Insee Conjoncture Guadeloupe ·
Avril 2026 · n° 39
En 2025, la conjoncture économique se dégrade en Guadeloupe Synthèse annuelle économique régionale - 2025
En 2025, la conjoncture économique se dégrade en Guadeloupe. L’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, recule après plusieurs années de reprise post-crise sanitaire, sous l’effet du repli marqué de la construction puis de l’industrie. Dans ce contexte, l’emploi salarié diminue lui aussi, tiré par les pertes d’emplois dans ces mêmes secteurs. Après avoir nettement reculé en 2024, le taux de chômage se stabilise à 17 % de la population active. Par ailleurs, le déficit commercial se creuse en 2025, en lien avec la baisse des exportations. L’inflation ralentit nettement au cours de l’année, principalement sous l’effet de la baisse des prix de l’électricité. Enfin, l’activité touristique présente des évolutions contrastées : la fréquentation hôtelière recule tandis que les flux de passagers aériens progressent.
L’activité économique se replie
En Guadeloupe, l’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, diminue de 0,2 % en 2025, après une hausse de 0,9 % en 2024 (figure 1). Orientée à la hausse depuis 2021 dans un contexte de rattrapage post-crise sanitaire, l'activité voit toutefois son rythme de croissance ralentir progressivement et la dégradation s’accentue au cours de l'année 2025. Après deux premiers trimestres encore en hausse, l’activité se contracte au second semestre (-0,7 % au troisième trimestre puis -0,9 % au quatrième).
La baisse de l’activité économique en Guadeloupe s’explique d’abord par le recul marqué de la construction : le nombre d’heures rémunérées dans ce secteur diminue de 4,9 % en 2025, contribuant à hauteur de -0,5 point à l’évolution globale de l’activité. Déjà en repli en 2024 (-2,4 %), la construction s’inscrit donc dans une trajectoire baissière. À l’échelle nationale (hors Mayotte), le secteur est également orienté à la baisse (-1,7 %). En Guadeloupe, cette contraction reflète la baisse des permis de construire de logements sur un an (-19,7 %) ainsi que la diminution des surfaces de plancher autorisées à la construction pour les locaux non résidentiels (-9,2 %).
L’industrie est également en retrait (-1,5 %), accentuant le léger recul observé en 2024 (-0,3 %). Cette évolution s’aligne sur la tendance nationale (hors Mayotte), où l’activité industrielle diminue aussi (-0,4 % en 2025 après -0,2 %).
À l’inverse, le tertiaire demeure orienté à la hausse, bien que sa dynamique ralentisse nettement par rapport à 2024. Dans le tertiaire principalement marchand, le volume d’heures rémunérées augmente de 0,3 %, après +1,0 % en 2024, contribuant à hauteur de 0,2 point à l’évolution globale de l’activité économique. Cette hausse repose principalement sur les services aux entreprises (+0,8 %), mais aussi sur l’information-communication (+1,4 %), le transport-entreposage (+1,1 %) et l’hébergement-restauration (+1,1 %). Elle est toutefois atténuée par le recul du commerce (-0,3 %) et des activités financières (-0,9 %). Le tertiaire principalement non marchand enregistre une progression plus soutenue (+1,4 %), ce qui en fait le secteur le plus dynamique en 2025. Il contribue également à hauteur de 0,2 point à l’évolution annuelle de l’activité.
tableauFigure 1 – Évolution sectorielle annuelle des heures rémunérées
| Période | Industrie | Construction | Services principalement marchands | Services principalement non marchands | Ensemble – Guadeloupe | Ensemble – France hors Mayotte |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2020 | -5,1 | -3,7 | -9,2 | -2,6 | -7,1 | -7,8 |
| 2021 | 10,5 | 15,9 | 8,5 | 10,3 | 9,8 | 8,4 |
| 2022 | 7,8 | 3,5 | 9,9 | 1,2 | 7,6 | 5,6 |
| 2023 | 2,4 | 2,7 | 3,7 | 2,8 | 3,3 | 1,6 |
| 2024 | -0,3 | -2,4 | 1,0 | 3,3 | 0,9 | 0,3 |
| 2025 | -1,5 | -4,9 | 0,3 | 1,4 | -0,2 | -0,4 |
- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Entre 2024 et 2025, le nombre d'heures rémunérées dans l'industrie a diminué de 1,5 % en Guadeloupe.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
graphiqueFigure 1 – Évolution sectorielle annuelle des heures rémunérées

- Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Entre 2024 et 2025, le nombre d'heures rémunérées dans l'industrie a diminué de 1,5 % en Guadeloupe.
- Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
- Source : DSN, traitement Insee.
Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.
En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.
Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.
L’emploi salarié se contracte
La dynamique de l’emploi suit celle de l’activité. Entre fin 2024 et fin 2025, l’emploi salarié diminue de 0,6 % en Guadeloupe, soit une baisse de 810 emplois (figure 2). Ce recul efface la progression de l’année précédente et la région compte 128 430 emplois salariés, un niveau similaire à celui de fin 2023. La baisse concerne à la fois le secteur privé et le secteur public. Le secteur privé, qui concentre près des deux tiers de l’emploi salarié, est à l’origine de sept suppressions nettes sur dix (-0,7 %). Dans le secteur public, le recul est plus modéré (-0,5 %). En France (hors Mayotte), l’emploi salarié suit une dynamique comparable : il recule de 0,2 % fin 2025, après avoir progressé dans les mêmes proportions en 2024 (+0,2 %).
La construction est le principal contributeur à la baisse de l’emploi salarié en Guadeloupe : les effectifs salariés du secteur diminuent de 5,2 % en 2025, représentant près de la moitié du recul total (-380 emplois). Le repli, engagé fin 2023, s’intensifie en 2025, dans un contexte de contraction de l’activité. L’industrie est le deuxième secteur affecté par une baisse de 2,0 % de ses effectifs, soit 190 emplois de moins sur un an. La diminution de l’emploi industriel, amorcée fin 2024 (-1,1 %), s’accentue en 2025 et concerne en particulier les « autres branches industrielles », regroupant notamment le travail du bois et l’imprimerie.
Le tertiaire non marchand se replie également (-0,2 % -120 emplois). Ce secteur, qui emploie près de quatre salariés sur dix est principalement affecté par la baisse de l’emploi dans l’enseignement (-2,3 %). Ce recul est toutefois partiellement compensé par des augmentations dans la santé (+0,8 %) et dans l’administration publique (+0,2 %). Enfin, l’emploi agricole recule de 3,5 % (-60 emplois), après une année 2024 particulièrement dynamique (+7,3 %).
Seul le tertiaire marchand hors intérim reste stable. Dans ce secteur, l’emploi diminue dans le commerce (-0,9 %), en cohérence avec la baisse de l’activité observée, mais progresse dans l’hébergement-restauration (+1,7 %) et dans les services aux ménages (+1,0 %), compensant ce recul. Première variable d'ajustement en cas de ralentissement de l'activité, l’emploi intérimaire recule de 5,6 % (-140 emplois) par rapport à fin 2024, après une reprise l’année précédente. Cette évolution suit une tendance similaire au niveau national (hors Mayotte, -0,7 %).
Dans ce contexte, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) cesse de reculer en Guadeloupe (figure 3). Après avoir diminué de 2 points l’année précédente, il se stabilise à 17 % de la population active âgée de 15 ans ou plus, un niveau supérieur de 9 points à celui de la France métropolitaine.
tableauFigure 2 – Emploi salarié total en fin d’année par secteur d'activité
| Secteur d'activité | Emploi au 31/12/2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 | Évolution annuelle moyenne entre 2019 et 2024 ¹ | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Guadeloupe | Guadeloupe | France hors Mayotte | Guadeloupe | France hors Mayotte | |
| Agriculture | 1,8 | -3,5 | 0,5 | 4,1 | 1,5 |
| Industrie | 9,4 | -2,0 | -0,5 | 1,8 | 0,5 |
| Industrie agroalimentaire | 3,4 | -0,7 | 0,6 | 2,5 | 1,3 |
| Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage | 2,7 | -1,2 | 1,0 | 1,8 | 1,5 |
| Biens d'équipement | 0,1 | -0,7 | -0,4 | -3,0 | 0,6 |
| Matériels de transport | 0,1 | -8,6 | -0,5 | 7,7 | -0,3 |
| Autres branches industrielles | 3,0 | -4,0 | -1,5 | 1,4 | 0,0 |
| Construction | 6,8 | -5,2 | -1,2 | 2,7 | 1,0 |
| Tertiaire marchand | 57,0 | -0,1 | -0,1 | 2,2 | 1,3 |
| Commerce | 17,1 | -0,9 | -0,6 | 2,4 | 1,0 |
| Transports | 6,2 | 0,4 | 0,6 | 1,2 | 0,6 |
| Hébergement - restauration | 6,1 | 1,7 | 1,0 | 2,4 | 2,2 |
| Information - communication | 2,1 | -2,4 | -2,0 | 0,8 | 2,4 |
| Services financiers | 3,2 | 1,3 | 0,7 | 0,7 | 1,2 |
| Services immobiliers | 0,9 | -0,1 | -0,7 | 3,0 | 0,7 |
| Services aux entreprises hors intérim | 11,4 | 0,3 | 0,1 | 3,0 | 2,1 |
| Intérim | 2,3 | -5,6 | -0,7 | 2,9 | -1,7 |
| Services aux ménages | 7,6 | 1,0 | -0,1 | 2,0 | 1,2 |
| Tertiaire non marchand | 53,4 | -0,2 | 0,1 | 0,9 | 0,8 |
| Total | 128,4 | -0,6 | -0,2 | 1,7 | 1,0 |
- ¹ : Évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
- Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
- Champ : Emploi salarié total.
- Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.
tableauFigure 3 – Taux de chômage annuel au sens du BIT – Guadeloupe
| Zonage | Guadeloupe | France métropolitaine |
|---|---|---|
| 2020 | 17 | 8 |
| 2021 | 17 | 8 |
| 2022 | 19 | 7 |
| 2023 | 19 | 7 |
| 2024 | 17 | 7 |
| 2025 | 17 | 8 |
- Champ : Personnes actives de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
- Source : Insee, Enquête Emploi.
graphiqueFigure 3 – Taux de chômage annuel au sens du BIT – Guadeloupe

- Champ : Personnes actives de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
- Source : Insee, Enquête Emploi.
Le déficit commercial se creuse
En 2025, le déficit de la balance commerciale de la Guadeloupe s'aggrave de 0,6 % pour atteindre 3,6 milliards d’euros (figure 4). Cette dégradation tient à la contraction marquée des exportations (-12,6 %), liée notamment à la forte baisse des réexpéditions de produits pétroliers raffinés vers la Guyane (-26,6 %). Elle intervient malgré un léger repli des importations (-0,7 %), qui atténuent la hausse du déficit. Hors livraisons de produits pétroliers raffinés, les échanges extérieurs reculent également : les importations progressent de 2,1 %, tandis que les exportations diminuent plus modérément (-3,2 %).
Le recul des importations s’explique avant tout par la baisse des achats de produits pétroliers raffinés (-13,7 %) et de matériels de transport (-8,1 %), deux postes majeurs représentant respectivement 15 % et 13 % des importations guadeloupéennes.
En 2025, la France métropolitaine demeure le principal partenaire commercial de la Guadeloupe. Elle est l’origine de 60 % des importations et la destination de 28 % des exportations. Ces dernières se dirigent également vers la Guyane et la Martinique, qui représentent respectivement 29 % et 7 % des flux, tandis que l’Union européenne (hors France) en capte 5 %.
tableauFigure 4 – Valeur des importations et exportations
| Échanges | Importations | Exportations | Solde des échanges |
|---|---|---|---|
| 2015 | 2 590 | 209 | -2 381 |
| 2016 | 2 528 | 223 | -2 305 |
| 2017 | 2 775 | 283 | -2 492 |
| 2018 | 2 939 | 280 | -2 659 |
| 2019 | 3 024 | 276 | -2 748 |
| 2020 | 2 813 | 251 | -2 562 |
| 2021 | 3 254 | 352 | -2 902 |
| 2022 | 4 034 | 420 | -3 615 |
| 2023 | 3 954 | 324 | -3 630 |
| 2024 | 3 928 | 377 | -3 551 |
| 2025 | 3 901 | 330 | -3 571 |
- Champ : Guadeloupe.
- Source : Douanes, calculs Insee.
L’inflation ralentit fortement en 2025 sous l’effet du recul des prix de l’énergie
En 2025, l'inflation ralentit en Guadeloupe : les prix à la consommation augmentent de 1,3 %, contre +2,6 % en 2024.
Ce ralentissement s’explique principalement par la baisse des prix de l’énergie, qui contribuent à réduire l’inflation en 2025 (-0,4 point) (figure 5). Elle résulte du recul des tarifs de l’électricité (-0,5 point), tandis que les produits pétroliers n’ajoutent que 0,1 point à l’inflation. Cette évolution intervient dans un contexte d’apaisement des tensions sur les marchés de l’énergie, après plusieurs années de fortes hausses entre 2021 et 2024.
Le ralentissement est également lié à une progression moins soutenue des prix de l’alimentation, qui demeure malgré tout le deuxième poste contributeur à l’inflation (+0,3 point).
Les prix des produits manufacturés restent globalement stables, participant à la modération de l’inflation. À l’inverse, les prix des services accélèrent en 2025 et constituent le principal moteur de la hausse des prix en 2025 (+1,4 point).
À l’échelle nationale, l’inflation s’établit à +0,9 % en 2025. Sur dix ans, la hausse cumulée des prix dépasse 18 % en Guadeloupe, contre près de 21 % pour l’ensemble de la France.
tableauFigure 5 – Contribution des postes à l’évolution générale des prix
| Regroupement | Contribution 2024 | Contribution 2025 |
|---|---|---|
| Services | 1,2 | 1,4 |
| Dont Autres services (1) | 0,8 | 1,0 |
| Alimentation | 0,5 | 0,3 |
| Dont Alimentation hors produits frais | 0,4 | 0,4 |
| Produits manufacturés | 0,2 | 0,0 |
| Énergie | 0,6 | -0,4 |
| Dont Produits pétroliers | 0,1 | 0,1 |
- (1) Les autres services regroupent : les soins personnels, la protection sociale, les assurances, les services financiers…
- Lecture : En 2025, l'augmentation des prix des services contribue à hauteur de 1,4 point à l'inflation.
- Champ : Guadeloupe.
- Source : Insee - indice des prix à la consommation.
graphiqueFigure 5 – Contribution des postes à l’évolution générale des prix

- (1) Les autres services regroupent : les soins personnels, la protection sociale, les assurances, les services financiers…
- Lecture : En 2025, l'augmentation des prix des services contribue à hauteur de 1,4 point à l'inflation.
- Champ : Guadeloupe.
- Source : Insee - indice des prix à la consommation.
Les touristes réduisent leurs séjours à l’hôtel mais fréquentent davantage l'archipel
En 2025, la fréquentation hôtelière diminue nettement sur un an (-9,5 %), pour atteindre un peu moins de 1,2 million de nuitées (figure 6). Après deux années record, elle repasse ainsi légèrement sous son niveau de 2022, première année de reprise post-crise sanitaire. Ce recul s’explique par une baisse marquée du nombre de visiteurs, qui s’établit à 315 500 personnes (-12,0 %), malgré une légère hausse de la durée moyenne de séjour, qui atteint 3,7 jours (après 3,6).
La diminution des nuitées concerne surtout la clientèle en provenance de France (-11,0 %), qui demeure largement majoritaire (85 % des nuitées). À l’inverse, la fréquentation en provenance de l'étranger se stabilise, mais avec des évolutions contrastées selon les origines : les nuitées des visiteurs en provenance des États-Unis reculent fortement (-48,3 %, -11 900 nuitées), tandis que celles des visiteurs canadiens progressent nettement (+13,4 %, +8 300 nuitées), grâce au développement de nouvelles liaisons aériennes avec le Canada. La fréquentation en provenance d’Europe augmente plus modérément (+3,7 %, soit +3 100 nuitées).
La baisse de la fréquentation concerne à la fois le tourisme d’affaires (-19,1 %) et le tourisme de loisirs (-7,7 %), ce dernier reste prédominant (86 % des nuitées).
Dans le même temps, l’offre hôtelière se contracte fortement (-8,7 %). Le recul des nuitées étant plus marqué que celui de l’offre, le taux d’occupation diminue de 0,8 point pour s’établir à un peu moins de six chambres occupées sur dix proposées.
Les établissements hôteliers ne couvrant qu’une partie de l’offre d’hébergement pour les visiteurs, la baisse des nuitées ne reflète pas forcément un déclin de la fréquentation touristique. En l’occurrence, le trafic aérien à l’aéroport Guadeloupe Maryse Condé progresse de 2,0 % pour atteindre 2,1 millions de passagers en 2025. Cette croissance résulte du développement de l'offre aérienne, avec l’augmentation des fréquences de vols et l’ouverture de nouvelles liaisons. Dans ce contexte, l’écart entre la baisse des nuitées hôtelières et la hausse du trafic aérien suggère une diversification des modes d’hébergement, avec un recours accru aux alternatives à l’hôtel (locations saisonnières, résidences touristiques, hébergement chez l’habitant). Enfin, la fréquentation liée à la croisière progresse, malgré un recul du nombre d’escales (125 en 2025 contre 129 en 2024) : le nombre de croisiéristes augmente de 3,1 % et atteint 336 300 passagers, grâce à l’accueil de navires de plus grande capacité.
tableauFigure 6 – Nuitées dans les hôtels
| Zonage | Nombre de nuitées dans les hôtels | Part de nuitées effectuées en 2025 par la clientèle non résidente | ||
|---|---|---|---|---|
| En 2025 (milliers) | Évolution entre 2024 et 2025 (%) | En 2025 (%) | Évolution entre 2024 et 2025 (points) | |
| Guadeloupe | 1 159 | -9,5 | 15,5 | 1,4 |
| France entière | 220 247 | 2,7 | 37,9 | 2,0 |
- Notes : Données définitives.
- Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.
Pour comprendre
Emploi salarié :
- Note méthodologique sur l'emploi salarié (pdf, 232 Ko) ;
- Emploi : quelle source pour quel usage ? (pdf, 515 Ko).
Sources
Définitions
Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.
Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.
Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».
L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.
La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.
Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :
- être sans emploi durant une semaine donnée
- être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
- avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.
Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).
Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.
Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.
Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.
Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.
Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.
Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.
Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.
Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.
La balance commerciale est le compte qui retrace la valeur des biens exportés et la valeur des biens importés. Pour calculer la balance commerciale, la comptabilité nationale procède à l'évaluation des importations et des exportations de biens à partir des statistiques douanières de marchandises.
Les exportations de biens et de services sont des opérations (ventes, troc et dons) par lesquelles des résidents fournissent des biens et des services à des non-résidents. Pour qu’il y ait exportations, il faut qu’il y ait changement de propriété entre résidents et non-résidents.
Les importations de biens et de services sont des opérations (achats, troc et dons) par lesquelles des non-résidents fournissent des biens et des services à des résidents. Pour qu’il y ait importations, il faut qu’il y ait changement de propriété entre résidents et non-résidents.
L’indice des prix à la consommation est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation du niveau général des prix des biens et des services proposés aux consommateurs sur le territoire. C’est une mesure synthétique des évolutions de prix à qualité constante. La quasi-totalité des biens et des services marchands proposés aux consommateurs fait partie du champ de l’indice.
L’enquête sur la fréquentation des aéroports français comptabilise les passagers embarqués ou débarqués. Ainsi, tous les passagers ayant effectué un vol national à l’intérieur du périmètre défini (France métropolitaine et DROM) sont comptés deux fois.
Pour en savoir plus
(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.
(2) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.
