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Insee Conjoncture Guadeloupe · Avril 2026 · n° 39
Insee Conjoncture GuadeloupeEn 2025, la conjoncture économique se dégrade en Guadeloupe Synthèse annuelle économique régionale - 2025

Philippe Mouty, Clovis Clotail, Gaël Raffy, Valentine Chieze Devivier (Insee)

En 2025, la conjoncture économique se dégrade en Guadeloupe. L’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, recule après plusieurs années de reprise post-crise sanitaire, sous l’effet du repli marqué de la construction puis de l’industrie. Dans ce contexte, l’emploi salarié diminue lui aussi, tiré par les pertes d’emplois dans ces mêmes secteurs. Après avoir nettement reculé en 2024, le taux de chômage se stabilise à 17 % de la population active. Par ailleurs, le déficit commercial se creuse en 2025, en lien avec la baisse des exportations. L’inflation ralentit nettement au cours de l’année, principalement sous l’effet de la baisse des prix de l’électricité. Enfin, l’activité touristique présente des évolutions contrastées : la fréquentation hôtelière recule tandis que les flux de passagers aériens progressent.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 39
Paru le :Paru le02/04/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Philippe Mouty, Clovis Clotail, Gaël Raffy, Valentine Chieze Devivier (Insee)

L’activité économique se replie

En Guadeloupe, l’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, diminue de 0,2 % en 2025, après une hausse de 0,9 % en 2024 (figure 1). Orientée à la hausse depuis 2021 dans un contexte de rattrapage post-crise sanitaire, l'activité voit toutefois son rythme de croissance ralentir progressivement et la dégradation s’accentue au cours de l'année 2025. Après deux premiers trimestres encore en hausse, l’activité se contracte au second semestre (-0,7 % au troisième trimestre puis -0,9 % au quatrième).

La baisse de l’activité économique en Guadeloupe s’explique d’abord par le recul marqué de la construction : le nombre d’heures rémunérées dans ce secteur diminue de 4,9 % en 2025, contribuant à hauteur de -0,5 point à l’évolution globale de l’activité. Déjà en repli en 2024 (-2,4 %), la construction s’inscrit donc dans une trajectoire baissière. À l’échelle nationale (hors Mayotte), le secteur est également orienté à la baisse (-1,7 %). En Guadeloupe, cette contraction reflète la baisse des permis de construire de logements sur un an (-19,7 %) ainsi que la diminution des surfaces de plancher autorisées à la construction pour les locaux non résidentiels (-9,2 %).

L’industrie est également en retrait (-1,5 %), accentuant le léger recul observé en 2024 (-0,3 %). Cette évolution s’aligne sur la tendance nationale (hors Mayotte), où l’activité industrielle diminue aussi (-0,4 % en 2025 après -0,2 %).

À l’inverse, le tertiaire demeure orienté à la hausse, bien que sa dynamique ralentisse nettement par rapport à 2024. Dans le tertiaire principalement marchand, le volume d’heures rémunérées augmente de 0,3 %, après +1,0 % en 2024, contribuant à hauteur de 0,2 point à l’évolution globale de l’activité économique. Cette hausse repose principalement sur les services aux entreprises (+0,8 %), mais aussi sur l’information-communication (+1,4 %), le transport-entreposage (+1,1 %) et l’hébergement-restauration (+1,1 %). Elle est toutefois atténuée par le recul du commerce (-0,3 %) et des activités financières (-0,9 %). Le tertiaire principalement non marchand enregistre une progression plus soutenue (+1,4 %), ce qui en fait le secteur le plus dynamique en 2025. Il contribue également à hauteur de 0,2 point à l’évolution annuelle de l’activité.

Figure 1Évolution sectorielle annuelle des heures rémunérées

(en %)
Évolution sectorielle annuelle des heures rémunérées ((en %))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble – Guadeloupe Ensemble – France hors Mayotte
2020 -5,1 -3,7 -9,2 -2,6 -7,1 -7,8
2021 10,5 15,9 8,5 10,3 9,8 8,4
2022 7,8 3,5 9,9 1,2 7,6 5,6
2023 2,4 2,7 3,7 2,8 3,3 1,6
2024 -0,3 -2,4 1,0 3,3 0,9 0,3
2025 -1,5 -4,9 0,3 1,4 -0,2 -0,4
  • Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Entre 2024 et 2025, le nombre d'heures rémunérées dans l'industrie a diminué de 1,5 % en Guadeloupe.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Évolution sectorielle annuelle des heures rémunérées

  • Note : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Entre 2024 et 2025, le nombre d'heures rémunérées dans l'industrie a diminué de 1,5 % en Guadeloupe.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi salarié se contracte

La dynamique de l’emploi suit celle de l’activité. Entre fin 2024 et fin 2025, l’emploi salarié diminue de 0,6 % en Guadeloupe, soit une baisse de 810 emplois (figure 2). Ce recul efface la progression de l’année précédente et la région compte 128 430 emplois salariés, un niveau similaire à celui de fin 2023. La baisse concerne à la fois le secteur privé et le secteur public. Le secteur privé, qui concentre près des deux tiers de l’emploi salarié, est à l’origine de sept suppressions nettes sur dix (-0,7 %). Dans le secteur public, le recul est plus modéré (-0,5 %). En France (hors Mayotte), l’emploi salarié suit une dynamique comparable : il recule de 0,2 % fin 2025, après avoir progressé dans les mêmes proportions en 2024 (+0,2 %).

La construction est le principal contributeur à la baisse de l’emploi salarié en Guadeloupe : les effectifs salariés du secteur diminuent de 5,2 % en 2025, représentant près de la moitié du recul total (-380 emplois). Le repli, engagé fin 2023, s’intensifie en 2025, dans un contexte de contraction de l’activité. L’industrie est le deuxième secteur affecté par une baisse de 2,0 % de ses effectifs, soit 190 emplois de moins sur un an. La diminution de l’emploi industriel, amorcée fin 2024 (-1,1 %), s’accentue en 2025 et concerne en particulier les « autres branches industrielles », regroupant notamment le travail du bois et l’imprimerie.

Le tertiaire non marchand se replie également (-0,2 % -120 emplois). Ce secteur, qui emploie près de quatre salariés sur dix est principalement affecté par la baisse de l’emploi dans l’enseignement (-2,3 %). Ce recul est toutefois partiellement compensé par des augmentations dans la santé (+0,8 %) et dans l’administration publique (+0,2 %). Enfin, l’emploi agricole recule de 3,5 % (-60 emplois), après une année 2024 particulièrement dynamique (+7,3 %).

Seul le tertiaire marchand hors intérim reste stable. Dans ce secteur, l’emploi diminue dans le commerce (-0,9 %), en cohérence avec la baisse de l’activité observée, mais progresse dans l’hébergement-restauration (+1,7 %) et dans les services aux ménages (+1,0 %), compensant ce recul. Première variable d'ajustement en cas de ralentissement de l'activité, l’emploi intérimaire recule de 5,6 % (-140 emplois) par rapport à fin 2024, après une reprise l’année précédente. Cette évolution suit une tendance similaire au niveau national (hors Mayotte, -0,7 %).

Dans ce contexte, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) cesse de reculer en Guadeloupe (figure 3). Après avoir diminué de 2 points l’année précédente, il se stabilise à 17 % de la population active âgée de 15 ans ou plus, un niveau supérieur de 9 points à celui de la France métropolitaine.

Figure 2Emploi salarié total en fin d’année par secteur d'activité

(en %)
Emploi salarié total en fin d’année par secteur d'activité ((en %))
Secteur d'activité Emploi au 31/12/2025 (milliers) Évolution entre 2024 et 2025 Évolution annuelle moyenne entre 2019 et 2024 ¹
Guadeloupe Guadeloupe France hors Mayotte Guadeloupe France hors Mayotte
Agriculture 1,8 -3,5 0,5 4,1 1,5
Industrie 9,4 -2,0 -0,5 1,8 0,5
Industrie agroalimentaire 3,4 -0,7 0,6 2,5 1,3
Énergie, eau, déchets, cokéfaction et raffinage 2,7 -1,2 1,0 1,8 1,5
Biens d'équipement 0,1 -0,7 -0,4 -3,0 0,6
Matériels de transport 0,1 -8,6 -0,5 7,7 -0,3
Autres branches industrielles 3,0 -4,0 -1,5 1,4 0,0
Construction 6,8 -5,2 -1,2 2,7 1,0
Tertiaire marchand 57,0 -0,1 -0,1 2,2 1,3
Commerce 17,1 -0,9 -0,6 2,4 1,0
Transports 6,2 0,4 0,6 1,2 0,6
Hébergement - restauration 6,1 1,7 1,0 2,4 2,2
Information - communication 2,1 -2,4 -2,0 0,8 2,4
Services financiers 3,2 1,3 0,7 0,7 1,2
Services immobiliers 0,9 -0,1 -0,7 3,0 0,7
Services aux entreprises hors intérim 11,4 0,3 0,1 3,0 2,1
Intérim 2,3 -5,6 -0,7 2,9 -1,7
Services aux ménages 7,6 1,0 -0,1 2,0 1,2
Tertiaire non marchand 53,4 -0,2 0,1 0,9 0,8
Total 128,4 -0,6 -0,2 1,7 1,0
  • ¹ : Évolution qui aurait été observée pour l'emploi salarié total du secteur pour chaque année de la période considérée, en supposant une évolution identique chaque année.
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Taux de chômage annuel au sens du BIT – Guadeloupe

(en % de la population active)
Taux de chômage annuel au sens du BIT – Guadeloupe ((en % de la population active))
Zonage Guadeloupe France métropolitaine
2020 17 8
2021 17 8
2022 19 7
2023 19 7
2024 17 7
2025 17 8
  • Champ : Personnes actives de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, Enquête Emploi.

Figure 3Taux de chômage annuel au sens du BIT – Guadeloupe

  • Champ : Personnes actives de 15 ans ou plus vivant en logement ordinaire.
  • Source : Insee, Enquête Emploi.

Le déficit commercial se creuse

En 2025, le déficit de la de la Guadeloupe s'aggrave de 0,6 % pour atteindre 3,6 milliards d’euros (figure 4). Cette dégradation tient à la contraction marquée des exportations (-12,6 %), liée notamment à la forte baisse des réexpéditions de produits pétroliers raffinés vers la Guyane (-26,6 %). Elle intervient malgré un léger repli des importations (-0,7 %), qui atténuent la hausse du déficit. Hors livraisons de produits pétroliers raffinés, les échanges extérieurs reculent également : les importations progressent de 2,1 %, tandis que les exportations diminuent plus modérément (-3,2 %).

Le recul des s’explique avant tout par la baisse des achats de produits pétroliers raffinés (-13,7 %) et de matériels de transport (-8,1 %), deux postes majeurs représentant respectivement 15 % et 13 % des importations guadeloupéennes.

En 2025, la France métropolitaine demeure le principal partenaire commercial de la Guadeloupe. Elle est l’origine de 60 % des importations et la destination de 28 % des exportations. Ces dernières se dirigent également vers la Guyane et la Martinique, qui représentent respectivement 29 % et 7 % des flux, tandis que l’Union européenne (hors France) en capte 5 %.

Figure 4Valeur des importations et exportations

(en millions d’euros)
Valeur des importations et exportations ((en millions d’euros))
Échanges Importations Exportations Solde des échanges
2015 2 590 209 -2 381
2016 2 528 223 -2 305
2017 2 775 283 -2 492
2018 2 939 280 -2 659
2019 3 024 276 -2 748
2020 2 813 251 -2 562
2021 3 254 352 -2 902
2022 4 034 420 -3 615
2023 3 954 324 -3 630
2024 3 928 377 -3 551
2025 3 901 330 -3 571
  • Champ : Guadeloupe.
  • Source : Douanes, calculs Insee.

L’inflation ralentit fortement en 2025 sous l’effet du recul des prix de l’énergie

En 2025, l'inflation ralentit en Guadeloupe : les prix à la consommation augmentent de 1,3 %, contre +2,6 % en 2024.

Ce ralentissement s’explique principalement par la baisse des prix de l’énergie, qui contribuent à réduire l’inflation en 2025 (-0,4 point) (figure 5). Elle résulte du recul des tarifs de l’électricité (-0,5 point), tandis que les produits pétroliers n’ajoutent que 0,1 point à l’inflation. Cette évolution intervient dans un contexte d’apaisement des tensions sur les marchés de l’énergie, après plusieurs années de fortes hausses entre 2021 et 2024.

Le ralentissement est également lié à une progression moins soutenue des prix de l’alimentation, qui demeure malgré tout le deuxième poste contributeur à l’inflation (+0,3 point).

Les prix des produits manufacturés restent globalement stables, participant à la modération de l’inflation. À l’inverse, les prix des services accélèrent en 2025 et constituent le principal moteur de la hausse des prix en 2025 (+1,4 point).

À l’échelle nationale, l’inflation s’établit à +0,9 % en 2025. Sur dix ans, la hausse cumulée des prix dépasse 18 % en Guadeloupe, contre près de 21 % pour l’ensemble de la France.

Figure 5Contribution des postes à l’évolution générale des prix

(en point)
Contribution des postes à l’évolution générale des prix ((en point)) - Lecture : En 2025, l'augmentation des prix des services contribue à hauteur de 1,4 point à l'inflation.
Regroupement Contribution 2024 Contribution 2025
Services 1,2 1,4
Dont Autres services (1) 0,8 1,0
Alimentation 0,5 0,3
Dont Alimentation hors produits frais 0,4 0,4
Produits manufacturés 0,2 0,0
Énergie 0,6 -0,4
Dont Produits pétroliers 0,1 0,1
  • (1) Les autres services regroupent : les soins personnels, la protection sociale, les assurances, les services financiers…
  • Lecture : En 2025, l'augmentation des prix des services contribue à hauteur de 1,4 point à l'inflation.
  • Champ : Guadeloupe.
  • Source : Insee - indice des prix à la consommation.

Figure 5Contribution des postes à l’évolution générale des prix

  • (1) Les autres services regroupent : les soins personnels, la protection sociale, les assurances, les services financiers…
  • Lecture : En 2025, l'augmentation des prix des services contribue à hauteur de 1,4 point à l'inflation.
  • Champ : Guadeloupe.
  • Source : Insee - indice des prix à la consommation.

Les touristes réduisent leurs séjours à l’hôtel mais fréquentent davantage l'archipel

En 2025, la fréquentation hôtelière diminue nettement sur un an (-9,5 %), pour atteindre un peu moins de 1,2 million de nuitées (figure 6). Après deux années record, elle repasse ainsi légèrement sous son niveau de 2022, première année de reprise post-crise sanitaire. Ce recul s’explique par une baisse marquée du nombre de visiteurs, qui s’établit à 315 500 personnes (-12,0 %), malgré une légère hausse de la durée moyenne de séjour, qui atteint 3,7 jours (après 3,6).

La diminution des nuitées concerne surtout la clientèle en provenance de France (-11,0 %), qui demeure largement majoritaire (85 % des nuitées). À l’inverse, la fréquentation en provenance de l'étranger se stabilise, mais avec des évolutions contrastées selon les origines : les nuitées des visiteurs en provenance des États-Unis reculent fortement (-48,3 %, -11 900 nuitées), tandis que celles des visiteurs canadiens progressent nettement (+13,4 %, +8 300 nuitées), grâce au développement de nouvelles liaisons aériennes avec le Canada. La fréquentation en provenance d’Europe augmente plus modérément (+3,7 %, soit +3 100 nuitées).

La baisse de la fréquentation concerne à la fois le tourisme d’affaires (-19,1 %) et le tourisme de loisirs (-7,7 %), ce dernier reste prédominant (86 % des nuitées).

Dans le même temps, l’offre hôtelière se contracte fortement (-8,7 %). Le recul des nuitées étant plus marqué que celui de l’offre, le taux d’occupation diminue de 0,8 point pour s’établir à un peu moins de six chambres occupées sur dix proposées.

Les établissements hôteliers ne couvrant qu’une partie de l’offre d’hébergement pour les visiteurs, la baisse des nuitées ne reflète pas forcément un déclin de la fréquentation touristique. En l’occurrence, le à l’aéroport Guadeloupe Maryse Condé progresse de 2,0 % pour atteindre 2,1 millions de passagers en 2025. Cette croissance résulte du développement de l'offre aérienne, avec l’augmentation des fréquences de vols et l’ouverture de nouvelles liaisons. Dans ce contexte, l’écart entre la baisse des nuitées hôtelières et la hausse du trafic aérien suggère une diversification des modes d’hébergement, avec un recours accru aux alternatives à l’hôtel (locations saisonnières, résidences touristiques, hébergement chez l’habitant). Enfin, la fréquentation liée à la croisière progresse, malgré un recul du nombre d’escales (125 en 2025 contre 129 en 2024) : le nombre de croisiéristes augmente de 3,1 % et atteint 336 300 passagers, grâce à l’accueil de navires de plus grande capacité.

Figure 6Nuitées dans les hôtels

Nuitées dans les hôtels
Zonage Nombre de nuitées dans les hôtels Part de nuitées effectuées en 2025 par la clientèle non résidente
En 2025 (milliers) Évolution entre 2024 et 2025 (%) En 2025 (%) Évolution entre 2024 et 2025 (points)
Guadeloupe 1 159 -9,5 15,5 1,4
France entière 220 247 2,7 37,9 2,0
  • Notes : Données définitives.
  • Source : Insee, enquête de fréquentation dans les hébergements touristiques.
Publication rédigée par :Philippe Mouty, Clovis Clotail, Gaël Raffy, Valentine Chieze Devivier (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Publication rédigée par :Philippe Mouty, Clovis Clotail, Gaël Raffy, Valentine Chieze Devivier (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Estimations d'emploi localisées / Estel :

Le concept central d'Estel est une synthèse ascendante des sources administratives utilisées avec prise en compte de la multi-activité. Estel mesure l'emploi selon un concept « BIT répertorié ».

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l’effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Chômeur (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) / Personne au chômage (au sens du Bureau International du Travail (BIT)) :

Un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus qui répond simultanément à trois conditions :

  • être sans emploi durant une semaine donnée
  • être disponible pour prendre un emploi dans les deux semaines
  • avoir cherché activement un emploi au cours des quatre dernières semaines ou en avoir trouvé un qui commence dans moins de trois mois.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Services rendus aux entreprises :

Les services rendus aux entreprises regroupent globalement les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien.

Services rendus aux particuliers :

Les services aux particuliers se caractérisent par la mise à disposition d'une prestation technique ou intellectuelle principalement à destination des particuliers (ou ménages), même si certains d’entre eux concernent également les entreprises.

Nuitée :

Le nombre de nuitées correspond au nombre total de nuits passées par les clients dans un établissement ; deux personnes séjournant trois nuits dans un hôtel comptent ainsi pour six nuitées de même que six personnes ne séjournant qu'une nuit.

Arrivées :

Les arrivées sont le nombre total de personnes arrivées dans un établissement durant la période considérée. Elles ne sont comptées qu'une fois, au 1er jour de leur séjour, quelle que soit la durée du séjour.

Séjour :

Les voyages se décomposent en « séjours » définis par le fait d'avoir passé au moins une nuit en lieu fixe. La durée des séjours est comptabilisée en nuitées.

Durée moyenne de séjour (hôtellerie, hôtellerie de plein air) :

Rapport du nombre de nuitées au nombre d'arrivées de clients hébergés.

Taux d'occupation (hôtellerie, hôtellerie de plein air, autres hébergements) :

Le taux d'occupation est le rapport entre le nombre de chambres (emplacements) occupés et le nombre de chambres (emplacements) offerts par les hôtels et campings ouverts.

Tourisme :

Le tourisme comprend les activités déployées par les personnes au cours de leurs voyages et séjours dans des lieux situés en dehors de leur environnement habituel pour une période consécutive qui ne dépasse pas une année.

Balance commerciale :

La balance commerciale est le compte qui retrace la valeur des biens exportés et la valeur des biens importés. Pour calculer la balance commerciale, la comptabilité nationale procède à l'évaluation des importations et des exportations de biens à partir des statistiques douanières de marchandises.

Exportations de biens et de services :

Les exportations de biens et de services sont des opérations (ventes, troc et dons) par lesquelles des résidents fournissent des biens et des services à des non-résidents. Pour qu’il y ait exportations, il faut qu’il y ait changement de propriété entre résidents et non-résidents.

Importations de biens et de services :

Les importations de biens et de services sont des opérations (achats, troc et dons) par lesquelles des non-résidents fournissent des biens et des services à des résidents. Pour qu’il y ait importations, il faut qu’il y ait changement de propriété entre résidents et non-résidents.

Indice des prix à la consommation :

L’indice des prix à la consommation est l’instrument de mesure de l’inflation. Il permet d’estimer, entre deux périodes données, la variation du niveau général des prix des biens et des services proposés aux consommateurs sur le territoire. C’est une mesure synthétique des évolutions de prix à qualité constante. La quasi-totalité des biens et des services marchands proposés aux consommateurs fait partie du champ de l’indice.

Trafic aérien :

L’enquête sur la fréquentation des aéroports français comptabilise les passagers embarqués ou débarqués. Ainsi, tous les passagers ayant effectué un vol national à l’intérieur du périmètre défini (France métropolitaine et DROM) sont comptés deux fois.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Insee, « Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié est stable ou quasi stable dans plus de la moitié des régions », Informations Rapides no 65, mars 2026.