Plus de la moitié des migrations résidentielles avec le Grand Est concerne les jeunes

Annie Ébro, Dominique Kelhetter, Insee

La plupart des habitants du Grand Est qui changent de résidence, le font à l’intérieur de la région, quatre fois sur dix dans la même commune et neuf fois sur dix dans le même département. Quand ils déménagent vers une autre région de France, c’est de préférence vers les départements limitrophes. Les jeunes sont les plus mobiles, surtout à l’âge des études et vers le Bas-Rhin, la Marne et la Meurthe-et-Moselle. Après 25 ans, les migrations concernent principalement des actifs en emploi. En 2013, le solde des entrées et des sorties est défavorable à la région.

En 2015, pour la première fois depuis 1990, la région Grand Est perd des habitants, - 1 000 en un an. La population est estimée à 5 558 300 habitants. De 2009 à 2014, la population augmentait encore de 0,1 % par an en moyenne, portée par un solde naturel positif (+ 0,3 %) associé à un solde migratoire apparent négatif (- 0,2 %). Dans le même temps, les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de l’Aube et dans une moindre mesure de la Marne ont gagné des habitants. La population de la Meurthe-et-Moselle et de la Moselle est restée stable. Celle des Ardennes, de la Meuse, des Vosges et surtout de la Haute-Marne a diminué : ces départements cumulent à la fois un solde naturel faible ou négatif et un déficit migratoire. Celui-ci concerne également les autres départements, à l’exception de l’Aube, où davantage d’habitants s’y installent que d’habitants ne le quittent (+ 0,1 % en moyenne annuelle) ; cette tendance était encore plus prononcée en 2013 (+ 0,4 %). Dans le même temps, le seul solde migratoire apparent du Grand Est est de - 10 150 habitants : les migrations entre la région et le reste de la France contribuent pour l’essentiel au déficit (- 10 550), à peine contrebalancées par les migrations entre la région et l’étranger (solde de + 400). Six départements de la région ont un solde migratoire négatif avec le reste de la France, mais positif avec l’étranger, l’Aube et la Meuse en particulier, suivis des Vosges, des Ardennes, du Haut-Rhin et de la Meurthe-et-Moselle. Les autres départements ont des échanges défavorables à la fois avec la France et avec l’étranger, sauf la Marne qui gagne un peu plus d’habitants qu’elle n’en perd dans les migrations avec les autres départements.

Une grande stabilité résidentielle

Le Grand Est est la région où il y a le moins de mouvements avec l’extérieur : près de 99 % de la population qui y résidait en janvier 2014 y habitait déjà un an plus tôt. Au cours de l’année 2013, seules 59 900 personnes ont emménagé dans le Grand Est en provenance des autres régions et 70 500 l’ont quitté pour une autre région. Le solde est négatif pour le Grand Est, qui rejoint en cela les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Île-de-France, la Normandie et dans une moindre mesure Provence-Alpes-Côte d’Azur. La mobilité interrégionale des habitants du Grand Est est l’une des plus faibles de métropole tant pour les entrées que pour les sorties. Les principales régions d’échange sont l’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et les Hauts-de-France (respectivement 22 %, 13 %, 12 % et 12 % du total des échanges interrégionaux) (figure 1). Ce sont pour la plupart des régions limitrophes du Grand Est. Cette proximité géographique se retrouve également dans les mobilités entre départements, les habitants déménageant plus fréquemment vers un département très proche : c’est dans les Ardennes et la Marne qu’on dénombre le plus d’arrivants en provenance de l’Aisne, et c’est dans l’Aube et la Marne que les arrivants des départements d’Île-de-France sont les plus nombreux, à l’exception des arrivants de Paris, plus présents dans le Bas-Rhin. Les mouvements sont également plus intenses entre la Côte-d’Or et la Haute-Marne et entre le Doubs, le territoire de Belfort et le Haut-Rhin.

Les mobilités résidentielles des habitants du Grand Est sont pourtant essentiellement internes : en 2013, elles représentent 520 000 déménagements. Seuls les Hauts-de-France connaissent des mouvements internes encore plus intenses. Il s’agit plus d’un changement de logement que d’une réelle migration, quatre déménagements sur dix s’effectuant dans la même commune, et cinq sur dix dans une autre commune du même département (figure 2).

Figure 1 - L’essentiel des mobilités résidentielles est réalisé avec les régions limitrophes du Grand EstFlux en entrées et sorties entre le Grand Est et les autres régions du territoire national

  • Source : Insee, recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Figure 2 - Neuf déménagements sur dix se font à l'intérieur du département520 000 migrations internes au Grand Est en un an

  • Source : Insee, recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Plus de la moitié des mobilités concerne les jeunes

Les jeunes adultes âgés de 19 à 34 ans représentent plus de la moitié des habitants mobiles et les enfants de moins de 10 ans qui accompagnent leurs parents, un dixième. C’est à partir de 19 ans que les mouvements s’amplifient : ils sont quatre fois plus nombreux qu’à 18 ans. À partir de 35 ans, la mobilité résidentielle devient moins importante puis quasi nulle après 70 ans.

Le solde des entrées-sorties n’est positif que pour la tranche d’âge des 18-21 ans (figure 3). Parmi ces jeunes, 68 % des entrants et 64 % des sortants sont des étudiants. Après 21 ans, les départs excèdent les arrivées et la part des actifs en emploi parmi les mobiles augmente pour dépasser celle des étudiants à partir de 23 ans.

Figure 3 - Dans le Grand Est, plus d'arrivées que de départs entre 19 et 21 ansMigrations résidentielles entre le Grand Est et le reste du territoire national

en nombre
Figure 3 - Dans le Grand Est, plus d'arrivées que de départs entre 19 et 21 ans
Âge Entrants Sortants Solde
002 1 060 1 031 29
003 910 1 037 -128
004 797 895 -98
005 869 869 1
006 692 877 -185
007 594 767 -173
008 685 823 -137
009 640 652 -12
010 481 588 -107
011 533 615 -82
012 574 626 -51
013 467 593 -125
014 502 -557 -54
015 398 571 -173
016 505 562 -57
017 457 517 -60
018 557 507 50
019 2 134 2 164 -30
020 1 997 1 909 88
021 3 031 2 922 109
022 2 791 3 171 -380
023 2 756 3 048 -292
024 2 800 3 475 -675
025 2 859 3 338 -480
026 2 355 2 838 -482
027 2 129 2 404 -275
028 1 800 2 071 -271
029 1 487 1 821 -334
030 1 453 1 584 -131
031 1 283 1 642 -359
032 1 292 1 361 -69
033 1 037 1 116 -78
034 987 1 268 -281
035 904 1 117 -213
036 800 959 -159
037 773 1 054 -281
038 660 769 -110
039 687 781 -94
040 612 814 -202
041 725 652 73
042 549 781 -233
043 618 787 -168
044 586 737 -151
045 486 658 -172
046 493 569 -76
047 471 573 -102
048 401 500 -99
049 376 521 -145
050 399 503 -104
051 326 403 -77
052 395 383 13
053 389 381 9
054 270 407 -137
055 282 358 -76
056 311 387 -77
057 280 327 -47
058 320 386 -66
059 290 453 -163
060 255 418 -163
061 313 479 -167
062 322 505 -183
063 274 435 -161
064 262 463 -201
065 273 392 -120
066 206 368 -162
067 246 378 -132
068 222 319 -97
069 161 281 -120
070 124 193 -70
  • Lecture : 3 030 jeunes de 21 ans ont emmenagé dans la région Grand Est en 2013 et 2 920 ont quitté la région, soit un solde excédentaire de 110.
  • Champ : population de 2 à 70 ans.
  • Source : recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Figure 3 - Dans le Grand Est, plus d'arrivées que de départs entre 19 et 21 ansMigrations résidentielles entre le Grand Est et le reste du territoire national

Les retraités déménagent quand ils sont encore jeunes

Près de 40 % des personnes qui arrivent dans le Grand Est ou qui le quittent sont des actifs ayant un emploi à leur destination (figure 4). Ils peuvent avoir déménagé pour occuper cet emploi dans leur nouvelle région, ou l’avoir trouvé à leur arrivée. À l’opposé, 60 % des mobiles sont inactifs (jeunes enfants, élèves, étudiants ou stagiaires, retraités, femmes ou hommes au foyer…) ou au chômage. Quelle que soit la situation par rapport à l’activité, le solde des mobilités résidentielles est négatif.

Les chômeurs sont plus représentés parmi les entrants que parmi les sortants et plus particulièrement pour les 26-60 ans (24 % pour 21 %). Ils peuvent avoir perdu leur emploi en quittant leur région, pour suivre un conjoint par exemple, ou ils pouvaient être déjà au chômage auparavant et viennent dans l’espoir de trouver un emploi.

Au contraire, les retraités sont plus représentés parmi les sortants que parmi les entrants (9 % et 7 %). Il s’agit plutôt de jeunes retraités : près de la moitié d’entre eux sont âgés de 58 à 69 ans.

Figure 4 - La plupart des entrants et des sortants ont un emploiType d'activité des mobiles entre le Grand Est et le territoire national

Figure 4 - La plupart des entrants et des sortants ont un emploi
Entrants Sortants
Actifs ayant un emploi 23 778 30 296
Elèves, étudiants, stagiaires 10 729 10 748
Moins de 14 ans 8 764 9 881
Chômeurs 9 109 9 602
Retraités ou préretraités 4 039 6 094
Autres inactifs 2 085 2 274
Femmes ou hommes au foyer 1 385 1 558
  • Lecture : 30 300 mobiles sortants sont actifs en emploi dans leur nouvelle région de résidence.
  • Champ : ensemble des mobiles du Grand Est.
  • Source : Insee, recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Figure 4 - La plupart des entrants et des sortants ont un emploiType d'activité des mobiles entre le Grand Est et le territoire national

Entre 26 et 60 ans, une grande majorité des mobiles ont un emploi

Dans le Grand Est, les actifs ayant un emploi représentent 62 % des entrants et 66 % des sortants de 26 à 60 ans. À l’exception des exploitants agricoles qui sont très peu nombreux, le solde des mouvements entre régions est défavorable au Grand Est pour toutes les catégories socioprofessionnelles (figure 5). Proportionnellement, le solde est le plus négatif pour les professions libérales, les techniciens et les cadres d’entreprise. Au contraire, il est proche de l’équilibre pour les ouvriers agricoles, les ouvriers non qualifiés et les employés de la fonction publique.

Au cours de l’année 2013, le Grand Est a accueilli 23 800 actifs en emploi en provenance d’une autre région française et en a vu partir 30 300. La moitié des arrivées et des départs ont lieu au début de la vie active, entre 21 et 30 ans, et les trois quarts avant 40 ans.

Figure 5 - Les employés et les professions intermédiaires de la fonction publique comme les cadres d’entreprise sont les plus mobilesCatégories socio-professionnelles des mobiles entre le Grand Est et le territoire national

Figure 5 - Les employés et les professions intermédiaires de la fonction publique comme les cadres d’entreprise sont les plus mobiles
Entrants Sortants
Employés de la fonction publique 3 935 4 100
Cadres d'entreprise 3 162 4 558
Prof. intermédiaires fonction publique 2 967 3 841
Cadres fonction publique, prof. intellect. 2 689 3 537
Ouvriers qualifiés 2 160 2 652
Prof. intermédiaires admin. entreprises 1 929 2 571
Ouvriers non qualifiés 1 395 1 368
Employés administratifs d'entreprise 1 008 1 238
Techniciens 989 1 643
Personnels services directs particuliers 972 1 346
Employés de commerce 918 1 149
Contremaîtres, agents de maîtrise 407 525
Commerçants et assimilés 369 481
Professions libérales et assimilés 264 562
Artisans 259 320
Ouvriers agricoles 193 196
Chefs d'entreprise de 10 salariés ou + 98 121
Agriculteurs exploitants 91 60
  • Lecture : 4 560 mobiles sortants sont cadres d'entreprise dans leur nouvelle région de résidence.
  • Champ : ensemble des mobiles du Grand Est, actifs en emploi.
  • Source : recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Figure 5 - Les employés et les professions intermédiaires de la fonction publique comme les cadres d’entreprise sont les plus mobilesCatégories socio-professionnelles des mobiles entre le Grand Est et le territoire national

Des mobilités de proximité pour les actifs

Le solde migratoire des actifs diffère selon les départements du Grand Est. Il est positif seulement dans le Haut-Rhin, qui attire légèrement plus d’actifs de 25 à 35 ans et de 45 à 55 ans, qu’il n’en perd. Le département entretient des relations privilégiées avec son voisin, le Bas-Rhin : en 2013, les installations comme les départs d’actifs s’élèvent à 1 500 personnes. Les échanges sont également nombreux avec d’autres départements proches (Territoire de Belfort, Doubs, Vosges) ou plus éloignés (Paris et la Moselle). Le Haut-Rhin a bénéficié de l’arrivée de cadres et d’employés de la fonction publique mais a perdu des cadres d’entreprises ou des employés de commerce.

Le solde migratoire des actifs de la Haute-Marne est proche de l’équilibre, grâce à des arrivées entre 22 et 26 ans qui compensent les départs aux autres âges. Les mouvements concernent les départements qui la bordent : la Marne d’abord, suivi par la Meuse, la Côte-d’Or et les Vosges. La Haute-Marne perd plus de population active avec la Côte-d’Or qu’elle n’en gagne, c’est le contraire avec le département du Nord. Sur un an, elle a gagné des employés de la fonction publique et des ouvriers qualifiés mais a perdu des cadres de la fonction publique, des employés et des professions intermédiaires du tertiaire.

Pour les autres départements, les départs d’actifs sont plus nombreux que les arrivées. Les sorties d’actifs sont particulièrement fortes pour les Vosges (- 950), dès l’entrée des jeunes dans la vie active et jusqu’à 50 ans. Pour les plus âgés, le solde redevient légèrement positif. Les échanges avec la Meurthe-et-Moselle sont importants, mais au détriment des Vosges : en 2013, près de 300 actifs ont quitté le département. Les départs sont nombreux chez les professions intermédiaires d’entreprise, les employés de commerce et les ouvriers qualifiés (près de 200 pour ce dernier groupe).

Le Bas-Rhin, la Marne et la Meurthe-et-Moselle accueillent de nombreux étudiants

Le Bas-Rhin, la Marne et la Meurthe-et-Moselle se distinguent des autres départements du Grand Est pour leur important pic d’arrivées entre 19 et 21 ans (figure 6). Les migrations progressent sensiblement pour les jeunes de 19 ans : ils sont alors huit fois plus nombreux à entrer dans ces trois départements et quatre fois plus nombreux à en partir que les jeunes de 18 ans. Il s’agit principalement d’étudiants qui viennent s’inscrire dans les formations post-bac offertes dans les grands pôles universitaires de ces territoires. Après une légère baisse du nombre d’arrivées de jeunes de 20 ans, on observe un nouvel afflux d’étudiants à 21 ans, pour les formations de niveau bac+2 (écoles d’ingénieurs et de commerce en particulier). Ensuite, les arrivées diminuent progressivement, alors que les départs augmentent. Le solde devient fortement négatif entre 24 et 26 ans : ce sont principalement des actifs en emploi qui partent, leur poids parmi les sortants augmentant avec l’âge.

Plus de départs d’étudiants dans les autres départements

Les sept autres départements du Grand Est ont un solde migratoire très différent pour les jeunes âgés de 19 à 25 ans (figure 7). Ces territoires disposent d’une offre de formations dans le supérieur moins étoffée que dans le Bas-Rhin, la Marne et la Meurthe-et-Moselle. De nombreux étudiants quittent donc ces sept départements pour suivre leurs études ailleurs. On observe également une rupture à l’âge de 19 ans, mais pour les départs (sept fois plus nombreux qu’à 18 ans) plutôt que pour les arrivées (trois fois plus nombreuses). Après cet âge, le solde des entrées-sorties revient progressivement vers zéro, y compris entre 24 et 26 ans pour les jeunes actifs en emploi.

Parmi ces sept départements, celui des Vosges accueille plus d’habitants âgés de 56 à 65 ans qu’il n’en voit partir. Cette tranche d’âge représente plus de 10 % du total des arrivées mais seulement 5 % de l’ensemble des départs.

Les entrants sont des retraités en majorité, mais aussi des actifs notamment avant 60 ans. Au-delà de 66 ans, le solde migratoire redevient négatif. La moitié de ces personnes viennent des départements avoisinants : de Meurthe-et-Moselle surtout, mais aussi de Moselle, du Haut-Rhin et de la Marne. Une cinquantaine de communes ont accueilli ces nouveaux résidents dont les principales sont Gérardmer, Saint-Dié-des-Vosges, Bruyères et Épinal.

Figure 6 - Une arrivée de jeunes majeurs dans le Bas-Rhin, la Marne et la Meurthe-et-MoselleMigrations résidentielles de ces trois départements avec le reste du territoire national

en nombre
Figure 6 - Une arrivée de jeunes majeurs dans le Bas-Rhin, la Marne et la Meurthe-et-Moselle
Âge Entrants Sortants Solde
002 800 796 4
003 733 786 -53
004 697 683 15
005 651 639 13
006 466 579 -113
007 470 517 -46
008 531 603 -71
009 497 443 55
010 369 424 -55
011 365 387 -22
012 393 406 -13
013 354 442 -88
014 342 448 -106
015 313 487 -174
016 428 409 19
017 324 417 -93
018 633 398 236
019 5 050 1 665 3 385
020 2 948 1 690 1 258
021 3 563 2 556 1 007
022 2 957 2 807 150
023 2 724 2 827 -103
024 2 710 3 099 -389
025 2 448 2 985 -537
026 2 111 2 632 -521
027 1 804 2 066 -262
028 1 635 1 726 -91
029 1 406 1 659 -252
030 1 239 1 378 -139
031 1 109 1 372 -263
032 1 042 1 100 -57
033 830 953 -123
034 820 1 050 -230
035 742 796 -54
036 697 681 15
037 601 760 -159
038 483 569 -86
039 578 615 -37
040 549 567 -18
041 522 540 -17
042 440 552 -112
043 424 516 -92
044 472 477 -5
045 397 502 -106
046 399 430 -31
047 324 391 -68
048 278 444 -166
049 282 360 -78
050 317 -370 -53
051 314 348 -34
052 284 334 -50
053 242 301 -59
054 182 317 -135
055 210 290 -80
056 226 294 -68
057 222 277 -56
058 185 314 -129
059 240 335 -96
060 173 291 -117
061 221 315 -95
062 183 301 -118
063 219 333 -114
064 208 354 -147
065 111 297 -186
066 144 260 -116
067 177 253 -76
068 138 205 -67
069 123 199 -75
070 56 153 -96
  • Champ : population de 2 à 70 ans.
  • Source : recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Figure 6 - Une arrivée de jeunes majeurs dans le Bas-Rhin, la Marne et la Meurthe-et-MoselleMigrations résidentielles de ces trois départements avec le reste du territoire national

Figure 7 - De nombreux départs à 19 ansMigrations résidentielles des autres départements du Grand Est avec le reste du territoire national

en nombre
Figure 7 - De nombreux départs à 19 ans
Âge Entrants Sortants Solde
002 971 946 25
003 901 975 -74
004 737 850 -113
005 772 784 -12
006 697 770 -72
007 605 732 -127
008 599 665 -66
009 583 649 -66
010 524 576 -52
011 487 547 -60
012 616 654 -38
013 531 568 -38
014 591 539 52
015 495 495 1
016 463 539 -76
017 507 473 34
018 509 695 -186
019 1 561 4 976 -3 415
020 1 568 2 738 -1 170
021 2 038 2 936 -897
022 2 235 2 765 -530
023 2 326 2 515 -189
024 2 445 2 731 -286
025 2 576 2 519 57
026 2 338 2 299 38
027 2 128 2 141 -13
028 1 729 1 909 -180
029 1 431 1 513 -82
030 1 400 1 392 8
031 1 277 1 373 -95
032 1 284 1 295 -11
033 1 064 1 019 45
034 977 1 028 -51
035 721 879 -159
036 692 866 -174
037 779 901 -122
038 660 683 -23
039 615 672 -57
040 603 787 -184
041 751 661 90
042 619 739 -120
043 618 694 -76
044 522 668 -146
045 451 518 -67
046 490 534 -45
047 525 559 -34
048 471 404 67
049 423 491 -67
050 484 535 -51
051 390 433 -43
052 454 391 63
053 390 323 67
054 304 306 -2
055 356 352 4
056 334 343 -8
057 326 317 9
058 394 332 62
059 344 411 -67
060 259 305 -46
061 345 417 -72
062 336 402 -65
063 258 305 -47
064 290 344 -55
065 329 263 66
066 250 295 -46
067 227 283 -56
068 204 234 -30
069 136 180 -44
070 143 117 27
  • Champ : population de 2 à 70 ans.
  • Source : recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Figure 7 - De nombreux départs à 19 ansMigrations résidentielles des autres départements du Grand Est avec le reste du territoire national

Dans la Meuse, quatre nouveaux habitants sur dix travaillent en dehors du département

Lorsqu’ils emménagent dans un nouveau département, les actifs en emploi y travaillent également le plus souvent (figure 8) : la proportion s’échelonne de 59 % dans la Meuse à 83 % en Haute-Marne. Les départements qui concentrent le plus de nouveaux résidents travaillant dans un autre département de la région sont la Meuse, les Ardennes et la Meurthe-et-Moselle (34 %, 27 % et 23 %). Près de 20 % des nouveaux habitants de l’Aube travaillent hors de la région, principalement en Île-de-France ou dans le département de l’Yonne. Enfin, une part de la population active nouvellement installée travaille à l’étranger : 14 % des nouveaux habitants de Moselle et 6 % des nouveaux Meurthe-et-Mosellans se rendent majoritairement au Luxembourg ; 7 % des nouveaux Haut-Rhinois vont vers la Suisse. La part des nouveaux arrivants du Bas-Rhin qui travaillent en Allemagne est faible : 1,3 % des entrants.

Figure 8 - S’installer dans un département et travailler ailleursRépartition des nouveaux arrivants actifs en emploi selon le lieu de travail (en %)

Figure 8 - S’installer dans un département et travailler ailleurs
Lieu de travail
Département de résidence Autre département de la région Autre département de métropole Étranger
Ardennes 64,8 26,6 7,0 1,6
Aube 75,2 4,9 19,8 0,1
Marne 80,4 7,5 12,0 0,1
Haute-Marne 83,4 10,1 6,3 0,2
Meurthe-et-Moselle 65,9 22,5 5,0 6,6
Meuse 59,3 34,1 4,2 2,5
Moselle 65,3 17,3 3,6 13,9
Bas-Rhin 82,1 11,4 4,7 1,7
Haut-Rhin 74,9 10,0 7,0 8,2
Vosges 70,5 20,4 8,1 1,0
  • Lecture : 13,9 % des entrants dans le département de la Moselle travaillent à l'étranger.
  • Champ : arrivants dans un département du Grand Est, actifs en emploi.
  • Source : recensement de la population 2014, exploitation complémentaire.

Encadré

Plus du tiers des arrivants de l’étranger sont en emploi

Au cours de l’année 2013, 22 240 personnes sont arrivées dans la région Grand Est en provenance d’un pays étranger. Elles viennent pour moitié des pays de l’Union européenne, et principalement des pays limitrophes : Allemagne (3 300), Belgique ou Luxembourg (1 600), mais aussi Italie (1 200), Espagne (1 000) ou encore Portugal et Royaume-Uni (plus de 600). La Suisse, pays voisin hors de l’Union européenne, représente 4,3 % des entrants avec 960 arrivants, nombre proche de ceux de l’Algérie et du Maroc (980 et 930). Parmi les pays plus lointains, se distinguent les arrivants des États-Unis et de la Chine (570 et 470).

Les principaux départements de résidence sont le Bas-Rhin, la Moselle et enfin le Haut-Rhin (respectivement 27 %, 20 % et 17 %).

Plus du tiers des arrivants de l’étranger sont des actifs avec un emploi, 19 % sont étudiants ou élèves et 14 % se déclarent chômeurs. Selon le pays d’origine, cette répartition diffère : les entrants originaires des pays limitrophes sont plus souvent actifs avec un emploi, ceux de Chine sont plus souvent étudiants.

Pour comprendre

De 1962 à 1999, c’est le lieu de résidence au 1er janvier de l’année du recensement précédent qui était demandé à la population (par exemple, au 1er janvier 1990 lors du recensement de 1999). À partir de 2004, compte tenu de la cadence quinquennale de la prise en compte d’un même territoire, c’est le lieu de résidence cinq ans plus tôt qui est demandé à chaque enquête de recensement.

Pour des raisons de comparabilité avec les autres pays européens, les migrations résidentielles sont mesurées sur un an depuis le recensement de 2013. La réduction de la durée d’observation à un an entre deux changements de résidence devrait permettre d’atténuer la sous-estimation des migrations jusque là connue, du fait des possibilités de migrations multiples dans une période quinquennale.

Les résultats présentés dans ce document ne sont donc pas comparables avec ceux des précédentes collectes.

Les mouvements étudiés concernent uniquement les déménagements à l’intérieur du territoire national (y compris les DOM). Les migrations avec l’étranger ne peuvent pas être appréhendées de manière équilibrée, puisque ne peuvent être connues que les entrées sur le territoire (lieu de résidence au moment du recensement) et non pas les sorties vers l’étranger.

Les enfants de moins de un an au moment de la collecte sont exclus du champ de cette étude.

Les caractéristiques socio-démographiques des individus sont connues au moment du recensement. On ignore ce qu’elles pouvaient être avant la migration. Ainsi, par exemple, la migration des personnes actives en emploi correspond aux personnes actives en emploi à l’issue de leur migration. Cela ne présume en rien leur situation au moment du départ.

Définitions

Solde migratoire d’un département : c’est la différence entre le nombre d’entrants dans le département, en provenance d’un autre département de la France (y compris des Dom), et le nombre de sortants du département vers le reste de la France.

Taux d’entrants (de sortants) d’un territoire : c’est le rapport entre le nombre d’entrants (de sortants) dans un territoire et la population de ce territoire.

Pour en savoir plus

Dzikowski C., Lévy D., « En 2014, un quart de la population qui déménage change de département », Insee Première n° 1654 , juin 2017.

 « Migrations résidentielles en Alsace : qui sont les emménagés récents ? », Les notes de l'ADEUS n° 221, décembre 2016.

 « Les migrations résidentielles en Alsace : où s'installe-t-on ? », les notes de l'ADEUS n° 141, novembre 2014.

Gremillet M., Kuhn Ch., « La CUS dans la dynamique des migrations résidentielles », Chiffres pour l'Alsace n° 29, mars 2012.

Debard Ph., « Migrations résidentielles en Lorraine : 7 profils-types du nouvel arrivant », Économie Lorraine n° 274, janvier 2012.