1er trimestre 2017 : nette progression de l’emploiNote de conjoncture régionale - 1er trimestre 2017

Hervé Bovi, Insee

L’économie bretonne crée plus de 6 000 emplois au 1er trimestre 2017. Les services marchands hors intérim restent très porteurs. L’emploi progresse dans les principaux secteurs d’activité, à l’exception toutefois de l’industrie. L’emploi dans la construction rebondit et le nombre de logements commencés augmente à nouveau. Le taux de chômage diminue nettement, et ceci pour tous les départements bretons. Les créations d’entreprises repartent à la hausse tandis que la diminution du nombre de défaillances se poursuit.

Insee Conjoncture Bretagne
No 16
Paru le : 11/07/2017

L’emploi progresse de manière soutenue

En France métropolitaine, l’emploi salarié progresse pour le 8e trimestre consécutif dans les secteurs principalement marchands, avec une hausse de 0,5 % au 1er trimestre 2017 (figure 1). En Bretagne, l’emploi salarié progresse davantage (+ 0,9 %), atteignant un nouveau record. L’emploi salarié marchand dépasse ainsi son plus haut niveau historique. C’est aussi le cas hors intérim, avec plus de 6 400 emplois créés dans la région au 1er trimestre, essentiellement dans les services marchands hors intérim et dans l’intérim. L’emploi dans la construction se redresse. Alors que le commerce progresse également, la situation reste plus contrastée dans l’industrie.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bretagne France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 99,87 99,99
T3 2005 101,04 100,21
T4 2005 100,71 100,44
T1 2006 100,76 100,49
T2 2006 101,48 101,03
T3 2006 102,23 101,36
T4 2006 102,45 101,63
T1 2007 103,44 102,37
T2 2007 103,67 102,64
T3 2007 104,04 102,99
T4 2007 104,36 103,24
T1 2008 105,09 103,57
T2 2008 104,65 103,17
T3 2008 104,49 102,91
T4 2008 104,11 102,05
T1 2009 103,02 101,06
T2 2009 102,28 100,53
T3 2009 101,89 100,29
T4 2009 102,08 100,33
T1 2010 102,33 100,25
T2 2010 103,03 100,28
T3 2010 102,92 100,52
T4 2010 102,95 100,74
T1 2011 103,51 101,01
T2 2011 103,65 101,18
T3 2011 103,83 101,13
T4 2011 104 101,18
T1 2012 103,83 101,11
T2 2012 103,51 101,03
T3 2012 103,24 100,81
T4 2012 103,13 100,57
T1 2013 102,91 100,61
T2 2013 102,08 100,31
T3 2013 102,72 100,48
T4 2013 102,71 100,53
T1 2014 102,59 100,48
T2 2014 102,86 100,51
T3 2014 102,46 100,27
T4 2014 102,69 100,32
T1 2015 102,64 100,33
T2 2015 102,96 100,54
T3 2015 103,06 100,7
T4 2015 103,5 101,03
T1 2016 103,96 101,36
T2 2016 104,33 101,59
T3 2016 104,78 101,95
T4 2016 105,05 102,33
T1 2017 105,98 102,82
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Au 1er trimestre 2017, la Bretagne enregistre près de 3 000 créations d’emplois salariés dans les services marchands hors intérim. En trois mois, l’emploi salarié du secteur y progresse de 1 % (figure 2). En un an, les services marchands hors intérim gagnent près de 7 200 emplois (+ 2,4 %). L’hébergement-restauration et les services aux entreprises notamment portent cette hausse. L’emploi salarié y progresse respectivement de 2,6 % (1 130 emplois supplémentaires) et 1 % (930 emplois supplémentaires). Dans l’ensemble, tous les secteurs des services marchands hors intérim contribuent à cette hausse. Celui de l’information et de la communication crée 230 emplois (+ 0,8 %) et celui des transports et de l’entreposage 320 (+ 0,5 %). Les services aux ménages créent 190 emplois (+ 0,5 %), les activités financières et d’assurance une soixantaine (+ 0,2 %) et les activités immobilières une cinquantaine (+ 0,7 %). L’emploi salarié dans les services marchands hors intérim progresse davantage dans la région que pour l’ensemble de la France métropolitaine.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,45 99,74 100,32 99,73
T3 2005 102,83 99,85 100,72 101,9
T4 2005 104,25 98,88 100,64 101,36
T1 2006 105,79 98,74 100,67 101,75
T2 2006 107,08 98,5 101,16 102,37
T3 2006 108,71 98,75 102,48 103,03
T4 2006 110,26 97,77 103,2 102,99
T1 2007 111,37 97,93 104,2 103,6
T2 2007 112,59 97,9 105,15 103,74
T3 2007 113,79 97,58 105,7 104,01
T4 2007 114,75 97,42 106,11 104,32
T1 2008 115,59 97,28 107,05 104,68
T2 2008 115,64 97,03 106,84 104,89
T3 2008 116,19 96,76 107,15 104,46
T4 2008 115,4 96,75 107,37 104,72
T1 2009 114,37 95,55 107,5 104,03
T2 2009 112,75 94,83 106,48 103,35
T3 2009 111,64 93,57 106,72 103,24
T4 2009 111,02 92,94 107,24 103,51
T1 2010 110,3 92,69 107,28 103,51
T2 2010 110,3 92,07 108,39 104,01
T3 2010 109,61 91,51 108,69 103,93
T4 2010 109,35 91,5 108,91 103,98
T1 2011 110,09 91,64 109,77 104,65
T2 2011 109,48 91,72 110,34 104,61
T3 2011 109,38 91,97 110,84 104,62
T4 2011 109,11 92,05 111,26 104,66
T1 2012 108,5 91,71 111,61 104,67
T2 2012 108,18 91,59 111,49 104,62
T3 2012 107,27 91,42 111,64 104,84
T4 2012 107,09 91,06 111,8 104,48
T1 2013 106,17 90,77 111,74 104
T2 2013 105,43 90,04 111,27 103,4
T3 2013 105,09 90,16 112,11 103,59
T4 2013 104,05 89,99 112,16 103,79
T1 2014 103,18 89,69 112,55 103,74
T2 2014 102,43 89,81 112,62 103,92
T3 2014 101,3 89,8 112,61 103,48
T4 2014 100,5 89,86 113,22 103,74
T1 2015 99,84 89,57 113,45 103,63
T2 2015 99,32 89,34 114,17 103,32
T3 2015 99,07 89,39 114,71 103,32
T4 2015 99,19 89,22 115,22 103,74
T1 2016 99,1 89,49 116,02 104,38
T2 2016 99,06 89,5 116,75 104,65
T3 2016 98,89 89,28 117,1 104,86
T4 2016 98,67 89,41 117,68 105,21
T1 2017 99,58 89,4 118,81 105,37
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Au 1er trimestre 2017, l’emploi intérimaire augmente très fortement, après le léger repli de la fin de l’année 2016, gagnant 2 700 emplois (figure 3). L’intérim progresse de 7,7 % en 3 mois et de 16,1 % sur un an. En France métropolitaine, l’intérim croît également, mais plus modérément, de 2,4 % sur un trimestre et de 15,6 % sur un an.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bretagne France hors Mayotte
T1 2005 100 100
T2 2005 94,09 97,86
T3 2005 102,91 103,17
T4 2005 101,6 106,16
T1 2006 98,1 104,07
T2 2006 105,8 109,69
T3 2006 103,32 108,83
T4 2006 104,97 110,83
T1 2007 112,33 118,28
T2 2007 106,53 115,09
T3 2007 108,22 112,47
T4 2007 109,48 111,45
T1 2008 115,05 116,7
T2 2008 107,59 109,24
T3 2008 104 102,91
T4 2008 94,41 88,69
T1 2009 82,17 77
T2 2009 85,2 77,41
T3 2009 85,44 81,21
T4 2009 89,29 85,22
T1 2010 97,45 89,89
T2 2010 105,14 93,7
T3 2010 105,64 97,38
T4 2010 104,94 101,63
T1 2011 104,82 103,22
T2 2011 104,23 102,36
T3 2011 102,74 102,02
T4 2011 103,08 100,82
T1 2012 99,73 96,85
T2 2012 95,39 94,1
T3 2012 90,34 89,56
T4 2012 90,74 86,58
T1 2013 92,34 90,04
T2 2013 86,7 89,32
T3 2013 93,25 91,43
T4 2013 94,93 91,68
T1 2014 93,18 91,34
T2 2014 98,59 93,62
T3 2014 94,44 90,5
T4 2014 94,66 91,44
T1 2015 95,36 92,01
T2 2015 100,45 95,93
T3 2015 98,73 98,7
T4 2015 102,94 100,65
T1 2016 102,29 101,76
T2 2016 103,21 102,81
T3 2016 111,11 107,51
T4 2016 110,25 114,75
T1 2017 118,74 117,66
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi ; estimations trimestrielles Acoss-Urssaf, Dares, Insee.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Dans la construction, l’emploi salarié rebondit au 1er trimestre 2017. Il progresse de 0,9 %, générant 600 emplois supplémentaires. Ce secteur retrouve ainsi son niveau d’emploi de début 2015. Sur un an, l’emploi salarié y croît de 0,5 %. Sur l’ensemble de la France métropolitaine, l’emploi dans le secteur connaît de même une évolution positive (+ 0,7 %).

Dans le commerce, l’emploi salarié croît à nouveau en Bretagne au 1er trimestre 2017. Il progresse de 0,2 % sur un trimestre, le secteur générant 230 emplois supplémentaires. Cette évolution est toutefois très inégale entre les départements bretons, la hausse étant essentiellement imputable au Morbihan. La croissance de l’emploi dans ce secteur est équivalente en Bretagne et pour l’ensemble de la France métropolitaine.

L’emploi dans l’industrie est stable au 1er trimestre 2017. Il évolue très peu depuis début 2015. Les progressions constatées dans l’agroalimentaire (+ 0,3 %, soit 190 emplois créés) et la fabrication de matériels de transport (+ 0,5 %, soit 50 emplois supplémentaires) équilibrent les baisses observées d’une part dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques et informatiques et de machines et, d’autre part, dans les industries extractives, en recul respectivement de 130 et 110 emplois. En France métropolitaine, l’emploi industriel se contracte légèrement (– 0,2 %).

L’emploi salarié croît dans tous les départements bretons au 1er trimestre 2017. La hausse est particulièrement marquée dans les Côtes-d’Armor (+ 1,6 %, soit + 1 790 emplois), en Ille-et-Vilaine (+ 0,9 %, soit + 2 580 emplois) et dans le Morbihan (+ 0,8 %, soit + 1 160 emplois), et un peu plus modérée dans le Finistère (+ 0,5 %, soit + 910 emplois).

Dans les Côtes-d’Armor, la forte progression de l’intérim (+ 18,7 %, soit 1 020 emplois créés) et de l’emploi dans les services marchands hors intérim (+ 1,1 %, soit + 460 emplois) portent la dynamique de l’emploi salarié. Dans la construction, celui-ci progresse également (+ 1,4 %, soit 170 emplois créés). C’est également le cas dans l’industrie avec 140 emplois supplémentaires (+ 0,5 %), notamment dans l’agroalimentaire (+ 0,9 %). L’emploi salarié est stable dans le commerce.

En Ille-et-Vilaine, l’emploi salarié progresse fortement dans les services marchands hors intérim dans lesquels 1 410 emplois sont créés (+ 1,1 %). C’est aussi le cas dans la construction (+ 1,2 %, soit 300 emplois supplémentaires). L’intérim y est également en forte hausse (+ 6,3 %), générant 860 emplois de plus. Le commerce connaît une croissance plus modérée (+ 0,2 %) et crée une centaine d’emplois. À l’inverse, l’Ille-et-Vilaine perd des emplois dans l’industrie (– 0,2 %), malgré un léger mieux dans l’agroalimentaire (+ 0,2 %). Dans la fabrication de matériels de transport, la contraction de l’emploi se poursuit (– 1,1 %).

Le Morbihan est le seul département breton dans lequel l’emploi salarié progresse au 1er trimestre 2017 dans tous les secteurs. Les services marchands hors intérim gagnent 460 emplois (+ 0,8 %) et l’intérim progresse de 4,9 %, générant 370 emplois supplémentaires. Le commerce enregistre également une croissance soutenue (+ 0,6 %, soit 200 emplois créés). La construction augmente quant à elle de 0,5 % (+ 80 emplois), alors que l’industrie croît plus modérément (+ 0,1 %), malgré la bonne tenue de sa composante agroalimentaire (+ 0,7 %, soit 130 emplois créés).

Enfin, dans le Finistère, les services marchands hors intérim et l’intérim portent la croissance de l’emploi salarié, avec des hausses respectives de 0,8 %, soit 590 emplois, et 5,3 %, soit 430 emplois. De son côté, la construction enregistre 70 créations d’emplois (+ 0,4 %). A contrario, l’emploi s’inscrit en baisse dans l’industrie (– 0,3 %, soit – 110 emplois), notamment dans l’agroalimentaire (– 0,7 %, soit 120 emplois de moins). Cela vaut aussi pour le commerce, dans lequel 70 emplois sont perdus (– 0,2 %).

Avertissement

À partir des résultats du premier trimestre 2017, les estimations trimestrielles d'emploi localisées commentées dans les notes de conjoncture régionale sont réalisées en partenariat avec l'Acoss et les Urssaf ainsi que la Dares, afin d'assurer une plus grande cohérence des messages et de les rendre plus lisibles. Les niveaux d'emploi restent issus des estimations annuelles d'emploi produites par l'Insee. À ces niveaux d'emploi de référence, sont appliqués des taux d'évolution trimestriels élaborés par l'Acoss et les Urssaf sur le champ privé hors intérim, et la Dares sur l'intérim. La synthèse de l'ensemble des éléments est assurée par l'Insee. Parallèlement aux publications régionales de l'Insee, les Urssaf publient des StatUr sur les effectifs salariés, la masse salariale et le salaire moyen par tête. Les niveaux publiés dans ces deux publications sont différents (emploi en personnes physiques pour l'Insee contre nombre de postes pour les Urssaf). D'une part, le champ couvert n'est pas le même. Il correspond au champ salarié marchand non agricole et hors particuliers employeurs pour l'Insee, alors qu'il couvre le champ salarié privé pour les Urssaf (y compris dans les secteurs non marchands : administration, enseignement, santé, action sociale). D'autre part, le concept mesuré diffère. Pour l'Insee, il porte sur l'emploi en personnes physiques : les personnes qui occupent plusieurs emplois durant la période de référence sont comptées une seule fois. Dans les StatUr, sont mesurés des effectifs salariés, sans traitement de la multiactivité. Sur le champ commun, les taux d’évolutions corrigés des variations saisonnières peuvent différer légèrement sur les échelons agrégés présentés dans les notes de conjoncture et les StatUr, compte tenu d'effets de composition liés aux écarts de niveaux.

Par ailleurs, l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Le taux de chômage diminue fortement

Le taux de chômage en Bretagne enregistre une forte baisse au 1er trimestre 2017. Il recule de 0,4 point par rapport au 4e trimestre 2016, pour s’établir à 8,1 % de la population active (figure 4). En France métropolitaine, le taux de chômage décroît également de 0,4 point (9,3 %). La Bretagne figure toujours au 2e rang des régions françaises ayant le plus faible taux de chômage, derrière les Pays de la Loire (8 %). Ce trimestre, le taux de chômage diminue de 0,4 point dans tous les départements bretons. Il s’établit ainsi à 8,6 % dans les Côtes-d’Armor et le Morbihan, à 8,4 % dans le Finistère, et à 7,4 % en Ille-et-Vilaine.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 6,8 8,3
T2 2005 7 8,4
T3 2005 7,1 8,6
T4 2005 7,2 8,7
T1 2006 7,4 8,7
T2 2006 7,2 8,6
T3 2006 7,2 8,5
T4 2006 6,8 8
T1 2007 6,8 8,1
T2 2007 6,6 7,8
T3 2007 6,5 7,6
T4 2007 6,1 7,1
T1 2008 5,7 6,8
T2 2008 5,8 7
T3 2008 5,9 7,1
T4 2008 6,3 7,4
T1 2009 7 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,5 8,8
T4 2009 7,8 9,1
T1 2010 7,7 9
T2 2010 7,6 8,9
T3 2010 7,5 8,8
T4 2010 7,5 8,8
T1 2011 7,4 8,8
T2 2011 7,3 8,7
T3 2011 7,5 8,8
T4 2011 7,6 9
T1 2012 7,8 9,1
T2 2012 8,1 9,3
T3 2012 8,2 9,4
T4 2012 8,6 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,9 10,1
T3 2013 8,8 9,9
T4 2013 8,6 9,7
T1 2014 8,6 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,8 10
T4 2014 8,9 10,1
T1 2015 8,8 10
T2 2015 9 10,1
T3 2015 9 10,1
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,9 9,9
T2 2016 8,6 9,7
T3 2016 8,6 9,7
T4 2016 8,5 9,7
T1 2017 8,1 9,3
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi repart à la hausse, surtout chez les 50 ans ou plus

En Bretagne, fin mars 2017, 262 300 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C, soit 0,5 % de plus qu’à la fin du mois de décembre 2016. La hausse régionale est plus limitée que celle observée en France métropolitaine (+ 0,7 %). Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B ou C croît de 0,2 % au niveau régional et de 0,9 % au niveau national.

Dans la région, le nombre de demandeurs d’emploi de ces catégories augmente à nouveau fortement pour les 50 ans ou plus (+ 1,5 %), plus légèrement pour les moins de 25 ans et pour les 25 à 49 ans (+ 0,2 % dans les deux cas). Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B ou C augmente de 5,9 % chez les 50 ans ou plus, alors qu’il diminue de 6,1 % chez les moins de 25 ans.

Le nombre de chômeurs de longue durée baisse de 0,6 % entre fin décembre 2016 et fin mars 2017. Il diminue de 1,2 % sur un an, par rapport à fin mars 2016.

Cette hausse du nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B ou C vaut pour tous les départements de la région. Relativement marquée dans les Côtes-d’Armor (+ 0,8 %) et en Ille-et-Vilaine (+ 0,7 %), elle est plus faible (+ 0,3 %) dans le Finistère et le Morbihan. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi progresse de 1,3 % en Ille-et-Vilaine et de 0,3 % dans les Côtes-d’Armor, alors qu’il décroît de 0,3 % dans le Finistère et de 0,7 % dans le Morbihan.

Le nombre de logements commencés poursuit sa progression

L’amélioration constatée au cours des trimestres précédents dans la construction de logements est moins nette au 1er trimestre 2017 en Bretagne. L’augmentation du nombre de logements autorisés connaît un coup d’arrêt - exclusivement du fait d’une forte baisse en Ille-et-Vilaine - alors que la hausse se poursuit sur l’ensemble de la France métropolitaine. À l’inverse, le nombre de logements commencés continue de croître, de manière plus soutenue qu’au niveau national.

En cumul sur un an, entre début avril 2016 et fin mars 2017, 24 500 logements ont été autorisés en Bretagne. En baisse de 0,5 % sur un trimestre, les autorisations de logements progressent cependant de 11,7 % sur un an (figure 5).

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,05 100,47
mars 2005 102,89 101,53
avril 2005 103,42 102,29
mai 2005 106,84 102,8
juin 2005 108,68 104,19
juil. 2005 107,63 105,05
août 2005 108,68 105,52
sept. 2005 109,21 106,38
oct. 2005 109,47 106,52
nov. 2005 110,53 106,99
déc. 2005 112,37 108,4
janv. 2006 112,89 109,44
févr. 2006 113,42 110,71
mars 2006 115 112,47
avril 2006 116,58 113,45
mai 2006 117,11 114,84
juin 2006 118,42 115,57
juil. 2006 118,68 116,43
août 2006 119,74 117,11
sept. 2006 117,63 116,62
oct. 2006 116,84 118,03
nov. 2006 118,16 118,99
déc. 2006 117,11 118,48
janv. 2007 116,32 117,88
févr. 2007 118,68 117,88
mars 2007 119,74 118,37
avril 2007 119,47 117,84
mai 2007 118,68 117,54
juin 2007 117,11 116,78
juil. 2007 116,58 116,98
août 2007 115,26 116,8
sept. 2007 114,21 116,51
oct. 2007 115,79 115,78
nov. 2007 112,63 113,67
déc. 2007 112,89 112,47
janv. 2008 113,42 112,26
févr. 2008 111,32 111,94
mars 2008 108,95 110,32
avril 2008 106,84 109,52
mai 2008 104,21 108,34
juin 2008 100,79 106,15
juil. 2008 99,74 103,7
août 2008 97,11 101,27
sept. 2008 96,58 99,71
oct. 2008 90,79 97,51
nov. 2008 88,42 95,65
déc. 2008 84,74 92,85
janv. 2009 82,11 90,09
févr. 2009 77,63 86,45
mars 2009 72,63 83,57
avril 2009 70,53 81,32
mai 2009 67,37 78,64
juin 2009 65,26 76,74
juil. 2009 61,58 75,6
août 2009 60,79 74,76
sept. 2009 59,21 74,11
oct. 2009 59,21 73,21
nov. 2009 59,21 73,37
déc. 2009 59,47 74,09
janv. 2010 57,89 74,76
févr. 2010 58,95 76,5
mars 2010 61,58 79,03
avril 2010 61,32 80,97
mai 2010 63,16 83,04
juin 2010 65 85,39
juil. 2010 66,58 87,59
août 2010 66,58 88,94
sept. 2010 67,89 90,48
oct. 2010 67,63 91,11
nov. 2010 68,16 91,64
déc. 2010 69,21 92,83
janv. 2011 70,53 94,36
févr. 2011 70,53 94,56
mars 2011 69,21 94,05
avril 2011 70,26 93,97
mai 2011 70,79 95,46
juin 2011 70,53 95,81
juil. 2011 72,37 96,38
août 2011 73,95 97,63
sept. 2011 75 99,39
oct. 2011 76,32 100,04
nov. 2011 76,32 101,12
déc. 2011 76,32 102,21
janv. 2012 77,11 101,98
févr. 2012 78,16 102,15
mars 2012 78,95 101,82
avril 2012 77,89 102,17
mai 2012 76,32 100,74
juin 2012 75 100,33
juil. 2012 72,37 99,51
août 2012 71,05 99,63
sept. 2012 70,26 97,59
oct. 2012 68,68 97,06
nov. 2012 68,16 96,01
déc. 2012 70 94,28
janv. 2013 70 94,46
févr. 2013 70,26 95,97
mars 2013 70,79 96,59
avril 2013 70,53 95,03
mai 2013 69,47 93,07
juin 2013 69,47 91,35
juil. 2013 68,95 89,33
août 2013 67,11 86,45
sept. 2013 65,26 84,86
oct. 2013 65 84,41
nov. 2013 63,16 83,61
déc. 2013 59,21 82,85
janv. 2014 56,84 80,77
févr. 2014 53,68 77,7
mars 2014 50,53 76,62
avril 2014 50 75,5
mai 2014 50 75,54
juin 2014 48,95 75,52
juil. 2014 48,16 75,84
août 2014 48,42 75,6
sept. 2014 48,16 75,76
oct. 2014 46,32 74,82
nov. 2014 46,32 74,02
déc. 2014 46,58 73,94
janv. 2015 46,05 73,64
févr. 2015 45,79 73,15
mars 2015 46,05 72,35
avril 2015 46,84 73,02
mai 2015 47,11 72,59
juin 2015 48,68 73,59
juil. 2015 48,68 73,57
août 2015 50,26 74,37
sept. 2015 50,53 75,15
oct. 2015 51,05 75,74
nov. 2015 51,58 77,5
déc. 2015 52,11 78,52
janv. 2016 53,68 79,01
févr. 2016 57,11 80,44
mars 2016 58,42 80,77
avril 2016 59,74 81,63
mai 2016 60,53 83,38
juin 2016 59,74 83,47
juil. 2016 60,79 84,2
août 2016 60,79 85,31
sept. 2016 62,63 87,31
oct. 2016 64,74 87,9
nov. 2016 65,79 88,62
déc. 2016 66,58 89,54
janv. 2017 66,84 90,13
févr. 2017 65,26 90,46
mars 2017 66,58 92,48
avril 2017 65,79 92,87
mai 2017 66,32 94,18
  • Notes : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Le bilan régional au 1er trimestre s’avère contrasté : en Ille-et-Vilaine, le nombre de logements autorisés recule de 11,8 % alors qu’il progresse dans tous les autres départements bretons (+ 5,3 % dans les Côtes-d’Armor, + 7,2 % dans le Finistère et + 11,4 % dans le Morbihan). La constat demeure identique si l’on se réfère à la situation un an auparavant. Entre la fin mars 2016 et la fin mars 2017, le nombre de logements autorisés se replie de 7,4 % en Ille-et-Vilaine. Dans le même temps, il augmente de 15,1 % dans le Morbihan, de 34,6 % dans les Côtes-d’Armor et de 40,5 % dans le Finistère. Le recul enregistré en Ille-et-Vilaine suit toutefois une période de forte hausse en 2015 et début 2016. En France métropolitaine, le nombre de logements autorisés au 1er trimestre 2017 progresse aussi bien sur un trimestre (+ 3,4 %) que sur un an (+ 14,1 %).

Entre avril 2016 et mars 2017, 22 400 logements ont été commencés en Bretagne. Le nombre de logements commencés est ainsi en hausse de 6,1 % par rapport au 4e trimestre 2016, et de 18,5 % sur un an. Les mises en chantier augmentent dans tous les départements de la région, notamment dans le Morbihan (+ 10,2 %), dans les Côtes-d’Armor (+ 7,2 %) et dans le Finistère (+ 6,6 %). La hausse est plus limitée en Ille-et-Vilaine (+ 3,7 %). Au niveau national, le nombre de logements commencés augmente de 16,1 % sur l’année (+ 5 % sur le trimestre).

En Bretagne, avec 2,6 millions de m², le cumul annuel de surfaces de locaux autorisés diminue à nouveau, de 3,2 % au 1er trimestre, alors qu’il augmente de 0,4 % en France métropolitaine.

C’est l’inverse pour les locaux commencés : leur superficie progresse de 1,5 % en Bretagne (2,1 millions de m²) et elle se contracte de 0,3 % en France métropolitaine.

Le mois de janvier dynamise la fréquentation hôtelière

Au 1er trimestre 2017, les hôtels bretons enregistrent 1 320 000 nuitées. Cela constitue une hausse de 1,8 % par rapport au bilan du 1er trimestre 2016 (figure 6). Cette hausse est particulièrement forte en janvier 2017 (+ 6,1 % par rapport à janvier 2016). En un an, le nombre de nuitées des touristes français augmente au 1er trimestre 2017 de 2,1 %, alors qu’il baisse de 2,1 % pour les touristes étrangers. Au niveau national, le nombre trimestriel de nuitées progresse de 2,3 % entre les 1ers trimestres 2016 et 2017, davantage tiré par la fréquentation des touristes étrangers.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bretagne France métropolitaine
T1 2011 5,360836756693744 2,2455296988236904
T2 2011 4,2993719505074575 3,118357539041192
T3 2011 1,3271662328002882 3,0256743767917547
T4 2011 9,909902490446694 4,643769783473398
T1 2012 8,621150531390278 2,3624045764267207
T2 2012 0,13192034153251697 -0,7817130068028603
T3 2012 -0,3849829873456325 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,504282278186983 0,30393408277045164
T1 2013 -4,67235790295478 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,3432507851315996 -0,7465023691316598
T3 2013 2,472338743413304 0,09029170044515399
T4 2013 1,9784010121701396 -0,5644496415199138
T1 2014 0,10949294972224315 -2,85235793715239
T2 2014 -0,06437951725421222 -0,7980936572239198
T3 2014 -0,5737720267410954 -1,6063850425588522
T4 2014 1,0589981611538146 -0,7375650233675307
T1 2015 9,469228785601864 2,4484776357299944
T2 2015 4,906061109349588 1,9306724791269951
T3 2015 4,973387124114325 3,301374690924051
T4 2015 2,1798385034162853 -1,2733203931827362
T1 2016 5,136140624492318 1,9023637524163426
T2 2016 -0,688444212031218 -3,6195839979635847
T3 2016 -0,21673915227717885 -4,108686591845969
T4 2016 7,989816059730529 4,915287437018298
T1 2017 1,7661920250944618 2,377516466873357
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 6 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Les créations d’entreprises repartent à la hausse, des défaillances toujours moins nombreuses

Au 1er trimestre 2017, la Bretagne compte 4 836 créations d’entreprises. Cela correspond à une hausse de 3,9 % ce trimestre, après le coup d’arrêt au trimestre précédent. Sur un an, les créations d’entreprises progressent également, de 3,1 % (figure 7). C’est aussi le cas pour la France métropolitaine (+ 4,5 %).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bretagne hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bretagne y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 93,63 95,61 122,94 120,71
T3 2009 94,82 94,18 117,29 116,46
T4 2009 106,07 99,69 122,41 123,39
T1 2010 97,6 96,47 125,67 132,76
T2 2010 97,18 100 114,41 121,26
T3 2010 101,37 98,66 111,55 116,86
T4 2010 100,34 97,33 110,35 117,48
T1 2011 94,27 96,36 97,79 107,69
T2 2011 95,47 94,84 101,3 107,35
T3 2011 98,5 96,48 105,69 107,4
T4 2011 95,21 96,89 104,31 108,96
T1 2012 95,34 92,64 104,07 111,36
T2 2012 89,26 88,77 100,23 108,77
T3 2012 88,79 89,52 99,73 107,9
T4 2012 91,02 90,68 98,3 105,14
T1 2013 98,33 97,51 102,12 107,5
T2 2013 97,56 97,65 99,54 106,25
T3 2013 100,17 99,01 98,38 104,92
T4 2013 96,02 102 98,38 107,93
T1 2014 99,57 100,52 99,54 109,66
T2 2014 99,87 100,55 102,88 107,95
T3 2014 97,09 99,94 104,89 110,39
T4 2014 99,14 101,37 104,77 109,54
T1 2015 108,77 107,64 96,3 103,91
T2 2015 115,44 113,02 96,18 102,53
T3 2015 116,77 116,09 98,59 104,56
T4 2015 122,41 118,58 99,81 105,48
T1 2016 121,09 121,18 98,55 108,83
T2 2016 122,33 125,41 100,04 111,06
T3 2016 125,11 126,82 98,55 109,79
T4 2016 122,93 125,73 97,75 108,87
T1 2017 126,13 128,73 101,58 113,74
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 7 – Créations d'entreprises

Au 1er trimestre 2017, 39 % des entreprises créées en Bretagne le sont sous le régime de la micro-entreprise. Les créations de ces structures progressent (+ 6 %). C’est aussi le cas hors micro-entreprises avec 2 949 créations au 1er trimestre, soit une hausse de 2,6 % par rapport au 4e trimestre 2016. Sur un an, les créations hors micro-entreprises augmentent de 4,2 %. En France métropolitaine, elles sont en hausse de 3,9 % sur un trimestre et de 3,1 % sur un an.

En cumul annuel, entre avril 2016 et mars 2017, 2 265 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en Bretagne. Par rapport à fin décembre 2016, ce nombre baisse de 2,5 %. Sur l’ensemble de la France métropolitaine, les défaillances d’entreprises diminuent de 1,7 %. Les défaillances reculent en particulier en Ille-et-Vilaine (– 4,4 %). C’est aussi vrai pour les autres départements bretons, avec un recul de 2,3 % dans les Côtes-d’Armor, de 1,9 % dans le Morbihan et de 1 % dans le Finistère. Sur un an, le nombre de défaillances décroît également. Il diminue ainsi de 7,9 % en Bretagne par rapport au 1er trimestre 2016. Au niveau national, sur la même période, le nombre de défaillances recule de 6,8 %.

Encadrés

La croissance française s’est élevée d’un cran depuis le quatrième trimestre 2016

En France, la croissance est restée solide début 2017, sur un rythme de + 0,4 % à + 0,5 % depuis fin 2016. L’investissement des entreprises a vivement accéléré mais les exportations se sont nettement repliées et la consommation des ménages a marqué le pas. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a de nouveau solidement progressé (+ 76 000 après + 60 000 fin 2016) et le taux de chômage a nettement diminué (– 0,4 point à 9,6 %). En mai, le climat des affaires dans l’industrie en France est au plus haut depuis mi-2011. Au total, le PIB progresserait de nouveau solidement jusque fin 2017 (+ 0,5 % aux deuxième et troisième trimestres, + 0,4 % au quatrième) et s’élèverait de 1,6 % sur l’année, une croissance inédite depuis 2011. L’emploi resterait dynamique et le taux de chômage baisserait de nouveau, pour s’établir à 9,4 % fin 2017. 

Dans la zone euro, le climat des affaires est au printemps 2017 au plus haut depuis dix ans

Au premier trimestre 2017, la croissance des économies avancées s’est un peu infléchie (+ 0,4 % après + 0,5 %), en particulier aux États-Unis (+ 0,3 % après + 0,5 %) et au Royaume-Uni (+ 0,2 % après + 0,7 %). Dans la zone euro, la croissance s’est légèrement élevée (+ 0,6 % après + 0,5 %), en particulier en Allemagne (+ 0,6 % après + 0,4 %). Le climat des affaires reste bien orienté dans les économies avancées et la croissance y resterait solide. La conjoncture est aussi favorable dans les économies émergentes. En conséquence le commerce mondial accélérerait vigoureusement en 2017 (+ 5,9 %, ce qui serait la plus forte croissance depuis 2011), sous l’impulsion des économies émergentes et des États-Unis. Dans la zone euro, la croissance continuerait de s’élever à petits pas en 2017 (+ 1,8 % après + 1,6 % en 2016 et + 1,4 % en 2015). La consommation résisterait au ralentissement du pouvoir d’achat car les ménages réduiraient leur épargne de précaution, en particulier en Italie et en Espagne.

Pour en savoir plus

Au premier trimestre 2017, le pouvoir d’achat des ménages et le taux de marge des sociétés non financières sont quasiment stables / Insee - Dans : Tableau de bord de la conjoncture (2017, juin)

Note de conjoncture : Croissance solide / Insee Conjoncture ; (2017, juin)

L’emploi salarié augmente de nouveau solidement au premier trimestre 2017 / Insee - Dans : Informations rapides – Emploi salarié ; n°153 (2017, juin) - 2 p.

4e trimestre 2016 : tendance toujours favorable / Hervé Bovi, Valérie Molina ; Insee Bretagne - Dans : Insee Conjoncture Bretagne ; n°14 (2017, avril) - 4 p.