolaï, Déborah Caruso (Insee)

L’activité économique régionale progresse, tout comme l’emploi salarié

Au deuxième trimestre 2026 en Corse, l’activité économique retrouve un nouveau souffle, portée par la hausse de fréquentation touristique. Le nombre d’heures rémunérées augmente de 0,3 % par rapport au même trimestre de 2025, à rebours de l’ensemble des régions. Au niveau national, le nombre d’heures rémunérées recule de 0,7 %. Parallèlement, l’emploi salarié régional se maintient (+0,1 %), dans un contexte de stabilité nationale (-0,1 %). Fin juin 2026, la région dénombre 129 300 emplois (figure 1).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Corse

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Corse ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 100,2 99,3 99,5 100,5
2ᵉ trim. 2020 101,9 94,3 88,4 99,5
3ᵉ trim. 2020 103,5 97,3 95,9 101,2
4ᵉ trim. 2020 104,7 99,2 100,1 101,7
1ᵉ trim. 2021 106,9 99,9 100,4 102,2
2ᵉ trim. 2021 107,4 100,5 100,6 102,3
3ᵉ trim. 2021 107,4 100,8 102,8 102,8
4ᵉ trim. 2021 107,6 102,8 105,1 103,5
1ᵉ trim. 2022 108,4 103,1 106,3 104,0
2ᵉ trim. 2022 108,2 104,1 106,5 104,2
3ᵉ trim. 2022 108,5 102,9 106,0 104,1
4ᵉ trim. 2022 108,5 103,0 107,3 104,2
1ᵉ trim. 2023 108,0 104,0 108,6 104,5
2ᵉ trim. 2023 108,0 103,9 107,9 105,3
3ᵉ trim. 2023 107,5 103,8 107,3 105,5
4ᵉ trim. 2023 106,3 105,4 107,0 106,0
1ᵉ trim. 2024 105,4 105,6 107,4 106,6
2ᵉ trim. 2024 104,1 105,4 107,0 107,1
3ᵉ trim. 2024 103,8 105,3 107,0 107,2
4ᵉ trim. 2024 101,4 105,7 107,5 107,2
1ᵉ trim. 2025 100,0 105,0 107,3 107,5
2ᵉ trim. 2025 97,5 103,9 107,4 108,1
3ᵉ trim. 2025 97,0 103,8 107,6 107,9
4ᵉ trim. 2025 96,3 103,6 107,4 108,5
1ᵉ trim. 2026 95,3 104,0 107,8 108,8
2ᵉ trim. 2026 95,0 103,7 108,4 108,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Corse

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Dans les services marchands, l’activité progresse de 0,8 % et les effectifs salariés s’étoffent de 0,6 %. C’est particulièrement le cas dans l’hébergement-restauration où le nombre d’heures rémunérées augmente de 3,0 % par rapport au même trimestre 2025. Le dynamisme de l’activité profite à l’emploi salarié, en hausse de 1,2 % sur le trimestre.

A contrario, l’activité diminue de 0,6 % dans les transports et entreposage par rapport à l’an passé. Néammoins, l’emploi du secteur progresse de 1,1 % sur le trimestre. Dans le commerce et réparation automobile, les effectifs demeurent stables.

Dans la construction, l’activité continue son repli, avec 2,7 % d’heures rémunérées en moins par rapport au deuxième trimestre 2025. S’il se poursuit, le recul du secteur devient moins marqué. Ainsi, la baisse trimestrielle des effectifs salariés s’établit à 0,3 %.

À l’image de l’activité dans l’industrie (-0,5 % par rapport au même trimestre 2025), l’emploi du secteur industriel ne traduit, en revanche, aucune dynamique saisonnière. L’emploi décroît de 0,3 % non seulement en raison de la baisse des effectifs dans la production de denrées alimentaires-boissons et tabac (-0,5 % par rapport au premier trimestre), mais aussi d’une diminution des effectifs dans la production d’énergie, eau et gestion des déchets.

Malgré le dynamisme de l’activité économique, le taux de chômage régional augmente légèrement. Au deuxième trimestre 2026, en Corse, le taux de chômage localisé s’établit à 6,9 % de la population active, soit 0,1 point de plus qu’au trimestre précédent. Sur un an, le chômage régional progresse d’un demi point, mais reste bien inférieur au taux national (8,3 %).

En Corse, la fréquentation touristique est en forte hausse en mai

Avec 2,3 millions de passagers entre avril et juin 2026, le transport de voyageurs dépasse de 0,1 % celui du deuxième trimestre 2025, affichant un nouveau record quinquennal. L’étalement de la saison semble démontrer que la destination insulaire n’échappe pas aux arbitrages budgétaires des voyageurs optant pour des tarifs moins élevés en avant-saison, et des températures plus clémentes.

La hausse de fréquentation de mai (+8,5 %) soutient à elle seule la progression du trafic d’avant-saison. Le trafic bondit dans le maritime (+14,1 %), et progresse dans l’aérien (+4,4 %). Cependant, la fréquentation fluctue d’un mois à l’autre. Contrairement à l’année précédente, les vacances de printemps ne stimulent pas l’arrivée de voyageurs en avril. Le nombre de passagers diminue de 4,8 % par rapport à avril 2025. De plus, par rapport au même mois de 2025, le transport de passagers se contracte à nouveau de 3,3 % en juin 2026 (figure 2).

Figure 2 – Évolution de la fréquentation dans le transport de voyageurs entre 2025 et 2026

(en %)
Évolution de la fréquentation dans le transport de voyageurs entre 2025 et 2026 ((en %))
Période Aérien Maritime Ensemble
Janvier -2,8 5,4 0,1
Février -1,8 0,5 -1,0
Mars 0,5 2,8 1,4
Avril -7,1 -0,9 -4,6
Mai 4,6 14,1 8,6
Juin -1,0 -5,6 -3,2
  • Champ : Ensemble des voyageurs maritimes et aériens.
  • Source : DREAL, ORTC transport de voyageurs.

Figure 2 – Évolution de la fréquentation dans le transport de voyageurs entre 2025 et 2026

  • Champ : Ensemble des voyageurs maritimes et aériens.
  • Source : DREAL, ORTC transport de voyageurs.

Au deuxième trimestre 2026, le transport maritime progresse de 1,5 %, mais le transport aérien se replie de 1,0 % par rapport à 2025. Les incertitudes et annulations de vols de compagnies low-cost, en lien avec la hausse subite des coûts de carburant au printemps, ont probablement incité les voyageurs à opter pour le transport maritime.

Par rapport au deuxième trimestre 2025, la fréquentation progresse de 3,1 % dans les hôtels. Dans ces établissements, la clientèle en provenance de l’étranger, fidèle à la destination insulaire, croît de 9,4 %. L’activité hôtelière bénéficie aussi du regain d’intérêt des touristes français, plus nombreux qu’en 2025 (+0,4 %) (figure 3). À l’image du transport de voyageurs, le nombre de nuitées hôtelières diminue de 1,4 % au cours du mois d’avril 2026. La situation s’inverse en mai et même en juin où la hausse de fréquentation dépasse les 4,0 %.

Figure 3 – Nombre de nuitées passées dans les hôtels en 2025 et 2026

(en milliers)
Nombre de nuitées passées dans les hôtels en 2025 et 2026 ((en milliers))
Mois 2025 2026
janvier 32,1 30,1
février 39,7 36,9
mars 56,6 56,2
avril 185,8 183,3
mai 384,3 400,5
juin 489,0 508,1
  • Notes : Données mensuelles brutes.
  • Sources : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.

Figure 3 – Nombre de nuitées passées dans les hôtels en 2025 et 2026

  • Notes : Données mensuelles brutes.
  • Sources : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.

Dans les AHCT, le nombre de nuitées progresse autant que dans les hôtels (+3,2 %) au cours de la période. Stimulée à la fois par la clientèle française et étrangère (respectivement +2,3 % et +6,0 %), la hausse de fréquentation amorcée en avril s’amplifie en mai (+11,5 %), avant de se replier légèrement en juin (-0,9 %).

Encadré - Contexte national et international

Au printemps, l’activité n’a pas faibli au niveau mondial et a progressé solidement dans les quatre principales économies de la zone euro (+0,3 % prises ensemble). L’économie française, quant à elle, décroche. Après avoir reculé à l’hiver (-0,2 %), l’activité a stagné au printemps (+0,0 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence : le retournement de l’activité dans les travaux publics, dû aux élections municipales du printemps, la conséquence plus élevée des vagues de chaleur, notamment dans l’agriculture, qui coûteraient 0,1 point de croissance sur l’année, un marché du travail plus dégradé, avec un chômage en hausse et des salaires peu dynamiques, et enfin une impulsion budgétaire moins favorable que dans les principales autres économies européennes.

En prévision, la France renouerait avec une croissance timide d’ici la fin de l’année (+0,1 % à l’été, puis +0,2 % en fin d‘année) : sur l’année, la croissance serait trois fois plus faible qu’ailleurs en Europe (+0,4 % en 2026).

Tirée par les prix de l’énergie, dans un contexte de tensions au Proche-Orient et de bombardement des raffineries russes, l’inflation a bondi cet été partout dans le monde (+3,3 % dans la zone euro en août), y compris en France (2,4 %). L’inflation augmenterait au second trimestre et atteindrait 2,9 % en fin d’année, la hausse des prix de l’énergie contaminant les prix des autres produits, en particulier les produits manufacturés, et de certains services, notamment de transport.

Du côté du marché du travail, la dégradation se poursuivrait : l’alternance continuerait de se retourner avec la réduction des soutiens publics, le reste de l’emploi salarié privé serait quasi stable et l’emploi non salarié continuerait de croître vigoureusement. La petite augmentation de l’emploi total qui en résulte ne suffirait pas à absorber la hausse tendancielle de la population active et le chômage grimperait ainsi à 8,6 % en fin d’année.

Publication rédigée par :Marie-Pierre Nicolaï, Déborah Caruso (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Nomenclature :

Publication rédigée par :Marie-Pierre Nicolaï, Déborah Caruso (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Inscrits à France Travail :

Les inscrits à France Travail regroupent l’ensemble des personnes inscrites sur les listes de France Travail. Ils sont regroupés en différentes catégories selon leur situation vis-à-vis de l’obligation de recherche d’emploi et de l’exercice ou non d’une activité. Historiquement, ils sont classés en cinq catégories. Depuis janvier 2025, deux nouvelles catégories ont été créées.

Création d'entreprise / Réactivation d'entreprise :

Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.

Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.

La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.

Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :

  • l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
  • le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
  • la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.

On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.

Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.

La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.

Remarque :

Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.


Défaillance d'entreprise :

Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.

Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.

Remarque :

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.

Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Logement commencé :

Un logement est considéré comme commencé (ou mis en chantier) après réception de la déclaration d’ouverture de chantier (DOC) envoyée par le pétitionnaire (ou maître d’ouvrage).

Un chantier est considéré ouvert lorsque les fouilles en rigole ou les fondations sont entreprises pour une partie ou la totalité des constructions autorisées.

Remarque :

Une « fouille en rigole » est un creusement du sol pour permettre la construction à l'emplacement des « semelles » (ces dernières sont les parties basses).

Revenu de solidarité active / RSA :

Le revenu de solidarité active est une allocation qui complète les ressources initiales du foyer pour qu'elles atteignent le niveau d'un revenu garanti.

Le montant du revenu garanti varie en fonction de la composition du foyer et du nombre d'enfant(s) à charge.

Remarque :

Le revenu de Solidarité active (RSA) se substitue au revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'allocation parent isolé (API).

Le RSA est en vigueur depuis 2009 en métropole, depuis 2011 dans les départements et collectivités d’outre-mer (à l’exception de la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna où il n’est pas applicable) et depuis 2012 à Mayotte (selon des modalités spécifiques).

Prime d'activité :

La prime d’activité est un complément de revenus d’activité s’adressant aux travailleurs percevant des revenus modestes. Elle remplace depuis 2016 le revenu de solidarité active (RSA-activité) et la prime pour l’emploi (PPE).


Sa réglementation s’inscrit dans la continuité de celle du RSA-activité, mais présente cependant quelques spécificités, notamment pour les temps partiels (bonus modulable individuel).

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus

(1) Tableau de bord de la conjoncture corse.

(2) Insee, « Vigilance orange sur la croissance », Note de conjoncture, septembre 2026.

(3) Insee, « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Informations Rapides no 223, septembre 2026.