Principaux résultats sur les revenus et la pauvreté des ménages en 2023 Dispositif Fichier localisé social et fiscal (Filosofi 2)

Chiffres détaillés
Insee Résultats
Paru le :Paru le05/05/2026
Insee Résultats- Mai 2026

Avertissement 

Le millésime 2023 de Filosofi est le dernier disponible. Compte tenu des changements méthodologiques introduits, les indicateurs 2023 issus du dispositif Filosofi 2 ne sont pas directement comparables avec les indicateurs issus de Filosofi (millésimes 2012 à 2021).

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Niveau de vie et pauvreté des territoires en 2023

Insee Résultats

Paru le :05/05/2026

Note d'accompagnement pour Filosofi 2023

En France métropolitaine et à La Réunion, la moitié de la population a un supérieur à 25 840 euros en 2023 et le s’élève à 16,2 % (voir encadré pour les écarts méthodologiques et de résultats entre les sources Filosofi et de l’enquête Revenus fiscaux et sociaux (ERFS)).

Dans quatre départements, le niveau de vie dépasse les 28 000 euros (figure 1a), à savoir les Hauts-de-Seine (33 790 euros), Paris (33 650 euros), la Haute-Savoie (32 180 euros) et les Yvelines (31 520 euros).

Figure 1a – Niveau de vie médian par département en 2023

en euros
Figure 1a – Niveau de vie médian par département en 2023 (en euros) - Lecture : En 2023, en Haute-Corse, la moitié de la population a un niveau de vie annuel inférieur à 24 200 euros.
Département Libellé Niveau de vie médian
01 Ain 27 990
02 Aisne 23 360
03 Allier 24 430
04 Alpes-de-Haute-Provence 24 240
05 Hautes-Alpes 25 060
06 Alpes-Maritimes 26 380
07 Ardèche 24 820
08 Ardennes 23 500
09 Ariège 23 360
10 Aube 24 130
11 Aude 23 060
12 Aveyron 24 780
13 Bouches-du-Rhône 25 610
14 Calvados 25 600
15 Cantal 24 820
16 Charente 24 850
17 Charente-Maritime 25 710
18 Cher 24 730
19 Corrèze 24 910
21 Côte-d'Or 26 560
22 Côtes-d'Armor 25 590
23 Creuse 23 210
24 Dordogne 24 150
25 Doubs 27 190
26 Drôme 25 210
27 Eure 25 520
28 Eure-et-Loir 25 980
29 Finistère 26 210
2A Corse-du-Sud 26 050
2B Haute-Corse 24 200
30 Gard 23 930
31 Haute-Garonne 27 040
32 Gers 24 770
33 Gironde 26 820
34 Hérault 24 280
35 Ille-et-Vilaine 26 670
36 Indre 24 020
37 Indre-et-Loire 25 930
38 Isère 27 290
39 Jura 26 090
40 Landes 25 650
41 Loir-et-Cher 25 240
42 Loire 24 800
43 Haute-Loire 25 140
44 Loire-Atlantique 27 150
45 Loiret 25 800
46 Lot 24 740
47 Lot-et-Garonne 23 730
48 Lozère 24 270
49 Maine-et-Loire 25 550
50 Manche 25 430
51 Marne 25 700
52 Haute-Marne 23 980
53 Mayenne 25 140
54 Meurthe-et-Moselle 25 910
55 Meuse 24 740
56 Morbihan 26 250
57 Moselle 26 030
58 Nièvre 24 010
59 Nord 23 810
60 Oise 25 970
61 Orne 24 110
62 Pas-de-Calais 23 260
63 Puy-de-Dôme 26 040
64 Pyrénées-Atlantiques 26 300
65 Hautes-Pyrénées 24 320
66 Pyrénées-Orientales 23 080
67 Bas-Rhin 26 890
68 Haut-Rhin 27 620
69 Rhône 27 500
70 Haute-Saône 24 750
71 Saône-et-Loire 24 970
72 Sarthe 24 990
73 Savoie 27 910
74 Haute-Savoie 32 180
75 Paris 33 650
76 Seine-Maritime 24 940
77 Seine-et-Marne 27 480
78 Yvelines 31 520
79 Deux-Sèvres 25 080
80 Somme 24 200
81 Tarn 24 420
82 Tarn-et-Garonne 24 350
83 Var 25 940
84 Vaucluse 23 840
85 Vendée 25 850
86 Vienne 24 940
87 Haute-Vienne 24 740
88 Vosges 24 320
89 Yonne 24 590
90 Territoire de Belfort 25 910
91 Essonne 27 940
92 Hauts-de-Seine 33 790
93 Seine-Saint-Denis 21 250
94 Val-de-Marne 27 250
95 Val-d'Oise 25 890
974 La Réunion 19 110
  • Lecture : En 2023, en Haute-Corse, la moitié de la population a un niveau de vie annuel inférieur à 24 200 euros.
  • Champ : France métropolitaine et La Réunion ; personnes appartenant à des ménages fiscaux vivant dans un logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2023.

Figure 1a – Niveau de vie médian par département en 2023

  • Lecture : En 2023, en Haute-Corse, la moitié de la population a un niveau de vie annuel inférieur à 24 200 euros.
  • Champ : France métropolitaine et La Réunion ; personnes appartenant à des ménages fiscaux vivant dans un logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2023.

Les autres départements d’Île-de-France, à l’exception de la Seine-Saint-Denis, affichent également un fort niveau de vie médian, supérieur à 26 000 euros par an, tout comme les départements frontaliers de la Suisse (l’Ain, la Savoie, le Doubs et le Jura) et de l’Allemagne (le Haut-Rhin, le Bas-Rhin et la Moselle). À l’inverse, les niveaux de vie médians sont les plus faibles en Seine-Saint-Denis et à La Réunion avec respectivement 19 110 euros et 21 250 euros. Les départements de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, de la Creuse, du Pas-de-Calais, de l’Aisne, de l’Ariège, des Ardennes, du Lot-et-Garonne, du Nord, du Vaucluse, du Gard et de la Haute-Marne suivent avec un niveau de vie médian compris entre 22 000 euros et 24 000 euros.

Dans les intercommunalités, les niveaux de vie médians sont également plus élevés pour les territoires frontaliers, mais aussi en périphérie des grandes métropoles régionales, notamment Lyon, Bordeaux ou Toulouse (figure 1b).

La Seine-Saint-Denis et La Réunion sont les deux départements les plus pauvres avec respectivement 29,5 % et 36,4 % d’individus vivant en dessous du seuil de pauvreté. La pauvreté est également plus marquée dans les Hauts-de-France avec des taux supérieurs à 17 %, sauf dans l’Oise (14,5 %) qui bénéficie en partie de l’influence de Paris. Sur le pourtour méditerranéen et en Corse, l’ensemble des départements a un taux de pauvreté supérieur au taux national. Il excède même 20 % pour tous ces territoires à l’exception du Var (16,8 %), des Alpes-Maritimes (17,7 %) et de la Corse-du-Sud (17,9 %).

Avec un habitant sur dix concerné par la pauvreté monétaire, la Vendée (9,2 %) et la Haute-Savoie (10,2 %) sont les deux départements avec les plus faibles taux de pauvreté. La situation est similaire sur la façade atlantique avec des taux de pauvreté inférieurs au taux national.

Au niveau intercommunal, les taux de pauvreté sont également plus importants au nord et au sud de la France hexagonale, et sur la diagonale des faibles densités (figure 2b).

Figure 2a – Taux de pauvreté par département en 2023

en %
Figure 2a – Taux de pauvreté par département en 2023 (en %) - Lecture : En 2023, en Haute-Corse, 21,8 % des personnes ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.
Département Libellé Taux de pauvreté au seuil de 60 %
01 Ain 12,2
02 Aisne 19,4
03 Allier 16,4
04 Alpes-de-Haute-Provence 18,6
05 Hautes-Alpes 14,3
06 Alpes-Maritimes 17,7
07 Ardèche 15,6
08 Ardennes 19,9
09 Ariège 20
10 Aube 18,1
11 Aude 21,2
12 Aveyron 14,5
13 Bouches-du-Rhône 20,3
14 Calvados 13,5
15 Cantal 13,7
16 Charente 15,4
17 Charente-Maritime 13,1
18 Cher 15,9
19 Corrèze 14,4
21 Côte-d'Or 13
22 Côtes-d'Armor 12,2
23 Creuse 19,5
24 Dordogne 17,1
25 Doubs 13,4
26 Drôme 16
27 Eure 13,8
28 Eure-et-Loir 13,3
29 Finistère 11,4
2A Corse-du-Sud 17,9
2B Haute-Corse 21,8
30 Gard 21
31 Haute-Garonne 15,9
32 Gers 15,6
33 Gironde 14,2
34 Hérault 21
35 Ille-et-Vilaine 11,7
36 Indre 15,8
37 Indre-et-Loire 14,1
38 Isère 13
39 Jura 12,3
40 Landes 12,1
41 Loir-et-Cher 14
42 Loire 16,8
43 Haute-Loire 12,4
44 Loire-Atlantique 11,5
45 Loiret 15
46 Lot 15,8
47 Lot-et-Garonne 18,5
48 Lozère 15,3
49 Maine-et-Loire 11,8
50 Manche 12
51 Marne 15,8
52 Haute-Marne 16
53 Mayenne 11,6
54 Meurthe-et-Moselle 16,1
55 Meuse 15
56 Morbihan 11,3
57 Moselle 16,6
58 Nièvre 17,3
59 Nord 20,7
60 Oise 14,5
61 Orne 16,3
62 Pas-de-Calais 19,1
63 Puy-de-Dôme 14,8
64 Pyrénées-Atlantiques 13,3
65 Hautes-Pyrénées 16,6
66 Pyrénées-Orientales 22,4
67 Bas-Rhin 15
68 Haut-Rhin 14,1
69 Rhône 16,3
70 Haute-Saône 13,8
71 Saône-et-Loire 14,1
72 Sarthe 14,1
73 Savoie 11,1
74 Haute-Savoie 10,2
75 Paris 16,8
76 Seine-Maritime 16,6
77 Seine-et-Marne 13,6
78 Yvelines 11,6
79 Deux-Sèvres 12,7
80 Somme 17,3
81 Tarn 16,4
82 Tarn-et-Garonne 17
83 Var 16,8
84 Vaucluse 21,4
85 Vendée 9,2
86 Vienne 15,5
87 Haute-Vienne 17,1
88 Vosges 15,8
89 Yonne 16
90 Territoire de Belfort 17,1
91 Essonne 15,4
92 Hauts-de-Seine 13,5
93 Seine-Saint-Denis 29,5
94 Val-de-Marne 18,4
95 Val-d'Oise 19,4
974 La Réunion 36,4
  • Note : Dans Filosofi, le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du niveau de vie médian de France métropolitaine.
  • Lecture : En 2023, en Haute-Corse, 21,8 % des personnes ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.
  • Champ : France métropolitaine et La Réunion ; personnes appartenant à des ménages fiscaux vivant dans un logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2023.

Figure 2a – Taux de pauvreté par département en 2023

  • Note : Dans Filosofi, le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du niveau de vie médian de France métropolitaine.
  • Lecture : En 2023, en Haute-Corse, 21,8 % des personnes ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.
  • Champ : France métropolitaine et La Réunion ; personnes appartenant à des ménages fiscaux vivant dans un logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2023.

Les communes situées hors de l’influence des villes affichent un taux de pauvreté moins important que les autres territoires, à 14,9 % (figure 3). Ces communes, majoritairement rurales, se révèlent néanmoins plus pauvres que les communes rurales situées dans les couronnes des aires d’attraction des villes (9,9 %), notamment celles de la couronne rurale de l’aire de Paris (7,3 %).

Au sein des , le taux de pauvreté varie peu selon la taille des territoires, oscillant entre 15,8 % et 17,1 %. Si l’aire de Paris est celle qui présente le taux de pauvreté le plus élevé, elle se distingue également par son niveau de vie médian qui est le plus haut, à 28 030 euros. (figure 4). Le niveau de vie tend ensuite à diminuer à mesure que la taille des aires diminue.

Les disparités sont toutefois bien plus marquées au sein même des aires, entre leur pôle et leurs couronnes. Pour les aires de plus de 50 000 habitants, les pôles concentrent une part plus importante de personnes pauvres. À l’exception de Paris, plus d’une personne sur cinq y est en situation de pauvreté, soit plus d’une fois et demie le taux observé dans les couronnes. Les niveaux de vie médians y sont également nettement inférieurs à ceux des couronnes. Cet écart atteint jusqu’à 3 000 euros pour les grandes aires hors Paris. Plus l’aire d’attraction est grande, plus l’écart entre sa couronne urbaine et sa couronne rurale est marqué. Pour les aires de plus de 200 000 habitants, les taux de pauvreté des couronnes urbaines dépassent ceux des couronnes rurales de 3 à 5 points. Cet écart se resserre à mesure que la taille des aires diminue, et ce rapprochement s’explique avant tout par une dégradation de la situation dans les couronnes rurales. Le taux de pauvreté de ces dernières présente un écart de 5 points entre l’aire de Paris (7,3 %) et les aires de moins de 50 000 habitants (12,2 %), tandis que dans les couronnes urbaines, les taux sont relativement proches.

Les aires de moins de 50 000 habitants se distinguent quant à elles par un profil plus équilibré. L’écart entre pôles et couronnes y est sensiblement moins marqué, tant pour le taux de pauvreté que pour le niveau de vie. Le taux de pauvreté du pôle (19 %) y est même inférieur à ceux des autres pôles (hors Paris), tandis que celui de la couronne rurale y est plus important avec 12,2 %.

Figure 3 – Taux de pauvreté selon la taille des Aires d’attraction des villes (AAV) et la densité des territoires

Figure 3 – Taux de pauvreté selon la taille des Aires d’attraction des villes (AAV) et la densité des territoires - Lecture : En 2023, dans les pôles des aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants, 23 % des personnes ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.
Taux de pauvreté (en %)
Aires d'attraction des villes Pôle Couronne urbaine Couronne rurale Ensemble
Aire de Paris 18,7 12,8 7,3 17,1
Aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris) 21,5 11,5 8,3 15,9
Aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants 23,0 13,9 8,6 16,6
Aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants 23,5 13,1 10,6 16,0
Aires de moins de 50 000 habitants 19,0 12,9 12,2 15,8
Hors AAV sans objet sans objet sans objet 14,9
Ensemble 20,9 12,8 9,9 16,2
  • Note : Dans Filosofi, le seuil de pauvreté est fixé à 60 % du niveau de vie médian de France métropolitaine.
  • Lecture : En 2023, dans les pôles des aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants, 23 % des personnes ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.
  • Champ : France métropolitaine et La Réunion ; personnes appartenant à des ménages fiscaux vivant dans un logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2023.

Figure 4 – Niveau de vie médian selon la taille des Aires d’attraction des villes (AAV) et la densité des territoires

Figure 4 – Niveau de vie médian selon la taille des Aires d’attraction des villes (AAV) et la densité des territoires - Lecture : En 2023, dans les communes du pôle de l’aire de Paris, la moitié de la population a un niveau de vie annuel inférieur à 27 840 euros.
Niveau de vie médian (en euros)
Aires d'attraction des villes Pôle Couronne urbaine Couronne rurale Ensemble
Aire de Paris 27 840 28 010 29 330 28 030
Aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris) 25 240 28 440 28 270 27 010
Aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants 23 680 26 500 27 230 25 610
Aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants 22 950 26 030 25 980 24 950
Aires de moins de 50 000 habitants 23 700 26 040 25 210 24 490
Hors AAV sans objet sans objet sans objet 24 580
Ensemble 24 890 27 260 26 610 25 840
  • Lecture : En 2023, dans les communes du pôle de l’aire de Paris, la moitié de la population a un niveau de vie annuel inférieur à 27 840 euros.
  • Champ : France métropolitaine et La Réunion ; personnes appartenant à des ménages fiscaux vivant dans un logement ordinaire dont le revenu disponible est positif ou nul.
  • Sources : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2023.

Encadré : les différences avec l’Enquête Revenus Fiscaux et sociaux (ERFS)

Les données du dispositif Filosofi proviennent du rapprochement des données fiscales (les déclarations de revenus des personnes physiques, le fichier « Gérer mes biens immobiliers » et le fichier d’imposition des personnes) fournies à l’Insee par la Direction générale des finances publiques (DGFiP) et des données sur les prestations sociales émanant des principaux organismes gestionnaires de ces prestations : la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) et la Caisse centrale de la mutualité sociale agricole (CCMSA). Les données sont complétées par des imputations de certains revenus financiers. Le dispositif de l’ERFS est, quant à lui, le résultat de l’appariement de ces mêmes sources avec l’enquête Emploi en continu.

Le champ couvert dans les deux dispositifs est celui des personnes appartenant à un ménage vivant dans un logement dit « ordinaire », c’est à dire que les personnes vivant en institution, les personnes sans-abri, les personnes vivant en habitation mobile ne sont pas prises en compte.

La couverture quasi exhaustive des ménages ordinaires dans le dispositif Filosofi permet de l’utiliser pour les mesures du revenu disponible, des inégalités de niveaux de vie et de la pauvreté à des niveaux géographiques fins. Au niveau national, l’ERFS reste la source de référence. En effet, elle est moins tributaire des évolutions des sources administratives, notamment fiscales, et permet mieux d’observer des évolutions annuelles que Filosofi. Si les concepts utilisés sont les mêmes (agrégats, indicateurs, etc.), les résultats peuvent être légèrement différents entre ces deux sources en raison  :

  • des différences de champ notamment parce que sont également exclus du champ de l’ERFS les ménages dont la personne de référence est étudiante ;
  • des différences de traitements statistiques. Dans l’ERFS, des imputations peuvent être menées pour corriger les défauts d’appariement du fait des informations collectées via l’enquête Emploi.

Définitions

Le niveau de vie est égal au revenu disponible divisé par le nombre d'unités de consommation (UC). Dans Filosofi 2, il est calculé au niveau du ménage fiscal et l’échelle retenue pour le calcul du nombre d’UC s’appuie sur l’échelle d’équivalence de l’OCDE à laquelle est ajoutée une majoration pour les personnes bilocalisées :

  • 1 UC pour le premier adulte du ménage ;
  • 0,5 UC pour chaque autre personne de 14 ans ou plus ;
  • 0,3 UC pour chaque enfant de moins de 14 ans ;
  • + 0,5 UC par personne disposant d’un logement autonome par rapport à son ménage fiscal (« bilocalisé »).

Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage fiscal.

Le taux de pauvreté monétaire correspond à la proportion d'individus (ou de ménages) étant en situation de pauvreté monétaire. Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. En France et en Europe, le seuil est le plus souvent fixé à 60 % du niveau de vie médian.
Dans Filosofi, le seuil est fixé à 60 % du niveau de vie médian métropolitain.

Si on ordonne une distribution, la médiane partage cette distribution en deux parties d’effectifs égaux. Ainsi, pour une distribution de salaires, 50 % des salaires se situent sous la médiane et 50 % au-dessus.

Aire d'attraction des villes : définit l’étendue de l’influence d’une ville sur les communes environnantes. Une aire est un ensemble de communes, d’un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi, et d’une couronne qui regroupe les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle.

Pour en savoir plus

Insee, « Revenus et patrimoine des ménages », coll. « Insee Références », édition 2024.

Rieg C., Rousset A., « Taux de pauvreté et inégalités s’accroissent fortement », Insee Première n° 2063, juillet 2025.

Audoux L., Mallemanche C., Prévot P., « Une pauvreté marquée dans les DOM, notamment en Guyane et à Mayotte », Insee Première n° 1804, juillet 2020.