Un été meilleur qu’en 2016Note de conjoncture régionale - 3e trimestre 2017

Déborah Caruso, Insee

Au 3e trimestre 2017, en Corse, 712 emplois salariés marchands ont été créés sur un an, soit une hausse de 1,1 %. Seule l’industrie n’en bénéficie pas. Cependant, par rapport au 2e trimestre très favorable sur le plan de l’emploi, les effectifs salariés diminuent de 0,8 %.

Le taux de chômage insulaire perd 0,3 point sur un an. Il est toute fois en légère hausse sur le trimestre et concerne 10,2 % de la population active.

Fin septembre 2017, 22 470 personnes sont inscrites à Pôle emploi (catégories A, B et C). Sur le trimestre, ce nombre progresse légèrement, de 0,2 % ; cette hausse s’atténue par rapport à celle du trimestre précédent.

Dans la construction, les autorisations de construire continuent de se redresser sans effet immédiat sur les mises en chantier.

Les créations d'entreprises (y compris micro-entrepreneurs) reculent sur le trimestre, leur nombre demeure toutefois supérieur à celui de l'année précédente. Les défaillances d’entreprises se replient.

L'été 2017 se caractérise aussi par une hausse dans les transports de fret et de passagers. L’afflux touristique dynamise la fréquentation des hôtels et des campings par rapport à la même période de 2016.

Insee Conjoncture Corse
No 18
Paru le : 18/01/2018

712 emplois salariés marchands gagnés sur un an

Au 3e trimestre 2017, l’île comptabilise 712 emplois salariés de plus qu’au 3e trimestre 2016, soit une hausse de 1,1 % sur un an. Cette évolution reste toutefois en deçà de la tendance nationale (+ 1,6 %). L’emploi dans le secteur du commerce soutient la progression régionale (+ 2,9 %). Au niveau départemental, cette croissance annuelle profite autant à la Corse-du-Sud (+ 1,0 %) qu’à la Haute-Corse (+ 1,1 %). En Corse-du-Sud, la hausse de l’emploi concerne le commerce (+ 4,1 %) et le tertiaire marchand (+ 1,4 %), mais la construction (+ 0,1 %) et surtout l’industrie (- 0,1 %) peinent à préserver leurs effectifs. En Haute-Corse, l’amélioration concerne le commerce (+ 1,8 %), les services marchands (+ 1,4 %) et la construction (+ 1,2 %). Seule l’industrie reste en marge de la croissance (- 1,2 %).

En revanche, sur le trimestre, les effectifs salariés des secteurs principalement marchands reculent de 0,8 % en région (figure 1). Cette baisse fait suite à un 2nd trimestre 2017 particulièrement favorable pour l’emploi. Au niveau national, l’évolution trimestrielle se tasse avec l'arrêt de la prime à l'embauche mais reste positive (+ 0,3 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchandIndice base 100 au 1er trimestre 2015

Évolution de l'emploi salarié marchand
France hors Mayotte Corse-du-Sud Haute-Corse Corse
T1 2005 100,0 100,0 100,0 100,0
T2 2005 100,0 99,5 99,6 99,6
T3 2005 100,2 100,5 100,9 100,7
T4 2005 100,4 102,7 102,7 102,7
T1 2006 100,5 103,2 102,6 102,9
T2 2006 101,0 103,7 103,0 103,3
T3 2006 101,3 104,4 103,9 104,1
T4 2006 101,6 106,0 105,4 105,7
T1 2007 102,4 107,6 106,6 107,1
T2 2007 102,6 108,5 106,8 107,6
T3 2007 103,0 108,8 107,1 107,9
T4 2007 103,2 109,0 107,8 108,4
T1 2008 103,6 111,1 109,0 110,1
T2 2008 103,2 111,7 108,4 110,0
T3 2008 102,9 112,1 107,9 110,0
T4 2008 102,0 113,3 109,1 111,2
T1 2009 101,1 113,5 110,3 111,9
T2 2009 100,5 113,5 110,6 112,1
T3 2009 100,3 113,5 110,3 111,9
T4 2009 100,3 114,1 110,6 112,4
T1 2010 100,2 115,9 112,3 114,1
T2 2010 100,3 116,7 113,5 115,1
T3 2010 100,5 116,4 112,5 114,4
T4 2010 100,7 117,1 113,1 115,1
T1 2011 101,0 118,2 113,0 115,6
T2 2011 101,2 119,9 114,0 117,0
T3 2011 101,1 118,8 114,4 116,6
T4 2011 101,1 119,2 114,1 116,7
T1 2012 101,1 119,7 115,1 117,4
T2 2012 101,0 120,5 114,2 117,3
T3 2012 100,8 119,8 114,5 117,2
T4 2012 100,5 120,2 114,7 117,5
T1 2013 100,6 120,2 114,3 117,3
T2 2013 100,3 120,5 113,9 117,2
T3 2013 100,4 120,6 113,6 117,1
T4 2013 100,5 121,0 114,4 117,7
T1 2014 100,5 121,5 114,5 118,0
T2 2014 100,5 122,0 114,7 118,4
T3 2014 100,2 120,9 114,6 117,8
T4 2014 100,3 120,9 114,6 117,8
T1 2015 100,3 120,9 114,9 117,9
T2 2015 100,5 120,6 115,5 118,1
T3 2015 100,7 122,4 115,8 119,1
T4 2015 101,0 122,3 115,9 119,1
T1 2016 101,3 123,0 116,3 119,6
T2 2016 101,6 124,1 117,8 121,0
T3 2016 101,9 125,8 118,5 122,1
T4 2016 102,4 123,5 118,4 121,0
T1 2017 102,7 125,0 120,0 122,5
T2 2017 103,2 127,0 121,8 124,4
T3 2017 103,5 127,1 119,8 123,5
  • Note : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands, intérimaires et salariés des particuliers employeurs.
  • Source: Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchandIndice base 100 au 1er trimestre 2015

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf (champ hors intérim) ainsi que la Dares (sur l'intérim). La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr notamment sur les effectifs salariés. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l’Insee contre nombre de postes pour les Urssaf) en raison des écarts de champ et de concept. Sur le champ commun, les taux d'évolutions peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux. Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d'emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Tous les secteurs sont concernés par ce repli trimestriel régional (figure 2). Dans les services marchands hors intérim, l’emploi diminue de 0,8 %. Les secteurs de l’industrie et de la construction perdent chacun 0,5 % de leurs effectifs. Le commerce ne maintient pas ses emplois (- 0,2 %). Toutefois, la baisse concerne essentiellement la Haute-Corse (- 1,6 %) alors que la Corse-du-Sud est stable (+ 0,1 %). En Haute-Corse, le recul est notamment important dans le tertiaire marchand (- 1,8 %) et le commerce (- 1,3 %).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,68 100,63 99,15 99,78
T3 2005 102,78 101,82 100,03 100,53
T4 2005 105,58 101,22 102,22 101,61
T1 2006 107,61 100,72 102,16 101,12
T2 2006 108 100,34 102,7 101,65
T3 2006 110,34 100,4 103,22 101,58
T4 2006 112,26 100,38 104,97 102,35
T1 2007 113,66 101,53 106,47 102,65
T2 2007 114,35 101,28 106,98 103,05
T3 2007 116,2 101,55 106,9 103,82
T4 2007 117,31 102,99 107,12 103,65
T1 2008 119,47 104,32 108,71 104,47
T2 2008 122,24 104,68 107,93 103,52
T3 2008 122,48 106,19 107,59 104,07
T4 2008 123,92 107,04 108,65 105,08
T1 2009 124,55 107,9 109,4 104,77
T2 2009 125,32 108,01 109,44 104,85
T3 2009 125,4 108,21 109,23 104,9
T4 2009 125,41 109,92 109,61 105,52
T1 2010 126,06 110,1 111,74 107,32
T2 2010 124,83 110,5 113,19 107,85
T3 2010 125,88 111,06 111,95 106,53
T4 2010 126,92 111,04 112,73 106,47
T1 2011 127,35 112,95 113,22 106,8
T2 2011 128,46 114,55 114,6 107,88
T3 2011 128,56 114,75 113,94 107,77
T4 2011 128,56 115,34 113,74 107,8
T1 2012 130,04 115,86 114,46 108
T2 2012 130,22 116,33 114,37 107,92
T3 2012 129,34 115,56 114,36 108,61
T4 2012 129,71 114,94 114,85 109,12
T1 2013 128,12 115,34 114,84 108,39
T2 2013 127,71 115,97 114,8 108,28
T3 2013 127,82 116,38 114,56 108,79
T4 2013 126,26 116,55 115,8 109,15
T1 2014 125,88 117,19 116,09 109,61
T2 2014 124,69 116,31 116,89 110,38
T3 2014 122,18 116,37 116,67 110,14
T4 2014 121,02 116,53 116,92 110,37
T1 2015 120,09 116,65 117,37 111,49
T2 2015 118,91 116,67 117,82 112,34
T3 2015 118,08 116,82 119,35 112,58
T4 2015 116,73 115,92 119,7 112,75
T1 2016 115,83 116,01 120,52 113,29
T2 2016 115,63 117,05 122,07 114,07
T3 2016 115,55 118,49 123,9 114,98
T4 2016 115,45 117,95 121,97 114,96
T1 2017 117,15 117,23 123,84 116,47
T2 2017 116,91 118,33 126,28 118,54
T3 2017 116,29 117,75 125,21 118,32
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Corse

Baisse annuelle du taux de chômage

Le taux de chômage insulaire s’établit à 10,2 % de la population active au 3e trimestre 2017. Il diminue de 0,3 point sur un an (figure 3). Il demeure supérieur au taux de la France métropolitaine (9,4 %). Par rapport au trimestre précédent, le taux de chômage se réoriente à la hausse. La Corse enregistre toujours le 4e taux de chômage le plus élevé des treize régions métropolitaines.

En Haute-Corse, le taux de chômage est stable (10,5 %) mais reste plus élevé qu'en Corse-du-Sud (9,8 %) où il progresse de 0,3 point ce trimestre.

Figure 3 – Taux de chômage

%
Taux de chômage
France métropolitaine Corse Corse-du-Sud Haute-Corse
T1 2005 8,3 8,9 8,4 9,4
T2 2005 8,4 9,4 8,8 10,0
T3 2005 8,6 9,3 8,6 9,9
T4 2005 8,7 9,2 8,5 10,0
T1 2006 8,7 9,2 8,3 10,1
T2 2006 8,6 9,2 8,3 10,1
T3 2006 8,5 9,2 8,3 10,0
T4 2006 8,0 8,9 8,0 9,6
T1 2007 8,1 8,8 8,0 9,6
T2 2007 7,8 8,5 7,7 9,3
T3 2007 7,6 8,2 7,4 9,1
T4 2007 7,1 7,9 7,2 8,6
T1 2008 6,8 7,6 7,0 8,2
T2 2008 7,0 7,6 7,0 8,2
T3 2008 7,1 7,6 7,0 8,3
T4 2008 7,4 7,7 7,1 8,3
T1 2009 8,2 7,9 7,3 8,5
T2 2009 8,8 8,2 7,6 8,8
T3 2009 8,8 8,4 7,9 8,9
T4 2009 9,1 8,8 8,4 9,3
T1 2010 9,0 8,8 8,3 9,3
T2 2010 8,9 8,8 8,3 9,3
T3 2010 8,8 8,9 8,3 9,5
T4 2010 8,8 9,0 8,5 9,6
T1 2011 8,8 9,1 8,6 9,7
T2 2011 8,7 9,0 8,5 9,6
T3 2011 8,8 9,2 8,6 9,8
T4 2011 9,0 9,3 8,7 9,9
T1 2012 9,1 9,3 8,7 9,8
T2 2012 9,4 9,5 9,0 10,0
T3 2012 9,4 9,5 9,0 10,0
T4 2012 9,7 9,9 9,4 10,4
T1 2013 9,9 10,1 9,5 10,7
T2 2013 10,1 10,3 9,7 10,9
T3 2013 9,9 10,3 9,6 11,0
T4 2013 9,7 10,2 9,5 11,0
T1 2014 9,8 10,2 9,5 10,9
T2 2014 9,9 10,5 9,7 11,3
T3 2014 10,0 10,8 9,9 11,6
T4 2014 10,1 11,1 10,1 12,0
T1 2015 10,0 11,1 10,1 12,0
T2 2015 10,2 11,2 10,3 12,1
T3 2015 10,1 11,1 10,2 11,9
T4 2015 9,9 10,8 9,8 11,7
T1 2016 9,9 10,9 10,0 11,9
T2 2016 9,7 10,6 9,9 11,3
T3 2016 9,7 10,5 9,8 11,2
T4 2016 9,7 10,5 9,9 11,1
T1 2017 9,3 10,3 9,8 10,7
T2 2017 9,2 10,0 9,5 10,5
T3 2017 9,4 10,2 9,8 10,5
  • Note : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé

Figure 3 – Taux de chômage

Hausse modérée des inscriptions à pôle emploi

En Corse, fin septembre 2017, 22 470 personnes inscrites à pôle emploi (catégories A, B et C) étaient tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi (données corrigées des variations saisonnières). Sur un an, ce nombre progresse de 1,8 %. Cette hausse est plus modérée qu'en France métropolitaine (+ 2,6 %). Sur le trimestre, les inscriptions augmentent de 0,2 % en région, soit une croissance deux fois plus faible qu'au 2nd trimestre 2017 (+ 0,4 %). La progression trimestrielle reste moins vive qu’au plan national (+ 1,0 %).

Dans la région, le nombre de demandeurs d’emploi se réoriente à la baisse ce trimestre chez les moins de 25 ans (- 5,4 %), soit une évolution annuelle à - 4,1 %. En revanche, il progresse de 2,1 % pour les 50 ans ou plus, la hausse annuelle atteint ainsi 10,7 %.

Par ailleurs, le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée augmente de 0,6 % entre fin juin et fin septembre 2017. Il est en nette augmentation sur l’année (3,1 %).

Ce trimestre, en Haute-Corse, le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 0,3 % permettant une évolution annuelle favorable à ce département (- 0,2 %). Au contraire, en Corse-du-Sud, l’évolution trimestrielle atteint + 0,8 % et consolide la hausse de 4,1 % sur un an.

Les autorisations de construire progressent toujours

Pour le troisième trimestre consécutif, le nombre de logements autorisés à la construction en cumul annuel continue d’augmenter (+ 25,2 %) et atteint 6 400 fin septembre. Toutefois, il diminue de 15,4 % en un an (figure 4). En effet, la période entre septembre 2015 et septembre 2016 était marquée par un niveau élevé du nombre de logements autorisés en Corse-du-Sud suite à la validation de grands projets immobiliers. Après une période creuse consécutive à ce pic, les autorisations de construire se redressent.

Fin septembre 2017, avec 4 500 logements commencés en cumul annuel, la région enregistre une baisse de 7,7 % sur le trimestre. La tendance annuelle est toutefois bien orientée (+ 18,6 %), notamment en Haute-Corse. Dans ce département, la hausse s'établit à 33,4 % sur un an, elle est de 12,0 % en Corse-du-Sud.

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 106,98 101,53
avril 2005 109,3 102,29
mai 2005 100 102,8
juin 2005 109,3 104,19
juil. 2005 111,63 105,05
août 2005 109,3 105,52
sept. 2005 111,63 106,38
oct. 2005 109,3 106,52
nov. 2005 109,3 106,99
déc. 2005 116,28 108,4
janv. 2006 118,6 109,44
févr. 2006 118,6 110,71
mars 2006 118,6 112,47
avril 2006 120,93 113,45
mai 2006 123,26 114,84
juin 2006 125,58 115,57
juil. 2006 125,58 116,43
août 2006 127,91 117,11
sept. 2006 123,26 116,62
oct. 2006 125,58 118,03
nov. 2006 125,58 118,99
déc. 2006 116,28 118,48
janv. 2007 111,63 117,88
févr. 2007 113,95 117,88
mars 2007 113,95 118,37
avril 2007 116,28 117,84
mai 2007 116,28 117,54
juin 2007 109,3 116,78
juil. 2007 111,63 116,98
août 2007 113,95 116,8
sept. 2007 127,91 116,51
oct. 2007 127,91 115,78
nov. 2007 132,56 113,67
déc. 2007 127,91 112,47
janv. 2008 141,86 112,26
févr. 2008 141,86 111,91
mars 2008 139,53 110,32
avril 2008 148,84 109,52
mai 2008 146,51 108,34
juin 2008 151,16 106,15
juil. 2008 148,84 103,7
août 2008 165,12 101,27
sept. 2008 155,81 99,71
oct. 2008 158,14 97,53
nov. 2008 155,81 95,67
déc. 2008 158,14 92,85
janv. 2009 148,84 90,09
févr. 2009 148,84 86,47
mars 2009 148,84 83,57
avril 2009 132,56 81,32
mai 2009 137,21 78,64
juin 2009 132,56 76,74
juil. 2009 134,88 75,6
août 2009 111,63 74,76
sept. 2009 111,63 74,11
oct. 2009 109,3 73,21
nov. 2009 106,98 73,37
déc. 2009 109,3 74,09
janv. 2010 113,95 74,76
févr. 2010 132,56 76,52
mars 2010 132,56 79,03
avril 2010 132,56 80,97
mai 2010 134,88 83,04
juin 2010 134,88 85,39
juil. 2010 137,21 87,59
août 2010 146,51 88,94
sept. 2010 151,16 90,48
oct. 2010 151,16 91,11
nov. 2010 153,49 91,64
déc. 2010 158,14 92,83
janv. 2011 155,81 94,38
févr. 2011 139,53 94,56
mars 2011 141,86 94,07
avril 2011 141,86 93,99
mai 2011 141,86 95,46
juin 2011 146,51 95,83
juil. 2011 139,53 96,4
août 2011 137,21 97,65
sept. 2011 144,19 99,41
oct. 2011 144,19 100,06
nov. 2011 144,19 101,14
déc. 2011 141,86 102,21
janv. 2012 139,53 101,96
févr. 2012 137,21 102,15
mars 2012 141,86 101,82
avril 2012 141,86 102,15
mai 2012 137,21 100,72
juin 2012 132,56 100,31
juil. 2012 139,53 99,53
août 2012 139,53 99,65
sept. 2012 137,21 97,59
oct. 2012 137,21 97,06
nov. 2012 137,21 96,04
déc. 2012 137,21 94,34
janv. 2013 137,21 94,52
févr. 2013 144,19 95,99
mars 2013 146,51 96,61
avril 2013 144,19 95,03
mai 2013 144,19 93,09
juin 2013 141,86 91,31
juil. 2013 134,88 89,23
août 2013 130,23 86,35
sept. 2013 120,93 84,75
oct. 2013 111,63 84,26
nov. 2013 106,98 83,45
déc. 2013 100 82,67
janv. 2014 97,67 80,58
févr. 2014 90,7 77,56
mars 2014 76,74 76,5
avril 2014 76,74 75,35
mai 2014 76,74 75,39
juin 2014 76,74 75,39
juil. 2014 79,07 75,78
août 2014 83,72 75,56
sept. 2014 86,05 75,74
oct. 2014 83,72 74,88
nov. 2014 86,05 74,09
déc. 2014 86,05 74
janv. 2015 81,4 73,74
févr. 2015 79,07 73,25
mars 2015 86,05 72,49
avril 2015 86,05 73,15
mai 2015 86,05 72,78
juin 2015 86,05 73,74
juil. 2015 81,4 73,72
août 2015 81,4 74,54
sept. 2015 81,4 75,25
oct. 2015 88,37 75,82
nov. 2015 113,95 77,54
déc. 2015 172,09 78,56
janv. 2016 172,09 79,03
févr. 2016 183,72 80,42
mars 2016 181,4 80,71
avril 2016 188,37 81,69
mai 2016 183,72 83,49
juin 2016 183,72 83,71
juil. 2016 179,07 84,45
août 2016 174,42 85,49
sept. 2016 176,74 87,7
oct. 2016 174,42 88,43
nov. 2016 151,16 89,31
déc. 2016 97,67 90,58
janv. 2017 109,3 91,27
févr. 2017 104,65 91,6
mars 2017 111,63 93,81
avril 2017 106,98 93,97
mai 2017 111,63 94,95
juin 2017 118,6 96,16
juil. 2017 146,51 97,94
août 2017 146,51 98,65
sept. 2017 148,84 99
oct. 2017 148,84 99,78
nov. 2017 148,84 99,94
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 4 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Recul des créations d’entreprises ce trimestre

Au 3e trimestre 2017, 938 entreprises sont créées en Corse (données corrigées des variations saisonnières). Les créations reculent de 5,2 % par rapport au trimestre précédent. La baisse concerne les secteurs de la construction (- 16,4 %), de l’industrie (- 6,1 %) et des services (- 3,3 %). En revanche, les créations augmentent dans le secteur commerce-transports-hébergement-restauration (+ 1,6 %). Sur un an, les créations d'entreprises progressent de 4,9 %.

Ce trimestre, 616 entreprises « classiques » (hors micro-entrepreneurs) sont créées contre 636 au trimestre précédent. Ces créations se replient (- 3,1 %) malgré un contexte national favorable (+ 2,0 %) (figure 5). Sur un an, le nombre de créations d’entreprises classiques progresse de 4,9 % en Corse et de 4,2 % en France métropolitaine.

Les créations sous le régime du micro-entrepreneur baissent de 9,0 % par rapport au 2nd trimestre avec 322 nouvelles entreprises. Ces micro-entreprises représentent un tiers des entreprises régionales créées. Sur un an, le nombre de créations sous ce régime progresse de 4,5 %.

Figure 5 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Corse hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Corse y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 79,93 95,98 110,3 120,5
T3 2009 85,74 94,72 108,05 116,72
T4 2009 91,2 100,3 113,97 124,13
T1 2010 81,69 96,57 123,24 132,73
T2 2010 80,46 100,5 101,83 122
T3 2010 75,88 99,18 98,98 117,41
T4 2010 79,05 97,83 104,49 118,16
T1 2011 78,35 96,63 98,47 108,06
T2 2011 78,35 95,31 101,02 108,1
T3 2011 83,45 96,87 97,66 107,51
T4 2011 78,17 97,29 96,84 108,97
T1 2012 73,06 93,28 103,87 111,47
T2 2012 74,65 89,11 100,1 108,62
T3 2012 69,01 89,84 93,78 107,76
T4 2012 81,69 91 97,55 105,33
T1 2013 87,15 97,81 96,74 107,68
T2 2013 85,56 97,97 93,27 106,45
T3 2013 90,67 99,33 95,82 104,98
T4 2013 92,78 102,37 94,6 108,1
T1 2014 83,98 100,81 96,23 109,81
T2 2014 89,96 100,89 101,94 108,13
T3 2014 95,07 100,23 97,15 110,1
T4 2014 84,86 101,83 94,19 109,78
T1 2015 89,26 107,95 88,89 104,16
T2 2015 96,65 113,55 95,51 102,86
T3 2015 94,72 116,38 89,09 104,2
T4 2015 101,58 119,19 94,9 105,98
T1 2016 105,28 122,11 102,34 108,75
T2 2016 105,99 126,18 96,84 112,52
T3 2016 103,35 126,81 91,13 108,92
T4 2016 107,22 126,37 93,88 109,03
T1 2017 106,34 128,82 99,8 114,45
T2 2017 111,97 129,47 100,82 112,85
T3 2017 108,45 132,12 95,62 117,52
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 5 – Créations d'entreprises

Au 30 septembre 2017, la Corse enregistre 396 défaillances d’entreprises cumulées sur 12 mois, soit une baisse de 3,9 % par rapport à juin 2017 (figure 6). En Corse-du-Sud, les défaillances d’entreprises sont en repli (recul trimestriel de - 9,1 %) tandis qu’elles augmentent en Haute-Corse (+ 0,9 %).

Sur un an, le nombre de défaillances d’entreprises diminue de 7 % dans la région. Il baisse fortement en Corse-du-Sud (- 20,7 %) et reste orienté à la hausse en Haute-Corse (+ 8,5 %).

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Corse France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,64 100,52
mars 2005 95,25 100,57
avril 2005 95,59 101,22
mai 2005 91,19 102,01
juin 2005 88,81 102,31
juil. 2005 86,44 102,08
août 2005 87,46 101,95
sept. 2005 87,8 102,18
oct. 2005 84,41 101,8
nov. 2005 85,08 101,61
déc. 2005 81,02 101,36
janv. 2006 80 100,49
févr. 2006 82,71 99,45
mars 2006 83,39 98,95
avril 2006 81,02 97,81
mai 2006 82,37 97,15
juin 2006 82,71 96,75
juil. 2006 86,78 96,78
août 2006 84,75 97
sept. 2006 83,39 97,05
oct. 2006 84,41 97,57
nov. 2006 81,69 98,29
déc. 2006 82,03 98,95
janv. 2007 83,05 99,82
févr. 2007 82,03 101,14
mars 2007 83,39 102
avril 2007 80,68 102,72
mai 2007 78,64 103,16
juin 2007 81,36 103,95
juil. 2007 79,32 105,07
août 2007 79,66 104,94
sept. 2007 80,68 104,96
oct. 2007 88,81 105,76
nov. 2007 90,85 105,6
déc. 2007 94,92 105,6
janv. 2008 97,29 105,64
févr. 2008 101,02 106,12
mars 2008 103,05 105,69
avril 2008 109,15 107,11
mai 2008 110,51 106,87
juin 2008 111,86 106,86
juil. 2008 112,88 107,4
août 2008 113,22 107,64
sept. 2008 113,22 109,11
oct. 2008 106,44 110,52
nov. 2008 107,12 111,76
déc. 2008 106,78 114,05
janv. 2009 103,73 115,7
févr. 2009 106,44 117,53
mars 2009 111,19 121,06
avril 2009 106,78 122,8
mai 2009 111,53 124,72
juin 2009 110,17 126,52
juil. 2009 108,81 128,01
août 2009 112,54 128,99
sept. 2009 112,88 130,67
oct. 2009 117,97 130,38
nov. 2009 120,34 130,96
déc. 2009 119,32 130,57
janv. 2010 124,41 130,72
févr. 2010 120 130,54
mars 2010 118,98 130,66
avril 2010 120,34 129,35
mai 2010 117,63 129,3
juin 2010 120,34 129,4
juil. 2010 122,03 128,48
août 2010 119,66 128,64
sept. 2010 118,31 127,41
oct. 2010 114,92 126,45
nov. 2010 113,9 125,86
déc. 2010 111,53 124,77
janv. 2011 110,17 124,84
févr. 2011 108,81 124,79
mars 2011 106,1 123,94
avril 2011 108,47 123,42
mai 2011 107,8 125
juin 2011 100 123,63
juil. 2011 99,66 122,9
août 2011 97,29 122,95
sept. 2011 94,58 122,44
oct. 2011 95,59 122,53
nov. 2011 95,93 122,76
déc. 2011 98,64 122,57
janv. 2012 96,27 123,52
févr. 2012 98,64 123,51
mars 2012 99,66 122,56
avril 2012 100,34 122,9
mai 2012 99,32 121,25
juin 2012 104,07 121,36
juil. 2012 105,76 122,97
août 2012 107,12 122,83
sept. 2012 108,47 122,24
oct. 2012 109,49 124,24
nov. 2012 106,78 124,54
déc. 2012 109,15 125,94
janv. 2013 115,93 125,66
févr. 2013 111,19 125,49
mars 2013 108,14 125,31
avril 2013 106,78 126,74
mai 2013 108,81 127,01
juin 2013 112,2 127,46
juil. 2013 113,22 128,46
août 2013 114,58 128,3
sept. 2013 122,03 129,3
oct. 2013 118,64 129,28
nov. 2013 118,31 129
déc. 2013 120 129,05
janv. 2014 116,27 129,18
févr. 2014 120 130,34
mars 2014 123,05 130,35
avril 2014 123,39 130,61
mai 2014 125,08 129,98
juin 2014 130,17 130,21
juil. 2014 129,15 130,25
août 2014 128,81 130,31
sept. 2014 126,78 130,73
oct. 2014 128,14 130,61
nov. 2014 127,46 130,81
déc. 2014 122,37 129,09
janv. 2015 120,34 129,83
févr. 2015 122,03 129,65
mars 2015 124,75 132,04
avril 2015 127,46 132,11
mai 2015 125,08 129,42
juin 2015 120 131,28
juil. 2015 114,92 130,7
août 2015 114,92 130,16
sept. 2015 113,9 130,38
oct. 2015 115,25 128,57
nov. 2015 118,31 128,9
déc. 2015 116,95 130,52
janv. 2016 115,93 128,95
févr. 2016 117,63 128,23
mars 2016 117,29 126,55
avril 2016 118,98 125,19
mai 2016 125,76 128,35
juin 2016 131,53 126,55
juil. 2016 143,05 124,55
août 2016 140 124,34
sept. 2016 144,41 123,03
oct. 2016 145,76 122,58
nov. 2016 151,19 121,97
déc. 2016 152,54 119,91
janv. 2017 152,88 119,63
févr. 2017 154,24 118,4
mars 2017 153,22 118,15
avril 2017 149,83 116,61
mai 2017 149,49 116,58
juin 2017 139,66 115,16
juil. 2017 135,59 114,87
août 2017 135,25 114,92
sept. 2017 134,24 113,67
oct. 2017 136,95 113,1
  • Notes : données mensuelles brutes au 20 décembre 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Le transport de fret et de passagers continue son développement

Dans le transport maritime de fret, le trafic total poursuit sa progression et comptabilise 584 000 tonnes transportées au 3e trimestre 2017. En glissement annuel, il est en hausse de 0,6 % par rapport au trimestre précédent. L évolution trimestrielle résulte de l’augmentation du trafic de gaz et d’hydrocarbures (+ 4,8 %) (figure 7). En revanche, le transport de roll fléchit de 0,4 % et celui de ciment stagne. Sur un an, le trafic global de marchandises croît de 3,5 %.

Figure 7 – Évolution du trafic de marchandises

Milliers de tonnes
Évolution du trafic de marchandises
Ciment Gaz et hydrocarbures Roll Ensemble
T1 2010 149 537 1 485 2 172
T2 2010 153 545 1 507 2 205
T3 2010 153 531 1 536 2 220
T4 2010 153 531 1 553 2 236
T1 2011 154 548 1 594 2 297
T2 2011 152 566 1 653 2 370
T3 2011 142 583 1 664 2 390
T4 2011 131 582 1 695 2 409
T1 2012 127 581 1 715 2 423
T2 2012 121 576 1 677 2 374
T3 2012 123 558 1 668 2 350
T4 2012 122 539 1 655 2 316
T1 2013 115 508 1 615 2 238
T2 2013 108 484 1 605 2 198
T3 2013 104 503 1 584 2 191
T4 2013 103 517 1 570 2 189
T1 2014 98 503 1 554 2 155
T2 2014 95 490 1 557 2 142
T3 2014 95 477 1 548 2 119
T4 2014 92 463 1 546 2 101
T1 2015 97 494 1 556 2 147
T2 2015 109 506 1 540 2 155
T3 2015 117 504 1 556 2 177
T4 2015 126 516 1 555 2 197
T1 2016 127 486 1 561 2 174
T2 2016 128 478 1 581 2 187
T3 2016 129 455 1 599 2 184
T4 2016 125 423 1 633 2 182
T1 2017 128 418 1 674 2 220
T2 2017 124 416 1 709 2 248
T3 2017 124 436 1 701 2 261
  • Note : données trimestrielles. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse

Figure 7 – Évolution du trafic de marchandises

Le trafic de passagers progresse de 4,3 % par rapport à la même période de 2016. Le transport aérien est le moteur de la croissance. En effet, il augmente de 10,3 % alors que le trafic maritime maintient son niveau de 2016 (+ 0,1 %).

L’activité aérienne augmente essentiellement en septembre (+ 15,3 %) (figure 8). Les passagers sont également plus nombreux en juillet (+ 8,0 %) et en août (+ 8,9 %). En revanche, le trafic maritime perd des voyageurs en juillet (- 2,9 %) et en août (- 0,8 %). Seul le mois de septembre est favorable avec une hausse de passagers de 7,6 % par rapport à septembre 2016. Il annonce ainsi une arrière-saison prometteuse tant dans l'aérien que dans le maritime.

Figure 8 – Évolution du trafic de passagers

passagers
Évolution du trafic de passagers
Air 2016 Mer 2016 Air 2017 Mer 2017
Janvier 120 449 81 377 129 103 77 169
Février 114 250 84 393 121 391 83 040
Mars 135 165 97 850 138 983 89 455
Avril 265 742 219 115 320 328 267 407
Mai 352 311 306 717 375 224 291 303
Juin 407 074 413 602 457 695 459 785
Juillet 621 530 853 510 671 464 829 032
Août 621 698 1 089 037 677 225 1 080 073
Septembre 439 726 475 739 507 032 511 911
Octobre 299 170 237 608
Novembre 138 453 86 962
Décembre 154 769 112 630
  • Note : nombre de passagers transportés au départ et à l'arrivée.
  • Source : Observatoire régional des transports de la Corse

Figure 8 – Évolution du trafic de passagers

Au 3e trimestre 2017, 419 176 croisiéristes ont débarqué sur l’île. Sur un an, la Corse a accueilli 998 228 de ces voyageurs. Leur nombre baisse de 4,9 % sur un an. Sur 100 croisiéristes, 85 font escale dans la ville d’Ajaccio.

Dynamisme de la fréquentation des hôtels et des campings

Dans l'hôtellerie, par rapport à l'an dernier, le nombre de nuitées progresse de 2,9 % en Corse et de 2,3 % au niveau national.

La hausse régionale est portée par la clientèle française en augmentation de 7 % sur un an. En revanche, la clientèle étrangère est en recul de 6,1 %.

Sur la période, les nuitées étrangères représentent trois nuitées hôtelières sur dix. La hausse de la fréquentation dans les hôtels de Corse est particulièrement marquée en août (+ 4,1 % par rapport à août 2016). Elle est plus modérée en septembre (+ 3,5 %) et en juillet (+ 0,9 %) (figure 9).

Sur l'ensemble de la saison 2017, d’avril à septembre, la fréquentation hôtelière croît de 4 % par rapport à la saison 2016. Les mois d’avril, mai, juin et septembre prennent de l’ampleur.

Dans les campings, le nombre de nuitées passées d'avril à septembre progresse aussi. Sur l’ensemble de la saison, il augmente de 3,6 % sur un an, après une saison 2016 stable. Cette évolution est portée davantage par la clientèle française (+ 4,4 %) qu’étrangère (+ 2,3 %).

La fréquentation augmente nettement en avril (+ 15 %) et en juin (+ 14,8 %). Avril regroupant les vacances scolaires de Pâques des trois zones en 2017, l’affluence de clientèle française explique la progression.

Le mois de mai est le seul à enregistrer une baisse du nombre de nuitées (- 7,9 %), due essentiellement au recul des touristes étrangers (- 24,2 %). Les mois de septembre (+ 3,4 %) et juillet (+ 3,3 %) continuent à prendre de l’ampleur. Août progresse également (+ 1,1 %).

Figure 9 – Nombre de nuitées passées dans les hôtels et les campings de Corse

milliers
Nombre de nuitées passées dans les hôtels et les campings de Corse
Hôtels 2016 Hôtels 2017 Campings 2016 Campings 2017
Janvier 25 29
Février 32 34
Mars 47 51
Avril 156 196 84 97
Mai 369 376 195 179
Juin 473 490 493 567
Juillet 549 554 1288 1330
Août 655 682 1579 1597
Septembre 532 551 526 544
Octobre 220
Novembre 41
Décembre 35
  • Source : Insee, DGE, partenaires régionaux.

Figure 9 – Nombre de nuitées passées dans les hôtels et les campings de Corse

Encadrés

Contexte national : la croissance française atteindrait + 1,9 % en 2017

En France, l’activité est restée soutenue au troisième trimestre 2017 (+ 0,5 %, après + 0,6 %). La consommation des ménages a accéléré, l’investissement est resté solide, mais les exportations ont ralenti par contrecoup et les importations ont bondi. Le climat des affaires est au plus haut depuis 2008 si bien que la croissance accélérerait au quatrième trimestre (+ 0,6 %) pour atteindre + 1,9 % en moyenne en 2017. Elle resterait solide début 2018, tirée notamment par l’investissement des entreprises. Avec l’arrêt de la prime à l’embauche, l’emploi marchand a ralenti au troisième trimestre. Mais il accélérerait en fin d’année, avec l’amélioration de l’activité. En revanche, l’emploi non marchand baisserait du fait des suppressions d’emplois aidés. Au total, le taux de chômage, qui a ponctuellement augmenté à 9,7 % au troisième trimestre, repartirait à la baisse à 9,5 % fin 2017, puis 9,4 % mi-2018.

Contexte international : la zone euro croît à toute allure

L’activité a de nouveau accéléré cet été dans les économies avancées (+ 0,8 % après + 0,7 %) et elle resterait dynamique d’ici mi-2018 : le climat des affaires est bien orienté, en particulier dans la zone euro. Le chômage est au plus bas depuis 2008 dans la zone euro et depuis 2000 dans les économies anglo-saxonnes, ce qui soutiendrait un peu l’inflation d’ici mi-2018. L’activité s’est également reprise dans les économies émergentes mais à un rythme en deçà des années 2000. Le commerce mondial est reparti (+ 5,0 % en prévision pour 2017 après + 1,6 % en 2016). D’ici mi-2018, la croissance resterait solide aux États-Unis, portée par la relance fiscale votée en décembre. Dans la zone euro, l’activité continuerait d’augmenter solidement (+ 0,5 % à + 0,6 % par trimestre).