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Insee Conjoncture Martinique · Avril 2026 · n° 38
Insee Conjoncture MartiniqueAu quatrième trimestre 2025, le recul de l’activité économique se poursuit en Martinique Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025

Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)

Au quatrième trimestre 2025, la conjoncture reste dégradée en Martinique. L’activité économique, mesurée par le nombre d’heures rémunérées, poursuit son recul, entamé en fin d'année 2024, même si la baisse est moins marquée ce trimestre. La construction contribue principalement à cette diminution. Dans ce contexte, l’emploi salarié se maintient à un niveau relativement bas, proche de celui observé à la sortie de la crise sanitaire en 2022. Le tertiaire marchand et l’industrie constituent les principaux soutiens à l’emploi ce trimestre, tandis que le recours à l’intérim continue de diminuer. Par ailleurs, la fréquentation hôtelière recule de nouveau, sous l’effet du repli de la clientèle en provenance de France, dans la continuité de la tendance observée au cours des trois premiers trimestres de l’année.

Insee Conjoncture Martinique
No 38
Paru le :Paru le02/04/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)

L’activité économique demeure orientée à la baisse

Au quatrième trimestre 2025, l’activité économique en Martinique, mesurée par le nombre d’heures rémunérées, continue de reculer (-0,4 %), bien qu’à un rythme moins prononcé que lors des trois premiers trimestres (figure 1). Cette baisse s’inscrit dans une dynamique négative engagée depuis la fin de l’année 2024. Au niveau national (hors Mayotte), le repli des heures rémunérées s’accentue (-0,5 % après -0,3 %).

En Martinique, la construction demeure le principal contributeur à la baisse de l’activité avec un nombre d’heures rémunérées qui diminue de 4,1 %. Ce repli est toutefois moins marqué que celui des trois trimestres précédents qui affichaient chacun 6 % de baisse. Dans ce secteur, la contraction de l’activité se traduit encore par une baisse sur un an des autorisations de construire des logements (-7,4 %) tandis que les surfaces autorisées de locaux d’activité retrouvent une dynamique positive (+27,7 %).

Dans l’industrie, le recul des heures rémunérées se poursuit de façon plus modérée ce trimestre (-0,3 %, après -2,0 % au trimestre précédent).

L’activité du tertiaire principalement marchand repart légèrement à la hausse (+0,2 %) après trois trimestres de diminution. Cette évolution est principalement portée par les services aux ménages (+4,1 %) et, dans une moindre mesure, par l’hébergement-restauration (+1,1 %). À l’inverse, les services aux entreprises (-4,2 %) et le commerce (-0,3 %) en atténuent la progression.

Après avoir été le seul secteur en progression depuis la fin de l’année 2024, avec des hausses proches de +1,5 % chaque trimestre, le tertiaire principalement non marchand enregistre une augmentation plus modérée de ses heures rémunérées (+0,5 %).

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Martinique

(évolution en %, contribution en points)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Martinique ((évolution en %, contribution en points))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Évolution totale
janv. 2024 0,1 0,0 0,3 0,7 1,1
févr. 2024 0,2 0,0 0,7 0,9 1,8
mars 2024 0,0 -0,2 0,4 0,5 0,7
avril 2024 0,2 0,2 1,2 0,7 2,3
mai 2024 0,0 -0,2 1,1 0,7 1,5
juin 2024 -0,2 -0,2 0,1 -0,1 -0,5
juil. 2024 0,3 -0,1 1,1 0,3 1,6
août 2024 -0,1 -0,1 0,6 -0,5 0,0
sept. 2024 0,1 0,0 0,1 -0,1 0,3
oct. 2024 -0,1 -0,2 -0,7 0,2 -0,8
nov. 2024 -0,2 -0,4 -0,8 0,0 -1,4
déc. 2024 0,0 -0,5 0,0 0,3 -0,2
janv. 2025 0,0 -0,5 0,0 0,5 0,0
févr. 2025 -0,3 -0,2 -0,4 0,0 -0,9
mars 2025 -0,5 -0,8 -0,9 0,2 -2,0
avril 2025 -0,2 -0,7 -0,5 0,4 -1,0
mai 2025 -0,2 -0,5 -0,5 0,0 -1,2
juin 2025 0,0 -0,5 -0,3 0,3 -0,4
juil. 2025 -0,2 -0,5 -0,4 0,3 -0,8
août 2025 -0,4 -0,5 -1,4 0,0 -2,3
sept. 2025 -0,2 -0,3 -0,4 0,4 -0,5
oct. 2025 0,0 -0,3 0,8 0,2 0,7
nov. 2025 -0,1 -0,3 -0,3 -0,1 -0,9
déc. 2025 0,0 -0,3 -0,2 0,2 -0,3
janv. 2026 -0,2 -0,2 -0,9 -0,5 -1,7
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Martinique

  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi salarié se maintient à un niveau bas

Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié en Martinique se maintient pour le deuxième trimestre consécutif. Cette stabilité fait suite à des baisses observées en début d’année 2025 (-0,2 % au premier et deuxième trimestre). Avec 131 430 salariés, les effectifs restent ainsi à un niveau bas, proche de celui enregistré en 2022 à la sortie de la crise sanitaire. À l’échelle nationale (hors Mayotte), l’emploi salarié est lui aussi stable au quatrième trimestre 2025.

Sur un an, la tendance est orientée à la baisse : l’emploi recule de 0,4 %, soit 580 emplois de moins.

En Martinique, l’emploi salarié privé progresse légèrement (+0,2 %) après trois trimestres de recul (-0,3 % chaque trimestre). À l’inverse, l’emploi public diminue légèrement, après une hausse de 0,3 % au trimestre précédent, annulant ainsi la progression observée dans le secteur privé.

Le recul de l’intérim se poursuit

Le tertiaire marchand hors intérim constitue le principal soutien à l’emploi salarié ce trimestre (figure 2). Les effectifs progressent de 0,3 % dans le secteur, avec 170 emplois supplémentaires. L’industrie enregistre également une hausse (+1,3 %, soit +110 emplois), après avoir reculé de 1,6 % au trimestre précédent. De même, l’agriculture retrouve une dynamique positive (+1,2 %) après trois trimestres de baisse.

Ces progressions sont toutefois neutralisées par des diminutions dans d’autres secteurs : le recours à l’intérim poursuit ainsi sa baisse (-4,5 %, soit -110 emplois), après des reculs de 2,4 % puis 2,6 % aux deux trimestres précédents. À l’échelle nationale (hors Mayotte), l’emploi intérimaire diminue également, mais dans des proportions plus limitées (-0,2 %). Sur un an, l’emploi intérimaire recule fortement en Martinique (-8,3 %), soit 210 emplois en moins.

L’emploi recule également dans le tertiaire non marchand (-0,2 %, soit -90 emplois) ainsi que dans la construction dont le volume d’emplois salariés diminue de 0,4 % pour le troisième trimestre consécutif.

Parallèlement, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) est estimé à 12,5 % de la population active en Martinique, contre 7,9 % en France hors Mayotte (figure 3). Le taux de chômage lissé est stable par rapport au trimestre précédent.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 98,5 99,3 100,1 99,6
2ᵉ trim. 2020 100,5 98,4 97,0 99,2
3ᵉ trim. 2020 103,1 99,8 99,6 101,2
4ᵉ trim. 2020 106,4 100,6 98,1 101,2
1ᵉ trim. 2021 109,1 102,2 100,0 101,2
2ᵉ trim. 2021 110,6 103,2 101,4 102,2
3ᵉ trim. 2021 112,1 101,1 101,3 101,9
4ᵉ trim. 2021 110,3 103,4 102,7 102,2
1ᵉ trim. 2022 111,7 105,5 103,9 102,7
2ᵉ trim. 2022 110,6 105,5 105,1 103,1
3ᵉ trim. 2022 109,1 103,7 105,3 101,9
4ᵉ trim. 2022 111,9 104,5 106,4 102,8
1ᵉ trim. 2023 111,3 104,4 106,4 103,3
2ᵉ trim. 2023 113,3 104,5 106,1 104,6
3ᵉ trim. 2023 110,7 103,1 106,3 104,8
4ᵉ trim. 2023 109,7 103,6 106,3 105,0
1ᵉ trim. 2024 109,9 103,8 106,6 104,5
2ᵉ trim. 2024 108,7 103,2 106,4 104,7
3ᵉ trim. 2024 107,8 102,9 106,2 105,0
4ᵉ trim. 2024 105,7 103,0 105,9 105,0
1ᵉ trim. 2025 104,3 102,7 105,7 105,2
2ᵉ trim. 2025 103,9 102,7 105,6 105,0
3ᵉ trim. 2025 103,5 101,1 105,5 105,5
4ᵉ trim. 2025 103,1 102,3 105,8 105,3
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Martinique

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Taux de chômage (BIT) - Martinique Taux de chômage « lissé » - Martinique Taux de chômage (BIT) - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 15,3 13,8 8,2
1ᵉ trim. 2020 11,7 13,0 7,9
2ᵉ trim. 2020 8,2 12,5 7,1
3ᵉ trim. 2020 15,5 12,2 9,0
4ᵉ trim. 2020 14,4 12,2 8,1
1ᵉ trim. 2021 12,5 12,6 8,2
2ᵉ trim. 2021 14,8 12,9 7,9
3ᵉ trim. 2021 13,3 13,0 7,9
4ᵉ trim. 2021 10,9 13,0 7,4
1ᵉ trim. 2022 12,4 12,9 7,4
2ᵉ trim. 2022 13,8 12,6 7,4
3ᵉ trim. 2022 13,3 12,2 7,2
4ᵉ trim. 2022 9,9 11,6 7,1
1ᵉ trim. 2023 12,3 10,9 7,1
2ᵉ trim. 2023 10,5 10,5 7,2
3ᵉ trim. 2023 9,9 10,6 7,4
4ᵉ trim. 2023 10,2 10,9 7,5
1ᵉ trim. 2024 11,4 11,7 7,5
2ᵉ trim. 2024 14,1 12,2 7,3
3ᵉ trim. 2024 10,6 12,7 7,4
4ᵉ trim. 2024 13,5 13,0 7,3
1ᵉ trim. 2025 12,8 13,2 7,5
2ᵉ trim. 2025 13,9 13,4 7,6
3ᵉ trim. 2025 14,4 13,5 7,7
4ᵉ trim. 2025 12,5 13,5 7,9
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 3Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.
Avertissement sur les taux de chômage localisés dans les DOM

Dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.

La fréquentation hôtelière continue de subir le recul de la clientèle en provenance de France

Au quatrième trimestre 2025, les hôtels de Martinique enregistrent 269 800 nuitées, soit une diminution de 4,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (-12 700 nuitées). Cette évolution prolonge le repli observé tout au long de l’année 2025 (-9,2 % au premier trimestre, -7,2 % au deuxième et -2,9 % au troisième).

La diminution de la fréquentation s’explique principalement par le recul de la clientèle en provenance de France, qui représente 82 % des nuitées dans l’hôtellerie martiniquaise. Au quatrième trimestre, ces nuitées diminuent de 6,9 %, soit 16 400 nuitées de moins qu’un an auparavant. À l’inverse, la clientèle issue de l’étranger est en progression (+8,0 %, soit +3 700 nuitées). Cette hausse est largement portée par les visiteurs en provenance du Canada (+21,5 %, soit +3 500 nuitées), qui représentent ainsi 40 % des nuitées étrangères. Les nuitées de la clientèle des États-Unis augmentent également (+8,8 %, soit +200 nuitées), inversant la tendance à la baisse observée les trimestres précédents. Enfin, la fréquentation au départ de l'Europe, qui concentre près de la moitié des nuitées étrangères, reste la même.

Le recul de la fréquentation concerne principalement le tourisme d’affaires, dont les nuitées chutent de 27,6 %. Le tourisme de loisirs, qui constitue le principal motif de séjour en Martinique (88 % des nuitées), diminue également mais dans des proportions beaucoup plus faibles (-0,3 %).

Comme au trimestre précédent, la baisse du nombre total de nuitées s’explique principalement par la réduction de la durée moyenne de séjour, qui passe de 3,6 à 3,4 jours, alors que le nombre d’arrivées progresse (+0,7 %).

Enfin, en dépit de la diminution de l'offre d'hébergements (-7,3 %), le taux d’occupation des hôtels martiniquais diminue à 57,4 %, en baisse de 3,3 points.

Publication rédigée par :Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Nomenclature :

Publication rédigée par :Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus