Insee Conjoncture Nouvelle-Aquitaine ·
Septembre 2026 · n° 54
L’économie néo-aquitaine marquée par une diminution de l’activité et des emplois salariés Note de conjoncture régionale - 2e trimestre 2026
Alors que l’économie mondiale résiste, l’activité économique française a du mal à suivre la progression des autres principales économies de la zone euro. Dans ce contexte national, l’économie néo-aquitaine présente de nouveau des signes de faiblesse au cours de ce deuxième trimestre 2026. En effet, en dépit d’un entrepreneuriat qui reste dynamique, l’activité des entreprises est en repli dans tous les grands secteurs par rapport à 2025. Parallèlement, la région compte 4 400 salariés de moins qu’au premier trimestre. La diminution des emplois salariés dans la construction et l’intérim perdure et les effectifs se réduisent nettement dans l’agriculture. En revanche, dans l’industrie et le tertiaire hors intérim, ils se stabilisent. Le taux de chômage poursuit son augmentation (+0,2 point sur un trimestre) et s’établit au même niveau que fin 2019, soit 7,5 % de la population active régionale.
Activité économique nationale atone
Au printemps, l’activité n’a pas faibli au niveau mondial et a progressé solidement dans les quatre principales économies de la zone euro (+0,3 % prises ensemble). Toutefois l’économie française décroche de ses voisins. Après avoir reculé à l’hiver (-0,2 %), l’activité a stagné au printemps (+0,0 %). Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence : le retournement de l’activité dans les travaux publics, dû aux élections municipales du printemps, la conséquence plus élevée des vagues de chaleur, notamment dans l’agriculture, un marché du travail plus dégradé, avec un chômage en hausse et des salaires peu dynamiques, et enfin une impulsion budgétaire moins favorable que dans les principales autres économies européennes.
En Nouvelle-Aquitaine aussi, le regain d’activité économique se fait attendre
La contraction de l’activité économique néo-aquitaine dure depuis début 2025. L’activité, mesurée au travers des heures rémunérées par les entreprises de la région, diminue encore au 2e trimestre 2026 par rapport à la même période 2025. Dans la région, ce recul est le plus fort (-1,1 %) de la période post-covid et supérieur à celui de la France métropolitaine (-0,7 %). Cette évolution négative place de nouveau la Nouvelle-Aquitaine en avant-dernière position du classement des régions métropolitaines, juste devant Grand-Est.
La contraction de l’activité par rapport au 2e trimestre 2025 concerne tous les secteurs économiques. Elle est plus marquée dans la construction (-2,5 %) en dépit de quelques signaux d’amélioration, comme l’augmentation du nombre de logements commencés. Dans le secteur tertiaire, dont l’activité se replie globalement de 1,0 %, les plus gros contributeurs à cette baisse sont le commerce en repli de 1,3 % par rapport au deuxième trimestre 2025 et les autres services personnels (-4,0 %), suivis des services aux entreprises (-0,9 %) et des services non marchands (-0,5 %). Au sein de l’industrie, le recul de 0,7 % est en majeure partie imputable à la fabrication des autres produits industriels, notamment de l’habillement (-23,6 %). Toutefois, la contraction de l’activité industrielle est limitée grâce à la bonne tenue des secteurs de la fabrication des matériels de transport autres qu’automobiles (+3,7 %), de l’énergie (+1,9 %) et de l’eau (+9,1 %).
La diminution de l’activité dans tous les secteurs freine le recours à l’intérim qui, en conséquence, subit aussi un repli des heures rémunérées (-1,9 %), toutefois moins important qu’aux deux derniers trimestres.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, notamment dans les comparaisons en glissement annuel. En effet, les congés des salariés y sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs, et ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés (congés de fin d’année, ponts, périodes estivales, etc.), un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre. Cela peut entraîner des variations marquées des heures rémunérées, sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
Légère diminution de l’emploi salarié
Parallèlement, l’emploi salarié régional ne cesse de diminuer depuis fin 2024. Il recule légèrement de 0,2 % au 2e trimestre 2026 (-0,1 % en France hors Mayotte). Ainsi, la région compte près de 4 400 salariés de moins qu’au trimestre précédent. Cette situation est entièrement imputable au secteur privé. Les effectifs se stabilisent ou se réduisent dans tous les secteurs économiques (figure 1). L’agriculture est le plus touché par une diminution. Comme dans d’autres régions viticoles, les emplois salariés agricoles sont en net repli en Nouvelle-Aquitaine (-5,5 % sur un trimestre contre -2,6 % au niveau national) en lien probablement avec la nouvelle campagne d’arrachage de vignes succédant à celle de 2025. L’emploi salarié dans l’intérim et dans la construction, en recul continu depuis début 2023, diminue encore ce trimestre, respectivement de 1,4 % et 0,5 %. En revanche, dans la région comme au niveau national, il reste stable dans l’industrie grâce au renforcement récurrent des effectifs dans la fabrication de matériels de transport. C’est aussi le cas dans le tertiaire hors intérim où, côté privé, l’emploi des activités financières et d’assurance reste dynamique et où, côté public, la branche santé humaine recrute.
tableauFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Nouvelle-Aquitaine
| Période | Construction | Industrie | Tertiaire marchand hors intérim | Tertiaire non marchand |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 100,0 | 100,0 | 98,9 | 99,8 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 101,1 | 99,4 | 97,4 | 99,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 102,4 | 99,5 | 99,9 | 100,7 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 103,7 | 99,1 | 100,1 | 101,0 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 105,5 | 99,7 | 101,2 | 101,7 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 106,5 | 100,0 | 102,8 | 102,1 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 107,5 | 100,5 | 104,5 | 102,4 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 107,9 | 100,7 | 105,3 | 102,2 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 108,5 | 101,1 | 106,2 | 102,6 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 108,4 | 101,2 | 106,4 | 102,7 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,9 | 101,5 | 106,5 | 102,5 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 109,0 | 101,6 | 107,3 | 102,8 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 108,8 | 101,9 | 107,6 | 103,0 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 108,7 | 102,2 | 107,8 | 103,1 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 108,2 | 102,5 | 107,9 | 103,1 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 107,6 | 102,8 | 108,1 | 104,0 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 107,0 | 103,1 | 108,3 | 104,1 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 106,3 | 103,2 | 107,8 | 104,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 105,9 | 103,4 | 107,9 | 104,5 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 105,2 | 103,5 | 107,8 | 104,5 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 104,5 | 103,4 | 107,7 | 104,6 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 103,9 | 103,0 | 107,9 | 104,7 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 103,4 | 102,8 | 107,5 | 104,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 103,0 | 102,8 | 107,4 | 104,3 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 102,4 | 102,9 | 107,4 | 104,5 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 101,9 | 102,8 | 107,3 | 104,6 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution de l'emploi salarié par secteur - Nouvelle-Aquitaine

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total hors intérim.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
Nouvelle hausse du taux de chômage
Le taux de chômage reste sur sa tendance à la hausse, entamée début 2025, avec +0,2 point au 2e trimestre 2026. Ainsi, il s’établit à 7,5 % de la population active néo-aquitaine, au même niveau que fin 2019 (figure 2). La tendance nationale étant la même, il reste inférieur à celui de la France métropolitaine (8,1 %).
Aucun département de la région n’échappe à l'augmentation, avec des taux allant de 6,3 % en Corrèze et dans les Deux-Sèvres à 8,4 % en Charente.
tableauFigure 2 – Taux de chômage
| Période | Nouvelle-Aquitaine | France hors Mayotte |
|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 7,5 | 8,2 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 7,2 | 7,9 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 6,8 | 7,1 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 8,2 | 9,0 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 7,3 | 8,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 7,4 | 8,2 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 7,2 | 7,9 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 7,1 | 7,9 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 6,6 | 7,4 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 6,5 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 6,6 | 7,4 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 6,5 | 7,2 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 6,3 | 7,2 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 6,2 | 7,1 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 6,3 | 7,2 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 6,5 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 6,7 | 7,6 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 6,7 | 7,5 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 6,5 | 7,3 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 6,6 | 7,4 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 6,5 | 7,3 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 6,7 | 7,4 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 6,8 | 7,5 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 7,0 | 7,7 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 7,2 | 7,9 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 7,3 | 8,1 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 7,5 | 8,3 |
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
graphiqueFigure 2 – Taux de chômage

- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
- Source : Insee, taux de chômage localisés.
L’entrepreneuriat toujours dynamique
En Nouvelle-Aquitaine, l’entrepreneuriat reste attractif avec une progression des entreprises nouvellement créées (+2,3 %) deux fois plus forte qu’au premier trimestre. Dans la région comme au niveau national, la hausse est à mettre à l’actif des micro-entrepreneurs (respectivement +3,9 % et +2,4 %), les nouvelles entreprises « classiques » étant en repli (respectivement -1,4 % et -2,2 %) (figure 3).
En Nouvelle-Aquitaine, seuls les secteurs de la construction et des services comptabilisent davantage de créations d’entreprises qu’au trimestre précédent, qu’elles soient « classiques » ou sous le régime de micro-entrepreneurs.
Parallèlement, les défaillances d’entreprises sont, comme en France, moins nombreuses qu’au premier trimestre.
tableauFigure 3 – Créations d'entreprises
| Période | Nouvelle-Aquitaine hors micro-entrepreneurs | France hors micro-entrepreneurs | Nouvelle-Aquitaine y compris micro-entrepreneurs | France y compris micro-entrepreneurs |
|---|---|---|---|---|
| 4ᵉ trim. 2019 | 100,0 | 100,0 | 100,0 | 100,0 |
| 1ᵉ trim. 2020 | 93,0 | 91,4 | 90,4 | 90,6 |
| 2ᵉ trim. 2020 | 75,9 | 75,2 | 75,3 | 78,6 |
| 3ᵉ trim. 2020 | 115,8 | 111,8 | 113,8 | 117,8 |
| 4ᵉ trim. 2020 | 115,9 | 111,5 | 119,1 | 117,1 |
| 1ᵉ trim. 2021 | 115,1 | 112,9 | 119,6 | 119,8 |
| 2ᵉ trim. 2021 | 117,6 | 120,2 | 120,2 | 121,7 |
| 3ᵉ trim. 2021 | 106,3 | 110,2 | 115,1 | 111,2 |
| 4ᵉ trim. 2021 | 106,3 | 111,0 | 113,9 | 114,3 |
| 1ᵉ trim. 2022 | 109,0 | 114,4 | 117,6 | 118,8 |
| 2ᵉ trim. 2022 | 104,9 | 111,9 | 117,7 | 113,3 |
| 3ᵉ trim. 2022 | 108,3 | 114,7 | 115,2 | 117,7 |
| 4ᵉ trim. 2022 | 108,6 | 114,9 | 118,1 | 121,0 |
| 1ᵉ trim. 2023 | 97,3 | 101,4 | 110,2 | 111,2 |
| 2ᵉ trim. 2023 | 98,4 | 102,7 | 113,0 | 113,1 |
| 3ᵉ trim. 2023 | 100,3 | 107,8 | 118,1 | 121,3 |
| 4ᵉ trim. 2023 | 103,4 | 112,8 | 120,7 | 124,0 |
| 1ᵉ trim. 2024 | 102,4 | 112,0 | 122,3 | 125,6 |
| 2ᵉ trim. 2024 | 100,9 | 110,0 | 120,6 | 126,2 |
| 3ᵉ trim. 2024 | 99,6 | 105,5 | 121,9 | 121,0 |
| 4ᵉ trim. 2024 | 99,3 | 108,8 | 123,5 | 124,0 |
| 1ᵉ trim. 2025 | 97,7 | 108,4 | 120,6 | 123,5 |
| 2ᵉ trim. 2025 | 102,1 | 112,8 | 128,1 | 129,4 |
| 3ᵉ trim. 2025 | 101,2 | 114,6 | 127,9 | 135,0 |
| 4ᵉ trim. 2025 | 104,2 | 115,9 | 131,4 | 135,0 |
| 1ᵉ trim. 2026 | 102,6 | 117,0 | 133,2 | 140,7 |
| 2ᵉ trim. 2026 | 101,3 | 114,5 | 136,1 | 141,8 |
- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
graphiqueFigure 3 – Créations d'entreprises

- Note : Données CVS-CJO.
- Champ : Ensemble des activités marchandes hors agriculture.
- Source : Insee, SIDE.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Créations d’entreprises :
- Note méthodologique sur les créations d’entreprises (pdf, 116 Ko) ;
- Refonte du dispositif de calcul des créations d’entreprises (pdf, 130 Ko) ;
- Correction de la répartition des créations d'entreprises individuelles (2021) (pdf, 58 Ko).
Nomenclature :
Sources
- Ouvrir dans un nouvel ongletDéclaration Sociale Nominative (DSN) ;
- Estimations d’emploi ;
- Taux de chômage localisés ;
- Ouvrir dans un nouvel ongletStatistiques sur les demandeurs d’emploi inscrits et les offres collectées par France Travail ;
- SIDE (Système d'information sur la démographie d'entreprises) ;
- Créations d'entreprises ;
- Défaillances d'entreprises ;
- Enquête mensuelle de fréquentation dans les hébergements collectifs de tourisme.
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).
Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.
Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.
Il est composé du :
- tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
- tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).
Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).
Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).
On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...
Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.
Une création d'entreprise correspond à la mise en œuvre d'une nouvelle combinaison de facteurs de production avec pour restriction qu'aucune autre entreprise ne soit impliquée dans cet évènement.
Les créations d’entreprises sont en fait des créations d’unités légales. On parle néanmoins de créations d’entreprises en raison de la spécificité de la situation au moment de la création. En effet, au moment de son immatriculation, il n’est pas possible de déterminer si une unité légale est indépendante ou appartient à un groupe. Par défaut, au moment de la création, toute entité est donc indépendante et considérée comme une entreprise.
La statistique mensuelle des créations d'entreprises est constituée à partir du dispositif SIDE (Système d’information sur la démographie d’entreprises). Ce dispositif est alimenté à partir de données du répertoire Sirene, enrichies d’éléments provenant du répertoire statistique Sirus.
Les créations d'entreprises correspondent aux unités légales du répertoire Sirene qui enregistrent un début d'activité relevant de l'un des cas suivants :
- l'immatriculation d'une nouvelle unité légale avec création d'une nouvelle combinaison de facteurs de production ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de plus d'un an (il n'y a pas de nouvelle immatriculation mais reprise de l'ancien numéro Siren, en général pour un entrepreneur individuel) ;
- le cas où l'entrepreneur redémarre une activité après une interruption de moins d'un an, mais avec changement d'activité ;
- la reprise par une unité légale nouvellement immatriculée de tout ou partie des activités et facteurs de production d'une autre unité légale, lorsqu'il n'y a pas de continuité économique entre la situation du cédant et celle du repreneur.
On considère qu'il n'y a pas continuité économique de l'unité légale si, parmi les trois éléments suivants concernant son siège, au moins deux sont modifiés lors de la reprise : l'unité légale contrôlant l'établissement siège, l'activité économique et la localisation.
Depuis les données relatives à janvier 2009, à la suite de la mise en place du régime de l'auto-entrepreneur (renommé micro-entrepreneur, à compter du 19 décembre 2014), les statistiques de créations d'entreprises incluent les demandes de créations enregistrées dans Sirene au titre de ce régime. Ce dénombrement n'inclut pas les entrepreneurs déjà en activité avant le 1er janvier 2009 et qui avaient demandé, à titre dérogatoire au plus tard le 31 mars 2009, à bénéficier du régime micro-social et du versement fiscal libératoire en 2009.
La statistique de créations d'entreprises couvre l'ensemble des activités marchandes hors agriculture.
Depuis le 1er janvier 2007, la notion de création d'entreprise s'appuie sur un concept harmonisé au niveau européen pour faciliter les comparaisons.
Une unité légale est en situation de défaillance ou de dépôt de bilan à partir du moment où une procédure de redressement judiciaire est ouverte à son encontre.
Cette procédure intervient lorsqu'une unité légale est en état de cessation de paiement, c'est-à-dire qu'elle n'est plus en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible.
Il ne faut pas confondre la notion de défaillance et la notion de cessation. La notion de cessation correspond à l'arrêt total de l'activité économique d'une entreprise. Toutes les défaillances ne donnent pas des cessations. Par exemple, un jugement d'ouverture de procédure de défaillance (dépôt de bilan d'une entreprise inscrite dans le cadre d'une procédure judiciaire) ne se résout pas forcement par une liquidation.
Toutes les cessations n'ont pas donné lieu à une défaillance. Par exemple, un entrepreneur individuel peut cesser son activité suite à un départ en retraite.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.
Pour en savoir plus
(1) Insee, « Au deuxième trimestre 2026, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans la moitié des régions », Informations Rapides no 223, septembre 2026.
