Insee Flash Provence-Alpes-Côte d'AzurPopulations légales – Entre 2013 et 2018, la région gagne près de 20 000 habitants par an

Fabrice Michaïlesco, Virginie Mora (Insee)

Au premier janvier 2018, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur compte 5 052 836 habitants. Entre 2013 et 2018, la population régionale s’est accrue de 0,4 % par an en moyenne, comme au niveau national. Dans la région, le solde naturel, c’est-à-dire l’excédent des naissances sur les décès, contribue autant que le solde migratoire (+ 0,2 % par an) à l’augmentation de la population. Très attractif sur la période récente, le département du Var contribue fortement à la croissance démographique de la région.

Au sein des principales aires d’attraction des villes, Marseille – Aix-en-Provence, Nice et Avignon, la croissance démographique est portée par le solde naturel dans les pôles, par l’excédent migratoire dans les couronnes. Dans l’aire de Toulon, l’attractivité migratoire se renforce tant dans la couronne que dans le pôle. Dans les aires de moindre taille, la croissance démographique est très forte, particulièrement dans celles de 50 000 à 200 000 habitants.

Insee Flash Provence-Alpes-Côte d'Azur
No 69
Paru le : Paru le 29/12/2020
Fabrice Michaïlesco, Virginie Mora (Insee)
Insee Flash Provence-Alpes-Côte d'Azur  No 69 - Décembre 2020

Un léger regain d’attractivité par rapport à la période 2008-2013

Entre 2013 et 2018, en moyenne, Provence-Alpes-Côte d’Azur a gagné près de 20 000 habitants supplémentaires par an. Le solde naturel et le solde migratoire contribuent à parts égales à cette progression (figure 1). Avec une croissance démographique moyenne de 0,4 % par an, la région ne fait pas partie des plus dynamiques de France métropolitaine. Elle est en revanche la seule dont la population a augmenté un peu plus vite qu’entre 2008 et 2013.

Contrairement aux autres régions métropolitaines, le solde migratoire s’est redressé : + 0,2 % par an entre 2013 et 2018 après 0,0 % entre 2008 et 2013. Malgré ce léger regain d’attractivité, l’excédent migratoire reste nettement plus faible que ceux des régions de la façade atlantique et des autres régions du sud.

Comme dans presque toutes les régions françaises, le solde naturel se tasse : + 0,2 % par an en moyenne entre 2013 et 2018, après + 0,3 % sur la période précédente. Le nombre de femmes en âge de procréer diminue progressivement et l’indice conjoncturel de fécondité décroît dans la région depuis le début des années 2010. Il reste cependant supérieur à celui de France métropolitaine. Dans le même temps, le nombre de décès continue de progresser en particulier durant la dernière décennie, du fait du vieillissement de la population.

Figure 1Soldes naturel et migratoire contribuent à parts égales à la croissance démographique régionaleÉvolution annuelle moyenne de la population en Provence-Alpes-Côte d’Azur (en %) et contributions des soldes naturel et migratoire, par département

Soldes naturel et migratoire contribuent à parts égales à la croissance démographique régionale
totale due au solde naturel due au solde migratoire
2008-2013 Provence-Alpes-Côte d’Azur 0,29 0,27 0,02
2013-2018 Provence-Alpes-Côte d’Azur 0,40 0,20 0,20
  • Source : Insee, recensements de la population

Figure 1Soldes naturel et migratoire contribuent à parts égales à la croissance démographique régionaleÉvolution annuelle moyenne de la population en Provence-Alpes-Côte d’Azur (en %) et contributions des soldes naturel et migratoire, par département

  • Source : Insee, recensements de la population

Dans le Var et les Alpes-de-Haute-Provence, l’excédent migratoire puissant moteur de la croissance démographique

En hausse de 0,7 % par an en moyenne entre 2013 et 2018, la population du Var atteint 1 067 698 habitants au 1ᵉʳ janvier 2018. Portée par un excédent migratoire qui continue de croître, la démographie varoise est la plus dynamique de la région, et la 7ᵉ au plan national. Chaque année, le Var gagne autant d’habitants que les Bouches-du-Rhône, département deux fois plus peuplé.

Le département des Alpes-de-Haute-Provence (164 067 habitants) est également attractif sur la période récente : son solde migratoire (+ 0,5 % par an) fait plus que compenser un solde naturel déficitaire (- 0,2 % par an).

Plus jeunes, les populations des Bouches-du-Rhône (2 034 357 habitants) et de Vaucluse (559 796 habitants) progressent de 0,4 % par an grâce à la vigueur de leur solde naturel. En Vaucluse, le solde migratoire reste quasiment nul au cours des deux périodes quinquennales. Dans les Bouches-du-Rhône, celui-ci retrouve l’équilibre après avoir été déficitaire lors de la période précédente.

Le département des Hautes-Alpes (140 701 habitants) qui était le plus attractif de la région entre 2008 et 2013, avec un solde migratoire très excédentaire (+ 0,6 % par an), l’est moins entre 2013 et 2018 (+ 0,2 % par an). Dans le même temps, naissances et décès se compensent.

Dans les Alpes-Maritimes (1 086 217 habitants), la population est quasiment stable depuis dix ans. Le solde naturel reste proche de l'équilibre tandis que le solde migratoire redevient légèrement positif (+ 0,1 % par an après - 0,2 %).

Le solde naturel porte encore la croissance de la population de la plupart des grands pôles

En 2018, l’aire d’attraction de Marseille – Aix-en-Provence compte 1,2 million d’habitants. Dans le pôle, la population de la commune de Marseille (868 277 habitants au 1ᵉʳ janvier) augmente de 0,3 % par an en moyenne entre 2013 et 2018. Le solde naturel très positif (+ 0,6 % par an) permet de compenser le déficit migratoire (- 0,3 % par an). La population de la commune d’Aix-en-Provence (143 097 habitants) progresse quant à elle de 0,2 % par an, grâce à un solde naturel positif (+ 0,3 %). À Martigues (48 420 habitants), la situation est sensiblement la même (+ 0,2 %, avec un excédent naturel représentant + 0,4 %). Dans la couronne de l’aire de Marseille – Aix-en-Provence, la croissance démographique est plus rapide que dans le pôle (+ 0,7 % par an). Elle est portée par ses excédents à la fois migratoire et naturel.

L’aire d’attraction de Nice regroupe 609 695 habitants dont plus de la moitié résident dans la commune de Nice. La population de la commune est restée stable durant cette dernière période quinquennale, le solde naturel positif (+ 0,3 % par an) compensant le déficit migratoire. Dans les autres communes du pôle (Villeneuve-Loubet, Saint-Laurent-du-Var, Cagnes-sur-Mer, Saint-André-de-la-Roche, La Trinité, Villefranche-sur-Mer), le solde migratoire s’est fortement redressé. La population de la couronne de l’aire de Nice continue aussi de croître sous l’impulsion d’un fort excédent migratoire (+ 0,5 % par an).

L’aire d’attraction des villes de Toulon regroupe 542 008 habitants en 2018 dont 176 198 vivent dans sa commune-centre, Toulon. À l’instar d’autres pôles varois de moindre taille, comme Brignoles ou Fréjus, le pôle de Toulon, peu attractif auparavant, l’est devenu. Ce changement de tendance est encore plus marqué pour sa commune-centre, Toulon. Au final, entre 2013 et 2018, la croissance démographique du pôle s’établit à + 0,7 % par an. De même, dans la couronne de l’aire de Toulon, l’excédent migratoire, seul moteur de l’essor démographique, s’accentue encore.

L’aire de Cannes-Antibes (376 181 habitants) a la particularité de regrouper au sein de son pôle deux grandes communes de taille similaire (Antibes : 76 994 habitants et Cannes : 72 939 habitants en 2018).

Dans le pôle, la population diminue entre 2013 et 2018, du fait d’un solde naturel légèrement négatif et d’un déficit migratoire qui s’affirme encore, notamment à Antibes. La commune de Cannes se distingue toutefois par un excédent migratoire en légère progression. La population de la couronne, qui progressait entre 2008 et 2013 essentiellement grâce à un solde naturel positif, est aujourd’hui stable, avec des soldes naturel et migratoire nuls.

En 2018, l’aire d’Avignon compte 334 814 habitants, dont 91 729 établis dans la commune-centre. Le solde naturel, largement positif (+ 0,8 % par an), permet à la population avignonnaise d’augmenter au rythme moyen de 0,3 % par an malgré un important déficit migratoire. Autour d’Avignon, la couronne bénéficie de soldes naturel et migratoire positifs, de sorte que la population augmente de 0,7 % par an en moyenne entre 2013 et 2018.

Forte progression de la population dans les couronnes des aires de 50 000 à 200 000 habitants

Dans les aires d’attraction des villes de 50 000 à 200 000 habitants, la population augmente bien plus vivement dans les couronnes (+ 0,8 % par an) que dans les pôles (+ 0,1 % par an) (figure 2). Ce dynamisme des couronnes est porté entièrement par le solde migratoire (+ 0,9 % par an). Dans certains pôles de ces aires de taille moyenne, l’essor démographique est notable, comme à Fréjus ou Salon-de-Provence (+ 0,5 % par an).

Dans les aires de moins de 50 000 habitants, en moyenne, la population augmente plus vite dans les pôles (+ 0,6 % par an) que dans leur couronne (+ 0,4 % par an). Dans les deux cas, le solde migratoire est le seul moteur de la croissance démographique.

Enfin, dans les communes hors attraction des villes, le taux de variation annuel de la population s’établit à + 0,2 % par an. Le déficit du solde naturel (- 0,3 % par an) y est compensé par un solde migratoire assez élevé (+ 0,5 % par an).

Figure 2La croissance démographique est plus soutenue dans les petites aires d’attraction des villesTaux de variation annuel moyen de la population des aires d’attraction des villes entre 2013 et 2018 (en %)

La croissance démographique est plus soutenue dans les petites aires d’attraction des villes
Code Code de l'AAV20 Libellé de l’aire Taille des aires d’attraction Pôle/couronne Variation annuelle moyenne 2013-2018
003_13_13_A 003 Marseille - Aix-en-Provence Aire de 700 000 habitants ou plus pôle secondaire d’Aix en Provence 0,2
003_13_13_B 003 Marseille - Aix-en-Provence Aire de 700 000 habitants ou plus pôle secondaire de Martigues 0,0
0031 003 Marseille - Aix-en-Provence Aire de 700 000 habitants ou plus pôle principal 0,3
0033 003 Marseille - Aix-en-Provence Aire de 700 000 habitants ou plus couronne 0,7
0171 017 Nice Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants pôle 0,2
0173 017 Nice Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants couronne 0,4
018_13_83 018 Toulon Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants pôle secondaire -0,3
0181 018 Toulon Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants pôle principal 1,2
0183 018 Toulon Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants couronne 0,7
0311 031 Cannes - Antibes Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants pôle -0,3
0313 031 Cannes - Antibes Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants couronne 0,0
0401 040 Avignon Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants pôle 0,3
0403 040 Avignon Aire de 200 000 à moins de 700 000 habitants couronne 0,7
0921 092 Fréjus Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle 0,5
0923 092 Fréjus Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 2,1
1191 119 Gap Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle 0,2
1193 119 Gap Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 1,0
1261 126 Draguignan Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle 0,0
1263 126 Draguignan Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne -0,1
1351 135 Salon-de-Provence Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle 0,5
1353 135 Salon-de-Provence Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 1,0
1371 137 Manosque Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle 0,1
1373 137 Manosque Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 0,6
1481 148 Carpentras Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle 0,3
1483 148 Carpentras Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 0,5
1501 150 Arles Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle -0,6
1503 150 Arles Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 0,5
1651 165 Orange Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants pôle -0,2
1653 165 Orange Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 0,9
2011 201 Cavaillon Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,4
2013 201 Cavaillon Aire de moins de 50 000 habitants couronne 1,2
2131 213 Brignoles Aire de moins de 50 000 habitants pôle 1,1
2133 213 Brignoles Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,7
2511 251 Digne-les-Bains Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,2
2513 251 Digne-les-Bains Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,0
2691 269 Miramas Aire de moins de 50 000 habitants pôle 1,3
2751 275 Apt Aire de moins de 50 000 habitants pôle -2,2
2753 275 Apt Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,2
2901 290 Briançon Aire de moins de 50 000 habitants pôle -1,9
2903 290 Briançon Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,1
3011 301 Le Luc Aire de moins de 50 000 habitants pôle 1,0
3013 301 Le Luc Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,4
3041 304 L'Isle-sur-la-Sorgue Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,8
3043 304 L'Isle-sur-la-Sorgue Aire de moins de 50 000 habitants couronne -0,2
3341 334 Valréas Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,2
3343 334 Valréas Aire de moins de 50 000 habitants couronne -0,1
3411 341 Bollène Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,4
3413 341 Bollène Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,0
3431 343 Sisteron Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,7
3433 343 Sisteron Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,3
3491 349 Sainte-Maxime Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,6
3493 349 Sainte-Maxime Aire de moins de 50 000 habitants couronne 1,3
3591 359 Vaison-la-Romaine Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,4
3593 359 Vaison-la-Romaine Aire de moins de 50 000 habitants couronne -0,1
3711 371 Bormes-les-Mimosas Aire de moins de 50 000 habitants pôle 1,8
3713 371 Bormes-les-Mimosas Aire de moins de 50 000 habitants couronne -0,8
3991 399 Saint-Martin-de-Crau Aire de moins de 50 000 habitants pôle 1,3
4051 405 Cogolin Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,1
4053 405 Cogolin Aire de moins de 50 000 habitants couronne 2,4
4271 427 Embrun Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,4
4273 427 Embrun Aire de moins de 50 000 habitants couronne 1,6
4321 432 Vidauban Aire de moins de 50 000 habitants pôle 2,2
4591 459 Saint-Rémy-de-Provence Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,1
4593 459 Saint-Rémy-de-Provence Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,0
4631 463 La Londe-les-Maures Aire de moins de 50 000 habitants pôle 5,0
4921 492 Saint-Tropez Aire de moins de 50 000 habitants pôle -1,4
4923 492 Saint-Tropez Aire de moins de 50 000 habitants couronne -0,8
5041 504 Saint-Chamas Aire de moins de 50 000 habitants pôle 1,3
5121 512 Port-Saint-Louis-du-Rhône Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,3
5161 516 Château-Arnoux-Saint-Auban Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,3
5163 516 Château-Arnoux-Saint-Auban Aire de moins de 50 000 habitants couronne -0,1
5221 522 Forcalquier Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,9
5223 522 Forcalquier Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,9
5491 549 Cavalaire-sur-Mer Aire de moins de 50 000 habitants pôle 1,0
5641 564 Barcelonnette Aire de moins de 50 000 habitants pôle -1,0
5643 564 Barcelonnette Aire de moins de 50 000 habitants couronne -0,6
5891 589 Sarrians Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,8
5921 592 Mallemort Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,1
5981 598 Fayence Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,9
6121 612 Laragne-Montéglin Aire de moins de 50 000 habitants pôle 0,3
6123 612 Laragne-Montéglin Aire de moins de 50 000 habitants couronne 0,3
6751 675 Le Bar-sur-Loup Aire de moins de 50 000 habitants pôle -0,6
MON3 MON Monaco - Menton (partie française) Aire de 50 000 à moins de 200 000 habitants couronne 0,8
  • Source : Insee, recensements de la population 2013 et 2018

Figure 2La croissance démographique est plus soutenue dans les petites aires d’attraction des villes

  • Source : Insee, recensements de la population 2013 et 2018

Pour comprendre

Aires d’attraction des villes

L'aire d’attraction d’une ville est l'ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi et d’une couronne qui rassemble les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. Les aires sont classées suivant le nombre total d’habitants de l’aire. Les principaux seuils retenus sont : 700 000 habitants, 200 000 habitants et 50 000 habitants. Les aires dont le pôle est situé à l’étranger sont classées dans la catégorie correspondant à leur population totale (française et étrangère).

La définition des aires d’attraction des villes est cohérente avec les concepts européens et internationaux. Ainsi, la majorité des plus grandes aires coïncident avec les « cities » et « aires urbaines fonctionnelles » utilisées par Eurostat et l’OCDE pour analyser les structures urbaines. Le zonage en aires d’attraction des villes facilite ainsi les comparaisons internationales et permet de visualiser l’influence en France des villes étrangères.

La commune-centre est la commune la plus peuplée du pôle de l’aire d’attraction d’une ville.

Une commune hors attraction des villes est une commune située hors des pôles et hors des couronnes des aires d’attraction des villes.

La couronne de l’aire d’attraction d’une ville est l'ensemble des communes de l’aire d’attraction d’une ville à l'exclusion de son pôle. Ce sont des communes dont au moins 15 % des actifs résidents travaillent dans le pôle de l’aire et qui ne sont pas déjà attirées par un pôle de niveau plus élevé (au sens de la grille communale de densité) d’une autre aire.

Le pôle de l’aire d’attraction d’une ville est l'ensemble de communes contiguës déterminé principalement à partir de critères de densité et de population totale, suivant une méthodologie cohérente avec celle de la grille communale de densité. Un seuil d’emplois est ajouté de façon à éviter que des communes essentiellement résidentielles, comportant peu d’emplois, soient considérées comme des pôles.

Certaines aires d’attraction peuvent compter plusieurs pôles, à l’instar de Marseille – Aix-en-Provence ou de Toulon. En effet, si un pôle envoie au moins 15 % de ses actifs travailler dans un autre pôle de même niveau (au sens des seuils de densité de population, de population totale et de nombre d'emplois), ou s'il s'agit de plusieurs « cities » appartenant à la même intercommunalité, ces pôles sont associés et forment ensemble le cœur d’une aire d’attraction.

Au sein du pôle de Marseille – Aix-en-Provence, on peut distinguer le pôle principal de Marseille (constitué des communes de Marseille, Allauch, Aubagne, La Penne-sur-Huveaune, Plan-de-Cuques et Septèmes-les-Vallons), le pôle secondaire d’Aix-en-Provence (constitué de cette seule commune) et le pôle secondaire de Martigues (constitué des communes de Martigues et Port-de-Bouc). Au sein du pôle de Toulon, on peut distinguer le pôle principal de Toulon (constitué des communes de Toulon, La Valette-du-Var, La Garde et Le Pradet) et le pôle secondaire de La Seyne-sur-Mer (constitué des communes de La Seyne-sur-Mer, Sanary-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages).

Sources

Cette étude repose sur les « populations légales » issues des recensements de la population réalisés par l’Insee, en partenariat avec les communes. Le solde naturel est calculé à partir des données de l’état civil.

Définitions


Le solde naturel est la différence entre le nombre des naissances et celui des décès. On parle d’excédent lorsque ce solde est positif, de déficit dans le cas contraire.


Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes entrées sur un territoire et le nombre qui en sont sorties au cours de la période considérée. Dans cette étude, il s’agit d’un solde apparent estimé par différence entre la variation totale de la population et le solde naturel. On parle d’excédent lorsque ce solde est positif, de déficit dans le cas contraire.


Aire d’attraction de Marseille – Aix-en-Provence
L'aire d’attraction d’une ville est l'ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi et d’une couronne qui rassemble les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. Au sein du pôle de Marseille – Aix-en-Provence, on peut distinguer le pôle principal de Marseille (constitué des communes de Marseille, Allauch, Aubagne, La Penne-sur-Huveaune, Plan-de-Cuques et Septèmes-les-Vallons), le pôle secondaire d’Aix-en-Provence (constitué de cette seule commune) et le pôle secondaire de Martigues (constitué des communes de Martigues et Port-de-Bouc).


Le pôle de Toulon
Au sein du pôle de Toulon, on peut distinguer le pôle principal de Toulon (constitué des communes de Toulon, La Valette-du-Var, La Garde et Le Pradet) et le pôle secondaire de La Seyne-sur-Mer (constitué des communes de La Seyne-sur-Mer, Sanary-sur-Mer et Six-Fours-les-Plages).


Aires d’attraction des villes de 50 000 à 200 000 habitants
L'aire d’attraction d’une ville est l'ensemble de communes, d'un seul tenant et sans enclave, constitué d’un pôle de population et d’emploi et d’une couronne qui rassemble les communes dont au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle. Les aires sont classées suivant le nombre total d’habitants de l’aire. Les principaux seuils retenus sont : 700 000 habitants, 200 000 habitants et 50 000 habitants.

Pour en savoir plus

Vallès V., « Le dynamisme démographique faiblit entre 2013 et 2018, avec la dégradation du solde naturel », Insee Focus n° 221, décembre 2020

Populations légales 2018, Chiffres détaillés, décembre 2020

Chauvot N., Zampini C., « 48 "aires d’attraction des villes" en Provence-Alpes-Côte d’Azur », Insee Flash Provence-Alpes-Côte d’Azur n° 66, octobre 2020