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Insee Conjoncture Guadeloupe · Avril 2026 · n° 38
Insee Conjoncture GuadeloupeAu quatrième trimestre 2025, l’activité économique demeure défavorable en Guadeloupe Note de conjoncture régionale - 4e trimestre 2025

Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)

Au quatrième trimestre 2025, la conjoncture guadeloupéenne demeure peu favorable. L’activité économique, mesurée par le nombre d'heures rémunérées, recule de nouveau par rapport au même trimestre de l'année précédente, sous l’effet du repli marqué dans la construction. Toutefois, l’emploi salarié, en baisse depuis le début de l’année, se maintient ce trimestre. Il est soutenu par le tertiaire marchand hors intérim, tandis que les difficultés persistent dans la construction, où l’emploi continue de reculer mais à un rythme moins soutenu. Le recours à l’intérim poursuit par ailleurs sa diminution. Enfin, la fréquentation hôtelière continue de décliner, tirée par un repli de la clientèle en provenance de France tandis que celles au départ d’Europe et du Canada progressent.

Insee Conjoncture Guadeloupe
No 38
Paru le :Paru le02/04/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)

La baisse de l’activité, amorcée au trimestre précédent, se confirme en fin d’année

Au quatrième trimestre 2025 en Guadeloupe, l’activité économique, mesurée par le nombre d’heures rémunérées, diminue de 0,9 % par rapport au même trimestre de l’année précédente (figure 1), après -0,7 % le trimestre précédent. Au cours de l’année, la dynamique s’essouffle progressivement : la croissance ralentit au premier semestre, avant de devenir négative au second.

Au niveau national (hors Mayotte), la tendance est similaire : la baisse des heures rémunérées s’accentue (-0,5 % après -0,3 % au troisième trimestre).

La construction constitue le principal contributeur au repli de l’activité avec un nombre d'heures rémunérées qui diminue fortement (-7,6 %), accentuant le recul déjà observé les trimestres précédents. Dans ce secteur, la contraction de l’activité se traduit également par une baisse, sur un an, des autorisations de construire des logements (-19,7 %) et de la surface de plancher des locaux non résidentiels (-9,2 %). L’industrie et le tertiaire principalement marchand sont également orientés à la baisse : le nombre d’heures rémunérées baisse respectivement de 2,2 % et 0,2 % au quatrième trimestre. Dans le tertiaire marchand, ce repli s’explique notamment par la diminution des heures rémunérées dans le commerce (-1,2 %) et dans le transport et entreposage (-1,0 %). Dans l’industrie comme dans la construction, ces évolutions s’inscrivent dans une tendance baissière engagée depuis 2024, qui s'accentue au cours des deux derniers trimestres.

À l’inverse, le tertiaire principalement non marchand demeure le seul secteur en progression et le seul à rester positif au second semestre 2025. Malgré un ralentissement au trimestre précédent (+0,6 %), la croissance retrouve un rythme proche de celui du deuxième trimestre (+1,2 %).

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Guadeloupe

(évolution en %, contribution en points)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Guadeloupe ((évolution en %, contribution en points))
Période Industrie Construction Services principalement marchands Services principalement non marchands Évolution totale
janv. 2024 0,1 -0,2 1,3 0,3 1,5
févr. 2024 0,1 0,0 1,1 0,6 1,7
mars 2024 0,0 -0,2 0,1 0,5 0,4
avril 2024 0,0 0,1 0,7 0,9 1,7
mai 2024 0,0 -0,4 0,8 0,6 0,9
juin 2024 -0,2 -0,4 0,0 0,2 -0,5
juil. 2024 0,1 0,0 0,6 0,7 1,4
août 2024 -0,4 -0,5 0,1 0,4 -0,3
sept. 2024 -0,1 -0,3 0,5 0,6 0,8
oct. 2024 0,1 0,0 1,0 0,6 1,6
nov. 2024 -0,2 -0,4 0,3 0,3 0,1
déc. 2024 0,0 -0,6 0,9 0,6 0,9
janv. 2025 -0,1 -0,2 0,6 0,5 0,9
févr. 2025 -0,1 -0,1 0,3 0,3 0,4
mars 2025 0,0 -0,7 0,8 0,2 0,3
avril 2025 0,1 -0,3 0,6 0,3 0,6
mai 2025 -0,3 -0,4 0,3 0,1 -0,2
juin 2025 -0,2 -0,3 0,4 0,2 0,1
juil. 2025 -0,4 -0,4 0,0 0,2 -0,6
août 2025 -0,3 -0,6 -0,1 -0,1 -1,1
sept. 2025 -0,2 -0,5 0,1 0,2 -0,4
oct. 2025 -0,2 -0,7 0,1 0,3 -0,5
nov. 2025 -0,3 -0,8 -0,3 0,1 -1,3
déc. 2025 -0,3 -0,7 -0,2 0,2 -1,0
janv. 2026 -0,4 -0,9 -1,0 -0,2 -2,5
  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.

Figure 1Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année précédente - Guadeloupe

  • Notes : Ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré. Le dernier mois est provisoire.
  • Champ : Secteur privé hors secteur agricole.
  • Source : DSN, traitement Insee.
Avertissement sur les heures rémunérées

Dans le secteur de la construction, les évolutions des heures rémunérées doivent être interprétées avec prudence, en particulier pour les mois de décembre et de janvier, dans les comparaisons en glissement annuel.

En effet, dans ce secteur, les congés des salariés sont indemnisés par des caisses de congés payés et non directement par les employeurs ; ils ne sont donc pas comptabilisés dans les heures rémunérées issues des déclarations.

Selon le positionnement calendaire des congés de fin d’année, un même mois peut inclure un nombre de jours de congés différent d’une année sur l’autre, ce qui peut entraîner des évolutions marquées des heures rémunérées sans que celles-ci reflètent nécessairement une évolution de l’activité économique.

L’emploi salarié se maintient

Au quatrième trimestre 2025, l’emploi salarié se stabilise en Guadeloupe par rapport au trimestre précédent, interrompant la dynamique de repli observée lors des deux derniers trimestres (-0,2 % après -0,4 %). Les effectifs se maintiennent à un niveau de 128 430 emplois. Toutefois, sur un an, l’emploi salarié demeure orienté à la baisse : il est inférieur de 0,6 % à son niveau un an auparavant, soit 810 emplois de moins.

À l’échelle nationale (hors Mayotte), l’emploi salarié reste également stable par rapport au trimestre précédent.

La stabilité de l'emploi en Guadeloupe s'explique par une légère hausse de l'emploi privé (+130 emplois), après deux trimestres de baisse, freinée par un repli de même ampleur de l'emploi public (-100 emplois).

Le tertiaire marchand (hors intérim) soutient l'emploi salarié

Dans le tertiaire marchand (hors intérim), l’emploi progresse légèrement (+0,2 %, soit 90 emplois supplémentaires), après trois trimestres de stabilité (figure 2). Le tertiaire non marchand, quant à lui, est stable pour le deuxième trimestre consécutif. De même, l’emploi industriel se stabilise, interrompant deux trimestres consécutifs de repli.

À l’inverse, les effectifs salariés poursuivent leur recul dans la construction (-1,0 %, soit -70 emplois), mais à un rythme moins soutenu qu’aux trimestres précédents. Le secteur pâtit directement de la contraction du marché du neuf.

Le recours à l’intérim continue également de diminuer : le nombre d’intérimaires recule de 2,5 % au quatrième trimestre (-60 emplois), après une baisse déjà notable au trimestre précédent (-2,0 %). En France (hors Mayotte), l’emploi intérimaire diminue également, mais plus modérément (-0,2 %). Sur un an, l’emploi intérimaire baisse de 5,6 % en Guadeloupe, soit 140 emplois de moins.

Au quatrième trimestre 2025, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) est estimé à 17,2 % de la population active en Guadeloupe (figure 3). En France (hors Mayotte), il s’établit à 7,9 %. Après une baisse continue en 2024, le taux de chômage lissé est stable sur l’ensemble de l’année 2025 en Guadeloupe.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guadeloupe

(indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019)
Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guadeloupe ((indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2019))
Période Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
4ᵉ trim. 2019 100,0 100,0 100,0 100,0
1ᵉ trim. 2020 100,0 100,1 98,6 99,3
2ᵉ trim. 2020 101,4 99,9 95,4 98,1
3ᵉ trim. 2020 108,0 99,8 99,2 100,0
4ᵉ trim. 2020 109,2 101,7 100,9 100,2
1ᵉ trim. 2021 112,1 102,0 101,6 100,6
2ᵉ trim. 2021 115,5 103,3 102,9 100,0
3ᵉ trim. 2021 117,3 106,7 103,7 100,3
4ᵉ trim. 2021 115,6 105,6 104,8 100,4
1ᵉ trim. 2022 116,0 107,2 105,7 100,9
2ᵉ trim. 2022 120,4 108,1 107,2 101,5
3ᵉ trim. 2022 120,0 109,0 108,0 102,0
4ᵉ trim. 2022 119,3 109,8 109,6 102,4
1ᵉ trim. 2023 119,9 108,6 110,3 102,2
2ᵉ trim. 2023 119,3 110,4 110,3 102,6
3ᵉ trim. 2023 119,5 110,0 110,5 102,6
4ᵉ trim. 2023 119,1 110,8 110,6 103,2
1ᵉ trim. 2024 118,0 109,6 111,0 103,5
2ᵉ trim. 2024 117,2 110,2 110,9 103,8
3ᵉ trim. 2024 115,3 110,0 111,2 104,5
4ᵉ trim. 2024 114,0 109,5 111,3 104,7
1ᵉ trim. 2025 112,7 109,5 111,2 104,7
2ᵉ trim. 2025 110,5 108,0 111,3 104,4
3ᵉ trim. 2025 109,1 107,5 111,3 104,3
4ᵉ trim. 2025 108,0 107,4 111,4 104,5
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié par secteur - Guadeloupe

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données CVS, en fin de trimestre.
  • Champ : Emploi salarié total hors intérim.
  • Sources : Insee, Estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Taux de chômage

(en %)
Taux de chômage ((en %))
Période Taux de chômage (BIT) - Guadeloupe Taux de chômage « lissé » - Guadeloupe Taux de chômage (BIT) - France hors Mayotte
4ᵉ trim. 2019 20,8 19,4 8,2
1ᵉ trim. 2020 18,9 18,4 7,9
2ᵉ trim. 2020 11,4 17,6 7,1
3ᵉ trim. 2020 19,5 17,1 9,0
4ᵉ trim. 2020 19,7 16,9 8,1
1ᵉ trim. 2021 17,4 16,9 8,2
2ᵉ trim. 2021 19,5 17,0 7,9
3ᵉ trim. 2021 16,5 17,3 7,9
4ᵉ trim. 2021 15,6 17,6 7,4
1ᵉ trim. 2022 18,0 18,1 7,4
2ᵉ trim. 2022 18,3 18,4 7,4
3ᵉ trim. 2022 18,4 18,7 7,2
4ᵉ trim. 2022 19,3 18,8 7,1
1ᵉ trim. 2023 18,0 18,9 7,1
2ᵉ trim. 2023 19,3 18,7 7,2
3ᵉ trim. 2023 17,3 18,4 7,4
4ᵉ trim. 2023 19,2 17,9 7,5
1ᵉ trim. 2024 17,1 17,2 7,5
2ᵉ trim. 2024 15,4 16,7 7,3
3ᵉ trim. 2024 18,6 16,5 7,4
4ᵉ trim. 2024 15,7 16,4 7,3
1ᵉ trim. 2025 15,7 16,5 7,5
2ᵉ trim. 2025 16,6 16,5 7,6
3ᵉ trim. 2025 16,7 16,6 7,7
4ᵉ trim. 2025 17,2 16,6 7,9
  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.

Figure 3Taux de chômage

  • Notes : Données provisoires pour le dernier trimestre et révisées pour les trimestres précédents ; données trimestrielles CVS.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés.
Avertissement sur les taux de chômage localisés dans les DOM

Dans les DOM, contrairement aux départements de métropole, les séries de taux de chômage localisés sont directement issues d'une enquête par sondage. En conséquence, une part d'aléa est susceptible d'introduire du bruit à court terme dans les données. Dans les notes de conjoncture régionales, les séries de taux de chômage localisés sont ainsi complétées par des séries lissées représentant la tendance annuelle sous-jacente. Pour étudier les effets structurels et de long terme, les séries de taux de chômage en moyenne annuelle sont à privilégier.

La fréquentation hôtelière continue de subir un recul de la clientèle en provenance de France

Au dernier trimestre 2025, les hôtels de la Guadeloupe enregistrent 285 900 nuitées, soit une baisse de 4,4 % comparée au même trimestre de l’année précédente (-13 300 nuitées). Cette évolution s’inscrit dans une tendance observée tout au long de l’année 2025 : la fréquentation hôtelière a reculé chaque trimestre (-9,9 % au premier trimestre, -12,5 % au deuxième et -11,2 % au troisième).

Le recul de la fréquentation est principalement imputable à la forte diminution de la clientèle en provenance de France, qui représente 79 % de la demande hôtelière. Au quatrième trimestre, ces nuitées diminuent de 10,9 %, soit 27 800 de moins qu’un an auparavant.

À l’inverse, la fréquentation de la clientèle en provenance de l’étranger progresse nettement (+32,6 %, soit +14 500 nuitées). Cette hausse est principalement portée par les visiteurs en provenance d’Europe (+9 000 nuitées) et du Canada (+7 200 nuitées), qui concentrent respectivement 46 % et 44 % des nuitées étrangères ce trimestre. À l’opposé, la fréquentation hôtelière des touristes en provenance des États-Unis continue de diminuer (-1 300 nuitées) et ne représente plus que 6 % des nuitées de la clientèle internationale.

La baisse de la fréquentation concerne à la fois le tourisme d’affaires (-17,7 %) et, dans une moindre mesure, le tourisme de loisirs (-1,8 %). Ce dernier constitue le principal motif de séjour dans l’archipel (86 %).

Ce trimestre, le recul du nombre de nuitées s’explique par une diminution du nombre d'arrivées (-18,1 %), tandis que la durée moyenne de séjour augmente pour atteindre 3,9 jours en moyenne (+0,6 jour).

Enfin, la légère augmentation du taux d’occupation des logements (+0,2 point) s’explique par une diminution du nombre de logements offerts (-7,9 %).

Publication rédigée par :Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)
Avertissement méthodologique

Les données chiffrées sont parfois arrondies (selon les règles mathématiques). Le résultat arrondi d'une combinaison de données chiffrées (qui fait intervenir leurs valeurs réelles) peut se trouver légèrement différent de celui que donnerait la combinaison de leurs valeurs arrondies.

Pour comprendre

Emploi salarié :

Créations d’entreprises :

Nomenclature :

Publication rédigée par :Valentine Chieze Devivier, Gaël Raffy (Insee)

Définitions

Heures rémunérées :

Les heures rémunérées couvrent les heures travaillées ainsi que des heures non travaillées mais rémunérées par l’employeur, notamment pendant les congés payés. Les périodes de chômage partiel indemnisées par l’administration publique et non par l’employeur ne sont à ce titre pas comprises dans les heures rémunérées.

Emploi salarié :

Les salariés sont les personnes qui travaillent, aux termes d’un contrat, pour une autre entité résidente en échange d’un salaire ou d’une rétribution équivalente, avec un lien de subordination.

Intérim / Travail temporaire / Travail intérimaire :

L'intérim (ou travail intérimaire ou travail temporaire) consiste à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d'une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l'entreprise de travail temporaire.

L'intérim se caractérise donc par une relation triangulaire entre l’entreprise de travail temporaire, l’entreprise cliente et le salarié, et implique la conclusion de deux contrats : un contrat de mise à disposition (entre l’entreprise de travail temporaire et l’entreprise cliente) et un contrat de mission (entre l’entreprise de travail temporaire et le salarié).

Le contrat ne peut être conclu que pour l’exécution d’une tâche précise et temporaire, dénommée mission, et seulement dans les cas énumérés par la loi. Quel que soit le motif pour lequel il est conclu, un tel contrat ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise utilisatrice.

Secteur tertiaire / Tertiaire :

Le secteur tertiaire recouvre un vaste champ d'activités qui s'étend du commerce à l'administration, en passant par les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et services aux particuliers, l'éducation, la santé et l'action sociale.

Il est composé du :

  • tertiaire principalement marchand (commerce, transports, activités financières, services rendus aux entreprises, services rendus aux particuliers, hébergement-restauration, immobilier, information-communication) ;
  • tertiaire principalement non-marchand (administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale).

Le périmètre du secteur tertiaire est de fait défini par complémentarité avec les activités agricoles et industrielles (secteurs primaire et secondaire).

Taux de chômage :

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

On peut calculer un taux de chômage par âge en mettant en rapport les chômeurs d'une classe d'âge avec les actifs de cette classe d'âge. De la même manière se calculent des taux de chômage par sexe, par PCS, par région, par nationalité, par niveau de diplôme...

Remarque :

Le taux de chômage diffère de la part du chômage qui, elle, mesure la proportion de chômeurs dans l'ensemble de la population.

Taux de chômage (BIT) :

Le taux de chômage est le rapport entre le nombre de chômeurs et le nombre d’actifs (en emploi ou au chômage).

Logement autorisé :

Un logement autorisé est un logement, non encore réalisé, dont la construction a été autorisée par un permis de construire ou une non-opposition à une déclaration préalable.


Correction des variations saisonnières / CVS / Désaisonnalisation :

La correction des variations saisonnières permet d’éliminer l'effet de fluctuations périodiques infra-annuelles dues au calendrier et aux saisons, de manière à faire ressortir les évolutions les plus significatives de la série. Celles-ci sont contenues dans la tendance et la composante irrégulière.

Par exemple, les ventes de jouets augmentent toujours fortement entre novembre et décembre, en raison de Noël. Sur les données brutes, cet effet périodique masque l’évolution conjoncturelle sous-jacente pour une année donnée. Une fois la série désaisonnalisée, c’est-à-dire l’effet Noël retiré, les ventes peuvent s’avérer en baisse, signe d’une moins bonne année.

Pour en savoir plus