Les Pacs à l’Ouest, les mariages à l’Est : une répartition des types d’unions différente selon les territoires

Isabelle Robert-Bobée, division Enquêtes et études démographiques, et Vincent Vallès, service du recensement national, Insee

En 2016, en France, 7 % des personnes vivant en couple sont pacsées. Cette forme d’union est bien moins fréquente que le mariage, largement prédominant, et l’union libre. Le type d’union varie fortement avec l’âge des conjoints, leur niveau de diplôme, leur nombre d’enfants, le fait d’être immigré. Il varie aussi avec le département de résidence. Ainsi, le Pacs est plus présent dans les départements du Sud-Ouest et sur la façade atlantique. Le mariage reste plus fréquent sur la moitié est du territoire. Des différences existent aussi entre les grandes villes : l’union libre et le Pacs sont plus fréquents dans les métropoles estudiantines. Les jeunes de moins de 30 ans contractualisent plus souvent leur union par un mariage dans les départements franciliens hors Paris, de l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de la bordure orientale du littoral méditerranéen.

Parmi l’ensemble des couples cohabitants en 2016, 7 % sont pacsés

En 2016, en France (hors Mayotte) (sources), 30,5 millions de personnes vivent en couple cohabitant. Elles sont en très grande majorité mariées (72 %), 7 % sont pacsées et 21 % vivent en union libre.

Le Pacs : surtout autour de 30 ans, sans devancer pour autant le mariage et l’union libre

La répartition par type d’union varie fortement selon l’âge. En 2016, 90 % des jeunes de moins de 20 ans qui vivent en couple corésident sont en union libre. Lorsque les couples se forment, ils commencent en effet presque toujours par une période de cohabitation sans contractualisation. Certains conjoints resteront durablement en union libre quand d’autres concluront ensuite un Pacs ou se marieront. La proportion des unions pacsées croît ainsi avec l’âge des conjoints jusque vers 30 ans. Elle diminue ensuite au profit du mariage.

C’est entre 26 et 35 ans que le Pacs atteint sa fréquence maximale. En 2016, à chaque âge entre 26 et 35 ans, de 17 % à 20 % des personnes en couple cohabitant sont pacsées (figure 1). Cette forme d’union reste, même à ces âges, moins fréquente que le mariage et l’union libre. À 26 ans, deux personnes en couple cohabitant sur dix sont mariées et six sur dix sont en union libre. À 35 ans, cinq personnes sur dix sont mariées et trois sur dix sont en union libre.

Figure 1 - Répartition des personnes vivant en couple cohabitant selon le type d'union, par âge

en %
Figure 1 - Répartition des personnes vivant en couple cohabitant selon le type d'union, par âge
Répartition par âge marié pacsé union libre
18 10,2 1,5 88,3
19 8,5 1,9 89,6
20 8,9 3 88,1
21 10,6 4,6 84,8
22 12,3 6,7 81
23 13,6 10 76,4
24 16,2 12,5 71,3
25 19,5 16 64,5
26 23,2 18,4 58,4
27 27,4 18,8 53,8
28 31,7 19,8 48,5
29 35,5 19,8 44,7
30 40,8 19,3 39,9
31 44 19 37
32 46,2 18,9 34,9
33 49,3 17,7 33
34 51,4 17,1 31,5
35 53 17 30
36 56,2 15,5 28,3
37 58,9 14,8 26,3
38 60,6 13,7 25,7
39 62,6 12,2 25,2
40 64,8 10,9 24,3
41 66,2 10,3 23,5
42 67,7 9,2 23,1
43 68,8 8,4 22,8
44 70,2 7,7 22,1
45 71,8 6,6 21,6
46 73,0 5,9 21,1
47 73,7 5,5 20,8
48 75,3 5,1 19,6
49 76 4,8 19,2
50 77,6 4,4 18
51 78,5 4,2 17,3
52 79,8 3,8 16,4
53 81,1 3,5 15,4
54 82,2 3,4 14,4
55 83,5 3 13,5
56 84,4 2,7 12,9
57 85,6 2,7 11,7
58 86,5 2,4 11,1
59 87,6 2,1 10,3
60 88,5 2 9,5
61 89,1 1,7 9,2
62 89,9 1,6 8,5
63 90,6 1,5 7,9
64 91 1,5 7,5
65 91,5 1,3 7,2
66 92,0 1,2 6,8
67 92,6 1 6,4
68 92,9 1 6,1
69 93,2 0,9 5,9
70 93 0,9 6,1
71 94,1 0,7 5,2
72 93,9 0,7 5,4
73 94 0,7 5,3
74 94,7 0,5 4,8
75 94,3 0,5 5,2
76 94,8 0,3 4,9
77 94,9 0,5 4,6
78 95,3 0,4 4,3
79 94,8 0,4 4,8
80 95,3 0,3 4,4
  • Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple cohabitant.
  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2016.

Figure 1 - Répartition des personnes vivant en couple cohabitant selon le type d'union, par âge

Le mariage : la forme d’union la plus fréquente à partir de 30 ans

La fréquence du mariage augmente très fortement avec l’âge des personnes ; à partir de 30 ans, c’est la forme d’union la plus répandue. En 2016, parmi les personnes qui vivent en couple cohabitant à 30 ans, 41 % sont mariées, 40 % sont en union libre et 19 % sont pacsées. Vers 50 ans, huit personnes en union cohabitante sur dix sont mariées, et cette proportion atteint neuf sur dix parmi les personnes âgées de 90 ans en 2016.

Les personnes les plus âgées ont formé leur union à une époque où il était d’usage de se marier pour démarrer une union cohabitante. Déjà mariées pour la plupart quand le Pacs s’est mis en place (en 1999), elles n’ont que rarement conclu ce type de contrat. L’union libre est aussi moins fréquente pour les personnes les plus âgées, sans pour autant être inexistante : entre 5 % et 7 % des personnes de 60 à 80 ans en 2016 vivant en couple cohabitant sont en union libre. Il s’agit alors souvent de secondes unions, après une séparation ou un veuvage. D’après l’enquête Famille et logements réalisée par l’Insee en 2011, les deux tiers des personnes de cet âge vivant en union libre cohabitante sont en effet divorcées ou veuves.

Les personnes pacsées : plus diplômées et moins souvent immigrées que les mariées

Parmi les personnes diplômées de l’enseignement supérieur vivant en couple corésident, 12 % sont pacsées contre 2 % seulement parmi les personnes n’ayant pas de diplôme (figure 2). À l’inverse, les plus diplômées sont moins souvent mariées : 66 %, contre 79 % des sans-diplôme. Quand ils vivent en couple, les cadres et les professions intermédiaires sont les plus enclins à se pacser. Au contraire, les agriculteurs sont ceux qui se pacsent le moins et se marient le plus.

Les formes d’union les plus fréquentes varient aussi selon le lien à la migration des conjoints. Les immigrés en couple cohabitant sont rarement pacsés (2 %), et contractualisent leur union plutôt par un mariage : 84 % sont mariés, contre 71 % des non-immigrés. Il y a des différences fortes selon le pays d’origine : plus de 90 % des immigrés en couple corésident nés dans un pays du Maghreb ou en Turquie vivent en couple marié, et moins de 1 % sont pacsés. Le Pacs est le plus répandu parmi les immigrés nés en Allemagne, en Suisse, en Belgique ou au Luxembourg, en Amérique du Nord ou en Océanie : 5 % des personnes en couple cohabitant sont alors pacsées, ce qui reste moins fréquent que pour les non-immigrés.

Il y a aussi des différences selon le nombre d’enfants et le statut d’occupation du logement. « Toutes choses égales par ailleurs », notamment à âge donné, les personnes en couple vivant avec des enfants dans le logement sont plus souvent mariées que les autres, et moins souvent pacsées ou en union libre. Les propriétaires de leur logement vivent plus souvent dans une union contractualisée par un Pacs ou un mariage que les locataires.

Figure 2 – Répartition par type d’union des personnes vivant en couple cohabitant selon leurs caractéristiques socio-démographiques

en %
Figure 2 – Répartition par type d’union des personnes vivant en couple cohabitant selon leurs caractéristiques socio-démographiques
Ensemble Marié Pacsé Union libre Répartition
Ensemble 100,0 72,4 7,0 20,6
Diplôme
Sans diplôme 100,0 79,1 2,0 18,8 12,5
Diplôme inférieur au baccalauréat 100,0 77,9 3,7 18,4 39,0
Baccalauréat 100,0 66,3 8,2 25,4 16,8
Diplôme de l'enseignement supérieur 100,0 66,3 12,3 21,4 31,7
Catégorie sociale
Agriculteur 100,0 87,4 2,0 10,6 2,4
Artisan, commerçant, chef d'entreprise 100,0 78,2 5,0 16,8 7,0
Cadre 100,0 72,5 11,2 16,4 14,3
Profession intermédiaire 100,0 69,4 9,8 20,8 22,4
Employé 100,0 72,0 6,1 21,9 25,6
Ouvrier 100,0 71,9 4,7 23,4 20,3
Inactifs (hors retraités) 100,0 74,3 3,1 22,6 7,9
Lien à la migration
Non immigré 100,0 70,9 7,6 21,5 88,0
Immigré 100,0 83,7 2,1 14,2 12,0
dont nés :
en Algérie 100,0 90,9 0,8 8,3 1,6
au Maroc 100,0 92,9 0,6 6,5 1,6
en Tunisie 100,0 92,6 0,4 7,0 0,6
en Turquie 100,0 93,5 0,6 5,9 0,6
Nombre total d'enfants présents dans le logement, dont au moins un mineur
0 100,0 78,0 4,4 17,6 59,7
1 100,0 52,2 15,0 32,8 13,0
2 100,0 66,8 11,0 22,2 18,0
3 100,0 76,1 5,5 18,4 7,0
4 ou plus 100,0 75,9 3,0 21,2 2,3
  • Lecture : 79,1 % des personnes sans diplôme vivant en couple cohabitant sont en couple marié. 66,8 % des personnes vivant avec deux enfants à la maison, dont au moins un mineur, sont en couple marié. Les personnes immigrées représentent 12 % des personnes vivant en couple cohabitant.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple cohabitant.
  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2016.

Les Pacs dans le sud-ouest et l’ouest de la France, les mariages à l’Est

Les unions n’ont pas le même profil d’un département à l’autre. Le Pacs (figure 3a) est peu développé dans les territoires d’outre-mer (2 % à 3 % des couples cohabitants en Martinique, en Guadeloupe ou à La Réunion, 4 % en Guyane). En France métropolitaine, le Pacs est le moins fréquent en Corse (4 % des couples cohabitants), en Seine-Saint-Denis, en Dordogne et dans la Creuse (5 %). À l’inverse, la part des Pacs parmi les unions est la plus élevée en Loire-Atlantique (9 %), en Haute-Garonne et en Ille-et-Vilaine (10 %). Globalement, le Pacs est plus représenté dans le sud-ouest et l’ouest de la France métropolitaine qu’au centre.

Figure 3a - Proportion parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %) :

Figure 3a - Proportion parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %) :
Département des couples pacsés Effet départemental sur la part des couples pacsés, « toutes choses égales par ailleurs »
Ain 7,0 non significatif
Aisne 6,3 non significatif
Allier 6,3 positif
Alpes-de-Haute-Provence 5,5 non significatif
Hautes-Alpes 6,9 non significatif
Alpes-Maritimes 6,4 non significatif
Ardèche 6,2 non significatif
Ardennes 6,0 non significatif
Ariège 4,7 négatif
Aube 7,1 non significatif
Aude 6,8 positif
Aveyron 7,6 positif
Bouches-du-Rhône 6,7 non significatif
Calvados 7,0 non significatif
Cantal 6,4 non significatif
Charente 5,9 non significatif
Charente-Maritime 7,1 positif
Cher 6,0 non significatif
Corrèze 6,4 non significatif
Côte-d'Or 7,8 positif
Côtes-d'Armor 6,6 non significatif
Creuse 4,3 négatif
Dordogne 4,7 négatif
Doubs 8,3 positif
Drôme 7,2 non significatif
Eure 7,1 non significatif
Eure-et-Loir 7,0 non significatif
Finistère 8,0 positif
Corse-du-Sud 4,1 négatif
Haute-Corse 3,8 négatif
Gard 6,1 non significatif
Haute-Garonne 9,5 positif
Gers 7,5 positif
Gironde 8,4 positif
Hérault 7,1 positif
Ille-et-Vilaine 10,2 positif
Indre 5,1 non significatif
Indre-et-Loire 7,4 non significatif
Isère 7,5 non significatif
Jura 6,2 non significatif
Landes 7,6 positif
Loir-et-Cher 6,9 positif
Loire 6,0 non significatif
Haute-Loire 7,3 non significatif
Loire-Atlantique 9,3 positif
Loiret 6,9 non significatif
Lot 6,4 positif
Lot-et-Garonne 5,4 non significatif
Lozère 6,9 non significatif
Maine-et-Loire 6,9 non significatif
Manche 7,4 positif
Marne 7,6 positif
Haute-Marne 5,5 non significatif
Mayenne 6,3 non significatif
Meurthe-et-Moselle 8,1 positif
Meuse 7,1 positif
Morbihan 6,9 positif
Moselle 6,5 non significatif
Nièvre 5,9 non significatif
Nord 7,3 négatif
Oise 6,7 non significatif
Orne 5,5 non significatif
Pas-de-Calais 7,1 positif
Puy-de-Dôme 8,5 positif
Pyrénées-Atlantiques 7,5 positif
Hautes-Pyrénées 8,2 positif
Pyrénées-Orientales 5,9 positif
Bas-Rhin 7,0 non significatif
Haut-Rhin 6,8 non significatif
Rhône 7,5 négatif
Haute-Saône 5,8 non significatif
Saône-et-Loire 6,0 non significatif
Sarthe 7,7 positif
Savoie 8,7 positif
Haute-Savoie 6,1 négatif
Paris 8,7 non significatif
Seine-Maritime 7,3 positif
Seine-et-Marne 6,7 négatif
Yvelines 6,7 négatif
Deux-Sèvres 7,9 positif
Somme 7,1 non significatif
Tarn 7,2 positif
Tarn-et-Garonne 7,4 positif
Var 6,5 positif
Vaucluse 6,1 non significatif
Vendée 7,0 non significatif
Vienne 8,2 positif
Haute-Vienne 6,8 non significatif
Vosges 7,1 positif
Yonne 5,8 non significatif
Territoire de Belfort 7,8 non significatif
Essonne 6,8 négatif
Hauts-de-Seine 7,3 négatif
Seine-Saint-Denis 4,3 négatif
Val-de-Marne 6,7 négatif
Val-d'Oise 5,7 négatif
Guadeloupe 2,5 négatif
Martinique 1,9 négatif
Guyane 3,5 négatif
La Réunion 3,3 négatif
  • Lecture : 1,9 % des couples cohabitants en Martinique sont pacsés. Comparativement à la moyenne des personnes vivant en couple en France, les habitants de la Martinique ont une probabilité d’être pacsés significativement plus faible.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple cohabitant.
  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2016.

Figure 3a - Proportion parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %) :des couples pacsés

Le mariage (figure 3b) est plus fréquent en Seine-Saint-Denis (76 % des couples cohabitants sont mariés) et dans les Yvelines, ainsi que dans l’est de la France (Moselle et Haut-Rhin) et dans la Loire (77 %).

Figure 3b - Proportion (en %) parmi les couples cohabitants, selon les départements :

Figure 3b - Proportion (en %) parmi les couples cohabitants, selon les départements :
Département des couples mariés Effet départemental sur la part des couples mariés, « toutes choses égales par ailleurs »
Ain 73,1 positif
Aisne 69,7 non significatif
Allier 73,2 négatif
Alpes-de-Haute-Provence 73,0 négatif
Hautes-Alpes 68,9 négatif
Alpes-Maritimes 73,6 non significatif
Ardèche 73,2 non significatif
Ardennes 73,1 positif
Ariège 73,1 négatif
Aube 70,4 non significatif
Aude 71,4 négatif
Aveyron 72,7 négatif
Bouches-du-Rhône 72,8 positif
Calvados 71,7 non significatif
Cantal 71,8 négatif
Charente 72,6 négatif
Charente-Maritime 72,3 négatif
Cher 73,5 non significatif
Corrèze 72,6 négatif
Côte-d'Or 69,9 négatif
Côtes-d'Armor 74,2 non significatif
Creuse 71,9 négatif
Dordogne 74,2 négatif
Doubs 72,4 négatif
Drôme 72,0 non significatif
Eure 70,8 non significatif
Eure-et-Loir 74,3 positif
Finistère 74,1 non significatif
Corse-du-Sud 69,6 non significatif
Haute-Corse 74,8 positif
Gard 74,2 positif
Haute-Garonne 67,4 négatif
Gers 74,3 négatif
Gironde 68,4 négatif
Hérault 70,8 négatif
Ille-et-Vilaine 69,7 non significatif
Indre 74,4 négatif
Indre-et-Loire 72,1 non significatif
Isère 72,3 positif
Jura 72,4 non significatif
Landes 73,3 non significatif
Loir-et-Cher 73,1 non significatif
Loire 76,9 positif
Haute-Loire 73,0 non significatif
Loire-Atlantique 71,1 positif
Loiret 72,8 non significatif
Lot 71,9 négatif
Lot-et-Garonne 74,7 négatif
Lozère 71,2 négatif
Maine-et-Loire 73,0 positif
Manche 73,8 positif
Marne 70,8 positif
Haute-Marne 75,1 non significatif
Mayenne 75,2 positif
Meurthe-et-Moselle 72,4 positif
Meuse 73,0 non significatif
Morbihan 75,1 positif
Moselle 76,5 positif
Nièvre 74,5 non significatif
Nord 72,2 positif
Oise 71,0 non significatif
Orne 75,1 positif
Pas-de-Calais 72,3 positif
Puy-de-Dôme 70,3 négatif
Pyrénées-Atlantiques 71,5 négatif
Hautes-Pyrénées 71,6 négatif
Pyrénées-Orientales 73,9 négatif
Bas-Rhin 75,2 positif
Haut-Rhin 76,8 positif
Rhône 72,0 positif
Haute-Saône 73,9 non significatif
Saône-et-Loire 75,3 positif
Sarthe 73,9 positif
Savoie 71,2 non significatif
Haute-Savoie 72,0 positif
Paris 65,9 négatif
Seine-Maritime 71,2 positif
Seine-et-Marne 71,8 non significatif
Yvelines 76,3 positif
Deux-Sèvres 73,4 non significatif
Somme 68,8 négatif
Tarn 74,0 non significatif
Tarn-et-Garonne 71,6 négatif
Var 74,6 positif
Vaucluse 75,0 positif
Vendée 75,1 positif
Vienne 70,9 négatif
Haute-Vienne 73,0 négatif
Vosges 73,3 non significatif
Yonne 71,6 négatif
Territoire de Belfort 73,6 positif
Essonne 71,9 non significatif
Hauts-de-Seine 73,2 positif
Seine-Saint-Denis 75,4 positif
Val-de-Marne 71,6 positif
Val-d'Oise 75,3 positif
Guadeloupe 73,5 non significatif
Martinique 72,2 négatif
Guyane 45,4 négatif
La Réunion 68,5 positif
  • Lecture : 76,9 % des couples cohabitants dans la Loire sont mariés. Comparativement à la moyenne des personnes vivant en couple en France, les habitants de la Loire ont une probabilité d’être mariés significativement plus élevée.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple cohabitant.
  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2016.

Figure 3b - Proportion parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %) :des couples mariés

L’union libre (figure 3c) dépasse un quart des unions cohabitantes à Paris et en Corse du Sud et est fréquente dans la plupart des départements d’outre-mer. Cette forme d’union est même dominante en Guyane, où un couple cohabitant sur deux est en union libre.

Figure 3c - Proportion (en %) parmi les couples cohabitants, selon les départements :

Figure 3c - Proportion (en %) parmi les couples cohabitants, selon les départements :
Département des couples en union libre Effet départemental sur la part des couples en union libre, « toutes choses égales par ailleurs »
Ain 19,9 négatif
Aisne 24,0 positif
Allier 20,5 négatif
Alpes-de-Haute-Provence 21,5 non significatif
Hautes-Alpes 24,2 positif
Alpes-Maritimes 20,0 non significatif
Ardèche 20,6 non significatif
Ardennes 20,9 non significatif
Ariège 22,2 positif
Aube 22,5 non significatif
Aude 21,8 positif
Aveyron 19,8 non significatif
Bouches-du-Rhône 20,4 négatif
Calvados 21,3 négatif
Cantal 21,8 positif
Charente 21,4 positif
Charente-Maritime 20,6 positif
Cher 20,5 non significatif
Corrèze 21,0 positif
Côte-d'Or 22,3 non significatif
Côtes-d'Armor 19,2 non significatif
Creuse 23,7 positif
Dordogne 21,1 positif
Doubs 19,3 négatif
Drôme 20,8 non significatif
Eure 22,1 non significatif
Eure-et-Loir 18,7 négatif
Finistère 17,9 négatif
Corse-du-Sud 26,2 positif
Haute-Corse 21,3 non significatif
Gard 19,7 négatif
Haute-Garonne 23,0 positif
Gers 18,2 non significatif
Gironde 23,2 positif
Hérault 22,0 positif
Ille-et-Vilaine 20,1 négatif
Indre 20,5 positif
Indre-et-Loire 20,6 non significatif
Isère 20,1 négatif
Jura 21,5 non significatif
Landes 19,1 négatif
Loir-et-Cher 20,0 non significatif
Loire 17,1 négatif
Haute-Loire 19,7 non significatif
Loire-Atlantique 19,7 négatif
Loiret 20,3 non significatif
Lot 21,7 positif
Lot-et-Garonne 19,9 positif
Lozère 21,9 positif
Maine-et-Loire 20,1 négatif
Manche 18,7 négatif
Marne 21,6 négatif
Haute-Marne 19,4 non significatif
Mayenne 18,4 négatif
Meurthe-et-Moselle 19,5 négatif
Meuse 19,9 non significatif
Morbihan 18,0 négatif
Moselle 17,0 négatif
Nièvre 19,6 positif
Nord 20,5 négatif
Oise 22,2 non significatif
Orne 19,4 non significatif
Pas-de-Calais 20,6 négatif
Puy-de-Dôme 21,2 non significatif
Pyrénées-Atlantiques 21,0 non significatif
Hautes-Pyrénées 20,1 non significatif
Pyrénées-Orientales 20,2 positif
Bas-Rhin 17,8 négatif
Haut-Rhin 16,4 négatif
Rhône 20,5 négatif
Haute-Saône 20,3 non significatif
Saône-et-Loire 18,7 négatif
Sarthe 18,4 négatif
Savoie 20,2 négatif
Haute-Savoie 21,9 négatif
Paris 25,4 positif
Seine-Maritime 21,5 négatif
Seine-et-Marne 21,6 positif
Yvelines 17,0 négatif
Deux-Sèvres 18,8 négatif
Somme 24,1 positif
Tarn 18,8 non significatif
Tarn-et-Garonne 21,0 non significatif
Var 18,9 négatif
Vaucluse 18,9 négatif
Vendée 17,8 négatif
Vienne 20,9 non significatif
Haute-Vienne 20,2 non significatif
Vosges 19,6 négatif
Yonne 22,6 positif
Territoire de Belfort 18,6 négatif
Essonne 21,3 positif
Hauts-de-Seine 19,5 négatif
Seine-Saint-Denis 20,3 négatif
Val-de-Marne 21,7 non significatif
Val-d'Oise 19,0 négatif
Guadeloupe 23,9 positif
Martinique 25,9 positif
Guyane 51,1 positif
La Réunion 28,2 positif
  • Lecture : 20 % des couples cohabitants en Isère vivent en union libre. Comparativement à la moyenne des personnes vivant en couple en France, les habitants de l’Isère ont une probabilité d’être en union libre significativement plus faible.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple cohabitant.
  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2016.

Figure 3c - Proportion parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %) :des couples en union libre

Au-delà de leurs caractéristiques sociodémographiques, des différences entre départements subsistent

Les spécificités géographiques des unions sont en partie expliquées par les caractéristiques sociodémographiques des territoires. Ainsi, Paris est un département où les personnes en couple sont en moyenne jeunes et hautement diplômées, deux caractéristiques associées à une forte inclination pour le Pacs. Ceci explique la fréquence élevée des couples pacsés dans ce département. En effet, la proportion de pacsés à Paris ne se distingue finalement plus de la moyenne nationale « toutes choses égales par ailleurs », c’est-à-dire en supposant que la structure sociodémographique du territoire est identique à celle de l’ensemble de la population résidant en France en couple, en matière d’âge, de diplôme, de catégorie sociale, de nombre d’enfants dans le logement, de statut d’occupation du logement et de lien à la migration (encadré).

Seule la moitié des départements garde une proportion de Pacs significativement différente de la moyenne nationale une fois prise en compte leurs caractéristiques sociales et démographiques. C’est le cas des départements d’outre-mer, de la Corse et de la Seine- Saint-Denis, dont la structure de la population ne suffit pas à expliquer la faible proportion de Pacs. À l’inverse, la Loire-Atlantique, la Haute-Garonne et l’Ille-et-Vilaine demeurent, « toutes choses égales par ailleurs », des départements où les couples sont plus souvent pacsés qu’ailleurs.

Toujours « toutes choses égales par ailleurs », les départements situés à l’est et au nord de la Loire restent ceux où les couples sont les plus enclins à se marier. La Guyane reste le département où la proportion des unions libres est la plus élevée.

Pacs et union libre : plus fréquents dans les grandes villes estudiantines qu’ailleurs

Les zones fortement urbanisées concentrent une plus forte proportion de couples pacsés ou en union libre que les espaces moins denses. Ainsi, dans les villes de 100 000 habitants ou plus, la proportion de personnes mariées parmi les couples cohabitants est la plus faible : 66 %, soit 6 points de moins que la moyenne nationale. En revanche, la part des couples pacsés atteint 8 % dans les communes de 100 000 à moins de 200 000 habitants et 9 % dans celles de 200 000 habitants ou plus. Dans ces communes, respectivement 25 % et 26 % des couples cohabitants vivent en union libre.

Les disparités entre les grandes communes restent cependant marquées (figure 4). Elles sont elles aussi corrélées aux différences d’âge, de niveau de formation et de qualification de leurs habitants, ainsi qu’à la plus ou moins forte présence d’immigrés ou d’enfants à charge. Le Pacs et l’union libre sont ainsi plus fréquents dans les grandes villes estudiantines, qui cumulent une proportion élevée de jeunes, de cadres et de diplômés de l’enseignement supérieur. À Clermont-Ferrand, Rennes, Nantes, Toulouse, Bordeaux, Lille et Lyon, 10 % ou plus des couples cohabitants sont pacsés et 26 % ou plus sont en union libre. À l’inverse, le mariage est bien plus représenté dans les métropoles du Sud-Est, d’Île-de- France (hors Paris) et de l’est de la France, où se concentre une population plus âgée, moins diplômée et où les couples ayant des enfants au domicile sont plus représentés. À Mulhouse, Saint-Étienne, Nîmes et Argenteuil, plus de 76 % des couples cohabitants sont mariés. Dans ces villes, la part des couples pacsés ne dépasse pas 5 %. Ces différences traduisent là aussi des spécificités locales, mais pas seulement. Dans ces quatre villes ainsi qu’à Boulogne-Billancourt, Marseille, Metz, Saint-Denis (La Réunion), Strasbourg et Toulon, la propension des couples à être mariés est plus élevée « toutes choses égales par ailleurs » que dans les autres grandes villes. C’est l’inverse à Dijon, Caen, Montpellier, Paris, Rouen et Tours où la part de l’union libre est plus élevée « toutes choses égales par ailleurs » que dans les autres grandes villes.

Figure 4 - Part des couples pacsés ou en union libre parmi les couples cohabitants dans les communes de 100 000 habitants ou plus

Figure 4 - Part des couples pacsés ou en union libre parmi les couples cohabitants dans les communes de 100 000 habitants ou plus
Code de la commune Nom de la commune Part de couples pacsés pour 100 couples cohabitants Part de couples en union libre pour 100 couples cohabitants
06088 Nice 6,4 21
13001 Aix-en-Provence 8,7 24,2
13055 Marseille 5,9 21,2
14118 Caen 9,2 32,7
21231 Dijon 8,3 28,1
25056 Besançon 9,2 25,5
29019 Brest 10,3 24,8
30189 Nîmes 4,8 18,5
31555 Toulouse 11,1 31,3
33063 Bordeaux 11 29,4
34172 Montpellier 9,1 30,9
35238 Rennes 11,3 27,3
37261 Tours 8,1 27
38185 Grenoble 9,5 29,5
42218 Saint-Étienne 5,3 18
44109 Nantes 11,2 27,3
45234 Orléans 8,6 24,6
49007 Angers 8 27,3
51454 Reims 8,4 27,2
54395 Nancy 9,8 30,8
57463 Metz 6,3 23,7
59350 Lille 10,6 31,6
63113 Clermont-Ferrand 11,6 26,1
66136 Perpignan 5,6 23,7
67482 Strasbourg 7,4 24,3
68224 Mulhouse 4,9 17,5
69123 Lyon 10,6 27,2
69266 Villeurbanne 9,7 25,2
72181 Le Mans 9 19
75056 Paris 8,7 25,4
76351 Le Havre 8,3 22,2
76540 Rouen 9,7 35,2
80021 Amiens 8,7 30,5
83137 Toulon 7,6 21
87085 Limoges 7,4 24
92012 Boulogne-Billancourt 6,5 21,2
93048 Montreuil 10,6 22,6
93066 Saint-Denis (93) 3,1 21,4
95018 Argenteuil 4,4 19,2
97411 Saint-Denis (974) 3,7 28
97415 Saint-Paul 4,3 31,5
  • Lecture : 26,1 % des couples cohabitants qui résident à Clermont-Ferrand sont en union libre et 11,6 % sont pacsés.
  • Champ : France hors Mayotte, communes de 100 000 habitants ou plus, personnes vivant en couple cohabitant.
  • Source: Insee, Enquête annuelle de recensement 2016.

Figure 4 - Part des couples pacsés ou en union libre parmi les couples cohabitants dans les communes de 100 000 habitants ou plus

Avant 30 ans, une contractualisation plus fréquente pour les parents et les propriétaires de leur logement

En 2016, 30 % des jeunes de 18 à 29 ans résidant en France vivent en couple cohabitant. Parmi eux, 60 % vivent en union libre, 24 % sont mariés et 16 % sont pacsés. L’union libre est plus fréquente pour les étudiants (77 % sont en union libre), les couples sans enfant au domicile (69 %) et les locataires, notamment dans le parc privé (71 %).

Comme pour leurs aînés, « toutes choses égales par ailleurs », être propriétaire de son logement, avoir des enfants ou être immigré, sont des caractéristiques associées à une contractualisation fréquente de l’union. Outre le fait de donner une légitimité publique à leur union, le mariage ou le Pacs peut aussi, sous certaines formes, assurer une protection des conjoints et des enfants en cas de séparation ou de décès. Plus de la moitié des jeunes propriétaires vivant en couple cohabitant sont ainsi mariés (28 %) ou pacsés (28 %). De même pour les jeunes vivant en couple et ayant un unique enfant à charge : 32 % sont unis par le mariage et 19 % par un Pacs. À partir de deux enfants, la proportion des jeunes pacsés diminue : 14 % des couples avec deux enfants le sont, mais seulement 6 % de ceux ayant trois enfants. Ces derniers sont alors le plus souvent mariés.

Les jeunes d’Île-de-France et de la frange est du territoire, plus disposés au mariage que les autres jeunes

Globalement, les spécificités locales relevées pour l’ensemble des couples se retrouvent pour les jeunes de moins de 30 ans en couple cohabitant, avec une forte représentation des unions libres dans les départements d’outre-mer (DOM) (figure 5).

Parmi les jeunes, le mariage est plus fréquent en Île-de-France (hors Paris), dans l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que dans la bordure orientale du littoral méditerranéen. Dans les départements de Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise, du Val-de-Marne, des Hauts-de-Seine, de la Haute-Corse et du Vaucluse, plus du tiers des jeunes vivant en couple cohabitant sont mariés. En revanche, dans les départements bretons ou des Pays de la Loire, les jeunes se distinguent des autres résidents vivant en couple cohabitant. Dans ces départements, les jeunes restent en effet moins enclins à se marier « toutes choses égales par ailleurs » que l’ensemble des jeunes résidant en France, alors que les personnes résidant en couple dans ces départements tous âges confondus étaient elles en moyenne plus disposées à se marier.

Figure 5 - Part des jeunes vivant en union libre parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %)

Figure 5 - Part des jeunes vivant en union libre parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %)
Département Part de couples en union libre pour 100 jeunes de moins de 30 ans vivant en couple cohabitant (en %) Effet départemental sur la part des jeunes couples en union libre, « toutes choses égales par ailleurs »
01 Ain 57,9 négatif
02 Aisne 67 positif
03 Allier 63,6 non significatif
04 Alpes-de-Haute-Provence 70,3 positif
05 Hautes-Alpes 66,7 non significatif
06 Alpes-Maritimes 56,6 négatif
07 Ardèche 61,2 non significatif
08 Ardennes 64,7 non significatif
09 Ariège 67,6 non significatif
10 Aube 61,5 non significatif
11 Aude 62,2 non significatif
12 Aveyron 64,1 non significatif
13 Bouches-du-Rhône 57,1 négatif
14 Calvados 66,2 non significatif
15 Cantal 68,3 positif
16 Charente 70,1 positif
17 Charente-Maritime 67,5 positif
18 Cher 61,8 non significatif
19 Corrèze 67,1 non significatif
21 Côte-d'Or 64,3 non significatif
22 Côtes-d'Armor 65 non significatif
23 Creuse 71,8 positif
24 Dordogne 74,1 positif
25 Doubs 59,7 négatif
26 Drôme 58,7 négatif
27 Eure 64 non significatif
28 Eure-et-Loir 54,4 négatif
29 Finistère 61,2 non significatif
2A Corse-du-Sud 62,7 non significatif
2B Haute-Corse 59 non significatif
30 Gard 58,1 négatif
31 Haute-Garonne 62,2 négatif
32 Gers 59,9 non significatif
33 Gironde 65,6 non significatif
34 Hérault 65,3 non significatif
35 Ille-et-Vilaine 63,4 non significatif
36 Indre 67,9 positif
37 Indre-et-Loire 63,8 non significatif
38 Isère 56,9 négatif
39 Jura 59,6 non significatif
40 Landes 66,9 non significatif
41 Loir-et-Cher 60,7 non significatif
42 Loire 54,1 négatif
43 Haute-Loire 55,8 non significatif
44 Loire-Atlantique 60,9 non significatif
45 Loiret 57,2 négatif
46 Lot 70,9 positif
47 Lot-et-Garonne 64,4 non significatif
48 Lozère 59 non significatif
49 Maine-et-Loire 64 non significatif
50 Manche 64,1 non significatif
51 Marne 60,6 négatif
52 Haute-Marne 62 non significatif
53 Mayenne 64,3 non significatif
54 Meurthe-et-Moselle 59,7 négatif
55 Meuse 61,9 non significatif
56 Morbihan 62,6 non significatif
57 Moselle 53 négatif
58 Nièvre 60,8 non significatif
59 Nord 57,9 négatif
60 Oise 60,8 non significatif
61 Orne 67,6 non significatif
62 Pas-de-Calais 61,5 non significatif
63 Puy-de-Dôme 62 non significatif
64 Pyrénées-Atlantiques 67,1 non significatif
65 Hautes-Pyrénées 59,1 non significatif
66 Pyrénées-Orientales 65,1 non significatif
67 Bas-Rhin 58,3 négatif
68 Haut-Rhin 48,2 négatif
69 Rhône 58 négatif
70 Haute-Saône 62,9 non significatif
71 Saône-et-Loire 57,8 négatif
72 Sarthe 62,1 non significatif
73 Savoie 60,2 non significatif
74 Haute-Savoie 61 non significatif
75 Paris 67,6 positif
76 Seine-Maritime 63,9 non significatif
77 Seine-et-Marne 57,2 non significatif
78 Yvelines 53,1 négatif
79 Deux-Sèvres 61,8 non significatif
80 Somme 66,3 non significatif
81 Tarn 62,6 non significatif
82 Tarn-et-Garonne 57,2 négatif
83 Var 57,1 négatif
84 Vaucluse 55,1 négatif
85 Vendée 62 non significatif
86 Vienne 63,6 non significatif
87 Haute-Vienne 65,2 non significatif
88 Vosges 58,3 non significatif
89 Yonne 65,9 non significatif
90 Territoire de Belfort 53,1 négatif
91 Essonne 55 non significatif
92 Hauts-de-Seine 53,8 négatif
93 Seine-Saint-Denis 42,2 négatif
94 Val-de-Marne 53,3 négatif
95 Val-d'Oise 47,7 négatif
971 Guadeloupe 63,2 non significatif
972 Martinique 69,6 non significatif
973 Guyane 78,5 positif
974 La Réunion 68,1 positif
  • Lecture : 78,5 % des couples cohabitants en Guyane sont en union libre. Comparativement à la moyenne des jeunes de moins de 30 ans vivant en couple en France, les jeunes de la Guyane ont une probabilité d’être en union libre significativement plus élevée.
  • Champ : France hors Mayotte, personnes vivant en couple cohabitant.
  • Source : Insee, Enquête annuelle de recensement 2016.

Figure 5 - Part des jeunes vivant en union libre parmi les couples cohabitants, selon les départements (en %)

Encadré

Les facteurs explicatifs du type d’union

Pour les couples cohabitants, le type d’union (union libre, Pacs ou mariage) varie suivant l’âge, le diplôme, la catégorie sociale, le lien à la migration (immigré ou non), le nombre d’enfants au sein des familles avec au moins un enfant mineur vivant dans le logement et le statut d’occupation du logement (propriétaire ou locataire). Tous ces éléments sont corrélés.

Une analyse économétrique qui intègre simultanément l’ensemble de ces variables permet de mesurer leur influence respective sur la probabilité d’être dans un type d’union donné. Raisonner « toutes choses égales par ailleurs » revient alors à fixer tous les facteurs explicatifs sauf un, dont on mesure l’effet propre sur la probabilité d’être dans un type d’union donné. On présente dans cette étude les proportions, parmi les personnes en couple corésident, de personnes dans chacun des trois types d’union selon leurs caractéristiques. Ces proportions intègrent donc l’effet de la structure par âge, par diplôme, etc. Lorsque les facteurs sont présentés, c’est que leur effet propre est confirmé par l’analyse prenant simultanément en compte plusieurs critères. Par exemple, la proportion de personnes pacsées est plus élevée parmi les personnes diplômées de l’enseignement supérieur. Ce constat reste vrai « toutes choses égales par ailleurs », c’est-à-dire à âge, lien à la migration, etc. identiques. Il y a donc un effet propre au diplôme sur le fait d’être pacsé.

Sources

Les résultats sont issus de l’Enquête annuelle de recensement (EAR) de 2016, qui inclut une question sur la vie de couple, « Vivez-vous en couple ? » avec deux réponses possibles (oui, non), et une question sur la situation conjugale, avec six réponses possibles : marié(e), pacsé(e), en concubinage ou union libre, veuf(ve), divorcé(e), célibataire. Cette question remplace, depuis l’EAR de 2015, la question sur l’état matrimonial légal (marié(e), veuf(ve), divorcé(e), célibataire), pour prendre en compte d’autres formes d’unions que le mariage, et suivre en ce sens les recommandations du Conseil national de l’information statistique (CNIS) (Buisson, 2017).

Fondées sur une seule année d’enquête et non sur cinq, comme c’est le cas habituellement pour les résultats du recensement, ces nouvelles informations ne peuvent être exploitées dans la présente étude qu’à des échelons géographiques agrégés (les départements et communes de plus de 100 000 habitants). Les études pourront être approfondies à partir de 2020, lorsque les résultats du recensement 2017, qui cumule les cinq EAR de 2015 à 2019, seront disponibles.

Définitions

Un couple cohabitant (ou corésident) est constitué de deux personnes en couple qui résident dans le même logement.

Un immigré est une personne née étrangère à l’étranger et résidant en France.

Un étudiant est – dans cette étude – un jeune de moins de 30 ans inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur et ayant au moins un baccalauréat.

Pour en savoir plus

Davie E., « Un million de pacsés début 2010 », Insee Première n° 1336, février 2011.

Bailly E. et Rault W., «  Les pacsés en couple hétérosexuel sont-ils différents des mariés ? », Population et Sociétés n° 497, Ined, février 2013.

Buisson G. et Lapinte A., « Le couple dans tous ses états - Non cohabitation, conjoints de même sexe, Pacs… », Insee Première n° 1435, février 2013.

Buisson G., « Le recensement de la population évolue : de l’état matrimonial légal à la situation conjugale de fait », Insee Analyses n° 35, octobre 2017.

Costemalle V., « Formations et ruptures d’unions : quelles sont les spécificités des unions libres ? », in France portrait social, Insee Références, novembre 2017.