Cinq millions de personnes vivent dans un logement suroccupéRecensements de la population 1999 et 2010

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 17/06/2013
- Juin 2013

Le mal-logement peut recouvrir de multiples formes. L'une d'entre elles est la suroccupation des logements, en référence à la place disponible ou à l'intimité pour un ménage (cf. définitions dans l'onglet documentation). Le recensement permet de mesurer cette dimension de l'intimité en rapprochant le nombre de pièces du logement de la composition du ménage qui l'occupe. Par définition, cela ne concerne pas les personnes vivant seules, mais les ménages de deux personnes ou plus.

Pour qu'un logement ne soit pas trop petit pour ses occupants, il doit se composer d'au moins une pièce de séjour, une pièce pour chaque couple, une pièce pour chaque autre adulte ayant 19 ans ou plus, une pièce pour deux enfants s'ils sont de même sexe ou ont moins de 7 ans, et une pièce par enfant sinon.

Ainsi, en France, en 2010, 1,4 million de logements sont suroccupés. Ceci concerne 5,1 millions de personnes, soit 9,5 % de la population des ménages d'au moins deux personnes.

Sommaire

Définitions

Une famille est la partie d'un ménage comprenant au moins deux personnes et constituée :

  • soit d'un couple vivant au sein du ménage, avec le cas échéant son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage ;
  • soit d'un adulte avec son ou ses enfant(s) appartenant au même ménage (famille monoparentale).

Pour qu'une personne soit enfant d'une famille, elle doit être célibataire et ne pas avoir de conjoint ou d'enfant faisant partie du même ménage.

Un ménage peut comprendre zéro, une ou plusieurs familles.

Un ménage, au sens statistique du terme, désigne l'ensemble des occupants d'un même logement sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté (en cas de colocation, par exemple). Un ménage peut être composé d'une seule personne.

Remarque :

Selon les enquêtes, d'autres conditions sont utilisées pour définir ce qu'est un ménage.

Le mode de détermination de la personne de référence de la famille est le même que celui de la personne de référence du ménage (voir Personne de référence du ménage - exploitation complémentaire (recensement de la population)), appliqué à chaque famille, principale et secondaire.

À partir du recensement 2016, la détermination de la personne de référence de la famille est modifiée. Dans les millésimes antérieurs à 2016, cette détermination prenait en compte le critère du sexe. Ainsi, auparavant, si la famille est composée d’un couple de sexe opposé, la personne de référence de la famille est alors l’homme du couple. Si la famille comprend un couple de même sexe, la personne de référence est l'actif le plus âgé, ou à défaut, le plus âgé. Dans le cas d'une famille monoparentale, il s’agit du parent (appelé « adulte de la famille monoparentale »).

Remarque :

Un ménage peut contenir aucune, une ou plusieurs familles. Chaque famille ne contient qu’une seule personne de référence et un ménage ne contient qu’une personne de référence qui est également la personne de référence de la famille principale du ménage dans le cas où ce ménage contient au moins une famille.

La personne de référence du ménage est déterminée à partir de la structure familiale du ménage et des caractéristiques des individus qui le composent.

Il s'agit le plus souvent de la personne de référence de la famille quand il y en a une, ou de l'homme le plus âgé, en donnant priorité à l'actif le plus âgé.

Remarque :

Depuis 2004, l'Insee a adopté dans la grande majorité de ses enquêtes auprès des ménages une nouvelle définition de la personne de référence d'un ménage, qui ne tient pas compte du sexe des personnes composant ce ménage. Seuls importent le fait d'apporter ou non des ressources au ménage, le fait d'être actif ou non, et l'âge

Pour en savoir plus

« Conditions de logement de 2005 à 2010, légère amélioration, moins marquée pour les ménages modestes », Insee Première, n° 1396 - mars 2012.

« Le mal-logement », Rapport d'un groupe de travail du Cnis, n° 126 - juillet 2011.

« Être sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles - La situation dans les années 2000 », Insee Première, n° 1330 - janvier 2011.

« Les logements en 2006 : le confort s'améliore, mais pas pour tous », Insee Première, n° 1202 - juillet 2008.