Insee Conjoncture Centre-Val de LoireVers des effets durables de la crise sanitaire mondialeNote de conjoncture régionale - 2ᵉ trimestre 2020

Caroline Chalot (Insee)

Au deuxième trimestre 2020, l’emploi salarié est encore en recul en Centre-Val de Loire, malgré un rebond des effectifs dans l’intérim, première variable d’ajustement en période de crise. Le nombre de demandeurs d’emploi repart nettement à la hausse, alimenté par la difficulté à trouver un emploi. Si l’après confinement a été marqué par un rebond relativement rapide de l’activité économique, elle n’a pas retrouvé son niveau d’avant-crise : fin août, ce niveau reste inférieur de 5,3 % par rapport à une période normale, après - 31 % fin avril.

Insee Conjoncture Centre-Val de Loire
No 31
Paru le : Paru le 02/11/2020
Caroline Chalot (Insee)
Insee Conjoncture Centre-Val de Loire  No 31 - Novembre 2020
Avertissement sur la diffusion des données au deuxième trimestre 2020

Le contexte particulier lié à la crise sanitaire et économique amène plusieurs modifications de cette note. Certaines données habituelles ne sont pas présentes ce trimestre et il a paru nécessaire de dépasser la seule période du deuxième trimestre pour évoquer les conséquences de la crise sur l’économie.

Le deuxième trimestre 2020 a été marqué par la période de confinement de la population française, débutée le 17 mars pour freiner l’épidémie de Covid-19, crise sanitaire mondiale imprévisible et inédite. Une grande partie de l’activité économique a alors été mise à l’arrêt. La fin progressive des mesures de confinement, débutée le 11 mai, a permis un rebond relativement rapide de l’activité. En effet, le choc violent déclenché par la crise sanitaire a été accompagné de politiques publiques massives mises en œuvre pour contrer les effets économiques, immédiats ou de plus long terme.

L’activité économique a ainsi chuté de 31 % en avril, mois complet de confinement et de fermeture des établissements et commerces non essentiels, pour remonter rapidement à un nouveau plancher, inférieur de cinq points au niveau d’avant-crise et qui semble persister.

L’évolution de l’activité selon les secteurs est différenciée : revenue à un niveau presque identique à celui d’avant-crise pour certains, la construction ou les services non marchands notamment, elle reste très négative (de l’ordre de 20 %) pour certaines branches particulièrement affectées, telles que l’hôtellerie, la restauration et les activités de culture et de loisirs, ou pour certaines entreprises, en particulier celles relevant de la sous-traitance de l’industrie aéronautique.

La consommation d’électricité observée jusqu’à la fin du mois de juin 2020 reflète par exemple l’évolution de l’activité au cours de cette période, en particulier celle liée à la production dans des secteurs intensifs en électricité (hors résidentiel forte puissance) (figure 1).Les dépenses de consommation des ménages, estimées à partir des transactions par carte bancaire ont chuté de plus de 50 % au début du confinement par rapport à la même période un an auparavant. Elles se sont ensuite nettement redressées, traduisant un phénomène de rattrapage, même si les montants de sur-consommation observés ne compensent pas complètement la période précédente.

Le retour aux niveaux d’activité économique et d’emploi d’avant-crise n’est pas atteint. Dans un contexte de fortes incertitudes (conditions du Brexit, élections aux États-Unis, etc.), le rythme de ce retour reste largement conditionné par l’évolution de l’épidémie et des mesures prises pour l’endiguer.

Figure 1Écart de consommation d’électricité selon le type de consommateur

en %
Écart de consommation d’électricité selon le type de consommateur (en %)
Numéro de semaine résidentiel hors résidentiel (faible puissance) hors résidentiel (forte puissance)
02 -5,1 -2,8 -2,2
03 -2,9 -2,6 -1,1
04 -0,9 -0,9 1,2
05 -1,4 -0,1 1,6
06 -2,0 -0,6 -0,3
07 0,5 0,2 -0,4
08 -4,9 -5,1 -2,8
09 -1,0 -2,6 -2,6
10 11,8 7,2 -0,2
11 6,2 2,0 -4,2
12 4,4 -18,2 -16,3
13 1,0 -23,4 -23,8
14 7,7 -18,1 -20,2
15 0,7 -19,3 -18,6
16 -5,8 -20,8 -16,6
17 -2,8 -21,7 -15,9
18 -0,6 -18,2 -16,8
19 5,7 -13,2 -13,7
20 -8,0 -14,8 -15,3
21 0,2 -10,2 -11,6
22 1,9 -9,6 -6,4
23 -2,3 -9,1 -13,5
24 0,5 -9,6 -13,8
25 2,7 -6,8 -10,7
26 4,7 -1,1 -3,4
  • Note : niveaux de consommation hebdomadaire corrigés des températures, des jours ouvrés et des mois. Écart par rapport au niveau moyen de chaque type de consommateur en Centre-Val de Loire.
  • Source : données Enedis, calculs Insee

Figure 1Écart de consommation d’électricité selon le type de consommateur

  • Note : niveaux de consommation hebdomadaire corrigés des températures, des jours ouvrés et des mois. Écart par rapport au niveau moyen de chaque type de consommateur en Centre-Val de Loire.
  • Source : données Enedis, calculs Insee

L’emploi salarié continue son repli

Au deuxième trimestre 2020, l’emploi salarié total continue de régresser en Centre-Val de Loire (- 0,5 %), mais dans des proportions moindres qu’au premier trimestre (- 2,4 %). En France hors Mayotte, la tendance est semblable avec des pertes proportionnellement plus élevées (- 0,9 %). Le nombre de salariés s’établit ainsi à 883 800 dans la région, soit 27 000 en moins par rapport à la période d’avant-crise (figure 2).

La contraction des emplois dans la région est majoritairement imputable au secteur des services marchands hors intérim avec des pertes plus importantes qu’au premier trimestre 2020 (- 1,6 %). En particulier, le secteur de l’hébergement et restauration accentue nettement son repli (- 7,9 %, soit 2 340 emplois en moins). Avec 1 510 emplois en moins, soit une baisse de 1,0 %, celui de l’industrie est aussi impacté. Enfin, le secteur de la construction reste relativement épargné par la crise avec des effectifs qui stagnent (figure 3).

Sur un an, l’emploi salarié est en net retrait, de manière plus accentuée dans la région qu’au niveau national (respectivement - 2,8 % et - 2,3 %).

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Emploi salarié total - Centre-Val de Loire Emploi salarié total - France hors Mayotte Emploi salarié privé - Centre-Val de Loire Emploi salarié privé - France hors Mayotte
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 100,03 100,2 99,99 100,27
T2 2011 99,81 100,31 99,76 100,4
T3 2011 99,55 100,25 99,47 100,4
T4 2011 99,49 100,3 99,38 100,42
T1 2012 99,36 100,32 99,12 100,4
T2 2012 99,2 100,29 98,92 100,33
T3 2012 98,95 100,14 98,5 100,07
T4 2012 98,85 100,03 98,39 99,95
T1 2013 98,55 100,04 98,06 99,91
T2 2013 98,36 99,92 97,67 99,66
T3 2013 98,37 100,09 97,8 99,81
T4 2013 98,59 100,37 97,76 99,95
T1 2014 98,52 100,41 97,61 99,9
T2 2014 98,41 100,44 97,54 99,93
T3 2014 98,29 100,33 97,35 99,77
T4 2014 98,14 100,43 97,09 99,83
T1 2015 98,12 100,38 96,99 99,78
T2 2015 98,29 100,61 97,15 99,99
T3 2015 98,22 100,7 97,11 100,12
T4 2015 98,22 100,88 97,05 100,34
T1 2016 98,39 101,06 97,21 100,54
T2 2016 98,48 101,32 97,29 100,84
T3 2016 98,42 101,6 97,18 101,15
T4 2016 98,68 101,7 97,57 101,29
T1 2017 98,84 102,09 97,77 101,79
T2 2017 99,05 102,43 98,04 102,21
T3 2017 99,14 102,7 98,2 102,63
T4 2017 99,32 103,08 98,62 103,18
T1 2018 99,08 103,25 98,24 103,39
T2 2018 99,1 103,31 98,28 103,54
T3 2018 98,92 103,44 98,07 103,7
T4 2018 98,84 103,73 97,92 104,05
T1 2019 99,07 104,1 98,21 104,51
T2 2019 99,21 104,35 98,27 104,76
T3 2019 99,05 104,55 98,19 104,99
T4 2019 99,4 104,93 98,53 105,49
T1 2020 96,98 102,88 95,62 102,86
T2 2020 96,48 101,99 95,19 102,01
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2Évolution de l'emploi salarié

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur en Centre-Val de Loire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi salarié par secteur en Centre-Val de Loire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim Tertiaire non marchand
T4 2010 100 100 100 100
T1 2011 99,43 99,75 99,97 100,05
T2 2011 98,73 99,42 99,62 99,93
T3 2011 98,7 99,24 99,34 100,01
T4 2011 98,51 98,8 99,29 99,95
T1 2012 98,4 98,69 99,31 100,3
T2 2012 98,06 98,35 99,33 100,34
T3 2012 97,51 98,16 99,12 100,75
T4 2012 96,62 97,93 98,85 100,61
T1 2013 95,46 97,37 98,55 100,06
T2 2013 95,2 96,96 98,59 100,13
T3 2013 94,27 96,78 98,66 99,85
T4 2013 93,31 96,8 98,66 100,63
T1 2014 92,6 96,53 98,67 100,67
T2 2014 91,76 96,35 98,72 100,37
T3 2014 90,61 95,94 98,78 100,75
T4 2014 89,29 95,63 98,79 100,74
T1 2015 88,32 95,55 98,73 100,87
T2 2015 86,93 95,3 98,92 100,92
T3 2015 85,68 94,98 98,91 100,82
T4 2015 85,21 94,63 99,24 100,81
T1 2016 84,37 94,26 99,48 101,01
T2 2016 83,82 94,01 99,76 101,08
T3 2016 83,55 93,97 99,83 101,04
T4 2016 83,17 93,49 99,85 100,95
T1 2017 83,15 93,19 100,15 100,94
T2 2017 83,17 92,98 100,27 100,96
T3 2017 83,01 93,03 100,5 100,85
T4 2017 83,46 93,26 100,5 100,36
T1 2018 83,49 93 100,36 100,43
T2 2018 83,55 93,07 100,62 100,24
T3 2018 83,66 93,12 100,52 100,08
T4 2018 83,53 93,2 100,6 100,11
T1 2019 84,23 93,39 100,95 100,02
T2 2019 84,49 93,54 100,97 100,25
T3 2019 84,73 93,51 100,92 99,79
T4 2019 85,4 93,55 101,61 100,02
T1 2020 85,34 92,78 100,46 99,35
T2 2020 85,31 91,81 98,9 98,59
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3Évolution de l'emploi salarié par secteur en Centre-Val de Loire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié total.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

L’intérim se redresse

Victime de lourdes pertes et premier secteur touché par la crise sanitaire au premier trimestre 2020, l’emploi intérimaire rebondit au deuxième trimestre en Centre-Val de Loire (+ 22 %), comme en France, et revient quasiment à son niveau atteint au troisième trimestre 2015 (figure 4). Sur douze mois, la dégradation observée au premier trimestre 2020 se résorbe, tant au niveau régional que national (respectivement - 28 % et - 27,1 %).

Figure 4Évolution de l'emploi intérimaire

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Évolution de l'emploi intérimaire (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
T4 2010 100 100
T1 2011 102,33 101,1
T2 2011 103,16 101,55
T3 2011 99,01 100,12
T4 2011 100,94 99,38
T1 2012 94,53 94,99
T2 2012 91,62 91,98
T3 2012 88,74 88,02
T4 2012 88,46 85,4
T1 2013 92,02 88,18
T2 2013 88,08 87,16
T3 2013 93,24 89,79
T4 2013 93,03 90,3
T1 2014 91,91 89,35
T2 2014 92,48 91,19
T3 2014 90,94 88,9
T4 2014 90,44 90,14
T1 2015 91,97 89,76
T2 2015 96,72 93,42
T3 2015 100,21 96,99
T4 2015 100,62 99,63
T1 2016 104,68 99,28
T2 2016 105,89 102,21
T3 2016 105,3 105,52
T4 2016 117,14 110,85
T1 2017 117,93 115,42
T2 2017 124,34 120,29
T3 2017 126,37 124,32
T4 2017 134,05 130,87
T1 2018 129,84 129,57
T2 2018 129,01 127,85
T3 2018 126,17 127,77
T4 2018 122,05 126,6
T1 2019 123,52 127,36
T2 2019 122,83 126,93
T3 2019 122,46 126,5
T4 2019 121,12 126,17
T1 2020 72,52 75,18
T2 2020 88,45 92,48
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 4Évolution de l'emploi intérimaire

  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Recul de l’emploi dans tous les départements

Au deuxième trimestre 2020, tous les départements du Centre-Val de Loire subissent une nouvelle chute de l’emploi, malgré un redressement généralisé dans le secteur de l’intérim.

L’ensemble des autres secteurs comptabilisent des pertes dans le Cher, l’Eure-et-Loir, l’Indre et l’Indre-et-Loire. Les deux premiers départements sont les plus touchés (respectivement - 0,8 % et - 0,7 %), alors qu’ils enregistraient les baisses les moins conséquentes de la région le trimestre dernier. Viennent ensuite l’Indre (- 0,6 %), puis l’Indre-et-Loire (- 0,3 %) pour lequel un fort rebond du secteur de l’intérim (+ 32,9 %) et des pertes peu conséquentes dans la construction (- 0,2 %) permettent d’amortir la baisse.

Pour le Loiret (- 0,4 %) et le Loir-et-Cher (- 0,6 %), le secteur de la construction permet de limiter la chute amorcée au premier trimestre 2020, avec respectivement + 0,8 % et + 0,3 %. Le Loiret enregistre cependant les pertes en effectifs les plus importantes (- 1 200 emplois) avec une progression du secteur intérimaire (+ 17,5 %) parmi les moins fortes de la région (figure 5).

Sur l’année, l’évolution de l’emploi est largement négative dans tous les départements de la région (de - 2,1 % à - 3,8 %).

Figure 5Évolution de l'emploi salarié départemental

Évolution de l'emploi salarié départemental
Départements Évolution 2019T4/2020T1 Évolution 2020T1/2020T2 Évolution sur 12 mois
Cher -1,7 -0,8 -2,7
Eure-et-Loir -1,6 -0,7 -2,0
Indre -2,9 -0,6 -3,8
Indre-et-Loire -2,4 -0,3 -2,3
Loir-et-Cher -2,6 -0,6 -2,9
Loiret -3,0 -0,4 -3,2
Centre-Val de Loire -2,4 -0,5 -2,8
  • Note : données corrigées des variations saisonnières.
  • Champ : emploi salarié total en fin de trimestre.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 5Évolution de l'emploi salarié départemental

  • Note : données corrigées des variations saisonnières.
  • Champ : emploi salarié total en fin de trimestre.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Nouvelle baisse « en trompe-l’oeil » du taux de chômage

Après un recul de 0,4 point au premier trimestre, le taux de chômage continue de baisser au deuxième trimestre 2020 (- 0,5 point), en Centre-Val de Loire, pour s’établir à 6,8 % (figure 6). Cette baisse est cependant « en trompe-l’œil », liée à la situation sanitaire, (avertissement) et ne traduit pas une amélioration du marché du travail. Au second semestre, le taux de chômage pourrait en effet augmenter très nettement.

Figure 6Taux de chômage

en %
Taux de chômage (en %)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
T4 2010 8,1 9,2
T1 2011 8,1 9,1
T2 2011 8 9,1
T3 2011 8,2 9,2
T4 2011 8,3 9,4
T1 2012 8,5 9,5
T2 2012 8,8 9,7
T3 2012 8,9 9,8
T4 2012 9,2 10,1
T1 2013 9,5 10,3
T2 2013 9,6 10,5
T3 2013 9,4 10,3
T4 2013 9,3 10,1
T1 2014 9,4 10,2
T2 2014 9,4 10,2
T3 2014 9,5 10,3
T4 2014 9,7 10,4
T1 2015 9,6 10,3
T2 2015 9,8 10,5
T3 2015 9,6 10,4
T4 2015 9,6 10,2
T1 2016 9,6 10,2
T2 2016 9,5 10
T3 2016 9,4 9,9
T4 2016 9,4 10
T1 2017 9 9,6
T2 2017 8,9 9,5
T3 2017 8,9 9,5
T4 2017 8,3 9
T1 2018 8,6 9,2
T2 2018 8,5 9,1
T3 2018 8,5 9
T4 2018 8,2 8,7
T1 2019 8,3 8,7
T2 2019 8 8,4
T3 2019 8,1 8,4
T4 2019 7,7 8,1
T1 2020 7,3 7,8
T2 2020 6,8 7,1
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 6Taux de chômage

  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 7Taux de chômage départementaux

Taux de chômage départementaux
Départements 2ᵉ trimestre 2020 (%) Variation (point)
sur un trimestre sur un an
Cher 7,3 -0,8 -1,4
Eure-et-Loir 6,7 -0,6 -1,4
Indre 7,2 -0,3 -0,8
Indre-et-Loire 6,6 -0,4 -1,0
Loir-et-Cher 6,0 -0,4 -1,0
Loiret 7,0 -0,6 -1,4
Centre-Val de Loire 6,8 -0,5 -1,2
France hors Mayotte 7,1 -0,7 -1,3
  • Note : données trimestrielles, données provisoires pour le dernier trimestre.

Hausse significative des demandeurs d’emploi

Après un net repli entamé au quatrième trimestre 2018, la période du confinement a vu le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B et C augmenter fortement (+ 6,7 % entre fin février et fin mai). Pour l’ensemble du deuxième trimestre 2020, cette trajectoire se confirme avec 220 300 demandeurs d’emploi de catégories A, B et C inscrits à Pôle emploi en Centre-Val de Loire, soit une hausse de 5,3 % (+ 11 100) par rapport au trimestre précédent. Cette hausse reste sensiblement inférieure à celle de la France entière (+ 6,5 %) (figure 8). Les jeunes âgés de moins de 25 ans sont les plus touchés dans la région avec 12,4 % de hausse, notamment en raison des difficultés dans l’intérim.

Malgré une forte baisse des entrées sur les listes de Pôle emploi (- 16,4 %), le recul brutal des sorties (- 32,6 %) explique l’importante hausse des demandeurs d’emplois ce trimestre.

Figure 8Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d'emploi (A, B, C) inscrits à Pôle emploi
2ᵉ trimestre 2020 (CVS) Variation (%)
sur un trimestre sur un an
Centre-Val de Loire 220 330 5,3 1,3
Moins de 25 ans 33 070 12,4 5,7
50 ans ou plus 56 220 2,6 0,5
Inscrits depuis plus d'un an 104 220 3,9 -1,5
France (en milliers) 6 115 600 6,5 3,9
  • Note : données corrigées des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables ; Calcul des CVS-CJO : Dares.
  • Chaque année est menée, en même temps qu’au niveau national, une campagne d'actualisation des coefficients de correction des variations saisonnières (CVS), pour tenir compte des données de l'année écoulée. Cette campagne conduit à réviser l'ensemble des séries CVS diffusées.
  • À l’occasion de la campagne d’actualisation de février 2017, les méthodes d’estimation des coefficients CVS des statistiques nationales, régionales et départementales de demandeurs d’emploi ont été harmonisées. Les séries régionales et départementales publiées sont maintenant corrigées des effets des jours ouvrables (CJO), et la cohérence comptable entre niveaux géographiques des statistiques CVS-CJO est désormais systématiquement assurée.
  • Sources : Pôle emploi ; Dares, Statistisques mensuelles du marché du travail

Les autorisations de construction se replient

Après un trimestre de retour à la hausse en Centre-Val de Loire, les autorisations de construction de logements, mesurées en données cumulées sur douze mois, fléchissent de nouveau au deuxième trimestre 2020 (- 10,9 %) pour retrouver leur niveau du deuxième trimestre 2019. En France hors Mayotte, la baisse est aussi conséquente (- 9,9 %) et fait rétrograder les autorisations de construction au niveau du quatrième trimestre 2015.

En retrait au premier trimestre, les logements commencés poursuivent leur recul aussi bien au niveau de la région qu’au niveau national (respectivement - 4 % et - 5,6 %).

Comme lors du premier trimestre 2020, la contraction régionale concerne aussi bien les logements individuels que collectifs (respectivement - 2,3 % et - 2,2 %) (figure 9).

Comparé à la même période un an auparavant, le volume des mises en chantier reste en progression en Centre-Val de Loire (+ 1,7 %) et se réduit de façon conséquente en France hors Mayotte (- 7,1 %).

Figure 9Évolution du nombre de logements commencés

indice base 100 en décembre 2010
Évolution du nombre de logements commencés (indice base 100 en décembre 2010)
Centre-Val de Loire France hors Mayotte
déc. 2010 100 100
janv. 2011 102,92 101,4
févr. 2011 104,38 102,35
mars 2011 103,65 103,46
avril 2011 101,46 103,85
mai 2011 103,65 105,01
juin 2011 101,46 103,78
juil. 2011 100 103,36
août 2011 100,73 102,86
sept. 2011 101,46 102,32
oct. 2011 100 101,28
nov. 2011 100 102,86
déc. 2011 100,73 104,16
janv. 2012 100 103,68
févr. 2012 101,46 103,51
mars 2012 101,46 103,8
avril 2012 101,46 102,23
mai 2012 97,81 99,81
juin 2012 99,27 99,98
juil. 2012 98,54 99,44
août 2012 96,35 98,77
sept. 2012 95,62 96,76
oct. 2012 95,62 96,13
nov. 2012 91,24 92,59
déc. 2012 91,24 92,54
janv. 2013 90,51 92,23
févr. 2013 88,32 92,45
mars 2013 89,05 91,38
avril 2013 91,24 92,37
mai 2013 92,7 92,69
juin 2013 89,78 92,57
juil. 2013 89,78 92,3
août 2013 89,05 91,87
sept. 2013 86,86 91,91
oct. 2013 84,67 90,46
nov. 2013 83,94 89,35
déc. 2013 84,67 86,56
janv. 2014 81,75 86,23
févr. 2014 81,02 84,63
mars 2014 78,83 83,37
avril 2014 76,64 83,08
mai 2014 75,18 82,43
juin 2014 74,45 81,6
juil. 2014 73,72 81,68
août 2014 74,45 81,31
sept. 2014 75,18 81,41
oct. 2014 75,18 81,29
nov. 2014 78,1 81,34
déc. 2014 74,45 81,46
janv. 2015 72,99 80,8
févr. 2015 72,99 80,92
mars 2015 71,53 80,85
avril 2015 70,07 80,08
mai 2015 68,61 79,47
juin 2015 67,88 80,13
juil. 2015 66,42 79,67
août 2015 66,42 80,15
sept. 2015 67,88 80,49
oct. 2015 66,42 80,66
nov. 2015 62,77 81,75
déc. 2015 64,23 82,98
janv. 2016 65,69 83,3
févr. 2016 65,69 84,53
mars 2016 66,42 84,02
avril 2016 64,96 85,04
mai 2016 68,61 87,24
juin 2016 68,61 87,53
juil. 2016 71,53 87,85
août 2016 70,07 88,07
sept. 2016 68,61 88,38
oct. 2016 68,61 89,52
nov. 2016 67,88 90,41
déc. 2016 67,88 91,19
janv. 2017 67,15 92,76
févr. 2017 67,88 93,17
mars 2017 69,34 95,5
avril 2017 70,07 96,22
mai 2017 70,8 96,22
juin 2017 71,53 97,14
juil. 2017 70,8 98,77
août 2017 73,72 99,3
sept. 2017 75,18 99,85
oct. 2017 77,37 100,31
nov. 2017 78,83 101,36
déc. 2017 83,94 103,7
janv. 2018 84,67 103,63
févr. 2018 83,94 103,61
mars 2018 82,48 103,03
avril 2018 83,94 102,9
mai 2018 82,48 102,81
juin 2018 81,75 103,05
juil. 2018 81,02 102,42
août 2018 78,1 102,06
sept. 2018 76,64 101,72
oct. 2018 73,72 102,11
nov. 2018 75,18 101,5
déc. 2018 69,34 99,93
janv. 2019 72,26 99,85
févr. 2019 72,26 99,78
mars 2019 74,45 99,47
avril 2019 72,99 99,52
mai 2019 73,72 99,25
juin 2019 74,45 98,5
juil. 2019 75,18 98,96
août 2019 75,91 98,81
sept. 2019 76,64 99,15
oct. 2019 77,37 98,77
nov. 2019 79,56 98,86
déc. 2019 82,48 98,93
janv. 2020 79,56 99,3
févr. 2020 81,75 99,3
mars 2020 78,83 97
avril 2020 76,64 92,93
mai 2020 75,18 91,6
juin 2020 76,64 92,04
juil. 2020 80,29 91,89
août 2020 81,02 92,06
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 9Évolution du nombre de logements commencés

  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Effondrement des créations d’entreprises

Stoppé net dans sa progression dès le premier trimestre 2020, le nombre de créations d’entreprises en Centre-Val de Loire, y compris micro-entrepreneurs, s’effondre de 17,9 % au deuxième trimestre 2020. Leur nombre s’élève ainsi à 4 200, soit une baisse de 920 unités. Au niveau de la France entière, le repli déjà nettement marqué au premier trimestre 2020 s’accentue (- 13,5 %) (figure 10). Celui-ci étant en particulier lié à la fermeture de centres de formalité des entreprises.

Tous les secteurs sont concernés par cette baisse. Comme lors du trimestre dernier, l’industrie et la construction sont les plus touchés (respectivement - 26,6 % et - 20,2 %). Le secteur des services, le moins fortement impacté au premier trimestre, accuse un net repli équivalent à celui du commerce (respectivement - 17,1 % et - 16,9 %).

Sur un an, l’évolution devient largement négative, tant au niveau de la région (+ 19,7 %) qu’au niveau national (- 18,6 %).

Après le confinement, les créations d’entreprises ont rebondi dans la région, comme au niveau national permettant de compenser en partie la chute du premier trimestre.

Figure 10Créations d'entreprises

indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010
Créations d'entreprises (indice base 100 au 4ᵉ trimestre 2010)
Centre-Val de Loire y compris micro-entrepreneurs France entière y compris micro-entrepreneurs
T4 2010 100 100
T1 2011 93,38 91,74
T2 2011 95,44 92,46
T3 2011 92,07 92,78
T4 2011 94,87 92,88
T1 2012 93,14 94,94
T2 2012 92,84 92,64
T3 2012 89,77 92,7
T4 2012 93,31 90,43
T1 2013 88,95 90,79
T2 2013 87,97 91,03
T3 2013 89,52 90,42
T4 2013 90,78 91,92
T1 2014 92,09 92,46
T2 2014 90,57 92,52
T3 2014 92,63 93,76
T4 2014 90,03 93,78
T1 2015 83,76 87,81
T2 2015 84,62 87,93
T3 2015 87,01 88,71
T4 2015 85,4 89,91
T1 2016 85,3 91,2
T2 2016 84,74 96,11
T3 2016 82,35 93,04
T4 2016 81,28 92,44
T1 2017 84,55 95,2
T2 2017 83,2 95,9
T3 2017 86,61 100,49
T4 2017 93,94 107,45
T1 2018 96,09 111,28
T2 2018 102,53 117,15
T3 2018 103,79 117,24
T4 2018 108,12 122,05
T1 2019 115,52 131,47
T2 2019 122,28 135,46
T3 2019 126,56 139,9
T4 2019 126,94 145,3
T1 2020 119,66 127,42
T2 2020 98,2 110,25
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 10Créations d'entreprises

  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Les défaillances continuent leur baisse au deuxième trimestre

Avec la fermeture des tribunaux de commerce pendant le confinement et l’adoption d’ordonnances permettant aux entreprises en difficulté de reporter après le 24 juin leurs demandes d’ouverture de procédure collective, l’impact de la crise sur les défaillances d’entreprises ne se fait pas encore sentir : leur nombre continue de baisser en Centre-Val de Loire, comme en France, au deuxième trimestre 2020 (- 11,8 %) (figure 11).

Figure 11Défaillances d'entreprises

indice base 100 en décembre 2010
Défaillances d'entreprises (indice base 100 en décembre 2010)
Centre-Val de Loire France entière
déc. 2010 100 100
janv. 2011 99,81 100,05
févr. 2011 99,33 100,01
mars 2011 99,48 99,36
avril 2011 99,76 98,97
mai 2011 102,14 100,3
juin 2011 102,05 99,27
juil. 2011 102,71 98,66
août 2011 101,86 98,73
sept. 2011 102,95 98,35
oct. 2011 101,57 98,49
nov. 2011 104,76 98,79
déc. 2011 105 98,61
janv. 2012 107,23 99,39
févr. 2012 106 99,42
mars 2012 105,85 98,69
avril 2012 105,05 98,95
mai 2012 103,66 97,57
juin 2012 104,62 97,65
juil. 2012 106,14 99
août 2012 105,24 98,83
sept. 2012 105,33 98,38
oct. 2012 110,23 99,98
nov. 2012 107,47 100,13
déc. 2012 108,9 101,27
janv. 2013 108,47 101,04
févr. 2013 108 100,84
mars 2013 105,38 100,65
avril 2013 107,62 101,76
mai 2013 107,14 102,02
juin 2013 106,09 102,37
juil. 2013 106,24 103,12
août 2013 107,04 103,02
sept. 2013 108,9 103,82
oct. 2013 109,04 103,76
nov. 2013 111,57 103,59
déc. 2013 112,47 103,65
janv. 2014 111,95 103,82
févr. 2014 113,61 104,8
mars 2014 113,76 104,77
avril 2014 112,52 104,96
mai 2014 112,33 104,53
juin 2014 112,52 104,7
juil. 2014 113,56 104,7
août 2014 113,61 104,71
sept. 2014 111,85 105
oct. 2014 109,47 104,8
nov. 2014 105,95 104,87
déc. 2014 103,71 103,43
janv. 2015 104,33 103,92
févr. 2015 106,28 103,76
mars 2015 108,95 105,63
avril 2015 109,09 105,72
mai 2015 107,04 103,53
juin 2015 108,47 104,99
juil. 2015 107 104,53
août 2015 107,14 104,12
sept. 2015 110,14 104,29
oct. 2015 110,14 102,87
nov. 2015 111,28 103,15
déc. 2015 112,18 104,44
janv. 2016 112,9 103,2
févr. 2016 110,42 102,56
mars 2016 108,23 101,22
avril 2016 107,62 100,17
mai 2016 108,71 102,61
juin 2016 107,23 101,2
juil. 2016 105,62 99,75
août 2016 104,43 99,61
sept. 2016 100,52 98,56
oct. 2016 97,57 98,25
nov. 2016 96,34 97,8
déc. 2016 93,72 96,21
janv. 2017 92 95,95
févr. 2017 89,96 95,01
mars 2017 89,96 94,82
avril 2017 88,48 93,56
mai 2017 89,53 93,54
juin 2017 88,91 92,43
juil. 2017 89,34 92,05
août 2017 88,62 92,12
sept. 2017 90 91,03
oct. 2017 90,96 90,71
nov. 2017 90,29 90,09
déc. 2017 90,81 90,29
janv. 2018 89,24 89,49
févr. 2018 87,58 89
mars 2018 87,01 87,94
avril 2018 87,01 88,15
mai 2018 85,67 87,27
juin 2018 85,1 87,32
juil. 2018 85,63 87,72
août 2018 86,01 88,19
sept. 2018 85,82 88,49
oct. 2018 88,34 89,37
nov. 2018 88,86 89,32
déc. 2018 88,67 89,45
janv. 2019 90,29 90,15
févr. 2019 92 90,09
mars 2019 91,19 89,75
avril 2019 90,72 89,99
mai 2019 89,2 89,78
juin 2019 88,15 88,98
juil. 2019 88,2 88,96
août 2019 88,2 87,88
sept. 2019 87,39 87,26
oct. 2019 84,67 86,29
nov. 2019 84,34 85,52
déc. 2019 84,2 85,08
janv. 2020 80,72 82,91
févr. 2020 79,82 81,55
mars 2020 76,44 78,18
avril 2020 71,54 73,03
mai 2020 68,63 68,7
juin 2020 67,44 66,34
  • Notes : données mensuelles brutes au 01 septembre 2020, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 11Défaillances d'entreprises

  • Notes : données mensuelles brutes au 01 septembre 2020, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • La ligne verticale rouge représente la fin du trimestre d'intérêt.
  • Source : Fiben, Banque de France.

La fréquentation touristique se relance

Au niveau national, l’activité touristique des clients résidant en France a redémarré à la fin du confinement puis plus vivement au début de l’été, avec l’assouplissement des restrictions de déplacement et la réouverture des établissements d’hébergement. Si 26,5 % des hôtels en Centre-Val de Loire sont ouverts en avril 2020, seuls 11 % d’entre eux affichent des taux d’occupation supérieurs à 20 %. En juin 2020, ces proportions remontent respectivement à 86 % et 73 %.

Indicateur de la fréquentation d’origine étrangère, le trafic aérien international avec la France a repris très modérément et reste faible en juillet 2020. Son niveau atteint 18 % de celui de juillet 2019, voire moins avec certains pays, en particulier le Royaume-Uni et les États-Unis. En Centre-Val de Loire, les touristes venus de l’étranger représentaient 36 % des nuitées à la saison estivale 2019. La reprise d’activité touristique constatée au mois de juillet repose ainsi presque exclusivement sur la clientèle résidant en France. Au cours des deux mois de juillet et août, la consommation en Centre-Val de Loire des touristes résidant en France, estimée par les dépenses par carte bancaire, semble globalement avoir été meilleure qu’en 2019, les touristes tendant à privilégier des vacances dans des territoires moins densément peuplés.

Avertissement sur le marché du travail

Le taux de chômage au sens du BIT a diminué sur les deux premiers trimestres de 2020, mais il s’agit d’une baisse « en trompe-l’oeil ». En effet, pour être considéré comme chômeur, il faut être sans emploi, disponible pour travailler et avoir fait des démarches actives de recherche d’emploi. Au cours des deux premiers trimestres de l’année 2020, la période de confinement a fortement affecté les comportements de recherche active d’emploi (en particulier pour les personnes sans emploi dont le secteur d’activité était à l’arrêt), ainsi que la disponibilité des personnes (contrainte de garde d’enfant par exemple). Au total, la nette baisse du chômage au sens du BIT début 2020 ne traduit pas une amélioration du marché du travail mais un effet de confinement des personnes sans emploi.

Le champ des taux de chômage localisés couvre à présent les DOM (hors Mayotte) sur une période débutant au premier trimestre 2014.

Enfin, l'introduction de la déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut entraîner des révisions accrues sur les données, durant la phase de montée en charge de la DSN.

Encadré 1 - Contexte national : la reprise entamée à la levée du confinement pourrait marquer le pas d’ici la fin de l’année

Depuis la levée des mesures de restrictions, l’activité a entamé une reprise graduelle. Au troisième trimestre, la plupart des secteurs ont progressivement retrouvé un niveau d’activité proche de celui d’avant-crise, mais certains restent pénalisés par les effets de la crise sanitaire (transport aérien de voyageurs, hébergement et restauration, activités culturelles, …). La consommation des ménages, en net rebond dès la fin du confinement, se serait globalement maintenue durant l’été à un niveau proche de celui d’avant-crise.

Au quatrième trimestre, les incertitudes quant à la résurgence de l’épidémie conduiraient à un essoufflement de la reprise. Les secteurs les plus touchés par la crise pourraient voir leur activité se dégrader du fait des mesures de restrictions, et la consommation pourrait fléchir. En fin d’année, après un vif rebond au troisième trimestre (+16 % par rapport au deuxième), le PIB français resterait stable, 5 % environ en dessous de son niveau d’avant-crise. Sur l’année 2020, il se contracterait d’environ 9 %.

Encadré 2 - Contexte international : une reprise progressive dans un contexte d’incertitudes

Dans les économies touchées au printemps par l’épidémie, l’activité se relève progressivement de sa chute du deuxième trimestre, liée à l’instauration des mesures de restrictions sanitaires. Ce rebond prend des configurations qui peuvent varier selon les pays. Dans les pays occidentaux, la demande intérieure s’est redressée avec l’allègement des restrictions et les mesures de soutien aux ménages. De son côté, l’activité chinoise est portée par le dynamisme de sa production et de ses exportations, mais la consommation intérieure reste en retrait. La reprise dans le monde pourrait toutefois ralentir à l’automne, dans un contexte d’incertitudes autour d’une résurgence de l’épidémie qui entraînerait de nouvelles mesures sanitaires, et de la tenue des élections américaines.

Pour en savoir plus

Chute de l’emploi salarié, signe des premiers effets de la crise sanitaire mondiale, Insee Conjoncture Centre-Val de Loire n°30, juillet 2020.

Bilan économique 2019 - Redressement de l’emploi salarié après une année de repli, Insee Conjoncture Centre-Val de Loire n° 29, juin 2020.