Reprise de l’emploi, baisse du chômage

Erwan Auger, Corinne Challand, Nicolas Deboudt, Marie-José Durr, Vincent Greiner, Marie-Laure Kayali, Philippe Marchet, Insee

En cette fin d’année 2016, l’emploi salarié marchand retrouve des couleurs dans le Grand Est. Cette embellie ne touche pas tous les secteurs, l’industrie et la construction restent marquées par les difficultés d’après-crise. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi se replie, et notamment celui des jeunes, la situation des chômeurs de très longue durée et des seniors continue de se détériorer.

Grâce en partie à l’attractivité de la région en cette période de marchés de Noël, la fréquentation touristique progresse, plus fortement qu’au niveau national.

Si le nombre de créations d’entreprises baisse, c’est aussi le cas pour les défaillances. Les exportations quant à elles sont toujours en repli à la fin de cet automne.

L’activité est globalement en hausse chez nos voisins frontaliers, et le chômage recule. Au quatrième trimestre 2016, la croissance du PIB en France s’établit, comme prévu, à + 0,4 %. Celle-ci resterait bien orientée les deux premiers trimestres de 2017 (+ 0,3 % et + 0,5 %).

Insee Conjoncture Grand Est
No 7
Paru le : 07/04/2017

Plus forte hausse de l’emploi salarié depuis 2007

Dans le Grand Est, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands augmente sensiblement de 0,6 % (soit 7 500 créations nettes) à l’automne 2016 après l’atonie des trimestres précédents. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis le premier trimestre 2007. Cette progression est plus importante qu’au niveau national (+ 0,4 %) et que dans la plupart des régions, notamment dans les Hauts-de-France et en Bourgogne-Franche-Comté (respectivement + 0,5 % et + 0,3 %).

L’emploi s’accroît dans l’ensemble des départements de la région excepté les Vosges où il est stationnaire : la hausse atteint + 1,0 % en Moselle et + 0,8 % dans le Bas-Rhin et les Ardennes. La Meuse conserve un dynamisme des créations d’emplois mais plus faible qu’à l’été 2016 (+ 0,3 %).

Ce trimestre, l’emploi intérimaire réalise un bel envol avec une hausse de + 9,2 % dans le Grand Est, soit 4 900 créations nettes. Il se développe davantage qu’en France métropolitaine (+ 7,0 %). L’ensemble des départements affichent une augmentation supérieure à 3 %. Les progressions les plus spectaculaires sont visibles dans les Ardennes, l’Aube et la Moselle (+ 14 %, + 13 % et + 12 %).

Les services marchands hors intérim soutiennent également l’emploi cet automne avec 3 300 créations, soit une progression de 0,7 %, contre + 0,3 % en métropole. Cette augmentation est essentiellement due au secteur de l’hébergement-restauration ainsi qu’au domaine des activités scientifiques et techniques et des services administratifs et de soutien (plus de 1 % de croissance chacun). L’emploi dans les services se renforce dans tous les départements, notamment dans les Ardennes et la Moselle (+ 1,2 % et + 1,1 %) ; seul l’emploi meusien est en baisse (- 0,1 %).

Dans le commerce, la situation s’améliore après un été morose (+ 0,3 % après - 0,1 %), comme à l’échelle nationale. Les hausses les plus marquées se situent en Haute-Marne, dans le Haut-Rhin et en Moselle (+ 0,7 %, + 0,6 % et + 0,4 %). L’emploi se dégrade en revanche dans la Meuse et la Marne (- 0,2 %) et se stabilise dans les Vosges.

Dans l’industrie, l’emploi demeure en retrait avec une réduction de 0,3 % (soit 800 suppressions), plus importante qu’au niveau national (- 0,1 %). Les secteurs de la fabrication de matériel de transport et de la fabrication d’autres produits industriels contribuent le plus à cette baisse (- 1,2 % et - 0,2 %). À l’échelon départemental, la Meuse et l’Aube se portent bien (+ 0,6 % et + 0,3 %), mais l’emploi industriel diminue partout ailleurs. Les plus fortes dégradations sont enregistrées dans les Vosges et la Meurthe-et-Moselle (- 0,8 %).

Dans la construction, l’emploi chute encore ce trimestre (- 0,6 %, comme au trimestre précédent). Il s’agit de la baisse la plus importante des régions métropolitaines, la moyenne nationale se situant à - 0,2 %. Hormis le Haut-Rhin qui résiste (+ 0,3 %), l’ensemble des départements est en recul. Les contractions les plus notables ont lieu dans la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges (- 2,1 %, - 1,2 % et - 0,9 %).

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Grand Est France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,07
T3 2005 99,7 100,18
T4 2005 99,57 100,34
T1 2006 99,51 100,45
T2 2006 99,86 101
T3 2006 100,02 101,36
T4 2006 99,63 101,46
T1 2007 100,33 102,26
T2 2007 100,28 102,49
T3 2007 100,37 102,82
T4 2007 100,33 103,03
T1 2008 100,71 103,35
T2 2008 100,32 102,9
T3 2008 99,61 102,63
T4 2008 98,47 101,82
T1 2009 96,84 100,78
T2 2009 96,1 100,3
T3 2009 95,92 100,05
T4 2009 95,86 100,12
T1 2010 95,71 100,01
T2 2010 95,4 100,05
T3 2010 95,69 100,31
T4 2010 95,94 100,52
T1 2011 96,13 100,8
T2 2011 96,26 101,05
T3 2011 95,9 100,99
T4 2011 95,71 100,95
T1 2012 95,48 100,98
T2 2012 94,98 100,83
T3 2012 94,66 100,62
T4 2012 94,15 100,34
T1 2013 93,91 100,34
T2 2013 93,53 100,02
T3 2013 93,41 100,21
T4 2013 93,26 100,33
T1 2014 93,09 100,21
T2 2014 92,93 100,26
T3 2014 92,41 99,97
T4 2014 92,26 100,09
T1 2015 92,02 100,03
T2 2015 91,91 100,25
T3 2015 91,91 100,4
T4 2015 92,1 100,76
T1 2016 92,17 101,04
T2 2016 92,12 101,23
T3 2016 92,16 101,56
T4 2016 92,74 101,98
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur dans le Grand Est

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur dans le Grand Est
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,68 99,31 100,16 100,17
T3 2005 101,33 98,68 100,01 99,98
T4 2005 102,02 97,97 100,11 99,95
T1 2006 102,49 97,36 100,3 99,79
T2 2006 103,83 96,81 100,67 99,77
T3 2006 104,79 96,15 101,06 100,1
T4 2006 105,91 95,32 100,92 99,99
T1 2007 106,57 94,99 101,39 100,56
T2 2007 106,93 94,41 101,77 100,99
T3 2007 107,76 93,92 102,5 101,79
T4 2007 108,77 93,54 102,53 101,72
T1 2008 109,7 92,94 103,06 102,1
T2 2008 109,99 92,5 103,09 102,06
T3 2008 110,24 91,6 103,08 101,88
T4 2008 109,19 90,67 103,08 101,79
T1 2009 107,68 89,18 102,42 101,13
T2 2009 106,7 87,67 102,14 100,62
T3 2009 105,7 86,51 102,07 100,02
T4 2009 104,93 85,41 102,18 100
T1 2010 104,64 84,36 102,13 99,68
T2 2010 104,17 83,6 101,94 99,48
T3 2010 103,73 82,89 102,42 99,39
T4 2010 103,66 82,51 102,61 99,49
T1 2011 103,65 82,31 102,88 99,65
T2 2011 103,11 82,28 103,2 99,76
T3 2011 102,43 81,94 103,07 99,69
T4 2011 102,07 81,69 103,27 99,81
T1 2012 102,52 81,28 103,17 99,8
T2 2012 102,18 81,08 102,8 99,83
T3 2012 101,63 80,92 102,81 99,89
T4 2012 100,69 80,58 102,48 99,32
T1 2013 99,64 79,96 102,41 99,2
T2 2013 99,18 79,38 102,06 98,66
T3 2013 99,14 78,87 101,88 98,25
T4 2013 98,43 78,6 101,92 98,11
T1 2014 97,56 78,39 101,83 97,77
T2 2014 96,59 78,03 101,72 97,59
T3 2014 94,9 77,5 101,65 97,31
T4 2014 94,02 77,22 101,52 97,17
T1 2015 93,05 76,86 101,51 97,15
T2 2015 92,13 76,36 101,58 97,03
T3 2015 91,48 75,96 101,71 97,16
T4 2015 91,24 75,64 101,9 97,06
T1 2016 90,91 75,37 102,37 97,15
T2 2016 90,41 75,14 102,6 97,13
T3 2016 89,87 75,04 102,65 97,05
T4 2016 89,34 74,84 103,23 97,34
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur dans le Grand Est

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Grand Est France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,66 99,86
T3 2005 100,2 101,93
T4 2005 99,89 102,6
T1 2006 99,7 101,7
T2 2006 104,77 107,36
T3 2006 106,49 107,31
T4 2006 103,35 105,31
T1 2007 114,76 114,94
T2 2007 112,46 112,47
T3 2007 107,42 110,87
T4 2007 106,94 109,72
T1 2008 111,76 114,35
T2 2008 105,21 106,28
T3 2008 94,99 99,93
T4 2008 77,83 86,9
T1 2009 62,58 73,86
T2 2009 62,47 75,59
T3 2009 69,96 79,59
T4 2009 77,35 84,27
T1 2010 83,26 88,79
T2 2010 85,05 93,35
T3 2010 92,34 97,12
T4 2010 98,86 100,8
T1 2011 101,43 101,31
T2 2011 101,8 101,54
T3 2011 99,15 100,51
T4 2011 94,86 96,35
T1 2012 92,94 95,18
T2 2012 88,17 91,89
T3 2012 82,82 88,11
T4 2012 79,68 85,61
T1 2013 81,88 88,45
T2 2013 83 87,36
T3 2013 86,31 89,01
T4 2013 85,8 90,87
T1 2014 86,59 89,18
T2 2014 89,16 91,59
T3 2014 85,29 87,72
T4 2014 87,56 90,52
T1 2015 87,04 89,92
T2 2015 89,31 93,5
T3 2015 91,95 96,03
T4 2015 97,09 98,9
T1 2016 95,57 99,39
T2 2016 94,27 99,58
T3 2016 96,56 104,44
T4 2016 105,4 110,81
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Le chômage baisse à nouveau mais pas partout

Au quatrième trimestre 2016, le chômage diminue de 0,1 point et touche 9,8 % de la population active du Grand Est, seulement 0,1 point de plus qu’en France métropolitaine. Après un trimestre de léger rebond, le chômage est de nouveau en baisse, mais de façon inégale dans l’ensemble des territoires. Ainsi, deux départements de la région ne profitent pas de ce soupçon d’embellie : stagnation en Moselle et augmentation dans l’Aube (+ 0,1 point). C’est également dans ce dernier que le chômage est le plus élevé (12,8 %) alors qu’il reste contenu dans le Bas-Rhin (8,6 %).

Cette évolution nuancée se ressent surtout dans les zones d’emploi de la région ; ainsi dans celles de Troyes, Châlons-en-Champagne et Sarreguemines, le chômage augmente légèrement (+ 0,1 point). Il stagne dans les zones de Charleville-Mézières, Lunéville, Nancy, Forbach, Mulhouse et Saint-Louis et diminue partout ailleurs (jusqu’à - 0,5 point à Remiremont et Commercy).

Malgré l’évolution de cet été et un profil en dents de scie au cours de l’année, le chômage recule dans la grande majorité des zones d’emplois entre 2015 et 2016 (25 sur 31). En dépit de ce bilan plutôt positif, il continue de progresser dans les zones de Troyes et Sarreguemines (+ 0,2 et + 0,1 point) et de stagner dans celles de Châlons-en-Champagne, Lunéville, Sélestat et Saint-Louis.

Figure 4a – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Grand Est France métropolitaine
T1 2005 8,0 8,3
T2 2005 8,2 8,4
T3 2005 8,5 8,6
T4 2005 8,6 8,7
T1 2006 8,8 8,7
T2 2006 8,7 8,6
T3 2006 8,6 8,5
T4 2006 8,0 8,0
T1 2007 8,0 8,1
T2 2007 7,7 7,8
T3 2007 7,6 7,6
T4 2007 7,1 7,1
T1 2008 6,8 6,8
T2 2008 7,0 7,0
T3 2008 7,1 7,1
T4 2008 7,4 7,4
T1 2009 8,5 8,2
T2 2009 9,2 8,8
T3 2009 9,1 8,8
T4 2009 9,3 9,1
T1 2010 9,1 9,0
T2 2010 9,0 8,9
T3 2010 8,9 8,8
T4 2010 8,8 8,8
T1 2011 8,7 8,8
T2 2011 8,7 8,7
T3 2011 8,8 8,8
T4 2011 9,0 9,0
T1 2012 9,1 9,1
T2 2012 9,4 9,3
T3 2012 9,5 9,4
T4 2012 9,9 9,7
T1 2013 10,2 9,9
T2 2013 10,3 10,0
T3 2013 10,2 9,9
T4 2013 10,0 9,8
T1 2014 10,0 9,8
T2 2014 10,0 9,8
T3 2014 10,2 10,0
T4 2014 10,3 10,1
T1 2015 10,2 10,0
T2 2015 10,3 10,1
T3 2015 10,3 10,2
T4 2015 10,1 9,9
T1 2016 10,0 9,9
T2 2016 9,8 9,6
T3 2016 9,9 9,8
T4 2016 9,8 9,7
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4a – Taux de chômage

Figure 4b – Taux de chômage localisé par zone d'emploi au 4e trimestre 2016

  • © Les contributeurs OpenStreetMap - Insee 2017
  • Note : données provisoires pour le quatrième trimestre 2016.
  • * Zone d'emploi (FR), Région (BE), Land (DE), Pays (LU), Suisse du Nord-Ouest (CH).
  • Sources : Insee, taux de chômage localisé.

Recul du nombre de demandeurs d’emploi, sauf pour ceux de très longue durée et pour les seniors

Fin décembre 2016, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, B et C dans la région est de 460 200, en retrait de 0,2 % par rapport à fin septembre, et suit la tendance de la France métropolitaine (- 0,2 %).

Si l’on se restreint à la catégorie A, demandeurs d’emploi qui n’ont exercé aucune activité, le recul est plus marqué (- 1,5 %, soit 297 000 personnes).Mais comme au trimestre précédent, les situations diffèrent entre les jeunes demandeurs d’emploi et les seniors (respectivement - 3,9 % et + 0,9 %). Si la baisse du nombre de demandeurs d’emploi est effective dans tous les départements de la région, certains s’en sortent mieux que d’autres ; de - 0,7 % dans le Haut-Rhin à - 3,8 % en Haute-Marne.

Point positif, le chômage de longue durée continue de diminuer, à un rythme cependant moins important qu’aux trimestres précédents (- 0,4 %). En revanche, le nombre de demandeurs d’emploi de très longue durée (qui recherchent toujours un emploi trois ans après leur inscription à Pôle emploi) augmente comme à l’été (+ 0,2 %, pour atteindre 73 400 personnes).

Au quatrième trimestre 2016, 57 900 offres d’emplois ont été proposées par Pôle emploi, dont 29 250 offres d’emplois durables. C’est une hausse de 13,4 % par rapport au trimestre précédent, soit 1,6 point de plus qu’au niveau métropolitain.

Logement : recul des mises en chantier mais hausse des permis de construire

Au cours de l’année 2016, 24 600 permis de construire ont été délivrés dans la région Grand Est. Le nombre de logements autorisés progresse par rapport à l’année précédente, mais moins qu’au niveau national (+ 12 % contre + 15 %). Cette hausse est due principalement à la forte augmentation des permis de construire de logements collectifs (+ 23 %).

Comparée au cumul annuel mesuré trois mois plus tôt, la tendance régionale est en hausse, mais une nouvelle fois moins bien orientée que la moyenne nationale (+ 0,4 % contre + 3,5 %). L’évolution des autorisations de logements n’est pas homogène dans les départements : les permis de construire augmentent nettement dans la Meuse (+ 33 %) et sont particulièrement en repli dans la Meurthe-et-Moselle et les Ardennes (- 12 % chacun).

21 000 logements ont été commencés dans le Grand Est au cours de l’année 2016. Ces mises en chantier sont en baisse de 0,3 % par rapport à 2015, alors qu’elles s’accroissent fortement à l’échelle du pays (+ 12 %). La tendance régionale s’explique par le recul des mises en chantier dans l’individuel groupé et le collectif (- 4,2 % et - 1,7 %).

Comparées au cumul annuel d’octobre 2015 à septembre 2016, les mises en chantier de l’année 2016 augmentent légèrement dans le Grand Est alors qu’elles progressent plus franchement en France métropolitaine (+ 0,5 % et + 3,7 %). Elles diminuent dans la Haute-Marne et dans la Meuse (- 8,9 % et - 6,8 %) mais sont en hausse dans la Marne, les Vosges et l’Aube (respectivement + 7,8 %, + 5,5 % et + 4,3 %).

Entre 2015 et 2016, les surfaces autorisées dans le non-résidentiel augmentent de 1,9 % dans la région et de 6,5 % au niveau national. Les ouvertures de chantier de 2016 s’accroissent de 1,4 % par rapport à celles enregistrées entre octobre 2015 et septembre 2016 et de 3,8 % sur un an.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Grand Est France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,47
mars 2005 101,93 101,53
avril 2005 100,55 102,29
mai 2005 101,65 102,8
juin 2005 103,58 104,19
juil. 2005 103,31 105,05
août 2005 102,48 105,52
sept. 2005 106,34 106,38
oct. 2005 107,16 106,52
nov. 2005 108,54 106,99
déc. 2005 109,37 108,4
janv. 2006 110,74 109,44
févr. 2006 112,4 110,71
mars 2006 113,22 112,47
avril 2006 115,7 113,45
mai 2006 116,25 114,84
juin 2006 116,53 115,57
juil. 2006 119,01 116,43
août 2006 119,28 117,11
sept. 2006 117,36 116,62
oct. 2006 118,73 118,03
nov. 2006 116,8 118,99
déc. 2006 116,25 118,48
janv. 2007 114,6 117,88
févr. 2007 113,5 117,88
mars 2007 114,05 118,37
avril 2007 112,67 117,84
mai 2007 113,5 117,54
juin 2007 113,5 116,78
juil. 2007 115,7 116,98
août 2007 114,88 116,8
sept. 2007 114,88 116,51
oct. 2007 115,7 115,78
nov. 2007 114,6 113,67
déc. 2007 112,67 112,47
janv. 2008 111,29 112,24
févr. 2008 109,09 111,91
mars 2008 107,99 110,3
avril 2008 108,54 109,52
mai 2008 106,61 108,34
juin 2008 104,13 106,15
juil. 2008 99,72 103,7
août 2008 98,62 101,27
sept. 2008 96,97 99,71
oct. 2008 95,59 97,51
nov. 2008 94,77 95,65
déc. 2008 93,39 92,85
janv. 2009 92,29 90,09
févr. 2009 89,53 86,45
mars 2009 87,6 83,57
avril 2009 84,02 81,32
mai 2009 80,44 78,64
juin 2009 78,24 76,74
juil. 2009 79,34 75,6
août 2009 78,79 74,76
sept. 2009 77,13 74,11
oct. 2009 74,93 73,21
nov. 2009 74,38 73,37
déc. 2009 76,31 74,09
janv. 2010 76,31 74,76
févr. 2010 77,96 76,5
mars 2010 78,24 79,01
avril 2010 80,44 80,97
mai 2010 82,92 83,04
juin 2010 84,57 85,39
juil. 2010 82,92 87,57
août 2010 83,2 88,92
sept. 2010 84,3 90,48
oct. 2010 84,85 91,11
nov. 2010 84,85 91,64
déc. 2010 82,64 92,83
janv. 2011 83,2 94,36
févr. 2011 83,75 94,56
mars 2011 85,95 94,05
avril 2011 87,05 93,97
mai 2011 89,53 95,46
juin 2011 88,43 95,81
juil. 2011 89,81 96,38
août 2011 91,46 97,63
sept. 2011 92,84 99,39
oct. 2011 93,11 100,04
nov. 2011 95,87 101,12
déc. 2011 98,07 102,21
janv. 2012 99,72 101,96
févr. 2012 101,38 102,15
mars 2012 99,45 101,82
avril 2012 98,62 102,15
mai 2012 95,87 100,72
juin 2012 95,87 100,31
juil. 2012 95,87 99,47
août 2012 94,77 99,59
sept. 2012 96,42 97,57
oct. 2012 94,21 97,04
nov. 2012 91,46 95,99
déc. 2012 87,6 94,28
janv. 2013 87,88 94,44
févr. 2013 87,88 95,95
mars 2013 88,98 96,57
avril 2013 87,33 95,01
mai 2013 86,23 93,07
juin 2013 83,75 91,35
juil. 2013 80,17 89,33
août 2013 76,58 86,45
sept. 2013 72,73 84,86
oct. 2013 70,8 84,41
nov. 2013 71,63 83,61
déc. 2013 71,9 82,91
janv. 2014 67,77 80,85
févr. 2014 65,29 77,78
mars 2014 65,84 76,7
avril 2014 65,56 75,56
mai 2014 67,77 75,64
juin 2014 67,49 75,6
juil. 2014 71,07 75,92
août 2014 72,18 75,68
sept. 2014 73,55 75,84
oct. 2014 74,66 74,9
nov. 2014 72,45 74,11
déc. 2014 72,73 73,94
janv. 2015 71,9 73,62
févr. 2015 69,97 73,12
mars 2015 67,22 72,33
avril 2015 67,22 72,96
mai 2015 63,36 72,53
juin 2015 63,36 73,41
juil. 2015 61,43 73,31
août 2015 61,98 74,06
sept. 2015 60,06 74,76
oct. 2015 60,33 75,27
nov. 2015 61,43 76,97
déc. 2015 60,61 77,91
janv. 2016 61,43 78,34
févr. 2016 63,91 79,62
mars 2016 62,53 79,85
avril 2016 64,19 80,69
mai 2016 65,56 82,4
juin 2016 67,22 82,61
juil. 2016 65,56 83,34
août 2016 66,12 84,55
sept. 2016 67,77 86,61
oct. 2016 67,22 87,33
nov. 2016 66,39 88,23
déc. 2016 67,77 89,47
janv. 2017 69,7 90,48
févr. 2017 69,97 91,35
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Grand Est France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 98,7 100,44
mars 2005 101,3 101,6
avril 2005 102,28 102,22
mai 2005 104,23 104,47
juin 2005 104,89 105,5
juil. 2005 105,54 105,85
août 2005 105,86 106,49
sept. 2005 107,17 108,07
oct. 2005 108,47 109,18
nov. 2005 108,47 109,3
déc. 2005 108,47 110,64
janv. 2006 106,51 110,86
févr. 2006 107,82 111,53
mars 2006 109,77 112,31
avril 2006 112,38 113,4
mai 2006 114,66 113,75
juin 2006 117,26 114,93
juil. 2006 119,22 115,33
août 2006 118,57 115,89
sept. 2006 119,22 115,7
oct. 2006 120,2 116,41
nov. 2006 121,82 117,4
déc. 2006 121,17 117,05
janv. 2007 121,5 117,05
févr. 2007 121,5 117,05
mars 2007 118,24 116,78
avril 2007 117,92 116,51
mai 2007 116,94 116,04
juin 2007 116,29 115,75
juil. 2007 116,29 117,25
août 2007 117,92 116,51
sept. 2007 115,31 116,44
oct. 2007 113,68 116,95
nov. 2007 111,73 116,31
déc. 2007 113,03 116,09
janv. 2008 113,03 115,84
févr. 2008 113,68 115,79
mars 2008 114,01 114,39
avril 2008 112,7 113,1
mai 2008 108,79 111,3
juin 2008 106,51 109,18
juil. 2008 104,56 106,32
août 2008 101,95 105,4
sept. 2008 100,98 103,36
oct. 2008 101,3 100,22
nov. 2008 97,72 96,99
déc. 2008 93,81 94,6
janv. 2009 91,53 91,31
févr. 2009 87,95 88,01
mars 2009 84,69 85,81
avril 2009 82,74 83,96
mai 2009 81,11 81,96
juin 2009 79,8 80,48
juil. 2009 79,8 80,5
août 2009 81,43 80,6
sept. 2009 82,08 79,34
oct. 2009 79,8 78,73
nov. 2009 81,11 80,11
déc. 2009 84,04 82,33
janv. 2010 84,36 82,4
févr. 2010 85,34 82,9
mars 2010 85,99 84,16
avril 2010 85,67 84,82
mai 2010 87,3 86,25
juin 2010 87,62 87,46
juil. 2010 89,58 88,13
août 2010 87,62 88,97
sept. 2010 87,3 91,34
oct. 2010 88,6 94,2
nov. 2010 90,88 96,72
déc. 2010 92,51 98,3
janv. 2011 93,49 99,65
févr. 2011 93,16 100,59
mars 2011 94,79 101,55
avril 2011 95,44 101,78
mai 2011 96,74 102,81
juin 2011 95,44 101,55
juil. 2011 92,51 101,11
août 2011 92,51 100,57
sept. 2011 90,88 100,02
oct. 2011 92,51 98,99
nov. 2011 93,49 100,81
déc. 2011 93,81 102,17
janv. 2012 93,16 101,68
févr. 2012 92,51 101,51
mars 2012 93,49 101,92
avril 2012 91,21 100,52
mai 2012 87,62 98,25
juin 2012 87,95 98,45
juil. 2012 88,27 98
août 2012 87,95 97,26
sept. 2012 86,64 95,36
oct. 2012 84,04 94,67
nov. 2012 81,76 91,16
déc. 2012 82,41 91,04
janv. 2013 81,76 90,92
févr. 2013 83,06 91,54
mars 2013 82,08 91,04
avril 2013 85,02 92,35
mai 2013 85,67 93,07
juin 2013 85,02 93,34
juil. 2013 83,71 93,19
août 2013 83,06 92,87
sept. 2013 84,69 93,04
oct. 2013 82,74 91,56
nov. 2013 80,46 90,3
déc. 2013 76,87 87,14
janv. 2014 75,9 86,75
févr. 2014 73,62 85,12
mars 2014 72,31 83,42
avril 2014 69,71 82,8
mai 2014 69,06 81,98
juin 2014 70,03 81,02
juil. 2014 69,06 80,7
août 2014 69,38 80,58
sept. 2014 68,4 79,99
oct. 2014 69,71 79,86
nov. 2014 70,68 79,91
déc. 2014 72,31 80,13
janv. 2015 73,29 79,62
févr. 2015 74,27 79,64
mars 2015 73,62 79,37
avril 2015 72,64 78,63
mai 2015 71,66 78,21
juin 2015 70,36 78,53
juil. 2015 71,34 78,13
août 2015 71,34 78,41
sept. 2015 70,36 79,02
oct. 2015 71,66 79
nov. 2015 70,36 79,39
déc. 2015 68,73 80,11
janv. 2016 67,75 80,31
févr. 2016 68,4 81,05
mars 2016 67,75 81,05
avril 2016 67,75 82,23
mai 2016 68,73 83,96
juin 2016 67,75 84,55
juil. 2016 67,1 85,71
août 2016 66,78 85,98
sept. 2016 68,08 86,8
oct. 2016 67,75 88,55
nov. 2016 69,06 89,98
déc. 2016 68,4 89,98
janv. 2017 68,4 91,41
févr. 2017 69,06 92,03
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Hôtellerie : retour de la clientèle pour la fin d’année 2016

Les hôtels de la région ont enregistré 3 478 000 nuitées au quatrième trimestre 2016, soit 6,1 % de plus qu’un an plus tôt (+ 4,9 % en France métropolitaine) et l’augmentation provient aussi bien de la clientèle étrangère que française. Parmi les étrangers les plus présents - Belges, Allemands et Suisses - les progressions sont au-dessus de la moyenne régionale (respectivement + 10,7 %, + 7,6 % et + 7,2 %). Les nuitées britanniques, en revanche, reculent de 9,7 % ce trimestre.

Cette hausse de l’activité hôtelière concerne tous les mois du trimestre, et particulièrement octobre et novembre (+ 6,5 % et + 8,0 %), les nuitées de décembre progressant quant à elles de 4,3 %. Seuls les départements alsaciens profitent d’un mois de décembre meilleur qu’octobre, en raison de la forte attractivité des marchés de Noël. En Meurthe-et-Moselle et en Moselle, les chiffres de décembre sont à peine supérieurs à ceux de novembre. Dans le département des Vosges, la fréquentation remonte en décembre, sans toutefois atteindre le niveau d’octobre.

Par rapport à décembre 2015, la fréquentation a cependant reculé dans certaines zones alsaciennes (Mulhouse : - 0,9 %, Vignoble : - 0,2 %, Plaine d’Alsace : - 2,1 %). A contrario, elle a augmenté à Strasbourg de 4,5 %, à l’instar d’autres agglomérations du Grand Est (Metz : + 12,2 %, Reims : + 12,0 %, Colmar et Nancy : + 5,3 % chacune). Le nombre de nuitées en octobre et novembre s’est également fortement accru à Strasbourg (+ 10,6 % et + 19,4 %), et bien plus que dans les autres grandes villes régionales.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Grand Est France métropolitaine
T1 2011 3,643781023077112 2,2455296988236904
T2 2011 4,01357585226349 3,118357539041192
T3 2011 5,16183487772883 3,0256743767917547
T4 2011 4,844749519572486 4,643769783473398
T1 2012 1,5484742592135612 2,3624045764267207
T2 2012 -1,6369051852399732 -0,7817130068028603
T3 2012 -1,3672044867764832 -0,7592137658719297
T4 2012 0,6314752102040476 0,30393408277045164
T1 2013 2,703048445075534 -0,39239682185379654
T2 2013 3,0474631467218845 -0,7465023691316598
T3 2013 2,663475467657624 0,09029170044515399
T4 2013 2,993784131914873 -0,5644496415199138
T1 2014 -2,2142228422433665 -2,85235793715239
T2 2014 -0,1411731686780731 -0,7980936572239198
T3 2014 1,2090886558673934 -1,6063850425588522
T4 2014 0,5883777972927772 -0,7375650233675307
T1 2015 1,788815339739049 2,4484776357299944
T2 2015 0,9603790925724265 1,9306724791269951
T3 2015 0,06498166934999638 3,301374690924051
T4 2015 -1,3282235461641945 -1,2733203931827362
T1 2016 4,857924682562196 1,9023637524163426
T2 2016 -0,7869960524923731 -3,6195839979635847
T3 2016 -0,5401122386670922 -4,108686591845969
T4 2016 6,127330585396078 4,915287437018298
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Baisse des créations d’entreprises

Dans le Grand Est, 7 370 entreprises ont été créées au quatrième trimestre 2016, soit 500 entreprises de moins qu’au trimestre précédent (- 6,3 % après - 1,1 %, en données CVS). Le nombre de créations recule davantage qu’en France métropolitaine (- 1,1 %). Ce fléchissement concerne autant les entreprises dites classiques que les micro-entreprises. Pour les premières, les créations se contractent de 6,7 % après une quasi-stabilité au troisième trimestre tandis que pour les secondes, les créations continuent de diminuer (- 5,6 % après - 2,8 %). Pour les deux types d’entreprises, le recul est plus important qu’au niveau national (respectivement - 1,0 % et - 1,3 %). Par rapport à l’automne 2015, les créations sont moins nombreuses (- 1,6 %, contre + 2,8 % à l’échelle de la France). Les créations d’entreprises classiques se replient de 1,8 % dans la région, alors qu’elles restent dynamiques dans l’ensemble du pays (+ 6,1 %). Quant aux micro-entreprises, leurs créations suivent davantage la tendance métropolitaine (autour de - 1,5 %).

Sur l’année entière, le nombre de créations est de 31 000, soit une croissance de 4,2 % par rapport à 2015 : seules la Meurthe-et-Moselle, la Meuse et la Moselle présentent une baisse des créations en données brutes (- 3,5 %, - 3,4 % et - 2,1 %). Hormis dans les Vosges, le nombre de créations est en hausse de plus de 7 % dans les autres départements, la progression la plus importante étant réalisée dans les Ardennes (+ 10 %).

Parmi les grands secteurs d’activité, le commerce et les services sont dynamiques avec respectivement 5,5 % et 4,1 % de créations en plus entre 2015 et 2016. C’est uniquement dans l’industrie que le nombre de créations décline (- 1,3 %).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Grand Est hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Grand Est y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 98,59 95,6 127,54 120,41
T3 2009 95,37 94,16 123,19 116,67
T4 2009 105,95 99,67 134,16 123,76
T1 2010 94,35 96,46 136,64 132,84
T2 2010 98,29 99,98 127,14 121,91
T3 2010 95,3 98,64 123,12 117,2
T4 2010 92,64 97,31 121,11 117,62
T1 2011 92,83 96,35 110,04 108,24
T2 2011 89,96 94,83 113,75 107,88
T3 2011 92,62 96,47 112,46 107,13
T4 2011 88,16 96,86 108,97 108,58
T1 2012 88,03 92,64 111,95 110,97
T2 2012 85,43 88,78 111,94 108,11
T3 2012 85,33 89,5 109,65 107,66
T4 2012 81,87 90,63 103,25 105,08
T1 2013 100,49 97,52 112,88 107,44
T2 2013 98,22 97,67 108,33 106,1
T3 2013 101,9 98,99 107,99 105,07
T4 2013 107,8 101,89 110,25 107,69
T1 2014 102,66 100,58 108,23 109,75
T2 2014 100,76 100,55 111,4 107,81
T3 2014 96,51 99,9 105,79 110,25
T4 2014 100,68 101,27 109,34 109,25
T1 2015 105,56 107,73 94,99 104,25
T2 2015 109,29 112,99 92,73 102,57
T3 2015 110,89 116,07 92,37 104,49
T4 2015 115,18 118,44 94,17 105,33
T1 2016 116,6 121,32 97,85 108,54
T2 2016 121,42 125,33 99,96 111,87
T3 2016 121,33 126,83 98,87 109,5
T4 2016 113,14 125,61 92,62 108,33
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Les défaillances d’entreprises poursuivent leur baisse

En 2016, 4 400 entreprises ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire, soit un recul de 6,3 % par rapport à 2015. La tendance est légèrement moins marquée qu’en France métropolitaine (- 8,1 %). Au niveau départemental, le nombre de défaillances progresse uniquement en Haute-Marne et dans le Haut-Rhin (+ 26 % et + 5 %). Il diminue partout ailleurs, notamment dans les Ardennes, la Meuse et l’Aube (- 25 %, - 21 % et - 17 %). En 2016, le nombre de défaillances baisse dans l’ensemble des grands secteurs.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Grand Est France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,53 100,52
mars 2005 100,5 100,57
avril 2005 101,36 101,22
mai 2005 102,44 102,01
juin 2005 102,44 102,31
juil. 2005 102,08 102,08
août 2005 102,02 101,95
sept. 2005 101,52 102,18
oct. 2005 100,53 101,8
nov. 2005 100,44 101,61
déc. 2005 99,97 101,36
janv. 2006 99,47 100,49
févr. 2006 99,03 99,45
mars 2006 97,09 98,95
avril 2006 96,68 97,81
mai 2006 97,4 97,15
juin 2006 96,15 96,75
juil. 2006 94,88 96,78
août 2006 95,87 97
sept. 2006 96,29 97,05
oct. 2006 97,56 97,57
nov. 2006 99,31 98,29
déc. 2006 100,3 98,95
janv. 2007 101,33 99,83
févr. 2007 103,16 101,14
mars 2007 103,88 102
avril 2007 104,46 102,72
mai 2007 103,93 103,16
juin 2007 104,04 103,95
juil. 2007 104,6 105,07
août 2007 103,8 104,94
sept. 2007 104,74 104,96
oct. 2007 106,4 105,76
nov. 2007 105,73 105,6
déc. 2007 105,24 105,6
janv. 2008 105,1 105,64
févr. 2008 104,24 106,12
mars 2008 104,35 105,69
avril 2008 106,29 107,11
mai 2008 106,68 106,87
juin 2008 108,89 106,86
juil. 2008 109,67 107,4
août 2008 110,44 107,64
sept. 2008 112,19 109,11
oct. 2008 112,33 110,52
nov. 2008 112,66 111,76
déc. 2008 115,32 114,05
janv. 2009 116,4 115,7
févr. 2009 120,28 117,53
mars 2009 125,07 121,06
avril 2009 125,21 122,8
mai 2009 127,48 124,72
juin 2009 128,28 126,52
juil. 2009 129,89 128,01
août 2009 130,3 128,99
sept. 2009 131,41 130,67
oct. 2009 131,41 130,38
nov. 2009 132,94 130,96
déc. 2009 132,6 130,57
janv. 2010 132,22 130,72
févr. 2010 129,7 130,54
mars 2010 129,97 130,66
avril 2010 129,53 129,35
mai 2010 129,22 129,3
juin 2010 131,05 129,4
juil. 2010 130,47 128,48
août 2010 131,94 128,64
sept. 2010 130,28 127,41
oct. 2010 129,89 126,45
nov. 2010 129,86 125,87
déc. 2010 128,34 124,77
janv. 2011 130 124,84
févr. 2011 130,22 124,8
mars 2011 126,81 123,95
avril 2011 125,43 123,42
mai 2011 128,48 125,01
juin 2011 125,01 123,63
juil. 2011 125,79 122,9
août 2011 125,26 122,95
sept. 2011 124,54 122,44
oct. 2011 124,46 122,53
nov. 2011 123,99 122,76
déc. 2011 123,3 122,57
janv. 2012 123,71 123,52
févr. 2012 124,16 123,51
mars 2012 124,43 122,56
avril 2012 126,79 122,9
mai 2012 121,86 121,25
juin 2012 122,8 121,36
juil. 2012 123,77 122,97
août 2012 122,47 122,83
sept. 2012 122,83 122,24
oct. 2012 124,27 124,24
nov. 2012 125,4 124,54
déc. 2012 127,92 125,94
janv. 2013 128,01 125,66
févr. 2013 127,67 125,49
mars 2013 128,37 125,31
avril 2013 127,84 126,74
mai 2013 128,81 127,01
juin 2013 128,48 127,46
juil. 2013 129,2 128,46
août 2013 129,11 128,3
sept. 2013 129,78 129,3
oct. 2013 129,03 129,28
nov. 2013 127,59 129
déc. 2013 127,7 129,05
janv. 2014 127,4 129,18
févr. 2014 130,22 130,34
mars 2014 129,5 130,35
avril 2014 130,33 130,61
mai 2014 130,42 129,98
juin 2014 131 130,21
juil. 2014 130,78 130,25
août 2014 130,47 130,31
sept. 2014 132,58 130,73
oct. 2014 133,3 130,61
nov. 2014 134,6 130,81
déc. 2014 134,49 129,09
janv. 2015 134,71 129,83
févr. 2015 134,71 129,65
mars 2015 135,82 132,04
avril 2015 135,87 132,12
mai 2015 132,58 129,43
juin 2015 134,99 131,31
juil. 2015 134,29 130,76
août 2015 134,52 130,21
sept. 2015 132,47 130,46
oct. 2015 130,11 128,69
nov. 2015 130,8 129,03
déc. 2015 130,78 130,67
janv. 2016 130,19 129,13
févr. 2016 129 128,43
mars 2016 128,28 126,76
avril 2016 128,67 125,43
mai 2016 133,43 128,59
juin 2016 130,78 126,81
juil. 2016 128,61 124,8
août 2016 128,5 124,59
sept. 2016 127,53 123,29
oct. 2016 128,03 122,8
nov. 2016 125,98 122,19
déc. 2016 122,52 120,07
janv. 2017 121,58 119,51
  • Note : données mensuelles brutes au 14 mars 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Des exportations toujours faibles

À l’automne 2016, les exportations de la région Grand Est diminuent de 2,2 % comparées à l’automne 2015. Elles se chiffrent à 14,9 milliards d’euros contre 15,2 milliards un an auparavant.

À destination de la zone euro, les exportations poursuivent leur baisse, tandis qu’elles reprennent vers les États-Unis (- 2 % et + 5 %). Vers l’Allemagne, notre principal partenaire commercial, l’érosion se confirme (- 5 %), et plus nettement encore vers l’Espagne et le Royaume-Uni (- 8,2 % et - 10,6 %), nos autres principaux acheteurs. En revanche, les exportations en Belgique retrouvent un élan (+ 4,4 % après - 1,2 %) et celles vers l’Italie poursuivent leur progression (+ 3,6 % après + 6,2 %).

Les ventes de produits pharmaceutiques, en hausse au troisième trimestre, chutent au quatrième et les ventes de boissons continuent de se dégrader (- 9 % environ chacune). Les exportations d’appareils de mesure de navigation et d’horlogerie reculent de 1 %, comme celles de produits chimiques divers : c’est bien moins qu’au trimestre précédent.

Les exportations de produits chimiques de base et de machines et équipements d’usage général retrouvent des couleurs (+ 10 % et + 4 %). Enfin, les ventes de produits sidérurgiques à l’étranger s’intensifient tandis que celles de produits automobiles s’atténuent (+ 14 % et + 1 %).

Figure 10 – Exportations du Grand Est

En milliards d'euros
Exportations du Grand Est
T4 2013 14,7
T1 2014 14,6
T2 2014 14,7
T3 2014 14,1
T4 2014 14,9
T1 2015 15,1
T2 2015 15,2
T3 2015 14,6
T4 2015 15,2
T1 2016 14,9
T2 2016 15,6
T3 2016 14,3
T4 2016 14,9
  • Note : données CAF-FAB hors matériel militaire, valeurs brutes de collecte.
  • Source : Douanes.

Figure 10 – Exportations du Grand Est

Encadrés

Hausse inégale de l’activité et recul du chômage chez nos voisins

Au quatrième trimestre 2016, l’activité allemande redémarre avec + 0,4 %, après un ralentissement au troisième trimestre (+ 0,1 %). Elle est soutenue par l’accélération de la consommation publique, celle des ménages, en revanche, est restée plus modérée (+ 0,8 % et + 0,3 %). Globalement, les investissements sont dynamiques, principalement dans le bâtiment (+ 1,6 %) avec toutefois une légère baisse concernant l’équipement. Par ailleurs, les échanges extérieurs ont freiné, et contribué négativement à la croissance (- 0,4 point) en raison d’une hausse plus importante des importations que des exportations (+ 3,1 % contre + 1,8 %). Le nombre d’emplois progresse de 0,2 % comparé à l’été 2016 et de 0,6 % par rapport à l’automne 2015. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi s’est poursuivie tout au long de l’année 2016 : en décembre, ils sont 1,68 million de chômeurs au sens du BIT, soit en recul de 10,6 % en un an. Le chômage concerne ainsi 3,9 % de la population active : 0,5 point de moins qu’au dernier trimestre 2015.

Avec + 0,7 %, la croissance du Bade-Wurtemberg accélère au quatrième trimestre, après 0,4 % au troisième et - 0,1 % au deuxième, grâce au dynamisme de la demande intérieure et étrangère. Le taux de chômage publié par l’Agence pour l’emploi est de 3,6 % fin décembre 2016, soit - 0,1 point en un an. En Rhénanie-Palatinat, le PIB croît de 0,2 % par rapport au trimestre précédent et le taux de chômage s’établit à 4,9 % contre 5,0 % un an auparavant ; en Sarre, il est passé de 7,0 % fin 2015 à 6,7 % fin 2016.

En Suisse, après un premier semestre dynamique, la croissance stagne à l’automne 2016. Le PIB progresse en effet de 0,1 %, comme à l’été, soutenue par la consommation des ménages et celle des administrations publiques (+ 0,9 % et + 0,2 %). En revanche, les investissements en biens d’équipement et dans la construction se sont contractés. La balance commerciale a également freiné la croissance avec des exportations en recul de 3,8 %. Avec plus de 4,9 millions d’actifs occupés, l’emploi augmente légèrement (+ 0,3 % par rapport au quatrième trimestre 2015). Le nombre de frontaliers travaillant en Suisse et résidant dans le Grand Est progresse quant à lui de 2,5 % entre 2015 et 2016. Le chômage au sens du BIT est en baisse de 6,8 % en un an et concerne 213 000 personnes. Il touche 4,3 % de la population active en moyenne au quatrième trimestre 2016 (- 0,4 point par rapport au quatrième trimestre 2015). Dans la Suisse du Nord-Ouest, on compte 657 000 actifs en emploi, soit une baisse de 1,1 % sur un an. Par ailleurs, la région accueille 34 900 frontaliers français résidant dans le Grand Est (+ 2,2 % en un an), dont la quasi-totalité vient d’Alsace. Le taux de chômage trimestriel est passé de 5,0 % à 4,7 % entre les derniers trimestres 2015 et 2016.

Au Luxembourg, la croissance rebondit à l’automne 2016, après la stabilisation de cet été. Le PIB croît de 1,3 %, tiré par la consommation privée et publique ainsi que les échanges extérieurs. L’emploi continue d’augmenter, + 3,4 % entre les mois de décembre 2015 et 2016, et correspond à 420 500 personnes. Avec 179 900 actifs résidant hors du Grand Duché, trois emplois sur sept, le nombre de frontaliers progresse plus vite que l’emploi total (+ 4,3 % en un an). Fin 2016, 18 200 personnes sont inscrites à l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem) : le nombre de demandeurs d’emploi est en recul de 3,6 % sur un an. Le chômage au sens du BIT baisse de 0,4 point et concerne 6,3 % de la population active luxembourgeoise.

En Belgique, l’activité économique s’est renforcée au quatrième trimestre 2016, avec une hausse du PIB de 0,5 %, comparé au trimestre précédent. La croissance est tirée par la demande intérieure et la hausse des exportations (+ 0,6 % et + 2,0 %), tandis que les importations augmentent également de 2,2 %. L’emploi suit la même tendance (+ 0,3 % en un trimestre et + 1,5 % en une année) et s’établit à 4 684 500 personnes actives. En décembre 2016, 539 000 actifs sont inscrits à l’Office national pour l’emploi (Onem), soit un repli de 4,7 % en un an. Le chômage au sens du BIT est en net recul : il concerne 7,7 % de la population active, contre 8,6 % un an auparavant. Dans la région wallonne, le taux de chômage est de 10,1 %, contre 12,0 % fin 2015.

L’économie française a accélèré fin 2016

En France, l’activité a accéléré fin 2016 (+ 0,4 % au quatrième trimestre après + 0,2 % au troisième). La production manufacturière est restée solide, surtout du fait d’une forte hausse dans les matériels de transports. Côté demande, les exportations ont accéléré, en particulier grâce à des livraisons aéronautiques exceptionnelles en décembre. Après deux trimestres atones, la demande intérieure s’est nettement raffermie, à la fois la consommation des ménages et l’investissement des entreprises, alors que l’investissement des ménages est resté vigoureux. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a encore progressé (+ 64 000 après + 50 000) et le chômage a légèrement diminué (- 0,1 point à 10,0 %). En février, le climat des affaires demeure au-dessus de sa moyenne de longue période dans les services et surtout dans l’industrie, où il est au plus haut depuis l’été 2011. Au total, le PIB progresserait de nouveau solidement au premier semestre 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre puis + 0,5 % au deuxième). L’emploi conserverait sa vigueur et le chômage baisserait à nouveau, à 9,8 % mi-2017.

Un vent d’optimisme souffle sur l’économie mondiale

L’activité dans les économies avancées est restée solide au quatrième trimestre 2016 (+ 0,5 %), en particulier au Royaume-Uni (+ 0,7 %). Dans la zone euro, la croissance s’est légèrement élevée (+ 0,4 % après + 0,3 %), en particulier en Allemagne (+ 0,4% après + 0,1 %). Avec un climat des affaires nettement au-dessus de sa moyenne de longue période, la croissance resterait solide dans les économies avancées au premier semestre 2017. Ce serait notamment le cas aux États-Unis où souffle une bouffée d’optimisme postélectorale. La hausse récente du cours du pétrole et celle des prix alimentaires stimulent un regain d’inflation qui érode les gains de pouvoir d’achat des ménages. Néanmoins, les ménages européens lisseraient l’effet de cette érosion sur leurs dépenses et épargneraient un peu moins. En outre, les salaires gagneraient en dynamisme, notamment en Allemagne et en Espagne où les salaires minima ont été nettement revalorisés. L’activité économique accélérerait même légèrement dans la zone euro, grâce aux exportations. Le chômage continuerait de baisser doucement.

Pour en savoir plus