Insee
Insee Conjoncture Occitanie · Juin 2023 · n° 37
Insee Conjoncture OccitanieBilan économique 2022 - Occitanie Croissance modérée après le fort rebond de 2021

Après le fort rebond de 2021, l’activité économique ralentit nettement en 2022 sous l’effet de la crise énergétique et d’une forte inflation. Néanmoins, l’emploi salarié résiste et augmente de 1,4 % sur un an en Occitanie. Cette résilience est portée par le redécollage de la filière aéronautique. La Haute-Garonne, très affectée par la crise sanitaire, est ainsi le département le plus dynamique de la région en 2022. Les départements plus agricoles subissent les conséquences de la sécheresse et de la hausse des coûts des intrants. La fréquentation touristique bénéficie de la levée des restrictions sanitaires et dépasse son niveau d’avant-crise au cours de l’été. En revanche, l’activité ralentit nettement dans la construction et le commerce, secteurs affectés par la hausse des prix et des taux d’intérêt.

Insee Conjoncture Occitanie
No 37
Paru le :Paru le01/06/2023

Ce bilan économique fait partie des 17 bilans économiques régionaux 2022 publiés par l'Insee.

Retrouvez les bilans des autres régions.

Consulter

Synthèse régionale - Contexte national Bilan économique 2022

François Hild, Jules Baleyte, Jérémy Marquis (Insee)

Insee Conjoncture Occitanie

No 37

Paru le :01/06/2023

Synthèse régionale - Croissance modérée après le fort rebond de 2021

Le produit intérieur brut (PIB) augmente moins vite en France en 2022 sous l’effet de la crise énergétique mondiale et d’une forte inflation. L’emploi salarié continue d’augmenter mais de façon plus modérée qu’en 2021. Il dépasse nettement son niveau d’avant-crise (+4,5 % entre fin 2019 et fin 2022 en France), en partie du fait de l’essor de l’apprentissage. En Occitanie, le nombre de salariés augmente de 1,4 % sur un an pour dépasser son niveau de fin 2019 de 5,6 %. L’activité ralentit dans la région comme au niveau national. Ainsi, le volume de travail rémunéré par les entreprises privées, hors agriculture, augmente de 2,2 % en Occitanie entre les quatrièmes trimestres 2021 et 2022 après +10,7 % entre les mêmes périodes de 2020 et 2021.

L’activité s’essouffle au second semestre

En début d’année, l’activité économique est affectée par la vague Omicron. Elle s’améliore progressivement en février et en mars. En avril, l’activité marque le pas dans un contexte de difficultés d’approvisionnement liées aux confinements en Chine et à la guerre en Ukraine. Mais la reprise se raffermit en mai et en juin (figure 1), bénéficiant d’effets de rattrapage dans les secteurs de l’hébergement, de la restauration et des activités de loisirs, permis par la fin des restrictions sanitaires.

Figure 1Évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l’année 2019 par secteur - Occitanie

(en %)
Évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l’année 2019 par secteur - Occitanie ((en %))
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands Ensemble - Occitanie Ensemble - France hors Mayotte
janv. 2021 -6,5 5,0 -48,7 -2,4 2,1 -4,2 -5,2
févr. 2021 -5,3 1,0 -56,0 -1,9 3,7 -4,2 -5,4
mars 2021 -4,9 2,8 -56,8 -1,7 3,7 -4,0 -5,1
avr. 2021 -6,8 0,4 -61,8 -5,2 1,8 -7,3 -7,8
mai 2021 -6,5 0,3 -41,2 -3,2 2,2 -5,0 -5,7
juin 2021 -2,7 3,8 -9,5 1,5 4,3 0,7 -0,4
juil. 2021 -4,5 -0,8 0,9 1,1 3,3 0,3 -0,8
août 2021 -3,1 -2,8 -0,2 1,4 3,8 0,6 -0,2
sept. 2021 -2,7 1,4 0,2 2,4 3,6 1,5 0,7
oct. 2021 -3,5 1,3 3,9 2,9 3,2 1,8 0,7
nov. 2021 -1,2 2,2 5,4 4,5 5,5 3,5 2,4
déc. 2021 -1,9 -2,0 2,6 4,0 5,2 2,6 2,1
janv. 2022 -3,6 7,2 3,7 4,3 4,4 3,2 1,4
févr. 2022 -1,5 4,1 5,7 6,3 5,8 4,7 3,1
mars 2022 -0,9 4,5 6,7 7,2 6,5 5,4 4,1
avr. 2022 -3,3 2,5 6,7 5,4 5,3 3,7 2,2
mai 2022 -1,5 4,6 10,2 6,6 6,5 5,3 3,8
juin 2022 0,1 3,8 10,4 7,4 6,7 5,9 4,6
juil. 2022 -3,8 -2,7 9,6 4,2 5,4 2,8 1,7
août 2022 0,0 -1,7 8,1 5,9 7,1 4,8 3,6
sept. 2022 -0,9 1,5 7,5 6,3 6,5 4,8 3,8
oct. 2022 -2,2 0,4 9,2 5,9 5,8 4,2 3,0
nov. 2022 0,7 1,7 9,2 7,2 7,8 5,7 4,6
déc. 2022 -1,3 -2,4 7,3 6,3 7,5 4,5 3,6
  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 1Évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l’année 2019 par secteur - Occitanie

  • Note : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Ce rebond de l’activité est suivi d’un fléchissement en juillet où le volume de travail rémunéré n’est supérieur que de 2 % à celui de juillet 2019, après +6 % en juin. Le ralentissement provient surtout du secteur de la construction, secteur probablement impacté par les épisodes de canicule qui ont pu limiter l’activité sur les chantiers. Après ce fléchissement, l’activité se raffermit entre août et novembre, portée par la reprise progressive dans le secteur de Ia fabrication de matériels de transport (hors automobile) où le volume de travail rémunéré dépasse en novembre son niveau d’avant-crise. Le mois de décembre est moins dynamique en raison d’un nouveau recul de l’activité dans la construction (figure 2).

Figure 2Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année 2019 - Occitanie

(contribution en points de %)
Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année 2019 - Occitanie ((contribution en points de %))
Industrie Construction Hébergement et restauration Autres services principalement marchands Services principalement non marchands
janv. 2021 -1,1 0,5 -2,5 -1,3 0,3
févr. 2021 -0,9 0,1 -2,9 -1,0 0,5
mars 2021 -0,8 0,3 -3,1 -0,9 0,5
avr. 2021 -1,1 0,0 -3,6 -2,8 0,3
mai 2021 -1,1 0,0 -2,6 -1,7 0,3
juin 2021 -0,4 0,4 -0,6 0,8 0,6
juil. 2021 -0,7 -0,1 0,1 0,6 0,5
août 2021 -0,5 -0,2 0,0 0,8 0,5
sept. 2021 -0,4 0,1 0,0 1,3 0,5
oct. 2021 -0,6 0,1 0,2 1,5 0,5
nov. 2021 -0,2 0,2 0,3 2,4 0,8
déc. 2021 -0,3 -0,2 0,1 2,2 0,8
janv. 2022 -0,6 0,7 0,2 2,3 0,6
févr. 2022 -0,3 0,4 0,3 3,4 0,8
mars 2022 -0,1 0,4 0,4 3,8 0,9
avr. 2022 -0,6 0,2 0,4 2,9 0,8
mai 2022 -0,2 0,4 0,6 3,5 0,9
juin 2022 0,0 0,4 0,7 3,9 0,9
juil. 2022 -0,6 -0,3 0,7 2,2 0,7
août 2022 0,0 -0,1 0,7 3,2 1,0
sept. 2022 -0,1 0,1 0,5 3,4 0,9
oct. 2022 -0,4 0,0 0,5 3,2 0,8
nov. 2022 0,1 0,2 0,5 3,9 1,1
déc. 2022 -0,2 -0,2 0,4 3,4 1,1
  • Notes : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Une évolution peut être décomposée en la somme des contributions de ses différentes composantes, positives ou négatives. Ici, l’évolution des heures rémunérées par rapport à 2019 est décomposée selon ses contributions sectorielles. La somme de ces contributions (en points de pourcentage) correspond à l’évolution totale (en pourcent).
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

Figure 2Contributions sectorielles mensuelles à l'évolution des heures rémunérées par rapport au même mois de l'année 2019 - Occitanie

  • Notes : ensemble des heures rémunérées des salariés y compris les heures supplémentaires ainsi que les absences pour lesquelles le salarié est rémunéré.
  • Une évolution peut être décomposée en la somme des contributions de ses différentes composantes, positives ou négatives. Ici, l’évolution des heures rémunérées par rapport à 2019 est décomposée selon ses contributions sectorielles. La somme de ces contributions (en points de pourcentage) correspond à l’évolution totale (en pourcent).
  • Source : DSN - traitement provisoire, Insee.

L’emploi salarié résiste

Le ralentissement de l’activité limite la croissance de l’emploi salarié. En 2022, le nombre total de salariés progresse de 1,4 % en Occitanie (+30 400 salariés) après +4,2 % en 2021 (+86 900 salariés). Fin 2022, la région compte 2 183 200 salariés.

L’emploi ralentit dans tous les secteurs à l’exception de l’industrie. En effet, l’emploi industriel bénéficie d’une nette reprise dans la fabrication de matériels de transport (+7,4 % en 2022, soit 3 400 emplois supplémentaires y compris les intérimaires), majoritairement entraînée par la construction aéronautique et spatiale. Néanmoins, cette hausse ne suffit pas à compenser les emplois perdus lors de la crise sanitaire : fin 2022, l’emploi dans la fabrication de matériels de transport est encore en retrait de 0,7 % par rapport à fin 2019.

Même s’il ralentit après un vif rebond en 2021, l’emploi dans le tertiaire marchand reste dynamique et concentre les deux tiers des créations nettes d’emplois de la région. Ce dynamisme provient en particulier des secteurs de l’information et de la communication (+5,7 %) et de l’hébergement et de la restauration (+3,9 %). Il progresse plus faiblement dans le commerce (+0,8 %), secteur affecté par le contexte de forte inflation. L’année 2022 est difficile également pour le secteur de la construction où l’emploi n’augmente que de +0,7 %.

Globalement, en Occitanie, l’emploi est supérieur à son niveau de fin 2019 de 5,6 %, soit 117 000 créations nettes d’emplois. Cette hausse est portée pour un tiers par le développement de l’apprentissage. Les entrées en apprentissage progressent encore de 15 % sur un an, mais la hausse est nettement ralentie par rapport à 2021 (+43 %). Ces nouveaux contrats d’apprentissage concernent en majorité des formations post-bac destinées à des apprentis déjà diplômés.

Le chômage baisse légèrement

Le ralentissement de la progression de l’emploi dans le commerce et dans la construction affecte les jeunes demandeurs d’emploi, plus souvent embauchés dans ces secteurs. Le nombre d’inscrits à Pôle emploi diminue ainsi faiblement chez les moins de 25 ans en 2022. En conséquence, la demande d’emploi diminue moins qu’en 2021. Au quatrième trimestre 2022, 546 670 personnes sont inscrites à Pôle emploi en en Occitanie, soit une baisse de 3,8 % sur un an après -4,7 % en 2021.

En Occitanie, comme en France, le taux de chômage baisse légèrement en 2022 (-0,3 point après -0,6 point en 2021 dans la région comme en France). Il s’établit à 8,6 % de la population active, soit 1,1 point de moins que son niveau d’avant-crise (fin 2019). Néanmoins, l’Occitanie demeure la deuxième région de France métropolitaine où le chômage est le plus élevé après les Hauts-de-France (8,7 %).

La filière aéronautique redécolle

En 2022, le trafic aérien mondial progresse à nouveau, porté par la forte hausse du trafic international suite à la levée de la plupart des restrictions de circulation liées à la pandémie de Covid-19. Néanmoins, le trafic aérien reste globalement inférieur à son niveau d’avant-crise. Sur l’ensemble de l’année 2022, la demande (mesurée en kilomètres-passagers payants) est inférieure de 32 % à celle de 2019.

La reprise du trafic aérien s’accompagne d’une progression de l’activité, et en conséquence de l’emploi, dans la filière aéronautique. Malgré les difficultés de recrutement signalées par les entreprises, en 2022, le nombre de salariés (hors intérim) augmente de 4,1 % dans les 900 établissements d’Occitanie consacrant tout ou partie de leur activité à l’aérospatial. Cette hausse est trois fois plus élevée que dans l’ensemble de l’économie régionale. Elle bénéficie, dans la filière aérospatiale, à l’industrie où les effectifs repartent à la hausse (+2,4 % en 2022 contre -2,9 % en 2021) ainsi qu’au secteur tertiaire (consultants en ingénierie, éditeurs de logiciels, bureaux d’études, etc.) où les effectifs continuent d’augmenter (+5,8 % en 2022).

Malgré ce contexte porteur, Airbus n’atteint pas son objectif de livraisons en raison de tensions sur la chaîne d’approvisionnement mondiale. Avec 661 avions livrés, ses livraisons sont en hausse de 8 % par rapport à 2021 mais restent très inférieures à leur niveau d’avant-crise (863 appareils livrés en 2019).

Les campings dynamisent la fréquentation touristique

Après un début d’année encore affecté par la situation sanitaire, la fréquentation touristique rebondit avec la levée des restrictions sanitaires en mars. Grâce à cette reprise, le nombre de nuitées dans les hébergements collectifs touristiques d’Occitanie est très proche en 2022 de celui de l’année 2019 (-0,7 %). En particulier, la fréquentation est très dynamique dans les campings (+6,5 %). L’Occitanie se place ainsi encore au premier rang des régions les plus fréquentées pour l’hôtellerie de plein air.

La fréquentation de la clientèle résidant en France, qui assure quatre nuitées sur cinq dans les hébergements touristiques collectifs d’Occitanie, progresse de 2,5 % par rapport à 2019 alors que celle des touristes en provenance de l’étranger reste en net retrait (-11,4 %).

La défection de cette clientèle pénalise encore les hôtels de la région. Notamment, la fréquentation des Italiens et des Britanniques reste très en deçà de l’avant-crise, malgré un rebond en fin d’année. Le nombre de nuitées dans les hôtels de la région reste ainsi inférieur de 7 % en 2022 à celui de 2019. Ce résultat masque néanmoins des disparités territoriales. D’un côté, la fréquentation reste éloignée de celle d’avant-crise dans des zones touristiques traditionnelles comme Lourdes et dans une moindre mesure dans l’urbain où le tourisme d’affaires peine à reprendre. De l’autre, la fréquentation dépasse nettement le niveau de 2019 dans les contreforts du Massif central et sur le littoral méditerranéen. En particulier, le littoral bénéficie du retour des touristes non résidents.

Les créations d’entreprises en légère baisse

Portées durant la crise sanitaire par l’essor de la vente et de la livraison à domicile, les créations d’entreprises marquent le pas en 2022 : 96 400 entreprises se créent en Occitanie, un niveau légèrement inférieur au niveau record de 2021 (-1,4 %). En France, les créations augmentent de 1,1 %. La légère baisse des créations d’entreprises dans la région s’explique par le recul des créations dans les secteurs qui avaient bénéficié d’un essor en 2020 et en 2021. Ainsi, dans le secteur regroupant le commerce, le transport, l’hébergement et la restauration, les créations d’entreprises chutent fortement (-21 % en 2022). À l’inverse, les créations restent dynamiques dans les services aux entreprises, les services aux particuliers et l’industrie.

En 2020 et en 2021, les mesures de soutien aux entreprises ont fortement limité les défaillances. En 2022, les défaillances se rapprochent progressivement de leur niveau d’avant-crise : 3 700 défaillances sont enregistrées en Occitanie, soit une hausse de 66 % par rapport à 2021. Néanmoins, elles restent moins nombreuses qu’en 2019 (4 400 défaillances). En France, l’augmentation sur un an est moins importante (+49 %).

Le crédit aux entreprises reste dynamique

En 2022, l’encours des crédits aux entreprises d’Occitanie progresse à un rythme plus soutenu que l’année précédente (+7,4 % contre +4,9 % en 2021). Ce dynamisme bénéficie principalement aux grandes entreprises et aux sociétés immobilières (+10 % pour les unes comme pour les autres). En effet, pour leurs investissements de 2022, ces entreprises privilégient le canal du crédit bancaire au détriment des émissions de titres de dette. Elles sont les seules à enregistrer une hausse des crédits à court terme. Globalement, l’encours des crédits à court terme recule à nouveau en raison de l’échelonnement du remboursement des prêts garantis par l’État (PGE) sur plusieurs années, les PGE basculant dès lors dans l’assiette des crédits à moyen terme.

En revanche, pour les ménages, l’encours des crédits à l’habitat progresse moins vite qu’en 2021. Cela s’explique par une baisse de la production de nouveaux crédits (-1,8 % par rapport à 2021). Cette baisse est moins prononcée que celle du nombre de logements financés (-5,1 %) en raison de l’augmentation des coûts dans le bâtiment.

La construction de logements chute à nouveau

La hausse du coût des matières premières, notamment énergétiques, et celle du coût du crédit entraînent une chute de la construction de logements. En 2022, 38 600 logements sont commencés en Occitanie (-6,9 % sur un an). Cette baisse efface la reprise de 2021 où 41 400 logements avaient été commencés. La construction de logements retrouve ainsi son plus bas niveau depuis huit ans, comme en 2020 au cœur de la crise sanitaire. Ce recul des mises en chantier concerne principalement les logements collectifs. Les ventes d'appartements et de maisons dans le cadre de programmes neufs reculent également fortement.

En 2022, la construction de locaux non résidentiels est à nouveau inférieure à son niveau de 2019. Néanmoins, les autorisations de construction de nouveaux locaux s’accroissent de près de 11 % par rapport à 2021, atteignant quasiment le niveau des autorisations de 2019. Les surfaces autorisées diminuent dans les secteurs de l’hébergement hôtelier et des entrepôts. Elles s’accroissent dans l’ensemble des autres secteurs, notamment dans le secteur agricole.

La production agricole à l’épreuve de la sécheresse et des hausses de coûts

L’année 2022 est à la fois l’année la plus chaude jamais enregistrée en France (depuis le début du 20e siècle) et la 2e année la moins pluvieuse. En conséquence, la sécheresse des sols est l’une des plus longues et des plus étendues.

Dans ce contexte, le bilan de la campagne viticole est très contrasté selon les bassins. Les vendanges sont très bonnes dans l’Aude et l’Hérault qui ont bénéficié de précipitations bienvenues à la fin de l’été et d’une très bonne reprise des vignes après le gel de 2021. La production est en revanche faible dans l’ouest de la région où les effets de la sécheresse sont beaucoup plus marqués. Cette sécheresse dégrade également le potentiel de rendement de plusieurs céréales de printemps et réduit la production d’herbe et de fourrage. Les filières animales sont affectées par cette pénurie de fourrage et par le contexte inflationniste.

Déjà en hausse en 2021, les prix à la production des produits agricoles s’envolent en 2022 (+21 % sur un an) mais de façon inégale selon les filières. Les prix à la production des fruits et légumes n’augmentent que de 1 % en moyenne annuelle alors que la hausse atteint 42 % pour les céréales. Dans le même temps, les producteurs font face à des hausses sans précédent du prix des intrants (+22 %) du fait en particulier des tensions internationales sur l’approvisionnement en gaz qui pèsent sur le prix des engrais et de l’énergie.

Les départements ruraux à la peine

En 2022, tous les départements d’Occitanie enregistrent un ralentissement de l’activité par rapport à l’année précédente. La Haute-Garonne est le département le plus dynamique de la région. Le volume de travail y progresse de 3 % entre les quatrièmes trimestres 2021 et 2022, grâce notamment à la bonne reprise dans la filière aéronautique. La croissance reste également assez soutenue dans les départements du littoral (Aude, Gard, Hérault et Pyrénées-Orientales) même si elle ralentit nettement.

En revanche, en 2022, l’activité est atone dans la plupart des départements ruraux. Au quatrième trimestre 2022, l’activité est ainsi proche du niveau du 4e trimestre 2021 en Ariège, en Aveyron, dans le Gers, le Lot, la Lozère, le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Ce manque de dynamisme s’explique en particulier par un recul de l’activité dans le commerce de détail, en lien avec une forte inflation. Bénéficiant de la reprise de la filière aéronautique, les Hautes-Pyrénées font exception parmi les départements ruraux avec une hausse du volume de travail de 2 % entre les quatrièmes trimestres 2021 et 2022.

Contexte national - Confrontée à la persistance des restrictions sanitaires en Chine et à la guerre en Ukraine, l’économie mondiale a nettement ralenti en 2022

Au cours de l’année 2022, l’économie mondiale a été confrontée à de multiples contraintes, expliquant de fait le fort ralentissement de l’activité au fil des trimestres dans les principales économies (figure 3). En premier lieu, la contrainte sanitaire a continué de peser sur l’activité mondiale : ce fut le cas en Europe au premier trimestre en raison de la vague épidémique liée au variant Omicron, mais aussi et principalement en Chine où, en conséquence de la stratégie « zéro-Covid », des confinements drastiques ont été imposés au cours de l’année, avant la levée complète des restrictions début décembre. De plus, le déclenchement de la guerre en Ukraine, fin février, a accentué le renchérissement des matières premières, notamment énergétiques, et fait craindre de nouvelles difficultés d’approvisionnement en Europe. La production manufacturière européenne a toutefois plutôt résisté au renchérissement des intrants énergétiques, avec un recul concentré sur les branches les plus énergo-intensives.

Les progressions du PIB enregistrées sur l’ensemble de l’année 2022 (de +1,9 % en Allemagne à +5,5 % en Espagne pour les principales économies européennes, +2,1 % aux États-Unis et +3,0 % en Chine) s’expliquent ainsi en grande partie par les élevés à la fin 2021, résultant du rattrapage post-covid au cours de l’année 2021.

Figure 3Variations trimestrielles du PIB dans les principales économies

(en %)
Variations trimestrielles du PIB dans les principales économies ((en %)) - Lecture : au quatrième trimestre 2022, le PIB des États-Unis a progressé de 0,6 %.
Trimestre Allemagne Espagne États-Unis France Italie Royaume-Uni
2021T1 -1,5 -0,2 1,5 0,0 0,5 -1,1
2021T2 1,9 1,4 1,7 1,0 2,5 6,5
2021T3 0,8 3,1 0,7 3,1 2,9 1,7
2021T4 0,0 2,3 1,7 0,5 0,9 1,5
2022T1 1,0 -0,4 -0,4 -0,1 0,1 0,5
2022T2 -0,1 2,5 -0,1 0,5 1,1 0,1
2022T3 0,5 0,4 0,8 0,2 0,4 -0,1
2022T4 -0,5 0,4 0,6 0,0 -0,1 0,1
  • Dernier point : quatrième trimestre 2022, données arrêtées au 30 mai 2023.
  • Lecture : au quatrième trimestre 2022, le PIB des États-Unis a progressé de 0,6 %.
  • Source : Insee, Destatis, Istat, INE, ONS, BEA, NBSC.

Figure 3Variations trimestrielles du PIB dans les principales économies

  • Dernier point : quatrième trimestre 2022, données arrêtées au 30 mai 2023.
  • Lecture : au quatrième trimestre 2022, le PIB des États-Unis a progressé de 0,6 %.
  • Source : Insee, Destatis, Istat, INE, ONS, BEA, NBSC.

En France, le PIB a augmenté de 2,5 %, après +6,4 % en 2021. Cette croissance ne dépasse l’acquis de croissance à fin 2021 que de 0,4 point : en trimestriel, le niveau du PIB au quatrième trimestre 2022 est à peine supérieur au niveau du quatrième trimestre 2021. Si la production manufacturière a résisté aux difficultés d’approvisionnement et au renchérissement des intrants, avec une activité en hausse de 1,0 % en moyenne sur l’année, celle de la construction, également soumise à de fortes difficultés de recrutement, a diminué de 0,2 %. En outre, la production d’électricité a été fortement pénalisée par de nombreuses maintenances de centrales nucléaires : l’activité de la branche « énergie, eau, déchets » a ainsi diminué de 10,3 % en 2022 par rapport à 2021, contribuant pour -0,3 point à l’évolution totale de l’activité. Les services marchands, qui étaient restés affectés en 2021 par des restrictions sanitaires, ont bénéficié d’un potentiel de rattrapage important et ont crû de 4,5 % sur l’année.

L’inflation, en forte augmentation, a rogné le pouvoir d’achat des ménages

Le contexte géopolitique a ainsi amplifié les tensions inflationnistes déjà présentes en 2021 à la suite de la reprise post-Covid. Les prix ont ainsi atteint en 2022 des niveaux très élevés dans les économies occidentales. L’inflation, en glissement annuel, s’est élevée jusqu’à 9,1 % aux États-Unis (en juin), 11,1 % au Royaume-Uni (en octobre) et 12,6 % en Italie (en novembre). En France, l’inflation se situait à 2,9 % sur un an en janvier 2022, tirée par les prix de l’énergie. Elle s’est progressivement hissée à environ 6 % sur un an en fin d’année, avec une diffusion à l’ensemble des produits de consommation, en particulier alimentaires (figure 4).

Figure 4Inflation en France et contributions par poste

(glissement annuel de l’indice des prix à la consommation, en %, et contribution par poste, en points)
Inflation en France et contributions par poste ((glissement annuel de l’indice des prix à la consommation, en %, et contribution par poste, en points)) - Lecture : en décembre 2022, les prix à la consommation ont augmenté de 5,9 % par rapport à décembre 2021 ; l’alimentation a contribué à cette hausse à hauteur de 2,0 points.
Date Alimentation Énergie Produits manufacturés Services Tabac Ensemble Ensemble sous-jacent
janv. 2019 0,4 0,2 -0,1 0,5 0,3 1,2 0,6
févr. 2019 0,5 0,3 -0,1 0,4 0,3 1,3 0,7
mars 2019 0,4 0,4 -0,1 0,3 0,2 1,1 0,5
avr. 2019 0,4 0,4 -0,1 0,5 0,2 1,3 0,7
mai 2019 0,4 0,3 -0,2 0,3 0,2 0,9 0,5
juin 2019 0,4 0,2 -0,2 0,6 0,2 1,2 0,9
juil. 2019 0,5 0,1 -0,2 0,5 0,2 1,1 0,9
août 2019 0,5 0,1 -0,2 0,5 0,2 1,0 0,7
sept. 2019 0,3 0,0 -0,2 0,6 0,2 0,9 0,9
oct. 2019 0,3 -0,1 -0,1 0,6 0,2 0,8 1,0
nov. 2019 0,3 -0,1 -0,2 0,6 0,3 1,0 0,9
déc. 2019 0,3 0,2 -0,1 0,7 0,3 1,5 1,1
janv. 2020 0,3 0,4 -0,1 0,6 0,3 1,5 0,9
févr. 2020 0,3 0,1 0,1 0,7 0,3 1,4 1,3
mars 2020 0,3 -0,3 -0,1 0,5 0,3 0,7 0,7
avr. 2020 0,6 -0,7 -0,1 0,3 0,3 0,3 0,3
mai 2020 0,6 -0,9 -0,2 0,6 0,3 0,4 0,6
juin 2020 0,4 -0,7 -0,3 0,5 0,3 0,2 0,3
juil. 2020 0,2 -0,6 0,5 0,5 0,3 0,8 1,4
août 2020 0,1 -0,6 -0,1 0,4 0,3 0,2 0,5
sept. 2020 0,1 -0,6 0,0 0,3 0,3 0,0 0,5
oct. 2020 0,2 -0,6 0,0 0,2 0,3 0,1 0,3
nov. 2020 0,3 -0,6 -0,1 0,3 0,3 0,2 0,4
déc. 2020 0,2 -0,6 -0,2 0,4 0,3 0,0 0,2
janv. 2021 0,2 -0,5 0,2 0,4 0,3 0,5 0,9
févr. 2021 0,1 -0,1 -0,1 0,4 0,3 0,6 0,4
mars 2021 0,2 0,4 0,0 0,5 0,1 1,1 0,9
avr. 2021 0,0 0,6 -0,1 0,6 0,1 1,2 1,0
mai 2021 0,0 0,8 0,0 0,5 0,1 1,4 1,0
juin 2021 0,0 0,8 0,2 0,4 0,1 1,5 1,1
juil. 2021 0,2 0,9 -0,3 0,3 0,1 1,2 0,2
août 2021 0,2 0,9 0,3 0,3 0,1 1,9 1,3
sept. 2021 0,2 1,1 0,1 0,7 0,1 2,2 1,3
oct. 2021 0,1 1,5 0,1 0,8 0,1 2,6 1,4
nov. 2021 0,1 1,6 0,2 0,9 0,0 2,8 1,6
déc. 2021 0,2 1,4 0,3 0,8 0,0 2,8 1,9
janv. 2022 0,3 1,5 0,2 0,9 0,0 2,9 1,7
févr. 2022 0,4 1,7 0,6 1,1 0,0 3,6 2,5
mars 2022 0,5 2,3 0,5 1,1 0,0 4,5 2,6
avr. 2022 0,6 2,1 0,7 1,4 0,0 4,8 3,3
mai 2022 0,7 2,2 0,7 1,5 0,0 5,2 3,7
juin 2022 1,0 2,7 0,6 1,6 0,0 5,8 3,7
juil. 2022 1,1 2,4 0,7 1,9 0,0 6,1 4,3
août 2022 1,3 1,9 0,9 1,9 0,0 5,9 4,7
sept. 2022 1,6 1,5 0,9 1,5 0,0 5,6 4,5
oct. 2022 2,0 1,7 1,0 1,5 0,0 6,2 5,0
nov. 2022 2,0 1,6 1,1 1,4 0,0 6,2 5,3
déc. 2022 2,0 1,3 1,1 1,4 0,0 5,9 5,3
  • Lecture : en décembre 2022, les prix à la consommation ont augmenté de 5,9 % par rapport à décembre 2021 ; l’alimentation a contribué à cette hausse à hauteur de 2,0 points.
  • Source : Insee.

Figure 4Inflation en France et contributions par poste

  • Lecture : en décembre 2022, les prix à la consommation ont augmenté de 5,9 % par rapport à décembre 2021 ; l’alimentation a contribué à cette hausse à hauteur de 2,0 points.
  • Source : Insee.

Dans ce contexte de forte inflation, de nombreuses mesures ont été prises, pour en atténuer les effets sur les ménages, en tempérant les hausses de prix (bouclier tarifaire sur le prix du gaz et de l’électricité, remise à la pompe sur les carburants) mais aussi en soutenant leur revenu (revalorisations anticipées de nombreuses prestations, suppression de la redevance audiovisuelle, aide exceptionnelle de rentrée scolaire). Au total, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages a été quasi stable en moyenne 2022, soit +0,2 % (figure 5), après +2,6 % en 2021. Le pouvoir d’achat par unité de consommation, qui tient compte des effets démographiques, a quant à lui légèrement diminué en 2022 (-0,4 %).

Figure 5Variations annuelles du pouvoir d’achat et contributions de ses principales composantes

(variation annuelle du pouvoir d’achat, en %, et principales contributions, en points)
Variations annuelles du pouvoir d’achat et contributions de ses principales composantes ((variation annuelle du pouvoir d’achat, en %, et principales contributions, en points)) - Lecture : en 2022, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages a augmenté de 0,2 % ; les revenus d’activité ont contribué à cette croissance à hauteur de 5,5 points.
Année Revenus d'activité Prestations sociales Revenus de la propriété* Prélèvements obligatoires Prix de la consommation des ménages Pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages Pouvoir d'achat par unité de consommation
2018 1,9 0,8 1,0 -0,6 -1,7 1,4 0,8
2019 2,2 1,0 0,3 -0,1 -0,8 2,6 2,0
2020 -2,6 3,4 -0,2 0,9 -0,9 0,3 -0,3
2021 4,9 -0,7 1,3 -1,2 -1,5 2,6 2,1
2022 5,5 0,2 1,4 -2,0 -4,9 0,2 -0,4
  • * dont excédent brut d’exploitation des ménages purs.
  • Lecture : en 2022, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages a augmenté de 0,2 % ; les revenus d’activité ont contribué à cette croissance à hauteur de 5,5 points.
  • Source : Insee.

Figure 5Variations annuelles du pouvoir d’achat et contributions de ses principales composantes

  • * dont excédent brut d’exploitation des ménages purs.
  • Lecture : en 2022, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages a augmenté de 0,2 % ; les revenus d’activité ont contribué à cette croissance à hauteur de 5,5 points.
  • Source : Insee.

Pourtant, l’emploi salarié est resté dynamique et a connu un ralentissement moins marqué que l’activité économique, avec +337 000 emplois en fin d’année 2022 par rapport à la fin d’année 2021 (soit une hausse de 1,3 % entre fin 2021 et fin 2022). L’emploi salarié dépassait ainsi fin décembre 2022 de 4,5 % son niveau d’avant la crise sanitaire, soit près de 1,2 million d’emplois supplémentaires dont un tiers en contrat d’alternance. Ces créations d’emplois sont surtout concentrées dans le tertiaire marchand (+820 000 emplois fin 2022 par rapport à fin 2019), la construction (+115 000) et le tertiaire non-marchand (+161 000). Ce dynamisme de l’emploi salarié a soutenu le pouvoir d’achat des ménages par le biais des revenus d’activité. Le a diminué de 0,3 point entre fin 2021 et fin 2022, après une baisse de 0,7 point l’année précédente. Il a ainsi atteint 7,1 %, son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2008 (si on excepte le recul ponctuel en du deuxième trimestre 2020, pendant le premier confinement).

La demande intérieure a fortement ralenti, dans un contexte d’atonie du pouvoir d’achat et de resserrement des politiques monétaires

Dans un contexte de forte inflation et de quasi-stabilité du pouvoir d’achat, la consommation des ménages a fortement ralenti au cours de l’année 2022, jusqu’à se replier fortement au quatrième trimestre. Elle n’a ainsi augmenté que de 2,1 % en 2022, malgré des effets d’acquis importants fin 2021. Les baisses de consommation se sont concentrées dans les produits les plus soumis à l’inflation, c’est-à-dire l’alimentaire et l’énergie. Le taux d’épargne des ménages s’est établi à 17,5 % en moyenne annuelle 2022, soit 2,5 points au-dessus de son niveau moyen de 2019.

En réponse à la hausse de l’inflation, les principales banques centrales, dont la Banque centrale européenne à partir de l’été 2022, ont procédé à un resserrement rapide des politiques monétaires, entraînant une augmentation du coût du crédit pesant sur l’investissement des entreprises comme des ménages. Ce dernier a ainsi diminué de 1,3 % en 2022 par rapport à 2021. L’investissement des entreprises, quant à lui, a résisté, avec une croissance annuelle de 3,8 % : outre le dynamisme persistant de l’investissement en services informatiques, l’allègement des difficultés d’approvisionnement pour la fabrication de matériels de transport, en milieu d’année, a permis un rattrapage de l’investissement en produits manufacturés. De plus, le taux de marge des sociétés non financières s’est situé, en moyenne sur 2022, à 31,7 % de leur valeur ajoutée, soit un niveau proche de l’année 2018, préservant leur capacité à investir malgré les fortes tensions inflationnistes. Cela représente cependant une baisse du taux de marge de 2,2 points par rapport à 2021, avec la fin du recours massif à l’activité partielle et du versement du Fonds de solidarité.

La demande intérieure finale a ralenti en France mais aussi dans le reste de la zone euro, tandis que les confinements en Chine pénalisaient ses échanges commerciaux et flux touristiques. La demande mondiale adressée à la France a ainsi pesé sur les exportations françaises en volume, dont la croissance de 7,2 % en 2022 masque un ralentissement quasi-continu au fil des trimestres. Les importations, de leur côté, ont davantage augmenté que la demande intérieure (+8,7 % en 2022, après +9,2 % en 2021) : la baisse de production nationale d’électricité s’est traduite par des importations équivalentes. Le commerce extérieur a ainsi contribué négativement, à hauteur de -0,6 point à la croissance du PIB (figure 6). La consommation comme l’investissement des administrations publiques ont ralenti en 2022, l’année 2021 ayant été marquée par la reprise consécutive aux confinements de 2020 mais également par l’essor des dépenses de vaccination. La consommation des administrations publiques a ainsi augmenté de 2,9 % en 2022, et leur investissement de 1,5 %.

Figure 6Variations annuelles du PIB et contribution des principaux postes de la demande

(variations en %, contributions en points)
Variations annuelles du PIB et contribution des principaux postes de la demande ((variations en %, contributions en points)) - Lecture : en 2022 le PIB a augmenté de 2,5 % ; la consommation privée des ménages a contribué à cette croissance à hauteur de 1,0 point.
Année Consommation des ménages Consommation des administrations publiques Investissement des ménages Investissement des entreprises Investissement des administrations publiques Échanges extérieurs Variations de stocks PIB
2017 0,9 0,4 0,3 0,8 0,0 -0,1 0,2 2,5
2018 0,5 0,2 0,1 0,5 0,1 0,4 0,0 1,8
2019 0,9 0,3 0,1 0,5 0,3 -0,3 0,0 1,9
2020 -3,4 -1,1 -0,5 -1,0 -0,2 -1,3 -0,2 -7,7
2021 2,6 1,8 0,8 1,5 0,1 0,2 -0,6 6,4
2022 1,0 0,8 -0,1 0,6 0,1 -0,6 0,8 2,5
  • Note : les volumes sont corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).
  • Lecture : en 2022 le PIB a augmenté de 2,5 % ; la consommation privée des ménages a contribué à cette croissance à hauteur de 1,0 point.
  • Source : Insee.

Figure 6Variations annuelles du PIB et contribution des principaux postes de la demande

  • Note : les volumes sont corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).
  • Lecture : en 2022 le PIB a augmenté de 2,5 % ; la consommation privée des ménages a contribué à cette croissance à hauteur de 1,0 point.
  • Source : Insee.
Publication rédigée par :François Hild, Jules Baleyte, Jérémy Marquis (Insee)

En partenariat avec :

Pôle Emploi
Pôle Emploi
Banque de France
Banque de France
Préfet de la région Occitanie
Préfet de la région Occitanie

Définitions

Heures rémunérées :

le volume d’heures rémunérées correspond à la durée pour laquelle le salarié est rémunéré sur une période. Cela inclut notamment les heures supplémentaires mais aussi les absences pour lesquelles le salarié perçoit une rémunération, comme les congés payés, les jours fériés ou les jours attribués au titre de la réduction du temps de travail. Ce volume d’heures rémunérées est une composante importante de l’activité économique, même s’il ne la mesure pas directement : d’une part, certaines absences sont considérées comme du travail rémunéré et d’autre part, la rémunération des salariés ne reflète pas toujours les fluctuations de leur productivité.

Ces trois catégories correspondent aux demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) ou exerçant une activité réduite (B et C). Elles correspondent à un champ plus large que celui retenu dans le calcul du taux de chômage, pour lequel seules les personnes à la recherche d’un emploi sans activité professionnelle sont prises en compte.

L'acquis de croissance du PIB pour 2022 fin 2021 correspond au taux de croissance du PIB entre 2021 et 2022 que l'on obtiendrait si le PIB demeurait jusqu'à la fin de l'année 2022 au niveau du dernier trimestre de 2021.

Les chiffres qui suivent sont issus de la publication du taux de chômage du premier trimestre 2023, en date du 17 mai 2023. Dans le chapitre sur le chômage et les politiques de l’emploi, les données utilisées sont celles de la publication du 14 février 2023.

Les confinements ont rendu difficiles les démarches de recherche active d’emploi, ce qui influe sur la mesure du taux de chômage : en effet, un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus, sans emploi durant une semaine donnée, disponible pour travailler dans les deux semaines, et qui a effectué au cours des quatre dernières semaines une démarche active de recherche d’emploi.

Définitions

Heures rémunérées :

le volume d’heures rémunérées correspond à la durée pour laquelle le salarié est rémunéré sur une période. Cela inclut notamment les heures supplémentaires mais aussi les absences pour lesquelles le salarié perçoit une rémunération, comme les congés payés, les jours fériés ou les jours attribués au titre de la réduction du temps de travail. Ce volume d’heures rémunérées est une composante importante de l’activité économique, même s’il ne la mesure pas directement : d’une part, certaines absences sont considérées comme du travail rémunéré et d’autre part, la rémunération des salariés ne reflète pas toujours les fluctuations de leur productivité.

Ces trois catégories correspondent aux demandeurs d’emploi sans activité (catégorie A) ou exerçant une activité réduite (B et C). Elles correspondent à un champ plus large que celui retenu dans le calcul du taux de chômage, pour lequel seules les personnes à la recherche d’un emploi sans activité professionnelle sont prises en compte.

L'acquis de croissance du PIB pour 2022 fin 2021 correspond au taux de croissance du PIB entre 2021 et 2022 que l'on obtiendrait si le PIB demeurait jusqu'à la fin de l'année 2022 au niveau du dernier trimestre de 2021.

Les chiffres qui suivent sont issus de la publication du taux de chômage du premier trimestre 2023, en date du 17 mai 2023. Dans le chapitre sur le chômage et les politiques de l’emploi, les données utilisées sont celles de la publication du 14 février 2023.

Les confinements ont rendu difficiles les démarches de recherche active d’emploi, ce qui influe sur la mesure du taux de chômage : en effet, un chômeur au sens du BIT est une personne âgée de 15 ans ou plus, sans emploi durant une semaine donnée, disponible pour travailler dans les deux semaines, et qui a effectué au cours des quatre dernières semaines une démarche active de recherche d’emploi.