Insee Flash Bourgogne-Franche-ComtéDijon et Besançon gagnent des habitants, la croissance de la population ralentit dans les petites communes

Insee Bourgogne-Franche-Comté

Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté
No 73
Paru le : Paru le 27/12/2018
Insee Bourgogne-Franche-Comté
Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté  No 73 - Décembre 2018

Avec un taux de croissance presque nul, le plus bas de toute la France métropolitaine, la population de Bourgogne-Franche-Comté se stabilise après un demi-siècle de croissance ininterrompue (figure 1 et figure 2).

Figure 1La population de Bourgogne-Franche-Comté se stabiliseTaux de croissance annuel moyen 2011-2016

La population de Bourgogne-Franche-Comté se stabilise
Régions Population municipale Taux de croissance annuel moyen (%)
2016 2011
Île-de-France 12 117 132 11 852 851 + 0,4
Centre-Val de Loire 2 577 866 2 556 835 + 0,2
Bourgogne-Franche-Comté 2 818 338 2 816 174 0,0
Normandie 3 335 929 3 315 077 + 0,1
Hauts-de-France 6 006 870 5 960 124 + 0,2
Grand Est 5 555 186 5 539 081 + 0,1
Pays de la Loire 3 737 632 3 601 113 + 0,7
Bretagne 3 306 529 3 217 767 + 0,5
Nouvelle-Aquitaine 5 935 603 5 773 078 + 0,6
Occitanie 5 808 435 5 573 466 + 0,8
Auvergne-Rhône-Alpes 7 916 889 7 634 223 + 0,7
Provence-Alpes-Côte d'Azur 5 021 928 4 916 069 + 0,4
Corse 330 455 314 486 + 1,0
France métropolitaine 64 468 792 63 070 344 + 0,4
  • Source : Insee, Recensement de la population.

Figure 1La population de Bourgogne-Franche-Comté se stabiliseTaux de croissance annuel moyen 2011-2016

  • Source : Insee, Recensement de la population.

Figure 1bTaux de croissance annuel moyen 2006-2011

Figure 1b
Régions Population municipale Taux de croissance annuel moyen (%)
2011 2006
Île-de-France 11 852 851 11 532 398 + 0,5
Centre-Val de Loire 2 556 835 2 519 567 + 0,3
Bourgogne-Franche-Comté 2 816 174 2 779 461 + 0,3
Normandie 3 315 077 3 267 848 + 0,3
Hauts-de-France 5 960 124 5 912 930 + 0,2
Grand Est 5 539 081 5 490 161 + 0,2
Pays de la Loire 3 601 113 3 450 413 + 0,9
Bretagne 3 217 767 3 094 534 + 0,8
Nouvelle-Aquitaine 5 773 078 5 574 821 + 0,7
Occitanie 5 573 466 5 310 966 + 1,0
Auvergne-Rhône-Alpes 7 634 223 7 357 284 + 0,7
Provence-Alpes-Côte d'Azur 4 916 069 4 815 232 + 0,4
Corse 314 486 294 118 + 1,3
France métropolitaine 63 070 291 61 399 733 + 0,5
  • Source : Insee, Recensement de la population.

Figure 1bTaux de croissance annuel moyen 2006-2011

  • Source : Insee, Recensement de la population.

Figure 22 200 habitants supplémentaires depuis 2011 en Bourgogne-Franche-ComtéÉvolution de la population de Bourgogne-Franche-Comté

2 200 habitants supplémentaires depuis 2011 en Bourgogne-Franche-Comté
Population municipale Variation 2011 – 2016 Variation 2006 – 2011
Nombre Moyenne annuelle (%) Nombre Moyenne annuelle (%)
2016 2011 2006 totale due au solde naturel due au solde migratoire totale due au solde naturel due au solde migratoire
Bourgogne-Franche-Comté 2 818 338 2 816 174 2 779 461 + 2 164 0,0 + 0,1 - 0,1 + 36 713 + 0,3 + 0,2 + 0,1
France métropolitaine 64 468 792 63 070 344 61 399 733 + 1 398 448 + 0,4 + 0,4 + 0,1 + 1 670 611 + 0,5 + 0,4 + 0,1
  • Note : les taux de variation sont arrondis au plus près de leurs valeurs réelles. La somme des taux dus aux soldes naturel et migratoire peut être de fait légèrement différente du taux de variation de la population.
  • Source : Insee - Recensements de la population - État-civil.

Les grandes communes continuent de perdre des habitants entre 2011 et 2016, mais moins qu’entre 2006 et 2011. Besançon et Talant font maintenant partie du petit nombre qui en gagne, avec Dijon, Chalon-sur-Saône, Sens et Chevigny-Saint-Sauveur. Pour Talant, le retournement est même conséquent puisque la population croît de 1,0 % en moyenne annuelle sur cinq ans, alors que la commune perdait 1,3 % de ses habitants par an précédemment. Parmi ces communes, on retrouve trois des quatre plus grandes villes de la région, deux communes à proximité immédiate de la capitale régionale, ainsi que Sens sous l’influence de l’Île-de-France (figure 3).

Figure 3Besançon et Talant gagnent désormais des habitantsÉvolution de la population des grandes communes de Bourgogne-Franche-Comté

Besançon et Talant gagnent désormais des habitants
Communes de plus de 10 000 habitants Population municipale Variation Variation annuelle moyenne
2016 2011 2011-2016 2011-2016 2006-2011
(nombre) (%) (%)
Dijon 155 090 151 672 + 3 418 + 0,4 0,0
Beaune 21 644 21 872 - 228 - 0,2 + 0,1
Chenôve 13 802 14 014 - 212 - 0,3 - 1,2
Talant 11 702 11 118 + 584 + 1,0 - 1,3
Chevigny-Saint-Sauveur 11 496 10 200 + 1 296 + 2,4 + 1,5
Besançon 116 466 115 879 + 587 + 0,1 - 0,2
Montbéliard 25 304 25 974 - 670 - 0,5 - 0,4
Pontarlier 17 284 17 998 - 714 - 0,8 - 0,8
Audincourt 13 582 14 966 - 1 384 - 1,9 + 0,4
Valentigney 10 381 11 155 - 774 - 1,4 - 0,7
Dole 23 579 24 009 - 430 - 0,4 - 0,5
Lons-le-Saunier 17 364 17 496 - 132 - 0,2 - 0,4
Saint-Claude 9 526 10 690 - 1 164 - 2,3 - 2,2
Nevers 33 235 36 210 - 2 975 - 1,7 - 1,2
Cosne-Cours-sur-Loire 10 102 10 484 - 382 - 0,7 - 1,3
Vesoul 14 998 15 623 - 625 - 0,8 - 0,9
Héricourt 10 142 10 239 - 97 - 0,2 - 0,2
Chalon-sur-Saône 45 446 44 847 + 599 + 0,3 - 0,7
Mâcon 33 427 33 730 - 303 - 0,2 - 0,3
Le Creusot 21 752 22 620 - 868 - 0,8 - 1,0
Montceau-les-Mines 18 722 19 124 - 402 - 0,4 - 0,4
Autun 13 532 14 426 - 894 - 1,3 - 0,5
Auxerre 34 846 35 534 - 688 - 0,4 - 1,0
Sens 25 913 25 146 + 767 + 0,6 - 0,6
Joigny 9 850 10 053 - 203 - 0,4 - 0,5
Belfort 48 973 50 128 - 1 155 - 0,5 - 0,3
  • Source : Insee, Recensements de la population.

À l’inverse, les pertes d’habitants s'accélèrent dans les grandes communes davantage isolées, ou situées dans des zones économiquement fragilisées. C’est le cas notamment de Nevers, Saint-Claude, Autun et Valentigney. Audincourt, enfin, est la seule ville de plus de 10 000 qui perd de la population sur cinq ans alors qu’elle en gagnait encore de 2006 à 2011.

Figure 4Intercommunalités : des évolutions contrastéesÉvolution de la population dans les intercommunalités comprenant au moins une commune de plus de 10 000 habitants

Intercommunalités : des évolutions contrastées
Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) Population municipale Variation Variation annuelle moyenne
2016 2011 2011-2016 2011-2016 2006-2011
(nombre) (%) (%)
Dijon Métropole 251 897 245 697 + 6 200 + 0,5 0,0
CA Beaune, Côte et Sud - Communauté Beaune-Chagny-Nolay 52 379 52 650 - 271 - 0,1 + 0,5
CA du Grand Besançon 193 187 189 580 + 3 607 + 0,4 + 0,2
CA Pays de Montbéliard Agglomération 139 989 142 674 - 2 685 - 0,4 0,0
CC du Grand Pontarlier 26 976 26 743 + 233 + 0,2 + 0,2
CA du Grand Dole 54 171 53 830 + 341 + 0,1 + 0,3
CA Espace Communautaire Lons Agglomératio (Ecla) 34 238 34 391 - 153 - 0,1 0,0
CC Haut-Jura Saint-Claude 21 156 22 473 - 1 317 - 1,2 - 1,1
CA de Nevers 65 942 69 722 - 3 780 - 1,1 - 0,6
CC Loire, Vignobles et Nohain 25 755 26 578 - 823 - 0,6 - 0,2
CA de Vesoul 32 350 32 657 - 307 - 0,2 - 0,1
CC du Pays d'Héricourt 21 021 21 146 - 125 - 0,1 + 0,4
CA Le Grand Chalon 113 920 112 367 + 1 553 + 0,3 + 0,1
CU Le Creusot Montceau-les-Mines 95 094 97 598 - 2 504 - 0,5 - 0,3
CA Mâconnais Beaujolais Agglomération 77 129 75 595 + 1 534 + 0,4 + 0,5
CC du Grand Autunois Morvan 36 298 37 608 - 1 310 - 0,7 - 0,4
CA de l'Auxerrois 68 187 68 886 - 699 - 0,2 - 0,2
CA du Grand Sénonais 58 729 57 078 + 1 651 + 0,6 - 0,1
CC du Jovinien 21 639 21 902 - 263 - 0,2 0,0
CA Grand Belfort 105 041 104 436 + 605 + 0,1 + 0,4
  • Source : Insee, Recensements de la population.

En 2016, les communes de moins de 2 000 habitants rassemblent près de la moitié de la population régionale. En Haute-Saône et dans le Jura, elles représentent respectivement 70 % et 62 % de la population. Même dans le Territoire de Belfort, la Côte-d’Or et le Doubs, qui sont les plus urbanisés, ces petites communes représentent environ 40 % de la population. Pour comparaison, à l’échelle de la France de province, les communes de moins de 2 000 habitants ne réunissent que le quart de la population. Dans la région elles continuent de croître, à un rythme annuel de 0,2 % sur cinq ans. Toutefois, leur développement ralentit : entre 2006 et 2011, leur croissance annuelle était de 0,8 %. Un infléchissement qui touche tous les départements de la région.

Pour comprendre

Les populations légales de toutes les collectivités territoriales et circonscriptions administratives françaises sont publiées par décret au Journal Officiel. Elles prennent effet au 1ᵉʳ janvier 2019.

Établies chaque année – loi du 27 février 2002 – les populations légales sont prises en compte pour l’application de dispositions législatives, réglementaires et financières relatives à l’organisation des communes et à la vie quotidienne de celles-ci.

Les populations légales 2016 en vigueur au 1ᵉʳ janvier 2019 utilisent les résultats issus des cinq enquêtes annuelles de recensement réalisées de 2014 à 2018.

La nouvelle méthode de recensement substitue au comptage traditionnel organisé tous les neuf ans, une technique d’enquêtes annuelles. Celle-ci distingue les communes de moins de 10 000 habitants, enquêtées exhaustivement une fois tous les cinq ans par roulement, et les communes de 10 000 habitants ou plus, dans lesquelles un échantillon de 40 % des logements sont enquêtés au cours d’un cycle quinquennal (8 % par an dans chaque commune).

Pour assurer une égalité de traitement entre communes et pour garantir la qualité des données de population sur des zonages géographiques plus larges (départements, régions), ces chiffres sont relatifs à une même année pour toutes les communes.

Les populations légales 2016 sont diffusées dans les limites territoriales existantes au 1ᵉʳ janvier 2018.

Définitions


Population légale : Le terme générique de population légale regroupe, pour chaque commune, la population municipale, la population comptée à part et la population totale résultant de la somme des deux premières.


La population municipale comptabilise les personnes :

  • ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune,
  • vivant en communauté sur le territoire de la commune,
  • sans abri, recensées sur le territoire de la commune,
  • résidant habituellement dans des habitations mobiles recensées sur le territoire de la communes.

La population comptée à part comprend les personnes dont la résidence habituelle se trouve dans une autre commune mais qui ont conservé une résidence dans la commune (étudiants majeurs de moins de 25 ans, militaires, …). La population comptée à part représente une faible part de la population totale des communes.


Pour un usage statistique, seules les populations municipales doivent être utilisées.

Pour en savoir plus

« Population légales en Bourgogne-Franche-Comté : 2 818 338 habitants au 1ᵉʳ janvier 2016 », Insee Flash Bourgogne-Franche-Comté n° 72, décembre 2018.

Vallès V., « Entre 2011 et 2016, les grandes aires urbaines portent la croissance démographique française », Insee Focus n° 138, décembre 2018.

Les chiffres de population de toutes les communes de France sont disponibles sur le site insee.fr.