Bilan démographique 2019La fécondité se stabilise en France

Sylvain Papon, Catherine Beaumel (division Enquêtes et études démographiques, Insee)

Au 1er janvier 2020, la France compte 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2019, la population a augmenté de 0,3 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 141 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.

En 2019, 753 000 bébés sont nés en France. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,87 enfant par femme. Il se stabilise en 2019, après avoir reculé entre 2015 et 2018. La France reste en 2017 le pays le plus fécond de l’Union européenne.

En 2019, 612 000 personnes sont décédées en France. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 85,6 ans pour les femmes et 79,7 ans pour les hommes. L’écart d’espérance de vie entre les femmes et les hommes est élevé comparativement aux autres pays d’Europe occidentale.

En 2019, 227 000 mariages ont été célébrés. Après quelques années de stabilité, le nombre de mariages repart à la baisse.

Sylvain Papon, Catherine Beaumel (division Enquêtes et études démographiques, Insee)
Insee Première  No 1789 - janvier 2020

Le solde naturel atteint à nouveau un point bas

Au 1er janvier 2020, la France compte 67 064 000 habitants : 64 898 000 résident en métropole et 2 166 000 dans les cinq départements d’outre-mer (figure 1). La population augmente régulièrement depuis trois ans : + 0,3 % par an depuis 2017, mais plus modérément que les années précédentes : + 0,4 % par an entre 2014 et 2016 et + 0,5 % par an entre 2008 et 2013.

Figure 1 - Évolution générale de la situation démographique

en milliers
Figure 1 - Évolution générale de la situation démographique (en milliers) - Lecture : la population est de 66 602 645 habitants au 1er janvier 2016 d'après le recensement de 2016, et de 66 774 482 habitants au 1er janvier 2017 d'après le recensement de 2017. La population évolue donc en apparence de + 171 837 habitants : + 189 775 dû au solde naturel, + 65 044 dû au solde migratoire et – 82 982 dû au changement de questionnaire. L'évolution de la population à questionnaire identique est donc estimée à + 254 819 habitants, soit une hausse de la population de 0,38 % en un an.
Population au 1er janvier Nombre de naissances vivantes Nombre de décès Solde naturel Solde migratoire évalué Ajustement1 Évolution
de la
population2
(en %)
2009 64 305   824,6    548,5    + 276,1    + 32   0,48  
2014 hors Mayotte 65 907   811,4    558,7    + 252,7    + 30   0,43  
2014 y c. Mayotte 66 131   818,6    559,3    + 259,3    + 32   0,44  
2015 66 422   798,9    593,7    + 205,3    + 40   - 65   0,37  
2016 66 603   783,6    593,9    + 189,8    + 65   - 83   0,38  
2017 66 774   769,6    606,3    + 163,3    + 46p - 100p 0,31p
2018 66 884p 758,6    609,7    + 148,9    + 46p - 101p 0,29p
2019 66 978p 753,0p 612,0p + 141,0p + 46p - 101p 0,28p
2020 67 064p ... ... ... ... ... ...
  • p : donnée provisoire à la fin 2019 ; ... Résultat non disponible.
  • 1. Du fait d'un changement de questionnaire du recensement de la population visant à améliorer la connaissance des situations de multi-résidence, un ajustement a été introduit pour estimer les évolutions de population à questionnement inchangé. Cet effet de questionnaire monte progressivement en charge sur plusieurs années [Insee, Note technique, 2020].
  • 2. Le taux de variation de la population une année donnée correspond à la somme du solde naturel et du solde migratoire divisée par la population au 1er janvier de cette année.
  • Lecture : la population est de 66 602 645 habitants au 1er janvier 2016 d'après le recensement de 2016, et de 66 774 482 habitants au 1er janvier 2017 d'après le recensement de 2017. La population évolue donc en apparence de + 171 837 habitants : + 189 775 dû au solde naturel, + 65 044 dû au solde migratoire et – 82 982 dû au changement de questionnaire. L'évolution de la population à questionnaire identique est donc estimée à + 254 819 habitants, soit une hausse de la population de 0,38 % en un an.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

En 2019, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, s’établit à + 141 000. En 2016, le solde naturel avait atteint son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (figure 2), il n’a cessé de baisser depuis lors et atteint un nouveau point bas en 2019. Cette baisse est due à la fois au plus grand nombre de décès et au recul des naissances. Le solde migratoire est estimé à + 46 000 personnes en 2019. L’augmentation de la population française est donc, comme par le passé, davantage tirée par le solde naturel que par le solde migratoire [Athari, Papon, Robert-Bobée, 2019].

Au 1er janvier 2019, la France est le deuxième pays le plus peuplé de l’Union européenne (UE) derrière l’Allemagne (83,0 millions d’habitants). Un peu plus de la moitié de la population de l’UE vit dans les quatre pays les plus peuplés : Allemagne, France, Royaume-Uni et Italie. Pour la troisième année consécutive, le Royaume-Uni est le pays qui gagne le plus d’habitants (+ 374 000 habitants en 2018), sa population atteint 66,6 millions d’habitants. Dix pays européens perdent de la population en 2018, dont trois avec une baisse supérieure à 0,7 % (Lettonie, Croatie et Bulgarie). La Roumanie et l’Italie ont perdu chacune plus de 120 000 habitants.

Figure 2 - Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1957

en milliers
Figure 2 - Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1957 (en milliers)
Naissances Décès Solde naturel
1957 851,5 542,2 309,3
1958 847,2 510,7 336,5
1959 864,6 518,6 346,0
1960 856,5 530,6 325,9
1961 875,2 509,4 365,8
1962 870,5 550,5 320,0
1963 907,3 567,2 340,1
1964 916,1 529,2 386,9
1965 904,7 552,8 351,9
1966 902,0 538,9 363,2
1967 877,5 551,9 325,6
1968 872,9 562,4 310,6
1969 877,1 582,5 294,6
1970 883,7 551,3 332,4
1971 916,4 562,6 353,8
1972 911,2 558,5 352,7
1973 888,8 567,4 321,4
1974 832,1 560,8 271,3
1975 774,5 568,4 206,2
1976 747,2 565,2 182,0
1977 770,2 544,0 226,2
1978 761,0 554,7 206,3
1979 782,4 549,4 233,1
1980 826,1 555,0 271,1
1981 831,0 562,4 268,6
1982 823,3 550,7 272,5
1983 775,4 567,8 207,7
1984 787,4 550,3 237,2
1985 796,1 560,4 235,7
1986 805,5 554,7 250,8
1987 795,8 535,4 260,4
1988 800,6 532,5 268,0
1989 796,1 537,5 258,6
1990 793,1 534,4 258,7
1991 790,1 532,9 257,2
1992 774,8 529,8 244,9
1993 741,3 540,5 200,8
1994 740,8 528,1 212,7
1995 759,1 540,3 218,7
1996 764,0 544,6 219,4
1997 757,4 539,3 218,1
1998 767,9 543,4 224,5
1999 775,8 547,3 228,5
2000 807,4 540,6 266,8
2001 803,2 541,0 262,2
2002 792,7 545,2 247,5
2003 793,0 562,5 230,6
2004 799,4 519,5 279,9
2005 806,8 538,1 268,7
2006 829,4 526,9 302,4
2007 818,7 531,2 287,5
2008 828,4 542,6 285,8
2009 824,6 548,5 276,1
2010 832,8 551,2 281,6
2011 823,4 545,1 278,3
2012 821,0 569,9 251,2
2013 811,5 569,2 242,3
2014 811,4 558,7 252,7
2015 790,1 593,1 197,1
2016 774,3 593,2 181,2
2017 760,1 605,6 154,5
2018 749,3 608,9 140,4
2019p 743,0 611,0 132,0
  • p : donnée provisoire à la fin 2019.
  • Champ : France hors Mayotte.
  • Source : Insee, statistiques de l'état civil.

Figure 2 - Évolution du nombre de naissances, de décès et du solde naturel depuis 1957

  • p : donnée provisoire à la fin 2019.
  • Champ : France hors Mayotte.
  • Source : Insee, statistiques de l'état civil.

La baisse des naissances ralentit

En 2019, 753 000 bébés sont nés en France, soit 6 000 naissances de moins qu’en 2018 (– 0,7 %) Le nombre de naissances baisse chaque année depuis cinq ans, mais à un rythme qui ralentit au fil des années. Alors que la baisse était de 2,4 % en 2015, elle est passée à 1,9 % en 2016 puis 1,8 % en 2017, 1,4 % en 2018 et enfin 0,7 % en 2019.

Le nombre de naissances dépend à la fois du nombre de femmes en âge de procréer et de leur fécondité. La population des femmes de 20 à 40 ans, âges où elles sont les plus fécondes, diminue depuis le milieu des années 1990. Les évolutions récentes s’expliquent donc davantage par celles de la fécondité (figure 3).

Figure 3 - Évolution du nombre de naissances, de femmes en âge de procréer et de l'ICF*

Figure 3 - Évolution du nombre de naissances, de femmes en âge de procréer et de l'ICF*
Indice 100 en 1995 ICF
pour 100 femmes
Nombre de femmes âgées de 15 à 50 ans Nombre de femmes âgées de 20 à 40 ans Nombre
de naissances
1995 100,0 100,0 100,0 173,0
1996 100,6 99,3 100,7 175,0
1997 101,1 98,6 99,8 174,5
1998 101,0 97,9 101,2 177,9
1999 100,6 97,3 102,2 180,8
2000 100,5 97,0 106,4 189,3
2001 100,5 96,8 105,8 189,5
2002 100,5 96,7 104,4 188,1
2003 100,6 96,6 104,5 189,1
2004 100,7 96,4 105,3 191,5
2005 100,9 96,0 106,3 193,8
2006 101,0 95,8 109,3 199,7
2007 100,9 95,5 107,9 197,7
2008 100,7 95,1 109,1 200,7
2009 100,3 94,8 108,6 200,4
2010 100,0 94,5 109,7 202,9
2011 99,6 94,1 108,5 201,0
2012 99,2 93,6 108,2 200,8
2013 98,9 93,0 106,9 198,8
2014 98,7 92,3 106,9 199,0
2015 98,4 91,6 104,1 194,3
2016 98,0 91,1 102,0 191,0
2017p 97,6 91,0 100,1 188,1
2018p 97,2 90,8 98,7 186,2
2019p 96,8 90,6 97,9 185,5

Figure 3 - Évolution du nombre de naissances, de femmes en âge de procréer et de l'ICF*

La fécondité se stabilise

En 2019, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit à 1,87 enfant par femme, après 1,88 en 2018 (figure 4). Après quatre années de baisse entre 2015 et 2018, l’ICF se stabilise donc. Il oscillait autour de 2,0 enfants par femme entre 2006 et 2014.

L’âge moyen à la maternité croît régulièrement : il atteint 30,7 ans en 2019, contre 29,3 ans vingt ans plus tôt. Les femmes les plus fécondes sont celles ayant entre 25 et 34 ans. Toutefois, le taux de fécondité des femmes de moins de 30 ans baisse depuis les années 2000 et cette diminution s’accélère depuis 2015. 100 femmes âgées de 25 à 29 ans donnaient naissance à 13,0 enfants en 1999 puis 12,3 en 2014 et elles n’en ont plus que 10,9 en 2019. La baisse du taux de fécondité des femmes de 30 à 34 ans est plus récente : de 13,1 enfants pour 100 femmes en 2014 à 12,7 en 2019.

En 2017, la France restait le pays de l’UE dont la fécondité était la plus élevée (ICF de 1,90). Depuis 2000 et jusqu’en 2015, l’Irlande et la France étaient chaque année les pays les plus féconds de l’UE. Depuis 2016, la Suède devance l’Irlande. Son ICF est de 1,78 en 2017, contre 1,77 pour l’Irlande. A contrario, les pays méditerranéens sont les moins féconds. Les cinq pays de l’UE les moins féconds sont Malte (ICF de 1,26), l’Espagne (1,31), l’Italie (1,32), Chypre (1,32) et la Grèce (1,35). L’Allemagne, qui faisait partie il y a dix ans des pays les moins féconds de l’UE, figure désormais dans la moyenne (ICF de 1,57 contre 1,59 pour l’ensemble de l’UE).

Figure 4a - Fécondité par âge des hommes et des femmes en 1989 et 2019

Figure 4a - Fécondité par âge des hommes et des femmes en 1989 et 2019
Âge* Nombre d'enfants nés vivants pour 10 000 femmes ou hommes
1989 2019
Femmes Hommes Femmes Hommes
15 7 0 4 0
16 20 0 13 0
17 55 0 30 0
18 119 10 57 15
19 247 46 117 34
20 403 106 203 67
21 573 192 286 114
22 767 326 383 170
23 971 503 495 240
24 1 189 718 629 335
25 1 350 951 779 463
26 1 450 1 154 940 600
27 1 464 1 296 1 087 750
28 1 408 1 369 1 214 922
29 1 295 1 366 1 311 1074
30 1 168 1 329 1 361 1171
31 1 036 1 240 1 369 1260
32 877 1 103 1 306 1288
33 753 977 1 191 1276
34 628 845 1 086 1184
35 522 725 967 1102
36 427 626 833 1026
37 338 533 688 872
38 257 440 549 759
39 193 372 448 650
40 134 306 349 567
41 93 255 247 489
42 58 210 174 411
43 34 170 109 340
44 20 155 61 278
45 10 134 33 220
46 5 109 17 174
47 3 102 10 139
48 1 81 3 112
49 1 73 3 96
50 0 51 1 73
51 /// 46 /// 62
52 /// 38 /// 50
53 /// 31 /// 39
54 /// 24 /// 34
55 /// 22 /// 26
56 /// 17 /// 20
57 /// 13 /// 17
58 /// 11 /// 15
59 /// 10 /// 12
60 /// 9 /// 9
  • /// Absence de résultat due à la nature des choses.
  • * Âge atteint le 1er janvier.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Figure 4a - Fécondité par âge des hommes et des femmes en 1989 et 2019

  • * Âge atteint le 1er janvier.
  • Champ : France métropolitaine.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

En dix ans, les hommes ont gagné 2,0 ans d’espérance de vie, les femmes 1,2 an

En 2019, 612 000 personnes sont décédées en France ; c’est 2 000 de plus qu’en 2018, soit une hausse de 0,4 %. Du fait de l’arrivée des générations nombreuses du baby boom à des âges de forte mortalité, le nombre de décès a tendance à augmenter depuis une dizaine d’années (figure 2). L’épidémie de grippe hivernale 2018-2019, dont le pic a été atteint début février, a été de durée limitée (8 semaines) mais avec une mortalité élevée, inférieure cependant à l’épidémie de l’hiver précédent dont la durée avait été exceptionnellement longue [Santé publique France, 2019]. L’été 2019 a été marqué par deux canicules intenses en juin et en juillet sur la quasi-totalité du territoire métropolitain, qui ont touché en particulier les plus de 75 ans.

En 2019, l’espérance de vie à la naissance est de 85,6 ans pour les femmes et de 79,7 ans pour les hommes (figure 5). En dix ans, les hommes ont gagné 2,0 ans d’espérance de vie et les femmes 1,2 an. Ces cinq dernières années, ils ont gagné 0,5 an d’espérance de vie et les femmes 0,2 an. L’espérance de vie continue donc de progresser mais les gains ont ralenti. La progression est plus rapide pour les hommes que pour les femmes.

En moyenne dans l’UE en 2017, l’espérance de vie des femmes est de 83,5 ans et celle des hommes de 78,3 ans. L’espérance de vie des femmes en France est l’une des plus élevées de l’UE : seule l’Espagne (86,1 ans) devance la France (85,3 ans). Pour les hommes, la France (79,4 ans) se situe un peu au-dessus de la moyenne de l’UE ; neuf pays, en particulier l’Italie et la Suède (80,8 ans) ont une espérance de vie supérieure à la France pour les hommes.

En France, l’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes est de 5,9 ans en 2019. Il était plus élevé en 2009 à 6,7 ans, et est stable autour de 6 ans depuis 2015. En 2017, cet écart est plus élevé en France (5,9 ans) que dans tous les pays de l’ouest de l’Europe, à l’exception du Portugal (6,2 ans). L’écart moyen dans les pays de l’UE est de 5,2 ans. Il varie de 3,2 ans aux Pays-Bas à 9,9 ans en Lettonie.

Figure 5a - Espérance de vie à la naissance

en années
Figure 5a - Espérance de vie à la naissance (en années)
Hommes Femmes
1994 73,6 81,8
1995 73,8 81,9
1996 74,1 82,0
1997 74,5 82,3
1998 74,7 82,4
1999 74,9 82,5
2000 75,2 82,8
2001 75,4 82,9
2002 75,7 83,0
2003 75,8 82,9
2004 76,7 83,8
2005 76,7 83,8
2006 77,1 84,2
2007 77,4 84,4
2008 77,6 84,3
2009 77,7 84,4
2010 78,0 84,6
2011 78,4 85,0
2012 78,5 84,8
2013 78,7 85,0
2014 79,2 85,4
2015 79,0 85,1
2016 79,3 85,3
2017p 79,4 85,3
2018p 79,5 85,5
2019p 79,7 85,6
  • p : donnée provisoire à la fin 2019.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Figure 5a - Espérance de vie à la naissance

  • p : donnée provisoire à la fin 2019.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2014 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

La France vieillit avec l’avancée en âge des baby boomers

Fortes du dynamisme de leur fécondité depuis une quinzaine d’années, l’Irlande et la France ont la proportion de jeunes de moins de 15 ans la plus élevée de l’UE en 2018 (respectivement 20,8 % et 18,1 %), devant le Royaume-Uni et la Suède. Cette part est inférieure à 14 % dans quatre pays (Allemagne, Italie, Malte, Portugal) et elle est de 15,6 % pour l’ensemble de l’UE.

Au 1er janvier 2020, plus d’une personne sur cinq en France a 65 ans ou plus (figure 6). Cette part augmente depuis plus de 30 ans et le vieillissement de la population s’accélère depuis le milieu des années 2010, avec l’arrivée à ces âges des premières générations nombreuses nées après-guerre [Athari, Papon, Robert-Bobée, 2019]. Comme en France, la part des personnes âgées de 65 ans ou plus a augmenté dans tous les pays de l’UE ces quinze dernières années. Ainsi, en 2018, elles représentent 19,7 % de la population de l’UE, contre 16,2 % en 2003. Leur part varie désormais de 13,8 % en Irlande à 22,6 % en Italie.

Figure 6 – Pyramide des âges au 1er janvier 2020

en milliers
Figure 6 – Pyramide des âges au 1er janvier 2020 (en milliers)
Âge* (en années) Femmes Hommes
0 346 360
1 351 366
2 357 372
3 367 383
4 377 394
5 392 404
6 392 409
7 399 420
8 404 420
9 414 431
10 408 428
11 411 431
12 408 426
13 415 432
14 404 424
15 404 424
16 403 423
17 401 423
18 404 427
19 404 428
20 380 399
21 376 391
22 364 374
23 369 373
24 366 366
25 357 353
26 358 352
27 378 369
28 386 377
29 399 384
30 408 386
31 414 392
32 417 392
33 426 399
34 425 399
35 421 396
36 417 392
37 441 419
38 445 424
39 449 428
40 425 405
41 414 399
42 413 403
43 404 391
44 415 404
45 435 425
46 459 447
47 468 458
48 464 457
49 455 446
50 450 439
51 446 432
52 444 429
53 454 438
54 456 438
55 462 440
56 456 433
57 441 417
58 441 417
59 441 412
60 439 407
61 431 396
62 428 391
63 425 384
64 422 377
65 419 376
66 410 366
67 415 370
68 403 358
69 416 367
70 409 357
71 406 354
72 395 344
73 374 319
74 283 236
75 274 228
76 266 218
77 245 198
78 218 171
79 226 172
80 235 173
81 227 163
82 220 153
83 217 145
84 206 130
85 203 123
86 186 107
87 182 99
88 165 85
89 152 74
90 128 58
91 113 47
92 96 37
93 82 28
94 67 22
95 53 16
96 42 12
97 32 8
98 24 6
99 16 4
100 7 1
101 4 1
102 3 0
103 1 0
104 1 0
105 1 0
106 0 0
107 0 0
108 0 0
109 0 0
110 ou plus 0 0
  • Note : résultats provisoires à fin 2019.
  • * Âge atteint le 1er janvier.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Figure 6 – Pyramide des âges au 1er janvier 2020

  • Note : résultats provisoires à fin 2019.
  • * Âge atteint le 1er janvier.
  • Champ : France.
  • Source : Insee, estimations de population et statistiques de l'état civil.

Moins de mariages en 2019

En 2019, 227 000 mariages ont été célébrés, dont 221 000 entre personnes de sexe différent et 6 000 entre personnes de même sexe (figure 7).

Le nombre de mariages de couples de sexe différent baisse en 2019, alors qu’il était relativement stable entre 2013 et 2018, autour de 230 000 par an. L’âge moyen des mariés augmente régulièrement depuis plus de vingt ans : en 2019, les femmes se marient en moyenne à 36,1 ans et les hommes à 38,6 ans.

Le nombre de mariages entre personnes de même sexe, après un pic à plus de 10 000 en 2014, première année complète après l’ouverture mi-2013 du mariage aux conjoints de même sexe, était resté supérieur à 7 000 entre 2015 et 2017. Il baisse les années suivantes. Ce nouveau droit a entraîné un « effet de rattrapage » pour légaliser des unions qui auraient peut-être été contractualisées par un mariage plus tôt si cela avait été possible. En 2013, l’âge des mariés était donc élevé : 49,8 ans pour les hommes et 43,0 ans pour les femmes. Contrairement aux mariages de couples de sexe différent, l’âge au mariage a ensuite diminué. En 2019, il est de 37,9 ans pour les femmes et 43,0 ans pour les hommes.

En 2018, 209 000 pactes civils de solidarité (Pacs) ont été conclus, soit 13 000 de plus qu’en 2017. Le nombre de Pacs a augmenté chaque année depuis 2002 à l’exception de l’année 2011, année depuis laquelle les couples ne peuvent plus signer trois déclarations de revenus différentes l’année de leur union. À partir de novembre 2017, la possibilité de contractualiser un Pacs en mairie plutôt qu’au tribunal a pu entraîner un report calendaire de 2017 à 2018 expliquant la forte progression du nombre de Pacs en 2018, tant pour les couples de sexe différent que pour les couples de même sexe.

Figure 7 - Mariages et pactes civils de solidarité (Pacs)

Figure 7 - Mariages et pactes civils de solidarité (Pacs)
Mariages de personnes de sexe différent Mariages de personnes de même sexe Ensemble des mariages Pacs de personnes de sexe différent Pacs de personnes de même sexe Ensemble des Pacs
2000 305 234 /// 305 234 16 859 5 412 22 271
2001 295 720 /// 295 720 16 306 3 323 19 629
2002 286 169 /// 286 169 21 683 3 622 25 305
2003 282 756 /// 282 756 27 276 4 294 31 570
2004 278 439 /// 278 439 35 057 5 023 40 080
2005 283 036 /// 283 036 55 597 4 865 60 462
2006 273 914 /// 273 914 72 276 5 071 77 347
2007 273 669 /// 273 669 95 772 6 206 101 978
2008 265 404 /// 265 404 137 766 8 194 145 960
2009 251 478 /// 251 478 166 192 8 437 174 629
2010 251 654 /// 251 654 196 405 9 145 205 550
2011 236 826 /// 236 826 144 714 7 499 152 213
2012 245 930 /// 245 930 153 715 6 975 160 690
2013 231 225 7 367 238 592 162 609 6 083 168 692
2014 230 770 10 522 241 292 167 469 6 262 173 731
2015 228 565 7 751 236 316 181 930 7 017 188 947
2016 225 612 7 113 232 725 184 425 7 112 191 537
2017 226 671 7 244 233 915 188 233 7 400 195 633
2018 228 349 6 386 234 735 200 282 8 589 208 871
2019p 221 000 6 000 227 000 ... ... ...
  • p : mariages 2019, Pacs 2017 et 2018 : résultats provisoires à la fin 2019 ; /// Absence de résultat due à la nature des choses ; ... Résultat non disponible.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Sources : Insee, statistiques de l'état civil (mariages) ; ministère de la Justice ; Conseil supérieur du notariat (Pacs).

Figure 7 - Mariages et pactes civils de solidarité (Pacs)

  • p : mariages 2019, Pacs 2017 et 2018 : résultats provisoires à la fin 2019.
  • Champ : France hors Mayotte jusqu'en 2013 et y compris Mayotte à partir de 2014.
  • Sources : Insee, statistiques de l'état civil (mariages) ; ministère de la Justice ; Conseil supérieur du notariat (Pacs).

Sources

Le recensement de la population sert de base aux estimations annuelles de population. Il en fixe les niveaux de référence pour les années où il est disponible. Pour les années 2018 et suivantes, les estimations de population sont provisoires. Elles sont réalisées en actualisant la population du dernier recensement de 2017 grâce à des estimations, d’une part, du solde naturel et, d’autre part, du solde migratoire et d’un ajustement, introduit pour tenir compte de la rénovation du questionnaire du recensement en 2018 et rendre comparables les niveaux de population annuels successifs. Le nouveau questionnaire permet de mieux appréhender les liens familiaux qui unissent les personnes habitant un même logement et d’améliorer la connaissance des lieux d’habitation des personnes ayant plusieurs résidences, notamment des enfants de parents séparés. Une explication détaillée est disponible dans la documentation relative au recensement de la population.

Le recensement est quinquennal à Mayotte. Aussi, pour ce département, l’Insee réalise des estimations de population au 1er janvier à partir des recensements disponibles. Le dernier recensement a eu lieu en 2017.

Les statistiques d’état civil sur les naissances, les mariages et les décès sont issues d’une exploitation des informations transmises par les mairies à l’Insee. Pour 2019, il s’agit d’une estimation provisoire. Les statistiques concernant le pacte civil de solidarité (Pacs) sont fournies conjointement par le ministère de la Justice, le Conseil supérieur du notariat et l’Insee.

Le solde migratoire d’une année est mesuré indirectement par différence entre l’évolution de la population mesurée à deux recensements successifs et le solde naturel déduit de l’état civil. Pour le solde migratoire en 2015 et en 2016, on retire en plus l’ajustement. Les évolutions de ce solde migratoire peuvent refléter des fluctuations des entrées et des sorties, mais également l’aléa de sondage du recensement.

Le dernier recensement disponible étant celui du 1er janvier 2017, les soldes migratoires de 2017, 2018 et 2019 sont estimés provisoirement par la moyenne des trois derniers soldes connus.

Les données sur l’Union européenne sont les plus récentes publiées par Eurostat. Selon la thématique, elles s’arrêtent en 2017, 2018 ou 2019.

Définitions


Le solde naturel est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période.


Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours d’une période.


L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Cet indicateur peut être interprété comme le nombre moyen d’enfants qu’aurait une génération fictive de femmes qui connaîtrait, tout au long de leur vie féconde, les taux de fécondité par âge observés cette année-là. Il est exprimé en nombre d’enfants par femme. C’est un indicateur synthétique des taux de fécondité par âge de l’année considérée.


Le taux de fécondité à un âge donné (ou pour une tranche d’âges) est le nombre d’enfants nés vivants des femmes de cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des femmes de même âge.


Le taux de mortalité à un âge donné (ou pour une tranche d’âges) est le nombre de décès à cet âge au cours de l’année, rapporté à la population moyenne de l’année des personnes de même âge.


L’espérance de vie à la naissance est égale à la durée de vie moyenne d’une génération fictive qui connaîtrait tout au long de son existence les conditions de mortalité par âge de l’année considérée. C’est un indicateur synthétique des taux de mortalité par âge de l’année considérée.