Insee Conjoncture Martinique ·
Avril 2026 · n° 39
En 2025, la conjoncture économique se dégrade en Martinique Synthèse annuelle économique régionale - 2025
En 2025, la conjoncture économique se dégrade en Martinique. L’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, recule après plusieurs années de reprise post-crise sanitaire. Seul le tertiaire non marchand demeure orienté à la hausse et atténue légèrement le repli de l’activité. Dans ce contexte, l’emploi salarié diminue lui aussi, tiré par la plupart des secteurs, à l’exception du tertiaire non marchand, en cohérence avec le maintien de l’activité dans ce secteur. Après avoir augmenté d’un point en 2024, le taux de chômage se stabilise à 13 % de la population active. Par ailleurs, le déficit commercial s’aggrave en 2025, la hausse des importations étant plus marquée que celle des exportations. L’inflation ralentit nettement au cours de l’année, principalement sous l’effet de la baisse des prix de l’électricité. Enfin, l’activité touristique présente des évolutions contrastées : la fréquentation hôtelière recule tandis que les flux de passagers aériens et de croisière progressent.
L’activité économique se replie
En 2025, en Martinique, l’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, diminue de 0,8 %, après une hausse de 0,5 % en 2024 (figure 1). Orientée à la hausse depuis 2021 dans un contexte de rattrapage post-crise sanitaire, elle voit néanmoins son rythme de progression ralentir progressivement jusqu’à devenir négatif en 2025.
Le repli de l’activité se renforce jusqu’au troisième trimestre, puis s’atténue en fin d’année (-0,4 % au quatrième trimestre).
La contraction de l’activité économique en Martinique s’explique d’abord par le recul marqué de la construction. Le nombre d’heures rémunérées dans ce secteur diminue de 5,8 % en 2025, contribuant à hauteur de -0,4 point à l’évolution globale de l’activité économique. Déjà en repli en 2024 (-1,7 %), la construction prolonge ainsi sa trajectoire baissière. À l’échelle nationale (France hors Mayotte), le secteur est également orienté à la baisse (-1,7 %). En Martinique, cette contraction s'accompagne d'une baisse des permis de construire de logements sur un an (-7,4 %).
Deuxième contributeur au recul global, le tertiaire principalement marchand diminue de 0,6 %, après une hausse de même ampleur en 2024 et contribue à hauteur de -0,4 point à l’évolution globale. Cette baisse provient principalement du commerce dont le volume des heures rémunérées chute (-1,7 %), suivi par l’information-communication (-2,7 %), les activités financières (-1,9 %) et l’hébergement-restauration (-2,7 %).
L’industrie s’inscrit elle aussi en retrait (-1,3 %) et contribue à hauteur de -0,2 point à la baisse générale de l’activité.
Seul le tertiaire principalement non marchand demeure orienté à la hausse, malgré un ralentissement par rapport à 2024. Le nombre d’heures rémunérées y progresse de 1,3 %, après +2,1 % en 2024, contribuant pour 0,2 point à l’évolution globale.
tableauFigure 1 – Évolution sectorielle annuelle des heures rémunérées
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Ensemble - Martinique | Ensemble – France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | -4,9 | -6,7 | -10,4 | -2,4 | -8,3 | -7,8 |
| 2021 | 7,1 | 15,0 | 9,1 | 10,4 | 9,5 | 8,4 |
| 2022 | 3,1 | 0,5 | 9,0 | 1,8 | 6,4 | 5,6 |
| 2023 | 1,7 | -0,2 | 3,1 | 6,2 | 3,1 | 1,6 |
| 2024 | 0,2 | -1,7 | 0,5 | 2,1 | 0,5 | 0,3 |
| 2025 | -1,3 | -5,8 | -0,6 | 1,3 | -0,8 | -0,4 |
- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Lecture : Entre 2024 et 2025, le nombre d'heures rémunérées dans l'industrie a diminué de 1,3 % en Martinique.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution sectorielle annuelle des heures rémunérées

- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
- Lecture : Entre 2024 et 2025, le nombre d'heures rémunérées dans l'industrie a diminué de 1,3 % en Martinique.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’emploi salarié se contracte
La dynamique de l’emploi suit celle de l’activité. Fin 2025, en Martinique, l’emploi salarié diminue de 0,4 %, soit une baisse de 580 emplois par rapport à fin 2024 (figure 2). La région compte ainsi 131 430 emplois salariés, un niveau proche de celui observé fin 2022. Ce recul prolonge la baisse déjà enregistrée en 2024 (-0,5 %).
La diminution de l’emploi concerne essentiellement le secteur privé qui est à l’origine de l’ensemble des baisses d'emplois sur un an (-0,7 %) et qui concentre près des deux tiers de l’emploi salarié. Ce secteur était déjà le principal contributeur au recul de l’emploi fin 2024. Contrairement à l’année précédente, le secteur public n’atténue pas la baisse : après avoir légèrement progressé en 2024, ses effectifs restent stables en 2025.
En France (hors Mayotte), l’emploi salarié suit également une orientation à la baisse : il recule de 0,2 % fin 2025, après avoir progressé dans les mêmes proportions en 2024 (+0,2 %).
L’agriculture est le premier contributeur à la baisse de l’emploi salarié en Martinique. Les effectifs salariés y reculent de 6,8 % en 2025, après -2,6 % fin 2024. Le secteur concentre ainsi près d’une suppression d’emploi sur deux au niveau régional (-270 emplois).
Les emplois dans la construction continuent de diminuer (-2,5 % après -3,6 % fin 2024), en lien avec la baisse de l’activité, soit 150 emplois de moins.
Le tertiaire marchand hors intérim se replie lui aussi (-0,1 %), soit 70 emplois de moins sur un an. Ce secteur, qui concentre près de quatre emplois sur dix dans la région, est tiré à la baisse par le commerce (-1,6 %), en lien avec le recul de l’activité observée dans ce secteur, et les services financiers (-2,0 %). Ces baisses sont toutefois compensées par la progression de l’emploi dans les services aux entreprises (+2,1 %).
L’emploi industriel recule également (-0,6 %), au même rythme qu’en 2024, soit 60 emplois de moins sur un an. Cette baisse est principalement portée par le repli dans les autres branches industrielles (-2,5 %).
Seul le tertiaire non marchand reste orienté à la hausse (+0,3 %), soit 180 emplois supplémentaires sur un an, en cohérence avec l’évolution de l’activité mesurée par le volume des heures rémunérées. Les effectifs continuent d’augmenter dans la santé humaine (+3,1 %) ainsi que dans l’hébergement médico-social et l’action sociale (+1,4 %). À l’inverse, l’emploi recule dans l’administration publique (-0,9 %) et dans l’enseignement (-1,2 %), en lien avec la diminution des effectifs scolarisés.
Variable d’ajustement pour les entreprises, l’emploi intérimaire recule de 8,3 %, soit 210 emplois de moins par rapport à fin 2024. La contraction, amorcée en 2024 (-4,5 %), s’accentue ainsi en 2025 et reflète le recul de l’activité économique. Cette évolution s’inscrit dans une tendance nationale (hors Mayotte) similaire (-0,7 %).
En 2025, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) cesse d’augmenter en Martinique (figure 3). Après avoir augmenté d’un point l’année précédente, il se stabilise à 13 % de la population active âgée de 15 ans ou plus, supérieur de 5 points à celui observé en France métropolitaine.
tableauFigure 2 – Emploi salarié total en fin d’année par secteur d'activité
| Secteur d'activité | Emploi au 31/12/2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 | Évolution annuelle moyenne entre 2019 et 2024 ¹ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Martinique | Martinique | France hors Mayotte | Martinique | France hors Mayotte | |
| Agriculture | 3,7 | -6,8 | 0,5 | -0,2 | 1,5 |
| Industrie | 8,8 | -0,6 | -0,5 | 0,6 | 0,5 |
| Industrie agroalimentaire | 3,0 | -0,6 | 0,6 | 0,6 | 1,3 |
| Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage | 2,9 | 1,6 | 1,0 | 0,9 | 1,5 |
| Biens d'équipement | 0,1 | 1,7 | -0,4 | -1,0 | 0,6 |
| Matériels de transport | 0,0 | -30,0 | -0,5 | 1,0 | -0,3 |
| Autres branches industrielles | 2,8 | -2,5 | -1,5 | 0,3 | 0,0 |
| Construction | 5,9 | -2,5 | -1,2 | 1,1 | 1,0 |
| Tertiaire marchand | 58,2 | -0,5 | -0,1 | 1,3 | 1,3 |
| Commerce | 15,0 | -1,6 | -0,6 | 1,2 | 1,0 |
| Transports | 6,9 | 0,8 | 0,6 | 1,1 | 0,6 |
| Hébergement - restauration | 6,6 | -0,6 | 1,0 | 2,5 | 2,2 |
| Information - communication | 1,9 | -2,7 | -2,0 | 1,8 | 2,4 |
| Services financiers | 3,6 | -2,0 | 0,7 | 1,0 | 1,2 |
| Services immobiliers | 0,9 | -0,2 | -0,7 | 0,8 | 0,7 |
| Services aux entreprises hors intérim | 12,0 | 2,1 | 0,1 | 2,3 | 2,1 |
| Intérim | 2,3 | -8,3 | -0,7 | 3,6 | -1,7 |
| Services aux ménages | 9,0 | 0,5 | -0,1 | -1,2 | 1,2 |
| Tertiaire non marchand | 54,9 | 0,3 | 0,1 | 1,0 | 0,8 |
| Total | 131,4 | -0,4 | -0,2 | 1,0 | 1,0 |
- ¹ : Évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
tableauFigure 3 – Taux de chômage annuel au sens du BIT – Martinique
| Zonage | Martinique | France métropolitaine |
|---|---|---|
| 2020 | 13 | 8 |
| 2021 | 13 | 8 |
| 2022 | 12 | 7 |
| 2023 | 11 | 7 |
| 2024 | 12 | 7 |
| 2025 | 13 | 8 |
- Note : L’évolution du taux de chômage Martinique entre 2024 et 2025 n’est pas statistiquement significative et peut refléter des variations liées aux aléas d’échantillonnage liés à l’enquête.
- Champ : Personnes actives de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
- Source : Insee, Enquête Emploi.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage annuel au sens du BIT – Martinique

- Note : L’évolution du taux de chômage Martinique entre 2024 et 2025 n’est pas statistiquement significative et peut refléter des variations liées aux aléas d’échantillonnage liés à l’enquête.
- Champ : Personnes actives de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
- Source : Insee, Enquête Emploi.
Le déficit commercial se creuse malgré la vigueur des exportations pétrolières
En 2025, le déficit de la balance commerciale de la Martinique s'aggrave de 0,6 %, après deux années de relative stabilité, pour atteindre 3 milliards d’euros (figure 4). La progression des exportations (+5,8 %), soutenue par la forte hausse des ventes de produits pétroliers raffinés (+24,2 %), ne suffit pas à compenser celle des importations (+1,2 %) qui pèsent huit fois plus dans les échanges commerciaux. Hors livraisons de produits pétroliers raffinés, la dynamique est moins favorable : les importations progressent davantage (+3,2 %), tandis que les exportations reculent nettement (-6,4 %).
L’augmentation des importations s’explique principalement par la hausse des achats d’équipements mécaniques, de matériel électrique, électronique et informatique (+11,0 %), d’autres produits industriels (+3,4 %) ainsi que de denrées alimentaires, boissons et tabac (+6,2 %).
En 2025, l’Hexagone demeure le principal partenaire commercial de la Martinique, concentrant 61 % des importations et 40 % des exportations. Les échanges à l’export se dirigent également vers la Guyane et la Guadeloupe, qui représentent respectivement 29 % et 12 % des exportations, tandis que les pays de la Caraïbe en concentrent 8 %.
tableauFigure 4 – Valeur des importations et exportations
| Échanges | Importations | Exportations | Solde des échanges |
|---|---|---|---|
| 2015 | 2 709 | 504 | -2 205 |
| 2016 | 2 631 | 441 | -2 190 |
| 2017 | 2 715 | 365 | -2 350 |
| 2018 | 2 718 | 369 | -2 349 |
| 2019 | 2 688 | 384 | -2 304 |
| 2020 | 2 537 | 298 | -2 239 |
| 2021 | 2 817 | 326 | -2 491 |
| 2022 | 3 496 | 434 | -3 062 |
| 2023 | 3 498 | 494 | -3 004 |
| 2024 | 3 399 | 397 | -3 002 |
| 2025 | 3 440 | 420 | -3 020 |
- Champ : Martinique.
- Source : Douanes, calculs Insee.
L’inflation décélère entre 2024 et 2025
En 2025, l'inflation ralentit : les prix à la consommation augmentent de 1,1 %, contre +2,8 % en 2024.
Ce ralentissement s’explique d’abord par la baisse des prix de l’énergie, qui contribuent à réduire l’inflation en 2025 (-0,4 point), sous l’effet du recul des tarifs de l’électricité, les produits pétroliers demeurant pour leur part globalement stables. La baisse des prix de l'énergie intervient dans un contexte d’apaisement des tensions sur les marchés de l’énergie, après plusieurs années de hausse soutenue des prix entre 2021 et 2024 (figure 5).
Elle tient également à une progression moins soutenue des prix de l’alimentation, qui, bien qu’en ralentissement, demeure le deuxième poste contributeur à l’inflation (0,2 point). De même, les prix des produits manufacturés augmentent moins fortement qu’en 2024, tout en contribuant, comme l’alimentation, à hauteur de 0,2 point à l’inflation.
En revanche, les services ne participent pas au ralentissement : leurs prix augmentent à un rythme comparable à celui de l’année précédente et constituent ainsi le premier contributeur à l’inflation (1,2 point).
À l’échelle nationale, l’inflation s’établit à +0,9 % en 2025. Sur dix ans, elle atteint 18 % en Martinique, contre près de 21 % pour l’ensemble de la France.
tableauFigure 5 – Contribution des postes à l’évolution générale des prix
| Regroupement | Contribution 2024 | Contribution 2025 |
|---|---|---|
| Services | 1,2 | 1,2 |
| Dont Autres services (1) | 0,8 | 0,7 |
| Alimentation | 0,6 | 0,2 |
| Dont Alimentation hors produits frais | 0,4 | 0,2 |
| Produits manufacturés | 0,4 | 0,2 |
| Énergie | 0,5 | -0,4 |
| Dont Produits pétroliers | 0,1 | 0,0 |
- (1) Les autres services regroupent : les soins personnels, la protection sociale, les assurances, les services financiers…
- Note : En 2025, les prix des services restent stable à hauteur de 1,2 point à l'inflation.
- Source : Insee – indices des prix à la consommation.
graphiqueFigure 5 – Contribution des postes à l’évolution générale des prix

- (1) Les autres services regroupent : les soins personnels, la protection sociale, les assurances, les services financiers…
- Note : En 2025, les prix des services restent stable à hauteur de 1,2 point à l'inflation.
- Source : Insee – indices des prix à la consommation.
L’activité touristique présente des évolutions contrastées
En 2025, la fréquentation hôtelière recule sur un an (-6,4 %), avec plus de 1,1 million de nuitées, prolongeant le repli engagé en 2024 (figure 6). Cette baisse intervient malgré une hausse du nombre de visiteurs, atteignant 329 900 personnes (+4,0 %) et s’explique par le raccourcissement de la durée moyenne de séjour qui atteint 3,4 jours (après 3,8).
Le recul des nuitées résulte principalement de la baisse de la clientèle en provenance de France (-8,1 %), qui demeure largement majoritaire (84 % des nuitées). À l’inverse, la clientèle étrangère progresse (+3,7 %), portée notamment par la hausse des visiteurs canadiens (+10,3 %,+6 600 nuitées), dans un contexte de renforcement des liaisons aériennes entre le Canada et la Martinique. A l'inverse, la fréquentation hôtelière en provenance des États-Unis diminue (-15,2 %, -2 000 nuitées).
Le recul de la fréquentation concerne à la fois le tourisme d’affaires (-15,6 %) et le tourisme de loisirs (-4,9 %), ce dernier demeurant prédominant (87 % des nuitées).
Dans le même temps, l'offre hôtelière diminue (-6,1 %). Le nombre de nuitées vendues reculant davantage que le nombre de chambres offertes, le taux d’occupation recule de 0,3 point pour s’établir à six chambres occupées sur dix proposées.
Les établissements hôteliers ne couvrant qu’une partie de l’offre d’hébergement pour les visiteurs, la baisse des nuitées ne reflète pas forcément un déclin de la fréquentation touristique. En l'occurence, le trafic aérien à l’aéroport Aimé Césaire augmente de 2,3 % pour atteindre 1,9 million de passagers en 2025, en lien avec le développement des liaisons internationales. Dans ce contexte, l’écart entre la baisse des nuitées hôtelières et la hausse du trafic aérien suggère une diversification des modes d’hébergement, avec un recours accru aux alternatives à l’hôtel (locations saisonnières, résidences touristiques, hébergement chez l’habitant). L’activité de croisière est également dynamique : le nombre de paquebots reste stable (165), mais le nombre de croisiéristes augmente nettement à 477 000 (+20 %), porté par l'accueil de navires de plus grande capacité.
tableauFigure 6 – Nuitées dans les hôtels
| Zonage | Nombre de nuitées dans les hôtels | Part de nuitées effectuées en 2025 par la clientèle non résidente | ||
|---|---|---|---|---|
| En 2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | En 2025 (%) | Évolution entre 2024 et 2025 (points) | |
| Martinique | 1 133 | -6,4 | 16,2 | 1,6 |
| France entière | 220 247 | 2,7 | 37,9 | 2,0 |
- Notes : Données définitives.
- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.
Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.
Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.
Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.
Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.
Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.
La balance commerciale est le compte qui retrace la valeur des biens exportés et la valeur des biens importés. Pour calculer la balance commerciale, la comptabilité nationale procède à l'évaluation des importations et des exportations de biens à partir des statistiques douanières de marchandises.
Les exportations de biens et de services sont des opérations (ventes, troc et dons) par lesquelles des résidents fournissent des biens et des services à des non-résidents. Pour qu’il y ait exportations, il faut qu’il y ait changement de propriété entre résidents et non-résidents.
Les importations de biens et de services sont des opérations (achats, troc et dons) par lesquelles des non-résidents fournissent des biens et des services à des résidents. Pour qu’il y ait importations, il faut qu’il y ait changement de propriété entre résidents et non-résidents.
L’indice des prix à la consommation est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation du niveau général des prix des biens et des services proposés aux consommateurs sur le territoire. C’est une mesure synthétique des évolutions de prix à qualité constante. La quasi-totalité des biens et des services marchands proposés aux consommateurs fait partie du champ de l’indice.
L’enquête sur la fréquentation des aéroports français comptabilise les passagers embarqués ou débarqués. Ainsi, tous les passagers ayant effectué un vol national à l’intérieur du périmètre défini (France métropolitaine et DROM) sont comptés deux fois.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
