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Insee Flash Ile-de-France · Août 2026 · n° 112
Insee Flash Ile-de-FranceÀ l'horizon 2050, le vieillissement démographique ferait chuter la population active francilienne

Akmal Ayari, Élisabeth Prévost (Insee)

Entre 2022 et 2050, si les tendances démographiques et d’activité récentes se prolongeaient, la population active en Île-de-France connaîtrait une évolution contrastée, marquée par un ralentissement de sa croissance après des décennies d’expansion soutenue. Le nombre d’actifs, qu’ils soient en emploi ou au chômage, atteindrait un pic en 2039, avant de reculer pour revenir en 2050 à un niveau un peu inférieur à celui de 2022. Le vieillissement démographique pèserait sur cette évolution, bien que ses effets seraient partiellement compensés par une hausse des taux d'activité liée aux précédentes réformes des retraites. À Paris, la forte décroissance de la population active se poursuivrait tandis que, dans les autres départements, l’évolution en deux périodes, de croissance puis de décroissance, serait similaire à celle de l’ensemble de la région.

Insee Flash Ile-de-France
No 112
Paru le :Paru le25/08/2026

Une croissance fébrile de la population active

En 2022, 6,36 millions de Franciliens âgés de 14 ans ou plus sont présents sur le marché du travail, qu’ils soient en emploi ou à la recherche d’un emploi. Entre 2008 et 2022, l’Île-de-France a connu une hausse marquée de sa . Celle-ci compte en effet près de 370 000 actifs supplémentaires par rapport à 2008 (+26 400 en moyenne par an, soit +0,44 %). Cette progression, similaire au niveau national (+0,48 %), s’explique par le dynamisme de la démographie francilienne dans un contexte de légère baisse du moyen entre 2008 et 2018, bien qu’il soit en hausse pour les 55 ans ou plus, consécutivement à la réforme des retraites de 2010.

Cette trajectoire ascendante de la population active pourrait s’infléchir dans les décennies à venir. En effet, en s’appuyant sur le scénario tendanciel central de projection de population de la région tout en prenant en compte la baisse récente de la fécondité (sources) et en supposant que les tendances récentes liées à la participation de la population au marché du travail se poursuivent, le nombre d’actifs franciliens continuerait d’augmenter jusqu’à atteindre un maximum de 6,50 millions en 2039, gagnant ainsi 7 700 actifs en moyenne par an (+0,12 %). Le nombre d’actifs diminuerait ensuite pour s’établir à 6,34 millions en 2050, un niveau légèrement inférieur à celui de 2022 (figure 1).

D’autres scénarios de projections peuvent toutefois être envisagés, en fonction de l’évolution des comportements d’activité.

Une première variante du scénario tendanciel (« variante A ») repose sur une progression du taux d’activité des 60-64 ans au niveau de celui des 55-59 ans, le taux des autres tranches d’âge étant inchangé. Ce scénario, qui permet d’appréhender quantitativement ce qui pourrait être un réservoir de main-d’œuvre parmi les seniors, fait apparaître un supplément de 33 000 actifs en 2039 (6,53 millions) et de 51 000 en 2050 (6,39 millions) par rapport au scénario tendanciel.

Une deuxième variante (« variante B »), à l’inverse, repose sur des taux d’activité constants et figés à leur niveau de 2018. Dans ce scénario, le nombre d’actifs baisserait continuellement dès 2022 et chuterait de manière drastique à partir de 2040. Il atteindrait 6,14 millions en 2050, soit une baisse de 197 000 actifs par rapport au scénario tendanciel. Ces résultats traduisent l’effet propre du vieillissement de la population s’il n’est pas compensé par des changements de comportements d’activité.

Dans la suite de l’étude, seul le scénario tendanciel est analysé.

Figure 1Projections d’actifs à horizon 2050 selon différents scenarios en Île-de-France

(en nombre d’actifs)
Projections d’actifs à horizon 2050 selon différents scenarios en Île-de-France ((en nombre d’actifs)) - Lecture : En 2050 la population active francilienne serait de 6,39 millions d’habitants selon le scenario de la remontée des taux d’activité des 60-64 ans.
Année Hypothèse tendancielle Variante A : Remontée des taux d'activité des 60-64 ans Variante B : Taux d'activité constants 2018
2008 5 995 300 // //
2009 6 037 400 // //
2010 6 072 800 // //
2011 6 112 300 // //
2012 6 134 100 // //
2013 6 155 300 // //
2014 6 174 600 // //
2015 6 191 900 // //
2016 6 194 300 // //
2017 6 214 400 // //
2018 6 232 000 // //
2019 6 261 100 // //
2020 6 271 200 // //
2021 6 303 000 // //
2022 6 364 800 6 364 800 6 364 800
2023 6 370 500 6 371 200 6 357 800
2024 6 375 600 6 377 400 6 351 200
2025 6 378 900 6 382 200 6 343 900
2026 6 387 200 6 392 300 6 342 300
2027 6 396 700 6 404 100 6 341 600
2028 6 405 300 6 415 000 6 340 600
2029 6 414 500 6 426 600 6 340 700
2030 6 423 800 6 438 300 6 340 200
2031 6 438 400 6 455 300 6 342 600
2032 6 447 800 6 466 800 6 340 100
2033 6 455 900 6 477 200 6 337 300
2034 6 465 200 6 488 800 6 335 500
2035 6 475 700 6 501 700 6 335 200
2036 6 484 600 6 512 700 6 335 500
2037 6 490 000 6 519 800 6 333 200
2038 6 494 100 6 525 200 6 328 200
2039 6 495 100 6 527 800 6 322 800
2040 6 493 100 6 527 600 6 317 700
2041 6 486 900 6 523 800 6 307 200
2042 6 478 200 6 517 700 6 295 200
2043 6 466 200 6 507 800 6 281 100
2044 6 454 100 6 497 200 6 268 200
2045 6 442 200 6 486 800 6 252 200
2046 6 421 700 6 467 300 6 230 600
2047 6 400 600 6 447 500 6 207 800
2048 6 378 100 6 426 200 6 184 800
2049 6 358 100 6 408 000 6 162 400
2050 6 335 100 6 386 600 6 138 300
  • // : sans objet.
  • Lecture : En 2050 la population active francilienne serait de 6,39 millions d’habitants selon le scenario de la remontée des taux d’activité des 60-64 ans.
  • Champ : Personnes actives de 14 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population 2022 ; Omphale 2022 (ajustement recensement de la population 2022 et fécondité basse), projections de population active.

Figure 1Projections d’actifs à horizon 2050 selon différents scenarios en Île-de-France

  • Lecture : En 2050 la population active francilienne serait de 6,39 millions d’habitants selon le scenario de la remontée des taux d’activité des 60-64 ans.
  • Champ : Personnes actives de 14 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population 2022 ; Omphale 2022 (ajustement recensement de la population 2022 et fécondité basse), projections de population active.

La hausse des taux d'activité compenserait le ralentissement démographique

Globalement, entre 2022 et 2050, la population francilienne perdrait 30 000 actifs. Cela résulterait d’un jeu complexe entre les évolutions démographiques, les comportements d’activité et les mouvements migratoires. À l’échelle de la région, c’est l’ qui serait le plus prégnant. En effet, l’augmentation du taux d’activité générerait un gain annuel moyen de 0,14 % de population active, soit 241 000 actifs supplémentaires à l’horizon 2050. Cette hausse du taux d’activité résulterait des réformes de la retraite de 2010 et 2014 qui modifient le comportement d’activité des seniors. Dans le scénario de projection retenu, le taux d’activité des 55 ans ou plus serait multiplié par 1,1 entre 2022 et 2050, alors que celui des 15-24 ans se stabiliserait autour de son niveau de 2022, en prenant en compte jusqu’en 2022 la progression de l’apprentissage amorcée avant la réforme de 2018.

L’effet de la hausse du taux d’activité serait compensé par la perte de 303 000 actifs due à l’ (figure 2). Celui-ci est lié à l’évolution de la population et de sa structure par âge, et donc au vieillissement démographique. Le départ progressif des générations du baby-boom du marché du travail et les entrées moins nombreuses sur le marché du travail de jeunes actifs freineraient la croissance de la population active. Ce seul effet ferait baisser la population active de 0,17 % en moyenne par an. Enfin, les migrations résidentielles, avec davantage d’arrivées que de départs d’actifs, joueraient un rôle marginal, participant à faire augmenter la population active de 0,02 % en moyenne par an, soit 32 000 actifs supplémentaires à l’horizon 2050 ().

L’évolution projetée du nombre d’actifs diffère selon la tranche d’âge. La population active âgée de 55 ans ou plus augmenterait sensiblement (+237 000 entre 2022 et 2050, soit +0,70 % en moyenne par an), sous l’effet conjugué de la hausse du taux d’activité des seniors et du vieillissement de la population. À l’inverse, la population de 25 à 54 ans diminuerait de 228 000 personnes. Cette baisse s’expliquerait uniquement par l’effet démographique. Celle-ci serait cependant compensée par les arrivées de population active en quête d’emploi du fait de l’attractivité de la région.

Figure 2Évolution de la population active sur la période 2022-2050 par sexe et âge en Île-de-France

(en %)
Évolution de la population active sur la période 2022-2050 par sexe et âge en Île-de-France ((en %)) - Lecture : Entre 2022 et 2050, la population active d’Île-de-France baisserait en moyenne de 0,02 % par an.
Population Effet démographique Effet taux d’activité Effet migrations résidentielles Taux d’évolution annuelle moyen
Hommes -0,06 0,15 -0,08 0,01
Femmes -0,29 0,12 0,12 -0,04
De 14 à 24 ans -0,55 0,18 0,14 -0,23
De 25 à 54 ans -0,35 -0,01 0,19 -0,18
55 ans ou plus 0,80 0,74 -0,77 0,70
Ensemble -0,17 0,14 0,02 -0,02
  • Lecture : Entre 2022 et 2050, la population active d’Île-de-France baisserait en moyenne de 0,02 % par an.
  • Champ : Personnes actives de 14 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population 2022 ; Omphale 2022 (ajustement recensement de la population 2022 et fécondité basse), projections de population active.

Figure 2Évolution de la population active sur la période 2022-2050 par sexe et âge en Île-de-France

  • Lecture : Entre 2022 et 2050, la population active d’Île-de-France baisserait en moyenne de 0,02 % par an.
  • Champ : Personnes actives de 14 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population 2022 ; Omphale 2022 (ajustement recensement de la population 2022 et fécondité basse), projections de population active.

Paris, seul département francilien où la population active reculerait fortement

Paris se distinguerait des autres départements par une baisse forte et régulière de sa population active entre 2022 et 2050, dans le sillage de celle de l’ensemble de sa population. L’effet démographique y serait particulièrement défavorable, en raison d’une fécondité très faible et d’une population plus âgée (deux ans de plus en moyenne). La population active parisienne diminuerait ainsi de 8,1 % d’ici 2050 (figure 3), pour s’établir à 1,10 million.

Sur l’ensemble de la période, tous les autres départements franciliens connaîtraient une légère hausse ou une quasi-stagnation de leur population active, avec une phase de croissance jusqu’en 2039 environ puis une phase de décroissance.

Deux départements verraient une diminution minime de leur population active, l’Essonne et les Yvelines (respectivement -0,3 % et -0,2 % d’ici 2050). Les populations actives du Val-de-Marne (+1,1 % d’ici 2050) et des Hauts-de-Seine (+0,7 %) augmenteraient très légèrement grâce à un solde migratoire nettement positif, mais dont l’effet serait atténué par l’effet démographique.

La population active serait la plus dynamique dans le département du Val-d’Oise (+3,4 % d’ici 2050), devant la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis (+2,3 %). Le Val-d’Oise bénéficierait d’une fécondité relativement élevée, et donc de l’arrivée plus importante de jeunes sur le marché du travail. La Seine-Saint-Denis profiterait également d’une dynamique démographique favorable, grâce à une natalité élevée et une population jeune, même si cette hausse serait limitée par le départ d’actifs en dehors du département. En Seine-et-Marne, l’effet migratoire positif expliquerait une dynamique favorable par rapport à la tendance francilienne.

Figure 3Évolution de la population active à horizon 2050 en Île-de-France, par département

(base 100 en 2022)
Évolution de la population active à horizon 2050 en Île-de-France, par département ((base 100 en 2022)) - Lecture : Entre 2022 et 2050, les populations actives du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis augmenteraient respectivement de 3,4 % et 2,3 %, tandis que la population active parisienne reculerait de 8,1 %.
Année Île-de-France Paris Hauts-de-Seine Seine-Saint-Denis Val-de-Marne Seine-et-Marne Yvelines Essonne Val-d’Oise
2008 94,2 102,2 91,9 90,2 92,6 90,8 95,7 91,9 93,8
2009 94,9 103,5 92,6 90,9 93,4 91,5 95,8 91,9 94,2
2010 95,4 104,2 93,3 91,5 94,1 92,4 95,9 92,4 94,2
2011 96,0 104,7 94,0 92,0 94,6 93,3 96,4 93,3 94,9
2012 96,4 104,2 94,6 92,4 95,0 94,5 96,4 94,3 95,2
2013 96,7 103,7 94,7 93,4 95,6 95,1 96,6 95,2 95,5
2014 97,0 103,2 95,2 94,0 96,1 95,7 96,4 96,1 95,9
2015 97,3 102,7 95,4 95,1 96,5 96,1 96,6 96,5 96,4
2016 97,3 102,1 95,3 95,6 96,6 96,2 96,6 96,9 96,6
2017 97,6 102,2 95,7 96,6 97,2 96,1 96,7 97,3 96,9
2018 97,9 101,9 96,6 96,6 97,8 96,5 97,0 97,3 97,3
2019 98,4 101,6 97,0 97,4 98,6 97,2 97,5 97,8 98,3
2020 98,5 100,7 97,6 98,1 98,6 97,9 97,6 98,1 98,5
2021 99,0 100,3 98,6 99,0 99,4 98,5 98,3 98,8 98,6
2022 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
2023 100,1 99,4 100,1 100,3 100,3 100,4 100,2 100,1 100,3
2024 100,2 98,9 100,3 100,7 100,5 100,7 100,3 100,2 100,7
2025 100,2 98,4 100,3 101,0 100,7 101,0 100,4 100,2 101,0
2026 100,4 97,9 100,5 101,4 101,0 101,3 100,6 100,3 101,3
2027 100,5 97,5 100,6 101,8 101,2 101,7 100,8 100,5 101,7
2028 100,6 97,2 100,8 102,1 101,5 102,0 101,0 100,6 102,1
2029 100,8 96,9 101,0 102,5 101,7 102,3 101,2 100,8 102,4
2030 100,9 96,6 101,2 102,8 101,9 102,6 101,4 100,9 102,8
2031 101,2 96,5 101,4 103,2 102,2 102,9 101,6 101,1 103,2
2032 101,3 96,4 101,7 103,5 102,3 103,1 101,8 101,2 103,6
2033 101,4 96,2 101,8 103,8 102,5 103,3 101,9 101,4 103,8
2034 101,6 96,1 102,1 104,0 102,7 103,5 102,0 101,5 104,1
2035 101,7 96,1 102,3 104,3 102,9 103,8 102,2 101,7 104,4
2036 101,9 96,0 102,5 104,5 103,1 103,9 102,3 101,8 104,7
2037 102,0 95,9 102,7 104,6 103,2 104,0 102,4 101,9 104,9
2038 102,0 95,8 102,8 104,7 103,3 104,1 102,4 101,9 105,1
2039 102,0 95,6 102,9 104,8 103,3 104,2 102,4 102,0 105,2
2040 102,0 95,5 102,9 104,8 103,3 104,2 102,4 102,0 105,2
2041 101,9 95,2 102,9 104,7 103,2 104,1 102,3 101,9 105,2
2042 101,8 95,0 102,8 104,6 103,1 104,0 102,1 101,7 105,2
2043 101,6 94,7 102,7 104,4 103,0 103,9 101,9 101,6 105,0
2044 101,4 94,4 102,5 104,2 102,8 103,7 101,7 101,4 104,9
2045 101,2 94,0 102,4 104,0 102,7 103,6 101,5 101,3 104,8
2046 100,9 93,6 102,1 103,7 102,4 103,3 101,2 101,0 104,5
2047 100,6 93,2 101,8 103,3 102,1 103,1 100,8 100,7 104,2
2048 100,2 92,8 101,4 103,0 101,7 102,8 100,5 100,3 104,0
2049 99,9 92,3 101,1 102,6 101,5 102,5 100,2 100,0 103,7
2050 99,5 91,9 100,7 102,3 101,1 102,3 99,8 99,7 103,4
  • Lecture : Entre 2022 et 2050, les populations actives du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis augmenteraient respectivement de 3,4 % et 2,3 %, tandis que la population active parisienne reculerait de 8,1 %.
  • Champ : Personnes actives de 14 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population 2022 ; Omphale 2022 (ajustement recensement de la population 2022 et scénario fécondité basse), projections de population active.

Figure 3Évolution de la population active à horizon 2050 en Île-de-France, par département

  • Lecture : Entre 2022 et 2050, les populations actives du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis augmenteraient respectivement de 3,4 % et 2,3 %, tandis que la population active parisienne reculerait de 8,1 %.
  • Champ : Personnes actives de 14 ans ou plus.
  • Source : Insee, recensement de la population 2022 ; Omphale 2022 (ajustement recensement de la population 2022 et scénario fécondité basse), projections de population active.
Publication rédigée par :Akmal Ayari, Élisabeth Prévost (Insee)

Avertissement

Les projections de population retenues dans cette étude sont celles qui ont été définies dans l’étude sur les projections démographiques en Île-de-France à l’horizon 2070, publiée en novembre 2022 [Groupe de travail « Projections démographiques », CRIES d’Île-de-France, 2022 ; pour en savoir plus (3)].

Sources

Les projections de population active proviennent de l’Outil méthodologique de projection d’habitants, d’actifs, de logements et d’élèves (Omphale) de l’Insee et d’hypothèses d’évolution des taux d’activité. Il intègre des hypothèses de natalité, de mortalité et de migrations propres au territoire francilien, tel que retenues dans le scénario tendanciel avec hypothèse de fécondité basse du groupe de travail « Projections démographiques » du CRIES de 2022.

Définitions

Le concept d’activité retenu dans cette étude est celui du recensement de la population : un actif est une personne déclarant occuper un emploi (y compris les personnes en apprentissage et en stage rémunéré) ou rechercher un emploi. Sauf mention contraire, sont considérées comme actives les personnes de 14 ans ou plus. Ce champ, plus large que celui habituellement utilisé en démographie, tient compte de l’allongement de la vie active, dans le contexte de réformes des systèmes de retraite.

Le taux d’activité pour un âge donné est le rapport entre le nombre d’actifs de cet âge et la population totale de cet âge. Les taux d’activité sont projetés à l’horizon 2050 à partir des taux d’activité issus du recensement de la population 2018, en appliquant les évolutions tendancielles des taux d’activité nationaux de référence, issus de l’enquête Emploi.

L’effet du taux d’activité mesure la variation de la population active due aux seuls changements de comportement d’activité, tel un allongement de la vie active.

L’effet démographique se définit comme la variation de la population active liée au renouvellement naturel des générations, c’est-à-dire le vieillissement de la population initialement présente et résidant dans la zone, qui se traduit par l’évolution de la structure par âge des actifs.

L’effet des migrations résidentielles évalue l’impact des mouvements de population entre les territoires sur la population active : ceux qui viennent résider sur le territoire versus ceux qui partent résider ailleurs.

Pour en savoir plus

(1) Courthial M., Giraud C.-J., Privas C., « Plus d’actifs en 2050, mais la majorité des territoires en perdrait », Insee Analyses Auvergne-Rhône-Alpes no 194, mars 2025.

(2) Durand L., Léger M., Sztrakoniczky T., Vivas É., « D’ici 2050, la région pourrait compter 145 000 actifs de moins », Insee Analyses Bourgogne-Franche-Comté no 123, décembre 2024.

(3) Groupe de travail « Projections démographiques », Comité régional pour l’information économique et sociale d’Île-de-France, « Projections démographiques en Île-de-France à horizon 2070 : vieillissante, la région resterait la plus jeune de France métropolitaine », Insee Flash Île-de-France no 72, novembre 2022.

(4) Bauer D., Calvier C., Chometon É., Grolleau C., Louchart Ph. Pichard L., Wittman A.-L., « Deux fois plus de seniors dans la population active francilienne à l'horizon 2035 », Insee Analyses Île-de-France no 95, avril 2019.