2e trimestre 2017 : hausse de l’emploi salarié dans tous les grands secteursNote de conjoncture régionale - 2e trimestre 2017

Valérie Mariette, Insee

Dans un contexte économique national favorable, l’emploi salarié breton confirme son allant au 2e trimestre 2017. L’économie bretonne gagne à nouveau près de 6 000 emplois, en particulier dans l’intérim, les services marchands hors intérim et le commerce. L’emploi industriel reprend progressivement des couleurs, porté notamment par le secteur agroalimentaire.

Dans le domaine de la construction, l’emploi confirme son rebond du 1er trimestre. Dans le même temps, les logements autorisés et commencés s’accroissent également.

Dans le secteur du tourisme, la fréquentation des hôtels atteint son point le plus haut depuis 2011, portée par les conditions climatiques favorables du printemps.

En revanche, malgré la hausse de l’emploi salarié et un taux de chômage en légère baisse, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi ne faiblit pas.

Enfin, la démographie des entreprises présente une situation en demi-teinte. Alors que les défaillances d’entreprises s’inscrivent à nouveau en baisse, c’est aussi le cas des créations, en raison de la diminution du nombre de nouveaux micro-entrepreneurs.

Insee Conjoncture Bretagne
No 17
Paru le : 13/10/2017

L'emploi progresse à nouveau, porté par l’intérim

En France métropolitaine, l’emploi salarié marchand non agricole progresse pour le 9e trimestre consécutif, avec une hausse de 0,4 % au 2e trimestre 2017 (figure 1). En Bretagne, l'ensemble de l’emploi salarié croît à un rythme plus soutenu (+ 0,8 %), proche de celui du trimestre précédent (+ 0,7 %). Les 5 900 emplois supplémentaires concernent pour un tiers l’intérim, puis les services marchands hors intérim et le commerce. Bien que moins créateurs nets d’emploi, les secteurs de la construction et de l’industrie sont eux aussi en progression. La hausse du 2e trimestre porte à 18 000 la croissance de l’emploi salarié depuis un an (+ 2,5 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bretagne France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 99,86 99,99
T3 2005 101,02 100,21
T4 2005 100,69 100,44
T1 2006 100,77 100,5
T2 2006 101,47 101,03
T3 2006 102,21 101,36
T4 2006 102,42 101,63
T1 2007 103,46 102,38
T2 2007 103,66 102,64
T3 2007 104,02 102,98
T4 2007 104,33 103,23
T1 2008 105,13 103,59
T2 2008 104,64 103,17
T3 2008 104,48 102,9
T4 2008 104,08 102,05
T1 2009 103,04 101,07
T2 2009 102,27 100,52
T3 2009 101,88 100,29
T4 2009 102,06 100,33
T1 2010 102,35 100,25
T2 2010 103,01 100,28
T3 2010 102,9 100,52
T4 2010 102,93 100,74
T1 2011 103,53 101,02
T2 2011 103,63 101,18
T3 2011 103,82 101,13
T4 2011 103,99 101,18
T1 2012 103,83 101,11
T2 2012 103,49 101,02
T3 2012 103,23 100,82
T4 2012 103,12 100,57
T1 2013 102,91 100,61
T2 2013 102,05 100,3
T3 2013 102,72 100,49
T4 2013 102,71 100,53
T1 2014 102,63 100,49
T2 2014 102,85 100,5
T3 2014 102,48 100,28
T4 2014 102,69 100,32
T1 2015 102,65 100,34
T2 2015 102,9 100,52
T3 2015 103,05 100,71
T4 2015 103,44 101,02
T1 2016 103,98 101,37
T2 2016 104,27 101,59
T3 2016 104,77 101,95
T4 2016 105,24 102,44
T1 2017 106,01 102,77
T2 2017 106,87 103,21
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

L’emploi intérimaire confirme au 2e trimestre 2017 son dynamisme des trimestres précédents. Il augmente de 5,7 %, soit une progression de 2 100 emplois (figure 2). Sur un an, l'emploi intérimaire augmente de 22,7 % (+ 7 300 emplois). En France métropolitaine, il croît de 17,4 % sur un an (+ 3,4 % sur trois mois).

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bretagne France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 93,87 97,81
T3 2005 102,5 103,17
T4 2005 101,13 106,14
T1 2006 98,25 104,07
T2 2006 105,59 109,62
T3 2006 102,93 108,82
T4 2006 104,47 110,83
T1 2007 112,64 118,27
T2 2007 106,32 115,03
T3 2007 107,85 112,46
T4 2007 108,89 111,44
T1 2008 115,62 116,69
T2 2008 107,42 109,21
T3 2008 103,67 102,89
T4 2008 93,91 88,69
T1 2009 82,5 77
T2 2009 85,05 77,39
T3 2009 85,18 81,21
T4 2009 88,85 85,21
T1 2010 97,75 89,88
T2 2010 104,9 93,69
T3 2010 105,32 97,38
T4 2010 104,55 101,64
T1 2011 105,09 103,22
T2 2011 103,87 102,29
T3 2011 102,45 102,02
T4 2011 102,75 100,85
T1 2012 99,86 96,89
T2 2012 94,9 93,97
T3 2012 90,01 89,58
T4 2012 90,53 86,62
T1 2013 92,38 90,11
T2 2013 86,07 89,14
T3 2013 93,04 91,47
T4 2013 95,01 91,76
T1 2014 93,92 91,49
T2 2014 98,41 93,38
T3 2014 94,92 90,66
T4 2014 94,7 91,58
T1 2015 95,8 92,27
T2 2015 99,42 95,77
T3 2015 98,6 99,13
T4 2015 102,13 101,13
T1 2016 102,87 102,46
T2 2016 102,29 103,4
T3 2016 111,12 107,94
T4 2016 114,76 118,13
T1 2017 118,75 117,4
T2 2017 125,51 121,37
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi intérimaire

Au 2e trimestre 2017, l’emploi salarié progresse de 0,6 % dans le secteur des services marchands hors intérim, soit 1 700 emplois supplémentaires (figure 3). En un an, il augmente de 2,3 % (+ 7 000 emplois), soit plus qu’au niveau national (+ 1,7 %).

Figure 3 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,45 99,75 100,11 99,73
T3 2005 102,83 99,85 101,15 101,9
T4 2005 104,25 98,88 100,9 101,36
T1 2006 105,79 98,74 101,06 101,75
T2 2006 107,08 98,5 101,6 102,37
T3 2006 108,71 98,75 102,68 103,03
T4 2006 110,26 97,77 103,12 102,99
T1 2007 111,37 97,93 104 103,6
T2 2007 112,59 97,9 104,65 103,74
T3 2007 113,79 97,58 105,1 104,01
T4 2007 114,75 97,42 105,46 104,32
T1 2008 115,58 97,28 106,23 104,68
T2 2008 115,64 97,04 106,15 104,89
T3 2008 116,19 96,76 106,19 104,46
T4 2008 115,4 96,75 106,42 104,72
T1 2009 114,37 95,55 106,28 104,03
T2 2009 112,75 94,83 105,36 103,35
T3 2009 111,64 93,57 105,48 103,24
T4 2009 111,02 92,94 105,91 103,52
T1 2010 110,3 92,69 105,95 103,51
T2 2010 110,3 92,08 106,83 104,01
T3 2010 109,61 91,51 106,99 103,93
T4 2010 109,35 91,5 107,15 103,98
T1 2011 110,09 91,64 107,95 104,65
T2 2011 109,48 91,72 108,3 104,61
T3 2011 109,38 91,97 108,62 104,62
T4 2011 109,11 92,05 108,9 104,66
T1 2012 108,5 91,71 109,13 104,67
T2 2012 108,18 91,59 109,04 104,62
T3 2012 107,27 91,42 109,22 104,84
T4 2012 107,09 91,06 109,19 104,48
T1 2013 106,17 90,77 108,98 104
T2 2013 105,43 90,04 108,47 103,4
T3 2013 105,09 90,16 109,07 103,59
T4 2013 104,04 89,99 109,17 103,79
T1 2014 103,18 89,69 109,41 103,74
T2 2014 102,43 89,81 109,52 103,92
T3 2014 101,3 89,8 109,35 103,48
T4 2014 100,5 89,87 109,83 103,74
T1 2015 99,84 89,57 109,94 103,63
T2 2015 99,32 89,34 110,28 103,32
T3 2015 99,07 89,39 110,62 103,32
T4 2015 99,19 89,22 111,09 103,74
T1 2016 99,1 89,49 111,85 104,38
T2 2016 99,06 89,5 112,4 104,65
T3 2016 98,88 89,28 112,71 104,86
T4 2016 98,67 89,41 113,19 105,21
T1 2017 99,52 89,55 114,01 105,47
T2 2017 100,11 89,83 114,72 106,27
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Sources : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Le secteur des services aux entreprises qui crée 700 emplois (+ 0,8 %) et celui de l’hébergement et de la restauration qui en gagne près de 600 (+ 1,3 %) expliquent à eux deux les trois-quarts de la progression de l'emploi salarié breton dans les services marchands hors intérim. Viennent ensuite les secteurs des transports et de l'entreposage et celui de l'information et de la communication, avec des hausses respectives de l’emploi de 0,5 % (+ 300) et 0,4 % (+ 100). À l’inverse, dans les activités immobilières et les activités financières et d'assurance, l’emploi se replie légèrement (respectivement – 0,3 % et – 0,2 %). Y compris l’intérim, l’emploi dans les services marchands augmente de 0,7 % (+ 2 250).

Dans le commerce, l’emploi salarié accélère au 2e trimestre 2017. Il croît de 0,8 % soit 1 100 emplois supplémentaires, après + 0,3 % au trimestre précédent. La hausse est plus importante (+ 1,0 % soit + 1 500 emplois) en comptabilisant les emplois intérimaires affectés à ce secteur. L’emploi hors intérim dans le commerce croît plus vite en Bretagne qu’au niveau national (+ 0,3 %).

Après un recul quasi continu depuis 2008, l’emploi dans la construction confirme son rebond du 1er trimestre 2017, en Bretagne comme au niveau national. Sa progression s’établit à 0,6 % (+ 400 emplois) au cours du trimestre et à 1,1 % sur un an (+ 700 emplois). Le recours à l’intérim dans ce secteur est moins marqué qu’au trimestre précédent (+ 1,3 % après + 12,3 %).

L’industrie reprend progressivement des couleurs, créant plus de 500 emplois au 2e trimestre 2017 (+ 0,3 %), après + 0,2 % au 1er trimestre. En France métropolitaine, l’emploi industriel hors intérim se contracte de 0,1 %. Principal moteur de cette progression dans l’industrie en Bretagne : l’agroalimentaire avec 400 emplois supplémentaires en 3 mois, soit une hausse de 0,6 %. Le secteur de la fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques et de machines et celui de l’énergie se stabilisent après les pertes d’emploi enregistrées au 1er trimestre. En revanche, le secteur de la fabrication de matériels de transport ne confirme pas la hausse précédente, l’emploi s’y repliant de 0,2 %.

Dans les secteurs industriels, le recours à l’intérim augmente de 5,4 %, soit 1 000 emplois supplémentaires. Y compris l’intérim, l’emploi industriel progresse de 0,8 %. C’est en particulier vrai pour la fabrication de matériels de transport dont l’emploi augmente avec l’intérim (+ 5,2 %).

Hausse de l’emploi salarié pour les quatre départements bretons

Les quatre départements bretons créent des emplois salariés. Au 2e trimestre 2017, l’Ille-et-Vilaine (+ 1 % soit + 2 900 emplois) et le Morbihan (+ 0,8 % soit + 1 300 emplois) sont les plus dynamiques en termes de progression de l’emploi salarié, devant le Finistère (+ 0,6 % soit + 1 200 emplois) et les Côtes-d’Armor (+ 0,5 % soit + 600 emplois).

En Ille-et-Vilaine, l'intérim explique près de la moitié de la hausse de l'emploi salarié du 2e trimestre 2017 (+ 9,1 % soit 1 350 emplois créés). Sur un an, l’Ille-et-Vilaine compte ainsi un tiers d’emplois intérimaires supplémentaires (+ 4 000). Les services marchands hors intérim gagnent 800 emplois (+ 0,6 %) et le commerce 340 (+ 0,7 %). La construction confirme la reprise du 1er trimestre 2017 (+ 0,9 % soit + 220 emplois). Dans l’industrie, la hausse est plus modeste (+ 0,2 % soit + 130 emplois), malgré la bonne tenue de la filière agroalimentaire (+ 0,9 %).

Dans le Morbihan, l'intérim croît de 6,1 % au 2e trimestre 2017 (+ 470 emplois). Les services marchands hors intérim génèrent 370 emplois supplémentaires (+ 0,7 %) et le commerce 330 (+ 1,0 %). L’industrie crée également 140 emplois (+ 0,3 %). En revanche, l’emploi dans la construction baisse légèrement (– 0,1 %) dans le Morbihan, seul département qui ne confirme pas l’embellie du 1er trimestre 2017 dans ce secteur.

Le Finistère gagne 400 emplois dans les services marchands hors intérim (+ 0,5 %) et près de 300 emplois intérimaires (+ 3,2 %). Après un léger fléchissement au 1er trimestre, le commerce repart à la hausse avec 300 nouveaux emplois (+ 0,7 %). Le secteur de la construction poursuit son amélioration (+ 0,8 % soit + 140 emplois). Avec moins d’une centaine d’emplois créés, l’industrie finistérienne progresse faiblement (+ 0,2 %).

Dans les Côtes-d'Armor, l’emploi progresse moins dans l’intérim que dans les autres départements (+ 0,5 %). Les services marchands hors intérim sont également moins dynamiques qu’ailleurs (+ 0,3 % soit + 130 emplois), en décélération par rapport au 1er trimestre 2017 (+ 0,9 %). En revanche, l’industrie costarmoricaine poursuit sa progression avec 170 emplois supplémentaires (+ 0,6 %). Le commerce crée également 170 emplois (+ 0,7 %). Enfin, malgré un rythme moins soutenu qu’au trimestre précédent, l’emploi dans la construction confirme sa reprise (+ 0,6 % soit 70 emplois supplémentaires).

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf ainsi que la Dares, afin d'assurer une plus grande cohérence des messages et de les rendre plus lisibles. Les niveaux d'emploi restent issus des estimations annuelles d'emploi produites par l'Insee. À ces niveaux d'emploi de référence, sont appliqués des taux d'évolution trimestriels élaborés par l'Acoss et les Urssaf sur le champ privé hors intérim, et la Dares sur l'intérim. La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr sur les effectifs salariés, la masse salariale et le salaire moyen par tête. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l'Insee contre nombre de postes pour les Urssaf). D'une part, le champ couvert n'est pas le même. Il correspond au champ salarié marchand non agricole et hors particuliers employeurs pour l'Insee, alors qu'il couvre le champ salarié privé pour les Urssaf (y compris dans les secteurs non marchands : administration, enseignement, santé, action sociale). D'autre part, le concept mesuré diffère. Pour l'Insee, il porte sur l'emploi en personnes physiques : les personnes qui occupent plusieurs emplois durant la période de référence sont comptées une seule fois. Dans les StatUr, sont mesurés des effectifs salariés, sans traitement de la multiactivité.

Sur le champ commun, les taux d’évolutions corrigés des variations saisonnières peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Le taux de chômage baisse légèrement

Le taux de chômage en Bretagne diminue de 0,1 point au 2e trimestre 2017 et de 0,6 point sur un an. Il s’établit à 8,0 % de la population active (figure 4). En France métropolitaine, la baisse au 2e trimestre est identique et le taux se situe à 9,2 %. La Bretagne se place toujours au 2e rang des régions ayant le plus faible taux de chômage, derrière les Pays de la Loire (7,9 %).

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 6,8 8,3
T2 2005 7 8,4
T3 2005 7,1 8,6
T4 2005 7,2 8,7
T1 2006 7,4 8,7
T2 2006 7,2 8,6
T3 2006 7,2 8,5
T4 2006 6,8 8
T1 2007 6,8 8,1
T2 2007 6,6 7,8
T3 2007 6,5 7,6
T4 2007 6,1 7,1
T1 2008 5,7 6,8
T2 2008 5,8 7
T3 2008 5,9 7,1
T4 2008 6,3 7,4
T1 2009 7 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,5 8,8
T4 2009 7,8 9,1
T1 2010 7,7 9
T2 2010 7,6 8,9
T3 2010 7,5 8,8
T4 2010 7,5 8,8
T1 2011 7,4 8,8
T2 2011 7,3 8,7
T3 2011 7,5 8,8
T4 2011 7,6 9
T1 2012 7,8 9,1
T2 2012 8,1 9,4
T3 2012 8,2 9,4
T4 2012 8,6 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,9 10,1
T3 2013 8,8 9,9
T4 2013 8,6 9,7
T1 2014 8,6 9,8
T2 2014 8,7 9,9
T3 2014 8,8 10
T4 2014 9 10,1
T1 2015 8,8 10
T2 2015 9 10,2
T3 2015 9 10,1
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,9 9,9
T2 2016 8,6 9,7
T3 2016 8,6 9,7
T4 2016 8,5 9,7
T1 2017 8,1 9,3
T2 2017 8 9,2
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Au 2e trimestre 2017, le taux de chômage baisse légèrement dans tous les départements bretons. Il s'établit à 7,2 % en Ille-et-Vilaine, à 8,2 % dans le Finistère et à 8,5 % dans les Côtes-d'Armor et le Morbihan.

Le nombre de demandeurs d’emploi continue à augmenter dans tous les départements

En Bretagne, fin juin 2017, 265 550 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C, soit 1,2 % de plus qu’à la fin du mois de mars. La hausse régionale est de l’ordre de celle enregistrée en France métropolitaine (+ 1,1 %). Sur un an, la demande d’emploi augmente cependant un peu moins en Bretagne (+ 1,9 %) qu’au niveau national (+ 2,2 %).

Dans la région, le nombre de demandeurs d'emploi des catégories A, B ou C augmente à nouveau plus fortement parmi les personnes de 50 ans ou plus (+ 1,2 %) que pour les moins de 25 ans (+ 0,9 %). Sur un an, les évolutions selon l’âge des demandeurs d’emploi sont plus contrastées. La demande d’emploi augmente de 6,5 % pour les 50 ans ou plus alors qu'elle diminue de 4,0 % parmi les moins de 25 ans.

Le nombre de chômeurs de longue durée s’accroît de 1,3 % entre fin mars et fin juin 2017. La hausse est identique sur un an. Les chômeurs inscrits depuis plus d’un an représentent 45 % des inscrits en catégories A, B ou C.

Cette hausse de la demande d’emploi touche tous les départements, mais à des degrés divers. Relativement marquée dans le Morbihan (+ 1,8 %), proche de la moyenne régionale en Ille-et-Vilaine (+ 1,3 %) et les Côtes-d’Armor (+ 1,1 %), elle est plus modérée dans le Finistère (+ 0,9 %). Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi augmente le plus en Ille-et-Vilaine (+ 2,7 %), suivi par les Côtes-d’Armor (+ 2,1 %), le Morbihan (+ 1,8 %) et le Finistère (+ 1,1 %).

La construction de logements est bien orientée

Au 2e trimestre 2017, les indicateurs de la construction affichent des trajectoires dynamiques en termes d’autorisations comme de mises en chantier de logements. Les évolutions constatées en Bretagne sont proches de celles du niveau national.

En cumul sur un an, pour les mois de juillet 2016 à juin 2017, les autorisations de logements s’établissent à 26 200 unités en Bretagne. Après le coup d’arrêt observé au 1er trimestre (– 0,5 %), les permis de construire progressent de 2,6 % sur le 2e trimestre et de 15,6 % sur un an (figure 5). En France métropolitaine, les évolutions sont similaires (+ 2,4 % sur un trimestre et + 14,2 % sur un an).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,05 100,47
mars 2005 102,89 101,53
avril 2005 103,42 102,29
mai 2005 106,84 102,8
juin 2005 108,68 104,19
juil. 2005 107,63 105,05
août 2005 108,68 105,52
sept. 2005 109,21 106,38
oct. 2005 109,47 106,52
nov. 2005 110,53 106,99
déc. 2005 112,37 108,4
janv. 2006 112,89 109,44
févr. 2006 113,42 110,71
mars 2006 115 112,47
avril 2006 116,58 113,45
mai 2006 117,11 114,84
juin 2006 118,42 115,57
juil. 2006 118,68 116,43
août 2006 119,74 117,11
sept. 2006 117,63 116,62
oct. 2006 116,84 118,03
nov. 2006 118,16 118,99
déc. 2006 117,11 118,48
janv. 2007 116,32 117,88
févr. 2007 118,68 117,88
mars 2007 119,74 118,37
avril 2007 119,47 117,84
mai 2007 118,68 117,54
juin 2007 117,11 116,78
juil. 2007 116,58 116,98
août 2007 115,26 116,8
sept. 2007 114,21 116,51
oct. 2007 115,79 115,78
nov. 2007 112,63 113,67
déc. 2007 112,89 112,47
janv. 2008 113,42 112,26
févr. 2008 111,32 111,94
mars 2008 108,95 110,32
avril 2008 106,84 109,52
mai 2008 104,21 108,34
juin 2008 100,79 106,15
juil. 2008 99,74 103,7
août 2008 97,11 101,27
sept. 2008 96,58 99,71
oct. 2008 90,79 97,51
nov. 2008 88,42 95,65
déc. 2008 84,74 92,85
janv. 2009 82,11 90,09
févr. 2009 77,63 86,45
mars 2009 72,63 83,57
avril 2009 70,53 81,32
mai 2009 67,37 78,64
juin 2009 65,26 76,74
juil. 2009 61,58 75,6
août 2009 60,79 74,76
sept. 2009 59,21 74,11
oct. 2009 59,21 73,21
nov. 2009 59,21 73,37
déc. 2009 59,47 74,09
janv. 2010 57,89 74,76
févr. 2010 58,95 76,52
mars 2010 61,58 79,03
avril 2010 61,32 80,97
mai 2010 63,16 83,04
juin 2010 65 85,39
juil. 2010 66,58 87,59
août 2010 66,58 88,94
sept. 2010 67,89 90,48
oct. 2010 67,63 91,11
nov. 2010 68,16 91,64
déc. 2010 69,21 92,83
janv. 2011 70,53 94,38
févr. 2011 70,53 94,56
mars 2011 69,21 94,07
avril 2011 70,26 93,99
mai 2011 70,79 95,46
juin 2011 70,53 95,83
juil. 2011 72,37 96,4
août 2011 73,95 97,65
sept. 2011 75 99,41
oct. 2011 76,32 100,06
nov. 2011 76,32 101,14
déc. 2011 76,32 102,23
janv. 2012 77,11 101,98
févr. 2012 78,16 102,15
mars 2012 78,95 101,84
avril 2012 77,89 102,17
mai 2012 76,32 100,74
juin 2012 75 100,33
juil. 2012 72,37 99,49
août 2012 71,05 99,61
sept. 2012 70,26 97,57
oct. 2012 68,68 97,04
nov. 2012 68,16 96,01
déc. 2012 70 94,28
janv. 2013 70 94,46
févr. 2013 70,26 95,93
mars 2013 71,05 96,55
avril 2013 70,53 94,99
mai 2013 69,47 93,03
juin 2013 69,47 91,31
juil. 2013 68,95 89,27
août 2013 67,37 86,39
sept. 2013 65,26 84,82
oct. 2013 65 84,32
nov. 2013 63,42 83,51
déc. 2013 59,21 82,75
janv. 2014 56,84 80,67
févr. 2014 53,68 77,64
mars 2014 50,53 76,56
avril 2014 50 75,41
mai 2014 49,74 75,48
juin 2014 48,95 75,43
juil. 2014 48,16 75,78
août 2014 48,42 75,56
sept. 2014 47,89 75,72
oct. 2014 46,05 74,84
nov. 2014 46,32 74,06
déc. 2014 46,58 73,98
janv. 2015 46,05 73,7
févr. 2015 45,53 73,19
mars 2015 46,05 72,39
avril 2015 46,58 73,08
mai 2015 47,11 72,68
juin 2015 48,68 73,57
juil. 2015 48,68 73,51
août 2015 50,26 74,31
sept. 2015 50,26 75,03
oct. 2015 51,05 75,54
nov. 2015 51,58 77,25
déc. 2015 52,11 78,25
janv. 2016 53,68 78,7
févr. 2016 56,84 80,11
mars 2016 58,16 80,38
avril 2016 59,47 81,26
mai 2016 60,53 82,96
juin 2016 59,74 83,12
juil. 2016 60,79 83,85
août 2016 61,05 84,9
sept. 2016 62,89 86,98
oct. 2016 65 87,66
nov. 2016 66,05 88,49
déc. 2016 67,11 89,6
janv. 2017 67,37 90,31
févr. 2017 65,79 90,68
mars 2017 67,37 92,74
avril 2017 66,58 92,99
mai 2017 67,11 93,95
juin 2017 68,95 94,93
juil. 2017 68,95 95,61
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SDES, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

En recul de 3,9 % sur le trimestre, le nombre de logements autorisés dans les Côtes-d’Armor reste bien orienté sur une année (+ 24,2 %). L’Ille-et-Vilaine suit une trajectoire différente, avec ce trimestre une hausse de 3,1 % du nombre de logements autorisés, mais une croissance annuelle nettement plus faible qu’ailleurs (+ 2,4 %). Cette évolution modeste en Ille-et-Vilaine suit toutefois une période de forte hausse en 2015 et début 2016. Le Finistère et le Morbihan suivent des tendances similaires avec des hausses respectives du nombre de logements autorisés de 4,5 % et 4,0 % sur un trimestre (+ 25,6 % et + 27,9 % sur une année).

De début juillet 2016 à fin juin 2017, 23 100 logements ont été commencés en Bretagne. Ces mises en chantier augmentent de 19,3 % relativement aux douze mois précédents. Au 2e trimestre 2017, elles progressent de 2,1 % par rapport au 1er trimestre. Sur un trimestre, elles progressent nettement dans le Morbihan (+ 8,3 %) et dans les Côtes-d’Armor (+ 4,7 %), sont stables dans le Finistère et se replient en Ille-et-Vilaine (– 0,7 %). Au niveau national, le nombre de logements commencés augmente de 3,1 % sur le trimestre et de 16,3 % sur l’année.

En Bretagne, le cumul annuel des surfaces de locaux autorisés s’établit à 2,64 millions de m², en repli de 0,2 % au 2e trimestre 2017 et de 7,8 % sur une année. C’est l’inverse au niveau national avec des hausses de 0,6 % sur le trimestre et 4,2 % sur un an.

Pour les locaux commencés, le cumul annuel des superficies au 2e trimestre (1,9 million de m2) chute de 5,8 % par rapport à celui du trimestre précédent. En France métropolitaine, il augmente de 0,9 %.

Plus forte fréquentation hôtelière depuis 2011

D’avril à juin 2017, les hôtels bretons enregistrent 2 213 000 nuitées, volume inégalé depuis 2011. La fréquentation grimpe ainsi de 6,9 % par rapport au 2e trimestre 2016 (figure 6). En France métropolitaine, la progression est de 6,3 %. En lien avec un climat très favorable, les mois d’avril et surtout de juin portent ces hausses exceptionnelles. En Bretagne, les nombres de nuitées de ces deux mois augmentent respectivement de 6,4 % et 15,5 % par rapport aux mêmes mois de 2016. Ce regain de fréquentation du printemps 2017 concerne à la fois les touristes français (+ 6,8 %) et étrangers (+ 7,6 %).

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bretagne France métropolitaine
T1 2011 5,360836756693744 2,2455296988236904
T2 2011 4,2993719505074575 3,118357539041192
T3 2011 1,3271662328002882 3,0256743767917547
T4 2011 9,909902490446694 4,643769783473398
T1 2012 8,621150531390278 2,3624045764267207
T2 2012 0,13192034153251697 -0,7817130068028603
T3 2012 -0,3849829873456325 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,504282278186983 0,30393408277045164
T1 2013 -4,67235790295478 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,3432507851315996 -0,7465023691316598
T3 2013 2,472338743413304 0,09029170044515399
T4 2013 1,9784010121701396 -0,5644496415199138
T1 2014 0,10949294972224315 -2,85235793715239
T2 2014 -0,06437951725421222 -0,7980936572239198
T3 2014 -0,5737720267410954 -1,6063850425588522
T4 2014 1,0589981611538146 -0,7375650233675307
T1 2015 9,469228785601864 2,4484776357299944
T2 2015 4,906061109349588 1,9306724791269951
T3 2015 4,973387124114325 3,301374690924051
T4 2015 2,1798385034162853 -1,2733203931827362
T1 2016 5,136140624492318 1,9023637524163426
T2 2016 -0,688444212031218 -3,6195839979635847
T3 2016 -0,21673915227717885 -4,108686591845969
T4 2016 7,989816059730529 4,915287437018298
T1 2017 1,7661920250944618 2,377516466873357
T2 2017 6,888689216737675 6,25245026225544
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Des créations d’entreprises moins nombreuses

Au 2e trimestre 2017, 4 770 entreprises ont été créées en Bretagne. Le nombre de créations d’entreprises repart à la baisse (– 1,0 %), ne confirmant pas l’orientation positive du trimestre précédent (figure 7). Sur un an, le nombre de créations est stable. En France métropolitaine, les créations d’entreprises se replient également au 2e trimestre (– 1,5 %). Elles demeurent toutefois en légère progression sur un an (+ 0,5 %).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bretagne hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bretagne y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 93,59 95,57 122,96 120,69
T3 2009 94,83 94,18 117,29 116,74
T4 2009 105,99 99,7 122,52 124,03
T1 2010 97,65 96,47 125,65 132,68
T2 2010 97,18 100,01 114,43 121,91
T3 2010 101,37 98,66 111,58 117,26
T4 2010 100,21 97,34 110,4 117,88
T1 2011 94,36 96,39 97,82 108
T2 2011 95,47 94,84 101,3 107,85
T3 2011 98,38 96,45 105,71 107,35
T4 2011 95,08 96,86 104,35 109,04
T1 2012 95,3 92,63 104,05 111,45
T2 2012 89,14 88,71 100,19 108,78
T3 2012 88,76 89,5 99,79 107,92
T4 2012 91,02 90,67 98,36 105,43
T1 2013 98,29 97,51 102,1 107,56
T2 2013 97,35 97,59 99,52 106,34
T3 2013 100,21 99,01 98,49 105,15
T4 2013 95,98 101,96 98,4 107,92
T1 2014 99,62 100,55 99,47 109,79
T2 2014 99,57 100,46 102,9 107,95
T3 2014 97,09 99,88 105 110,2
T4 2014 99,19 101,38 104,81 109,78
T1 2015 108,94 107,72 96,24 104,1
T2 2015 114,96 112,87 96,09 102,61
T3 2015 116,89 116,04 98,74 104,59
T4 2015 122,53 118,61 99,92 105,85
T1 2016 121,21 121,24 98,47 108,58
T2 2016 121,93 125,29 100,02 111,91
T3 2016 125,14 126,71 98,68 109,43
T4 2016 123 125,75 97,84 109,02
T1 2017 125,74 128,4 101,13 114,21
T2 2017 126,59 129 100,15 112,48
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Au 2e trimestre 2017, le recul du nombre de nouveaux micro-entrepreneurs (– 3,6 %) explique les moindres créations d’entreprises en Bretagne. Hors micro-entrepreneurs, les créations d’entreprises poursuivent leur progression, de 0,7 % ce trimestre et 3,8 % sur un an. Ces évolutions différenciées valent également au niveau national.

De début juillet 2016 à fin juin 2017, 2 200 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en Bretagne. Ce cumul annuel baisse à nouveau ce trimestre (– 3,6 % par rapport au cumul de début avril 2016 à fin mars 2017). Sur un an, par rapport aux mois de juillet 2015 à juin 2016, le nombre de défaillances est en repli de 11,1 %. En France métropolitaine, les défaillances d'entreprises diminuent de 2,9 % sur le trimestre et de 9,4 % sur un an. Le département d’Ille-et-Vilaine enregistre comme au 1er trimestre le plus fort recul trimestriel des défaillances (– 5,5 %), suivi par le Finistère (– 4,0 %) et le Morbihan (– 3,3 %). Dans les Côtes-d'Armor, la baisse est plus modérée (– 0,7 %).

Encadrés

Le PIB progresse de 0,5 % par trimestre depuis la fin 2016

En France, la croissance est restée stable au deuxième trimestre 2017 (+ 0,5 %, après + 0,5 %). La consommation des ménages a accéléré, l’investissement progresse vigoureusement, mais les exportations, bien qu’en rebond, n’ont pas profité à plein de la demande extérieure en hausse. Le climat des affaires a continué de progresser cet été, s'établissant au plus haut depuis 2011, et la croissance conserverait un rythme solide d'ici la fin de l'année (+ 0,5 % par trimestre), pour atteindre + 1,8 % en moyenne en 2017. L’emploi marchand a continué de progresser vivement (+ 69 000 au T2 après + 52 000 au T1), et ralentirait un peu au second semestre du fait de la suppression de la prime à l’embauche. L’emploi non marchand baisserait quant à lui nettement, du fait de la réduction du nombre d’emplois aidés. Le taux de chômage, qui s'est établi à 9,5 % au deuxième trimestre, reculerait encore légèrement à 9,4 % en fin d'année.

La zone euro comble son retard conjoncturel

L’activité des économies avancées a accéléré au deuxième trimestre 2017, à + 0,7 %, après + 0,4 % au trimestre précédent. Aux États-Unis la croissance s'élèverait à + 2,1 % en 2017, après + 1,5 % en 2016, tandis qu'au Japon l'activité prendrait de l'élan (+ 1,6 % en 2017, après + 1,0 % en 2016). La croissance serait également robuste dans les économies émergentes. Dans la zone euro, l’activité continuerait d’accélérer, à + 2,2 % en prévision en 2017, après + 1,7 % en 2016 : elle résisterait au ralentissement du pouvoir d’achat des ménages grâce à la baisse du taux d’épargne notamment en Espagne et en Italie. Au Royaume-Uni en revanche, l’activité serait pénalisée par le ralentissement de la consommation et n’augmenterait que de 1,5 % en 2017, après + 1,8 % en 2016. Au total, le commerce mondial, qui a déjà nettement accéléré depuis fin 2016, progresserait de 5,4 % en 2017, après + 1,6 % en 2016.

Pour en savoir plus

Note de conjoncture : La zone euro comble son retard conjoncturel / Insee Conjoncture (2017, octobre)

Au deuxième trimestre 2017, le pouvoir d'achat des ménages accélère / Insee - Dans : Tableau de bord de la conjoncture (2017, septembre)

Au deuxième trimestre 2017, la hausse de l'emploi salarié demeure robuste / Insee - Dans : Informations rapides – Emploi salarié ; n° 238 (2017, septembre) - 2 p.

1er trimestre 2017 : nette progression de l’emploi / Hervé Bovi ; Insee Bretagne - Dans : Insee Conjoncture Bretagne ; n°16 (2017, juillet) - 4 p.