Insee
Insee Analyses Pays de la Loire · Novembre 2025 · n° 146
Insee Analyses Pays de la LoireDéplacements domicile-travail dans les Pays de la Loire : la voiture, premier moteur des émissions de CO2  Morphologie des territoires et interactions

Laura Gallais, Régis Relland (Insee)

En 2022, les actifs en emploi des Pays de la Loire émettent 21 600 tonnes de gaz à effet de serre (GES) par semaine en se rendant au travail, soit 14,0 kg chacun en équivalent CO2. Huit sur dix utilisent la voiture, mode de transport qui génère la quasi-totalité des émissions. Celles-ci augmentent avec l’éloignement des grandes agglomérations. Elles sont élevées dans les zones rurales éloignées des centres urbains et mal desservies par les transports en commun, où la voiture est indispensable. Dans les territoires ruraux proches des grandes villes, les émissions sont plus réduites, avec des trajets plus courts et tournés vers l’urbain. Dans les zones rurales reliées au train, les actifs en emploi émettent légèrement moins de GES que dans les autres zones rurales éloignées. Dans les zones urbaines de densité intermédiaire, les émissions individuelles restent contenues. Enfin, en ville, dans les zones très denses, les transports collectifs bien développés les réduisent fortement.

Insee Analyses Pays de la Loire
No 146
Paru le :Paru le25/11/2025
Insee - domicile-travail pays de la Loire la voiture, premier moteur émissions de CO2.
Publication rédigée par :Laura Gallais, Régis Relland (Insee)

Le secteur des transports est le principal émetteur de gaz à effet de serre

Pour lutter contre le réchauffement climatique, la France s’est engagée à réduire ses de (GES) de 50 % d’ici 2030 par rapport au niveau de 1990, tous secteurs confondus. Le secteur des transports est le principal émetteur de GES (33 % au national). En 2022, en France, les déplacements domicile-travail représentent 13 % des émissions du secteur des transports. En 10 ans, ces émissions diminuent faiblement dans la région (-0,5 %), trois fois moins qu’à l’échelle nationale.

Les actifs ligériens émettent 21 600 tonnes de GES par semaine pour se rendre au travail

Dans les Pays de la Loire, en 2022, 1,5 million d’actifs en emploi se déplacent pour se rendre au travail. Chaque semaine, ils parcourent 108 kilomètres (km) en moyenne. Ces trajets émettent 21 600 tonnes de GES en (CO2e), soit deux fois le poids de la Tour Eiffel.

En 2022, chaque actif ligérien génère en moyenne 14,0 kg de CO2e par semaine pour aller travailler, légèrement plus qu’en France de province (13,6 kg). Ainsi, sur une année, un actif ligérien émet 726 kg de CO2e, soit l’équivalent des émissions d’un aller-retour Nantes-Marrakech en avion.

En Vendée, les émissions sont les plus élevées de la région : chaque actif émet en moyenne 15,7 kg de CO2e par semaine pour aller au travail. En Mayenne et en Maine-et-Loire, les émissions sont plus réduites (14,5 kg CO2e par actif), quand la Sarthe est dans la moyenne régionale. Enfin, les actifs de Loire-Atlantique sont les moins émetteurs avec 12,8 kg de CO2e par semaine.

Huit actifs sur dix vont travailler en voiture et génèrent la quasi-totalité des émissions

En 2022, huit actifs ligériens sur dix utilisent la voiture pour aller travailler, souvent seuls au volant. Ce mode de transport génère 98,5 % des émissions de GES liées aux déplacements domicile-travail dans la région.

Les autres moyens de transport sont bien moins utilisés. En effet, 10 % des actifs marchent ou prennent le vélo pour aller travailler, sans émettre de GES ; 7 % empruntent les transports en commun et émettent 0,5 % des GES liés aux déplacements domicile-travail ; enfin, moins de 2 % des actifs choisissent un deux-roues motorisé et émettent 1 % des GES.

L’usage de la voiture augmente à mesure que la distance domicile-travail s’allonge, en dehors des plus grands trajets. En effet, 54 % des actifs l’utilisent pour des trajets de moins de 2 km, contre 75 % pour des trajets de 2 à 10 km et 94 % pour des distances de 10 à 50 km. En revanche, au-delà de 50 km, certains actifs optent pour le train, lorsqu’il est accessible, et l’usage de la voiture est moins systématique.

Des émissions de GES croissantes avec l’éloignement des grandes agglomérations

Dans l’ensemble de la région, les émissions par actif pour aller au travail augmentent à mesure que l’on s’éloigne des grandes agglomérations (figure 1). Un usage plus systématique de la voiture individuelle, combiné à des distances domicile-travail plus longues dans les communes rurales, explique notamment ce phénomène.

Au sein des zones rurales, certaines communes se démarquent par des niveaux d’émissions très élevés. En particulier, dans le nord de la Loire-Atlantique, entre Redon, Blain et Châteaubriant, les actifs sont les plus émetteurs de GES de la région lors de leurs déplacements domicile-travail. Par exemple, à Plessé, Derval ou Saffré, les actifs émettent en moyenne plus de 27 kg de CO2e chaque semaine, soit deux fois plus qu’au niveau régional. Dans ces communes, de nombreux actifs font de longs trajets, vers Nantes ou Saint-Nazaire, et 95 % d’entre eux utilisent la voiture, en l’absence d’alternatives.

Figure 1Émissions hebdomadaires moyennes de GES par actif pour leurs trajets domicile-travail en 2022, par commune

  • Note : les données sont disponibles en téléchargement.
  • Lecture : Les actifs en emploi de Nantes émettent 5,2 kg de CO2e par semaine pour leur déplacement domicile travail en 2022.
  • Champ : Actifs en emploi résidant dans les Pays de la Loire.
  • Sources : Insee, recensement de la population (RP) 2022 ; SDES, Enquête Mobilité des Personnes (EMP).

Rural éloigné : dépendance à la voiture et fortes émissions de GES

Dans les communes rurales éloignées des grands pôles urbains comme Orée d’Anjou ou Loir en Vallée, un actif émet en moyenne 19,2 kg de CO2e par semaine pour aller au travail, soit 5,2 kg de plus que dans l’ensemble de la région (figure 2). Ces territoires regroupent 23 % des actifs, mais concentrent 32 % des émissions régionales liées aux déplacements domicile-travail. Ces derniers y sont particulièrement longs, en moyenne 140 km hebdomadaires, soit 32 km de plus qu’au niveau régional. Dans ces communes, les réseaux de transports collectifs sont peu présents et peu utilisés, et la voiture est omniprésente (92 % des actifs l’utilisent).

Par ailleurs, dans ces territoires, 37 % des actifs sont ouvriers contre 25 % dans la région, en lien avec une industrie fortement implantée. Dans les Pays de la Loire, les ouvriers émettent 30 % des émissions régionales de GES pour aller au travail (figure 3). Au niveau national comme régional, ils utilisent davantage la voiture. Entre autres, ils travaillent plus fréquemment en horaires décalés et leurs conditions d’emploi sont rarement compatibles avec le télétravail.

En revanche, les cadres y sont peu nombreux, mais sont les plus émetteurs (21,6 kg de CO2e par semaine). En effet, ils effectuent les plus longs trajets (159 km en moyenne par semaine) et 56 % d’entre eux travaillent dans les zones urbaines denses ou de densités intermédiaires.

Figure 2Typologie des communes des Pays de la Loire selon les déterminants des émissions de GES en 2022

  • Note : les données sont disponibles en téléchargement.
  • Champ : Actifs en emploi résidant dans les Pays de la Loire.
  • Sources : Insee, RP 2022; SDES, EMP.

Figure 3Répartition des actifs en emploi des Pays de la Loire et de leurs émissions de GES, selon des indicateurs socio-démographiques en 2022

(en %)
Répartition des actifs en emploi des Pays de la Loire et de leurs émissions de GES, selon des indicateurs socio-démographiques en 2022 ((en %)) - Lecture : En 2022, les ouvriers représentent 25 % des actifs en emploi de la région et génèrent 30 % des émissions hebdomadaires régionales de GES.
Variable Modalité Part des actifs en emploi Part des émissions hebdomadaires de CO2
Sexe Hommes 52 58
Sexe Femmes 48 42
CS Agriculteurs exploitants 1 1
CS Artisans, commerçants et chefs d’entreprise 6 6
CS Cadres et professions intellectuelles supérieures 16 14
CS Professions intermédiaires 27 28
CS Employés 25 21
CS Ouvriers 25 30
Lieu de résidence Rural 51 66
Lieu de résidence Commune de densité intermédiaire 27 24
Lieu de résidence Commune densément peuplée 22 10
Distance domicile-travail Moins de 10 km 51 18
Distance domicile-travail De 10 à moins de 20 km 24 25
Distance domicile-travail 20 km ou plus 25 57
  • Lecture : En 2022, les ouvriers représentent 25 % des actifs en emploi de la région et génèrent 30 % des émissions hebdomadaires régionales de GES.
  • Champ : Actifs en emploi résidant dans les Pays de la Loire.
  • Sources : Insee, RP 2022; SDES, EMP.

Figure 3Répartition des actifs en emploi des Pays de la Loire et de leurs émissions de GES, selon des indicateurs socio-démographiques en 2022

(en %)
  • Lecture : En 2022, les ouvriers représentent 25 % des actifs en emploi de la région et génèrent 30 % des émissions hebdomadaires régionales de GES.
  • Champ : Actifs en emploi résidant dans les Pays de la Loire.
  • Sources : Insee, RP 2022; SDES, EMP.

Rural proche des grandes villes : déplacements domicile-travail vers l’urbain

Dans les communes rurales situées à proximité des grands pôles (comme Maisdon-sur-Sèvre ou Montreuil-sur-Loir), un actif émet en moyenne 17,2 kg de CO2e par semaine pour aller au travail, soit 2 kg de moins que dans les zones rurales éloignées. Les trajets y sont nettement tournés vers l’urbain : 55 % des actifs travaillent dans des communes urbaines, contre 38 % des actifs qui résident dans le rural éloigné. Cet effet est d’autant plus marqué pour les cadres, par ailleurs deux fois plus présents que dans les zones rurales éloignées. En effet, trois quarts d’entre eux travaillent en zone urbaine, contre un sur deux pour les cadres des communes rurales éloignées.

Ces communes rurales proches des grandes villes regroupent 25 % des actifs de la région et génèrent 30 % des émissions régionales liées aux déplacements domicile-travail. Comme dans le rural éloigné, les actifs restent très dépendants de la voiture. Ils parcourent 127 km par semaine, moins que dans le rural éloigné, et ce quelle que soit leur catégorie socioprofessionnelle. Par ailleurs, seuls 18 % des actifs travaillent dans leur commune de résidence, part la plus faible de la région.

Rural connecté par le train : la proximité des gares réduit à la marge l’empreinte carbone

Dans les communes situées le long des lignes ferroviaires, 38 % des habitants vivent à moins de 10 minutes à pied d’une gare, comme Machecoul-Saint-Même ou Noyen-sur-Sarthe. Dans ces communes, souvent éloignées des grandes agglomérations, les émissions sont légèrement plus faibles que dans les zones rurales isolées : 18,2 kg de CO2e par actif et par semaine, soit 1 kg de moins. Les actifs y parcourent des distances hebdomadaires élevées (139 km), similaires aux zones rurales éloignées, même si 22 % d’entre eux travaillent dans leur commune de résidence.

Néanmoins, seuls 4 % des actifs utilisent le train pour aller travailler. Bien que modeste, le recours au train reste le plus élevé des espaces ruraux. La voiture demeure très largement utilisée, par 89 % des actifs, légèrement moins que dans les zones rurales dépourvues d’alternatives.

Communes de densité intermédiaire : des émissions contenues

Les communes périurbaines de la région, qu’il s’agisse de villes moyennes comme Ancenis-Saint-Géréon ou Luçon, de périphéries d’agglomérations comme Bouchemaine ou Couëron, ou encore de quelques communes littorales comme Saint-Gilles-Croix-de-Vie, se distinguent par des émissions inférieures à la moyenne régionale : 12,0 kg de CO2e par actif et par semaine, soit 2,0 kg de moins qu’au niveau régional.

La proximité du lieu de travail explique ces émissions plus réduites. En effet, les distances parcourues sont contenues : 95 km, soit 13 km de moins qu’au niveau régional. De plus, 40 % des actifs travaillent à moins de 10 minutes de leur lieu de travail, contre seulement 34 % dans la région.

Dans ces communes, les actifs travaillent majoritairement dans les grandes agglomérations ou leur périphérie, notamment les cadres. Quatre actifs sur dix travaillent même dans leur commune de résidence, bien plus que dans les espaces ruraux. Ces actifs, lorsqu’ils utilisent la voiture, émettent néanmoins des GES. En effet, si les émissions augmentent avec la distance, elles varient également selon les conditions de circulation. Pour chaque kilomètre parcouru, elles diminuent sur les longs trajets (plus de 10 km) grâce à une circulation fluide sur les axes rapides, mais augmentent sur les trajets courts en ville (moins de 10 km) à cause des arrêts fréquents et du trafic ralenti.

Ainsi, dans ces territoires, si l’impact individuel des émissions reste contenu, leur impact collectif est significatif. Concentrés dans une centaine de communes, 30 % des actifs de la région contribuent à un quart des émissions liées aux déplacements domicile-travail.

Urbain dense : les émissions les plus faibles de la région

Huit grandes communes urbaines, Nantes, Angers, Le Mans, Saint-Herblain, Rezé, Orvault, Avrillé et Coulaines, concentrent à elles seules 20 % des actifs de la région. Chacun d’entre eux émet en moyenne 6,2 kg de CO2e par semaine, les émissions les plus faibles de la région. Ensemble, ils génèrent 9 % des émissions régionales de GES liées aux déplacements domicile-travail, deux fois moins que les actifs des zones urbaines intermédiaires.

Seuls 53 % des actifs se déplacent en voiture pour se rendre au travail, part nettement plus faible que dans l’ensemble de la région. En effet, 23 % d’entre eux optent pour les transports en commun, soit trois fois plus que la moyenne régionale, grâce à une offre dense et accessible. Dans l’urbain dense, 58 % des habitants vivent à moins de 10 minutes à pied d’une station de tramway.

La majorité des actifs urbains travaillent dans leur commune de résidence (63 % contre 34 % dans la région). De plus, les trois quarts des actifs, qu’ils soient cadres ou ouvriers travaillent dans des communes urbaines. Cette proximité réduit fortement les distances parcourues et limite ainsi les émissions liées aux déplacements domicile-travail.

Par ailleurs, dans ces communes, les cadres sont surreprésentés (29 % des actifs), deux fois plus qu’au niveau régional. Leurs déplacements sont un peu moins polluants : à l’échelle régionale, les cadres représentent 16 % des actifs mais seulement 14 % des émissions. En effet, ils bénéficient d’un niveau de vie plus élevé, qui leur permet plus facilement de se loger à proximité de leur lieu de travail. De plus, leurs emplois sont souvent compatibles avec le télétravail, ce qui réduit les déplacements.

Dans ces huit communes urbaines, les hommes émettent en moyenne 1,4 fois plus de GES que les femmes pour aller travailler. Cet écart est plus prononcé qu’à l’échelle régionale : les hommes représentent 52 % des actifs mais sont à l’origine de 58 % des émissions liées aux trajets domicile-travail. En effet, les hommes parcourent en moyenne de plus longues distances et utilisent davantage la voiture. Les femmes travaillent plus près de chez elles, sont plus souvent à temps partiel et utilisent moins la voiture [Fontaine, 2023 ; pour en savoir plus (5)].

Les actifs préfèrent la voiture, quelle que soit la distance parcourue

Quelle que soit la distance entre son lieu de travail et sa résidence, les actifs ont des habitudes bien ancrées et orientées vers la voiture. En effet, celle-ci leur apporte une souplesse dans leurs déplacements au quotidien, par exemple pour aller faire des courses, emmener les enfants à l’école, etc.

Outre ces préférences individuelles, l’absence ou le manque d’infrastructures limite l’usage du train, en particulier sur les longues distances pour lesquelles les émissions par actif sont les plus élevées. Ainsi, alors que certains trajets de plus de 75 km s’effectuent majoritairement en train, d’autres restent fortement dépendants de la voiture. En effet, ce mode de transport est plus flexible, et parfois au moins aussi rapide que le train, comme entre Guérande et Nantes, liaison indirecte ou entre Angers et Laval, liaison directe.

Cette dépendance à l’automobile concerne également des trajets très courts. Dans plusieurs petites villes ou bourgs ruraux comme L’Île d’Yeu, Luçon, La Ferté-Bernard ou Pouzauges, 67 % des déplacements de moins de 2 km sont réalisés en voiture. Au-delà des choix personnels, plusieurs facteurs peuvent y contribuer : localisation de zones d’activités en périphérie des centres et peu accessibles par d’autres modes de transport, aménagements moins favorables aux mobilités douces.

Encadré – Un parc automobile encore largement diesel, mais en transition

En 2022, le parc automobile régional reste dominé par le diesel (58 %), devant l’essence (39 %). Les hybrides sont encore rares (3 %), mais moins émetteurs de GES : 135 g par kilomètre en moyenne contre 155 g pour les diesels et 162 g pour les véhicules essence. Toutefois, avec le renouvellement progressif du parc automobile, la tendance évolue rapidement : en dix ans, la part du diesel dans les voitures neuves chute fortement, de 74 % en 2012 à 14 % en 2022. Dans le même temps, les motorisations alternatives gagnent du terrain, bien qu’elles représentent encore une part infime du parc automobile. Ainsi, en 2022, 25 % des voitures de moins d’un an sont hybrides, et 13 % sont électriques. Cette dynamique traduit l’essor de l’électrique et le recul du thermique, encadrés par la loi d’orientation des mobilités de 2019 et renforcés par la loi Climat et Résilience de 2021. Elle laisse entrevoir une baisse progressive des émissions de GES à mesure que ces motorisations plus sobres se généralisent.

Figure 4Répartition du parc automobile par année de construction et type de carburant en 2022

(en %)
Répartition du parc automobile par année de construction et type de carburant en 2022 ((en %)) - Lecture : En 2022, 14 % des véhicules neufs roulent au diesel.
Année Diesel Essence Hybride Électrique Gaz
1997 29 71 0 0 0
1998 33 67 0 0 0
1999 32 68 0 0 0
2000 36 64 0 0 0
2001 42 58 0 0 0
2002 51 49 0 0 0
2003 58 42 0 0 0
2004 62 38 0 0 0
2005 64 36 0 0 0
2006 65 35 0 0 0
2007 70 30 0 0 0
2008 74 26 0 0 0
2009 78 22 0 0 0
2010 71 28 0 0 1
2011 72 24 0 0 4
2012 74 24 1 0 1
2013 76 23 1 0 0
2014 70 28 2 0 0
2015 67 31 2 0 0
2016 60 36 3 1 0
2017 55 42 2 1 0
2018 48 48 3 1 0
2019 38 57 4 1 0
2020 32 62 5 1 0
2021 28 52 13 6 1
2022 14 43 25 13 5
  • Lecture : En 2022, 14 % des véhicules neufs roulent au diesel.
  • Champ : Voitures de particuliers immatriculées.
  • Sources : SDES, répertoire statistique des véhicules routiers 2022 (RSVERO) ; Insee, RP2022.

Figure 4Répartition du parc automobile par année de construction et type de carburant en 2022

  • Lecture : En 2022, 14 % des véhicules neufs roulent au diesel.
  • Champ : Voitures de particuliers immatriculées.
  • Sources : SDES, répertoire statistique des véhicules routiers 2022 (RSVERO) ; Insee, RP2022.
Publication rédigée par :Laura Gallais, Régis Relland (Insee)

Pour comprendre

L’étude s’intéresse aux actifs en emploi résidant dans les Pays de la Loire qui se déplacent pour aller travailler à moins de 10 km à pied, à moins de 30 km en vélo ou à moins de 100 km pour les autres modes de transport.

Les cinq profils de communes décrits dans cette étude sont construits en deux étapes, qui permettent de regrouper les communes qui se ressemblent selon plusieurs critères. La première a consisté en une analyse en composantes principales (ACP) sur huit caractéristiques des communes : distance hebdomadaire parcourue par les actifs en emploi résidant dans la commune, part de cadres dans la population active, part d’ouvriers dans la population active, commune densément peuplée, commune rurale, part d’utilisation de la voiture, part des résidents situés à moins de 10 minutes à pied d’une station de tram ou de métro, part des habitants vivant à moins de 10 minutes à pied d’une gare ferroviaire. Les premiers axes de différenciation opposent les communes selon qu’elles soient rurales ou urbaines denses, dépendantes de la voiture ou desservies par les transports en commun, avec surreprésentation d’ouvriers ou bien de cadres. La seconde étape a consisté en une classification ascendante hiérarchique (CAH).

Publication rédigée par :Laura Gallais, Régis Relland (Insee)

Sources

Le recensement de la population 2022 permet de connaître les lieux de domicile et de travail des actifs en emploi, ainsi que le mode de transport utilisé. Il est enrichi avec le distancier Metric-OSRM produit par l’Insee pour calculer les distances domicile-travail. Les émissions de GES issues de ces trajets sont alors déduites en tenant compte de la fréquence des déplacements (intégrant le télétravail éventuel), des caractéristiques des voitures, de l’usage des transports en commun ou encore du taux d’occupation des véhicules. Ces éléments résultent d’un travail mené en collaboration par l’Insee et le SDES.

Définitions

Les émissions de GES sont estimées « du réservoir à la roue » : elles tiennent compte de la combustion de carburants au cours des déplacements mais pas des rejets liés à la production du véhicule, des infrastructures et du carburant ou de l’énergie. Les principaux GES en volume sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et les gaz fluorés.

Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz bloquant le rayonnement de chaleur émis par la Terre, phénomène à l’origine de l’effet de serre.

L’équivalent CO2 (CO2e) d’une émission de GES est la quantité de dioxyde de carbone (CO2) qui aurait le même potentiel de réchauffement global.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement.

(2) Delhomme I., Le Bihan E., « Des émissions de gaz à effet de serre liées aux spécificités sectorielles des territoires », Insee Analyses Pays de la Loire no 131, août 2024.

(3) Morin T. et al., « Déplacements domicile‑travail : des émissions de gaz à effet de serre très variables selon les territoires », Insee Première no 1975, décembre 2023.

(4) Dubujet F. et al., « En Île-de-France, les femmes utilisent moins la voiture et émettent donc moins de CO₂ que les hommes pour aller travailler », Insee Analyses Île-de-France no 174, septembre 2023.

(5) Fontaine M. « Les femmes travaillent plus près de chez elles et utilisent moins la voiture », Insee Flash Pays de la Loire no 136, mars 2023.