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Informations rapides · 5 février 2021 · n° 035
Informations rapidesAu quatrième trimestre 2020, l’emploi salarié privé baisse de 0,2 % (estimation flash)Estimation flash de l'emploi salarié - quatrième trimestre 2020

Entre fin septembre et fin décembre 2020, l’emploi salarié du secteur privé baisse de 0,2 %, soit 39 600 destructions nettes d'emplois. Il se replie à nouveau, sous l'effet de la crise sanitaire et du deuxième confinement, après un net rebond à l'été (+1,6 %, soit 312 400 créations nettes au troisième trimestre). L'emploi salarié privé demeure inférieur à son niveau d'avant-crise : à l'exception du point bas du deuxième trimestre 2020, il atteint fin 2020 son plus bas niveau depuis mi-2018. Sur l'ensemble de l'année 2020, il recule de 1,8 % (soit −360 500 emplois), après cinq années de hausses successives.

Sur le champ dit « marchand non agricole » (industrie, construction et tertiaire marchand), l'emploi salarié est mesuré en série longue avec une fréquence conjoncturelle depuis 1970. Fin 2020, l'emploi salarié privé baisse sur un an de 2,2 % sur ce champ. Il s'agit de la plus forte baisse annuelle en fin d'année enregistrée depuis le début de la série.

Informations rapides
No 035
Paru le : Paru le 05/02/2021
Prochaine parution le : 07/05/2021 à 08h45 - premier trimestre 2021
Avertissements 

Dans cette publication, le concept d'emploi se réfère aux critères du Bureau international du travail (BIT). Sont comptabilisées dans l'emploi les personnes ayant travaillé au moins une heure rémunérée pendant une période donnée, mais également les personnes en emploi n’ayant pas travaillé pour certaines raisons (en particulier celles en situation de chômage partiel et celles en arrêt maladie).

Pour l'emploi privé hors intérim, cette première estimation « flash » a été réalisée en mobilisant de manière anticipée les données issues des déclarations sociales nominatives (DSN) de décembre 2020. Pour l'emploi intérimaire, les DSN ont été utilisées suivant la méthodologie habituelle. L'estimation de l'emploi salarié privé pourra être révisée à l'occasion de la publication détaillée de l'emploi salarié (public et privé) sur le quatrième trimestre 2020, prévue le mardi 9 mars 2021.

Au quatrième trimestre 2020, l’emploi salarié privé se replie modérément (−0,2 %) après un rebond au trimestre précédent (+1,6 %)

Entre fin septembre et fin décembre 2020, l’emploi salarié du secteur privé baisse de 0,2 %, soit 39 600 destructions nettes d'emplois. Il se replie à nouveau, sous l'effet de la crise sanitaire et du deuxième confinement, après un net rebond à l'été (+1,6 %, soit 312 400 créations nettes au troisième trimestre). L'emploi salarié privé demeure inférieur à son niveau d'avant-crise : à l'exception du point bas du deuxième trimestre 2020, il atteint fin 2020 son plus bas niveau depuis mi-2018. Sur l'ensemble de l'année 2020, il recule de 1,8 % (soit −360 500 emplois), après cinq années de hausses successives.

Sur le champ dit « marchand non agricole » (industrie, construction et tertiaire marchand), l'emploi salarié est mesuré en série longue avec une fréquence conjoncturelle depuis 1970. Fin 2020, l'emploi salarié privé baisse sur un an de 2,2 % sur ce champ. Il s'agit de la plus forte baisse annuelle en fin d'année enregistrée depuis le début de la série.

L’emploi intérimaire augmente fortement pour le troisième trimestre consécutif, sans toutefois retrouver son niveau d'avant-crise

L'intérim continue de se redresser au quatrième trimestre 2020 : +5,3 % (+37 700 emplois) après +22,9 % et +22,8 % (soit +107 900 et +131 600 emplois) aux deuxième et troisième trimestres. Ces trois trimestres de hausses successives ne compensent pas la chute historique du premier trimestre 2020 (−40,3 % soit −317 700 emplois). L'emploi intérimaire demeure donc fin 2020 inférieur à son niveau de fin 2019 (−5,1 %, soit −40 500 emplois) et proche de son niveau de mi-2017.

Hors intérim, l'emploi salarié privé baisse de 0,4 % (−77 300). Pour mémoire, dans cette publication, les intérimaires sont comptabilisés dans le secteur de l'intérim au sein du tertiaire marchand, quelle que soit l'activité de l'entreprise où ils effectuent leur mission (industrie, construction, tertiaire marchand ou non).

Hors intérim, l'emploi recule dans l'industrie et le tertiaire marchand mais augmente dans le tertiaire non marchand

L'emploi industriel (hors intérim) baisse de nouveau : –0,6 % (soit –17 200 emplois), après −0,2 % au trimestre précédent (soit –7 500 emplois). Sur un an, la baisse dans l'industrie atteint –2,0 %, soit –61 700 emplois. C'est la plus forte baisse annuelle depuis 2010.

Dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi salarié privé se replie nettement : −0,7 % après +1,2 % le trimestre précédent (soit −83 400 après +139 600 emplois). Il demeure inférieur à son niveau un an auparavant, de 2,5 % (−289 600 emplois). C'est son premier recul annuel depuis 2009.

Dans la construction, l'emploi salarié privé (hors intérim) est quasi stable au quatrième trimestre 2020 (+0,1 %) après +1,3 % au trimestre précédent (soit +2 000 après +18 800 emplois). Il demeure supérieur à son niveau d'avant-crise : +1,4 % sur un an (+20 300 emplois).

L’emploi privé dans le tertiaire non marchand augmente de nouveau sur le trimestre : +0,6 % (soit +14 900) après +1,2 % au troisième trimestre (soit +30 600). Il dépasse de 0,6 % (soit +13 900) son niveau de fin 2019 .

Évolution de l'emploi salarié privé : en milliers

données CVS en milliers en fin de trimestre
Évolution de l'emploi salarié privé : en milliers (données CVS en milliers en fin de trimestre) - Lecture : au quatrième trimestre 2020, les destructions nettes d’emploi salarié privé dans le tertiaire marchand sont de 45 700 par rapport au trimestre précédent.
Évolution sur 3 mois Évolution sur un an Niveau
2020 2020 2020 2020
T3 T4 T4 T4
Agriculture -0,6 6,4 -2,8 296,1
Industrie -7,5 -17,2 -61,7 3 058,3
Construction 18,8 2,0 20,3 1 446,6
Tertiaire marchand 271,2 -45,7 -330,1 12 074,8
intérim (*) 131,6 37,7 -40,5 747,4
hors intérim 139,6 -83,4 -289,6 11 327,4
Tertiaire non marchand 30,6 14,9 13,9 2 515,5
Ensemble privé 312,4 -39,6 -360,5 19 391,4
  • (*) Les intérimaires sont comptabilisés dans le secteur tertiaire marchand quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission.
  • Lecture : au quatrième trimestre 2020, les destructions nettes d’emploi salarié privé dans le tertiaire marchand sont de 45 700 par rapport au trimestre précédent.
  • Champ : ensemble des salariés du privé ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee et Dares

Évolution de l'emploi salarié privé : en pourcentage

données CVS en % en fin de trimestre
Évolution de l'emploi salarié privé : en pourcentage (données CVS en % en fin de trimestre)
Évolution sur 3 mois Évolution sur un an
2020 2020 2020
T3 T4 T4
Agriculture -0,2 2,2 -0,9
Industrie -0,2 -0,6 -2,0
Construction 1,3 0,1 1,4
Tertiaire marchand 2,3 -0,4 -2,7
intérim (*) 22,8 5,3 -5,1
hors intérim 1,2 -0,7 -2,5
Tertiaire non marchand 1,2 0,6 0,6
Ensemble privé 1,6 -0,2 -1,8
  • (*) Les intérimaires sont comptabilisés dans le secteur tertiaire marchand quel que soit le secteur dans lequel ils effectuent leur mission.
  • Champ : ensemble des salariés du privé ; France hors Mayotte.
  • Sources : Insee et Dares

Pour en savoir plus

L’estimation flash de l’emploi salarié, disponible moins de 45 jours après la fin du trimestre, couvre uniquement le champ privé. Dans l’industrie, la construction et le tertiaire marchand hors intérim, elle était fondée, avant le début de la crise sanitaire, sur des modèles d’étalonnages estimés par la Dares et l’Insee à partir des données de l’enquête trimestrielle Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre (Acemo), et des données issues des enquêtes de conjoncture de l’Insee auprès des chefs d’entreprises. Le recours à la modélisation permettait d’extrapoler à l’ensemble des entreprises les résultats de l’enquête trimestrielle Acemo qui ne couvre que celles d’au moins 10 salariés. Depuis la crise sanitaire, les étalonnages ne sont plus mobilisés qu’à partir des enquêtes de conjoncture et les estimations flash sont principalement réalisées en mobilisant de manière anticipée les données issues de la déclaration sociale nominative. Enfin, l’estimation flash de l’emploi intérimaire est réalisée par la Dares à partir des déclarations sociales nominatives des entreprises de travail temporaire. La Dares met à dispositions des séries d’emploi intérimaire à fréquence mensuelle (https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/lemploi-interimaire).

Prochaines publications : estimation détaillée du quatrième trimestre 2020 le 9 mars 2021 à 7h30 et estimation flash du premier trimestre 2021 le 7 mai 2021 à 8h45.

L’estimation flash de l’emploi salarié, disponible moins de 45 jours après la fin du trimestre, couvre uniquement le champ privé. Dans l’industrie, la construction et le tertiaire marchand hors intérim, elle était fondée, avant le début de la crise sanitaire, sur des modèles d’étalonnages estimés par la Dares et l’Insee à partir des données de l’enquête trimestrielle Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre (Acemo), et des données issues des enquêtes de conjoncture de l’Insee auprès des chefs d’entreprises. Le recours à la modélisation permettait d’extrapoler à l’ensemble des entreprises les résultats de l’enquête trimestrielle Acemo qui ne couvre que celles d’au moins 10 salariés. Depuis la crise sanitaire, les étalonnages ne sont plus mobilisés qu’à partir des enquêtes de conjoncture et les estimations flash sont principalement réalisées en mobilisant de manière anticipée les données issues de la déclaration sociale nominative. Enfin, l’estimation flash de l’emploi intérimaire est réalisée par la Dares à partir des déclarations sociales nominatives des entreprises de travail temporaire. La Dares met à dispositions des séries d’emploi intérimaire à fréquence mensuelle (https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/lemploi-interimaire).

Prochaines publications : estimation détaillée du quatrième trimestre 2020 le 9 mars 2021 à 7h30 et estimation flash du premier trimestre 2021 le 7 mai 2021 à 8h45.


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