Le Grand Narbonne Un territoire dynamique porté par son attractivité

Séverine Pujol, Christian Ratte, Insee

En 2014, plus de 126 000 habitants vivent au sein de la communauté d’agglomération du Grand Narbonne. Le territoire attire une population jeune et active qui contribue au renouvellement de la population même si, comme sur tout le littoral, les retraités sont nombreux aussi à venir s’installer.

Le parc des logements se développe fortement. Son essor accompagne la croissance démographique mais aussi le potentiel touristique avec les résidences secondaires.

Grâce à un bon niveau d’équipement, la population résidente et les touristes bénéficient d’un accès facilité aux commerces et aux services de proximité.

Cependant, comme sur la plus grande partie du littoral de l’Occitanie, la précarité touche une part importante de la population. Les revenus sont faibles, le chômage reste élevé et les jeunes y sont moins bien insérés.

Occupant la frange est du département de l’Aude, la communauté d’agglomération (CA) du Grand Narbonne se situe au centre du triangle Carcassonne-Montpellier-Perpignan (figure 1). Nœud de communication très ancien, ce territoire est traversé par des axes routiers et ferroviaires importants en direction de l’Espagne vers le sud, de Toulouse et Bordeaux vers l’ouest.

Le Grand Narbonne présente une grande richesse de paysages avec de nombreux étangs lagunaires, les reliefs du massif de la Clape et des Corbières, le Parc naturel régional de la Narbonnaise, ainsi que les plaines et basses collines du Minervois. La vigne et les landes prédominent et couvrent près des deux tiers de l'ensemble du territoire.

Figure 1 – Un territoire au croisement des grands axes de communicationTerritoire de la communauté d’agglomération (CA) du Grand Narbonne

Un territoire dynamique

Au 1er janvier 2014, la CA du Grand Narbonne compte 126 244 habitants, regroupant plus du tiers de la population de l’Aude. La commune de Narbonne représente à elle seule 42 % de la population de cette intercommunalité. Sur ce territoire étendu, la part de la population vivant en dehors des villes ou de leur influence est un peu plus élevée que dans des territoires comparables.

Depuis 1968, la population a augmenté de plus de 60 % : c’est nettement plus que dans les territoires de comparaison choisis (méthodologie) pourtant dynamiques, qu’il s’agisse des CA semblables (+ 55 %) ou voisines (+ 50 %) ou encore de l’ensemble de l’Occitanie (+ 46 %).

Figure 2 – Une forte croissance démographique entre 2008 et 2013Évolution de la population de la CA du Grand Narbonne entre 2008 et 2013 (en %)

  • Source : Insee, recensements de la population 2008 et 2013

Entre 2008 et 2013, le Grand Narbonne gagne 6 800 habitants (figure 2). Cette forte croissance démographique est due exclusivement à l’apport migratoire, les arrivées étant plus nombreuses que les départs. Sur cette période, le nombre de naissances dépasse légèrement celui des décès, mais cet excédent tend à se réduire, comme au niveau national. Durant l’année 2012, quelque 6 200 personnes se sont installées dans une commune du Grand Narbonne. Ces nouveaux arrivants, qui participent au renouvellement de la population, ne viennent pas toujours de très loin : plus de la moitié vivait auparavant dans le reste de l’Occitanie, dont un millier dans l’Aude. L’Île-de-France est la deuxième région d’origine de ces migrants (10 %). Certes les retraités sont nombreux parmi ces nouveaux arrivants (20 % des personnes de 15 ans ou plus), mais ce sont aussi beaucoup de jeunes actifs qui viennent s’installer, même s’ils n’ont pas toujours un emploi. Ainsi, parmi les nouveaux arrivants âgés d’au moins 15 ans, un sur cinq se déclare au chômage (figure 3).

Figure 3 – Un nouvel arrivant sur cinq se déclare chômeurProfil des nouveaux arrivants de 15 ans ou plus sur le territoire en 2012 selon leur type d’activité (en %)

en %
Un nouvel arrivant sur cinq se déclare chômeur
Nouveaux arrivants
Actifs ayant un emploi 40,4
Chômeurs 20,9
Retraités 20,1
Étudiants, élèves 8,8
Hommes ou femmes au foyer 3,8
Autres inactifs 6,0
  • Source : Insee, recensement de la population 2013

Figure 3 – Un nouvel arrivant sur cinq se déclare chômeurProfil des nouveaux arrivants de 15 ans ou plus sur le territoire en 2012 selon leur type d’activité (en %)

Inversement, près de 5 200 personnes ont quitté le territoire. Comme pour les nouveaux arrivants, les échanges se font d’abord avec des lieux relativement proches : 3 300 s’installent dans une autre commune de la région, dont 1 200 restent dans l’Aude. Les partants sont également jeunes, et si le solde migratoire est positif pour la plupart des âges, il est négatif pour les 18-30 ans : cela est dû en partie aux départs de la plupart des jeunes qui poursuivent leurs études.

Très forte croissance du parc de logements

Cette dynamique démographique s'accompagne d'une forte croissance du parc de logements : entre 1968 et 2013, il est multiplié par trois. Cette hausse est supérieure à celle des autres territoires étudiés même si, sur la période récente, l’évolution est similaire à celle des territoires voisins. Le parc des résidences principales progresse continuement depuis 1968 tandis que celui des résidences secondaires se stabilise, après avoir explosé entre 1968 et 1999. En 2013, ces dernières représentent quatre logements sur dix, proportion bien supérieure à celles des territoires de référence (figure 4). Sur les seules communes du littoral, c’est même huit logements sur dix.

Dans le Grand Narbonne, le rythme de construction de logements dans leur ensemble est stable sur la période 2011-2013, alors qu'il décroît dans les autres territoires.

Figure 4 – Quatre logements sur dix sont des résidences secondairesRépartition des logements selon leur type en 2013 (en %)

Quatre logements sur dix sont des résidences secondaires
CA du Grand Narbonne CA semblables CA voisines Occitanie
Résidences principales 53,2 62,5 67,5 76,0
Residences secondaires 41,4 31,4 23,9 15,7
Logements vacants 5,5 6,2 8,6 8,3
  • Source : Insee, recensement de la population 2013

L'emploi en hausse

En 2013, on dénombre 43 800 emplois sur le territoire du Grand Narbonne, dont près des deux tiers sur la seule commune de Narbonne. Entre 2008 et 2013, le nombre d'emplois continue à progresser, avec un gain net de 1 300 emplois. Cette croissance est supérieure (+ 3,1 % sur cinq ans) à celle des territoires voisins (+ 2,1 %) et des territoires semblables (+ 2,9 %), mais reste inférieure à la région Occitanie (+ 3,4 %), tirée il est vrai par le dynamisme de ses deux métropoles, Toulouse et Montpellier.

Comme dans les autres territoires, l’emploi tertiaire domine, il représente plus de huit emplois sur dix. Le commerce est le principal secteur employeur, avec 17 % des emplois.

Bien qu’en déclin comme partout ces dernières décennies, l’agriculture représente plus de 4 % de l’emploi, contre 3 % dans les territoires semblables et voisins. La spécialisation est très forte, avec la viticulture qui représente neuf exploitations sur dix. Celles-ci sont majoritairement familiales et de petite taille. Avec 8 % des emplois, la construction contribue légèrement plus qu’ailleurs à l’économie locale, en lien avec l’essor du parc de logements. À l’inverse, l'industrie, avec 6,5 % des emplois, est nettement moins présente.

Dans le Grand Narbonne, les établissements sont de petite taille : tous secteurs d'activités confondus, les trois quarts n'emploient aucun salarié. C'est davantage que dans les territoires de référence. La part des indépendants y est logiquement plus forte : 18 % contre 16 % dans les territoires semblables, 15 % dans les territoires voisins et dans la région.

Peu de navettes domicile travail

Plus d’un actif en emploi sur deux travaille dans la commune où il réside. C’est beaucoup plus que dans les territoires de référence. Ceci s’explique en grande partie par le fait que, à l’image de Narbonne, plusieurs communes du territoire sont étendues. Si les déplacements domicile-travail sont limités, l’usage de la voiture demeure comme ailleurs prépondérant : quatre actifs sur cinq l’utilisent pour aller travailler. Seuls 15 % des actifs en emploi, soit 6 660 personnes, travaillent en dehors du Grand Narbonne. L’agglomération de Béziers est la première destination : 1 300 s’y rendent chaque jour. Viennent ensuite Lézignan-Corbières et l’agglomération de Perpignan, 800 actifs chacune. Inversement, 7 300 emplois du Grand Narbonne sont occupés par des actifs résidant en dehors de la CA. Quelque 3 600 de ces actifs viennent de communes rurales et 1 200 de Lézignan-Corbières et Béziers, à parts égales.

Un territoire très bien équipé

Presque tous les habitants du Grand Narbonne vivent dans une commune qui dispose de la majorité des équipements de proximité, tant pour les services à la personne (bureau de poste, salon de coiffure, banque, garage, école primaire), que pour les services de santé (médecin, pharmacie, dentiste, masseur-kinésithérapeute) ou les commerces de première nécessité (boulangerie, supérette, boucherie). Tous les équipements structurants (supermarchés, hypermarchés, collèges, lycées, commerces de vêtements et d’équipement du foyer, magasins de bricolage…) et les services de santé (laboratoires d’analyses, orthophonistes, médecins spécialistes, hôpitaux et cliniques) sont présents sur le territoire. Comme dans la plupart des communautés d’agglomération, les temps d’accès sont très réduits : la quasi-totalité de la population réside à moins de 15 minutes des principaux équipements structurants. Seules les communes au sud du territoire, plus distantes de Narbonne mais aussi de Perpignan, ne bénéficient pas de la proximité de services ou d‘équipements plus rares comme les médecins spécialistes, les hypermarchés ou les lycées.

Une terre de tourisme

Avec deux lits touristiques par habitant en 2013, le Grand Narbonne est un territoire à l’orientation touristique très marquée. Cette offre est beaucoup plus élevée que dans les territoires de référence. Parmi eux, seules les CA Hérault-Méditerranée, Royan Atlantique et de la presqu'île de Guérande offrent un ratio plus élevé. L'offre touristique est très concentrée sur les cinq communes littorales, qui regroupent à elles seules 80 % de la capacité d'accueil. Les résidences secondaires rassemblent l’essentiel de l'hébergement touristique (90 %). Par rapport aux territoires de référence, le Grand Narbonne présente un déficit d’offre hôtelière et de camping dans le haut de gamme (4 et 5 étoiles).

En 2013, on estime que le tourisme génère un peu moins de 3 200 emplois dans la CA du Grand Narbonne, soit 7,8 % de l'emploi total. C'est moins que dans les territoires semblables (8,5 %) mais plus que dans les territoires voisins (6,1 %) et dans l’ensemble de l’Occitanie (4,4 %). Les restaurants et cafés représentent quatre de ces emplois sur dix. Comme pour les autres espaces littoraux, l'emploi touristique est fortement soumis à des variations saisonnières. En juillet et en août, le nombre d’emplois touristiques est ainsi multiplié par trois par rapport à janvier.

Un territoire vieillissant

En 2013, près d'un habitant sur quatre du Grand Narbonne est âgé de 65 ans ou plus. Cette part est similaire à celle de l’ensemble des territoires semblables mais est plus élevée que dans les territoires voisins et l’ensemble de la région. La proportion de seniors est particulièrement élevée sur le littoral  : un habitant sur trois à Leucate ou Port-la-Nouvelle. Comme partout, la population vieillit. Depuis 1999, l’âge médian a augmenté de trois ans et la part des 60 ans ou plus n’a cessé de progresser au détriment de celle des 15-44 ans. Avec l’âge, la part des personnes vivant seules augmente : 42 % des 80 ans ou plus sont dans ce cas.

Le vieillissement est aussi un enjeu en termes de renouvellement d’actifs. Ainsi, dans ce territoire où l’on compte moins de cadres et de professions intellectuelles supérieures que dans les zones de comparaison, quelque 38 % d’entre eux sont âgés de 50 ans ou plus. L’indicateur de vieillissement, qui mesure la proportion de ces cadres seniors par rapport aux jeunes de moins de 30 ans, y est plus élevé.

Des populations en situation de précarité

Dans le Grand Narbonne, une part importante de la population vit en situation de précarité, en lien avec une proportion plus grande de chômeurs et de jeunes non insérés. Le niveau de revenu disponible des ménages est relativement faible, comme dans les communautés d’agglomération voisines, et davantage que dans les territoires semblables ou l’ensemble de l‘Occitanie. L’écart entre les plus hauts revenus et les plus modestes est cependant moins grand qu'ailleurs, car le revenu des ménages les plus aisés n’est pas aussi élevé que dans les territoires de comparaison. Par rapport à ceux-ci, les revenus proviennent davantage des pensions, retraites et rentes que de l'activité et du patrimoine. Comme dans les CA voisines, la part des prestations sociales est relativement importante.

En 2012, un peu plus de 20 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté : c’est nettement plus que dans les territoires semblables (16 %) ou l’ensemble de la région (17 %), mais moins que dans les territoires voisins (22 %). Les familles monoparentales sont comme ailleurs les plus touchées : 40 % d’entre elles sont des ménages pauvres (figure 5). Dans le Grand Narbonne, la précarité touche davantage les jeunes : 26 % des 18-24 ans se déclarent chômeurs et 9 % sont sortis du système de formation sans chercher un emploi. L’importance de ces jeunes non insérés est à relativiser du fait qu’à ces âges, nombre d’entre eux ont quitté le territoire pour travailler ou poursuivre leurs études. L’insertion sociale et professionnelle des jeunes constitue, sans nul doute, l’un des enjeux du territoire.

Figure 5 – 20 % des ménages vivent sous le seuil de pauvretéTaux de pauvreté (seuil à 60 % du revenu médian de France métropolitaine) selon le type de ménage en 2012 (en %)

20 % des ménages vivent sous le seuil de pauvreté
CA du Grand Narbonne CA semblables CA voisines Occitanie
Famille monoparentale 40,5 34,5 41,0 33,9
Couple sans enfant 10,5 7,1 10,9 8,6
Couple avec enfant(s) 18,4 15,3 21,3 14,7
Femme seule 24,3 18,5 22,8 20,8
Homme seul 23,5 19,6 25,2 21,9
Ensemble des ménages 20,2 16,3 22,1 16,7
  • Lecture : en 2012, 40,5 % des familles monoparentales du Grand Narbonne vivent en dessous du seuil de pauvreté.
  • Sources : Insee-DGFIP-Cnaf-Cnav-CCMSA, Fichier localisé social et fiscal (Filosofi) 2012

En 2013, plus de 19 % de l'ensemble des actifs du Grand Narbonne se déclarent chômeurs lors du recensement de la population. Cette proportion est comparable aux territoires voisins, mais supérieure de 4 à 5 points aux territoires semblables ou à l’ensemble de l’Occitanie. Le nombre de demandeurs d’emploi de plus d’un an d’ancienneté augmente fortement dans le Grand Narbonne entre 2012 et 2015 (+ 14 % par an en moyenne). C’est davantage que dans les autres territoires (de 11 à 12 %).

Encadrés

Le Grand Narbonne en 10 chiffres

126 244 habitants (au 1er janvier 2014)

24 % de la population a 65 ans ou plus

6 200 habitants sont venus s’installer en 2012

43 800 emplois en 2013

81 % de l’emploi dans le secteur tertiaire

90 % des exploitations agricoles sont viticoles

96 % de la population vit dans un pôle de services

41 % des logements sont des résidences secondaires

8 % de l’emploi est touristique

20 % de la population vit sous le seuil de pauvreté (2012)

Le mot du partenaire

Le Grand Narbonne, qui jouit d’une position géographique stratégique au cœur de la région Occitanie, sur la route de l’Espagne et occupant le littoral audois, est un territoire dynamique et touristique. Plus de 6 000 nouveaux arrivants se sont installés dans notre communauté d’agglomération en 2012, confirmant notre attractivité. Si les arrivants sont majoritairement jeunes, la part des seniors augmente elle aussi. L’emploi, principalement basé sur l’économie présentielle et donc non délocalisable, continue de progresser.

Mais dans le même temps, notre population, et en particulier les jeunes, est en situation de précarité. Le nombre de demandeurs d’emploi augmente malgré des créations d’emploi en nombre et une part importante de personnes diplômées, cadres et employés, quitte le territoire. Aujourd’hui, notre enjeu est de réussir à améliorer notre attractivité en favorisant l’implantation des entreprises et l’innovation : car c’est en consolidant les secteurs traditionnels du tourisme ou de la viticulture et en développant de nouvelles activités, basées notamment sur la filière des énergies renouvelables, que nous développerons le Grand Narbonne pour en faire une référence en matière de croissance verte.

Jacques Bascou, Président de la Communauté d’agglomération du Grand Narbonne

Pour comprendre

Une analyse basée sur la comparaison de territoires

Ce diagnostic porte sur le territoire de la communauté d'agglomération du Grand Narbonne, dans son périmètre au 1er janvier 2016. Il se compose de 39 communes, y compris Feuilla et Fraissé-des-Corbières (97 et 234 habitants), qui ont quitté le territoire au 1er janvier 2017 pour rejoindre la communauté de communes Corbières Salanque Méditerranée.

Afin de repérer certaines spécificités ou enjeux propres à ce territoire, le Grand Narbonne est comparé à une sélection de communautés d’agglomération (CA) aux caractéristiques proches, qui jouent le rôle de zones de référence. Les neufs communautés d'agglomération semblables ont été sélectionnées selon des critères comme la population, la présence d'un littoral, d'un pôle urbain de taille comparable, la répartition de l’emploi par secteur. Ce référentiel, appelé « CA semblables », se compose des communautés d’agglomérations de Vannes Agglo, de la Presqu'île de Guérande Atlantique, de Cap Royan Atlantique, du Bassin d'Arcachon Sud-Pôle Atlantique, du Sud Pays Basque, de Béziers-Méditerranée, de Hérault Méditerranée (Agde-Pézenas), de Thau-Agglo (Sète) et d’Arles-Crau-Camargue.

Le territoire a également été comparé à cinq communautés voisines pour prendre en compte les spécificités propres au pourtour méditerranéen. Il s’agit des CA de Béziers Méditerranée, de Thau-Agglo, Hérault Méditerranée, de Carcassonne Agglo et de la communauté urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole.

Définitions

Un chômeur au sens du recensement de la population est une personne de 15 ans ou plus qui s'est déclarée chômeur ou en recherche d'emploi, qu'elle soit inscrite ou non à Pôle emploi. Cette notion diffère de celle de chômeur au sens du Bureau international du travail (BIT). Le chômage mesuré par le recensement est bien souvent nettement plus important que celui mesuré au sens du BIT dont la définition est plus restrictive.

Un ménage est constitué de l'ensemble des personnes qui vivent sous le même toit. Afin de tenir compte des économies d'échelle liées à la taille du ménage, le revenu d'un ménage tient compte du nombre de personnes qui le composent en intégrant un système de pondération ou unités de consommation (UC). On obtient ainsi le niveau de vie du ménage, qui peut se comparer d’un territoire à l’autre indépendamment de la taille moyenne des ménages.

Le taux de pauvreté est la proportion de personnes vivant dans des ménages dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian en France métropolitaine. En 2012, ce seuil s’établit à 989 euros par mois et par unité de consommation.

Pour en savoir plus

« Panorama de l'Aude, croissance démographique et difficultés économiques », Insee Analyses Languedoc-Roussillon- Midi-Pyrénées n° 6, mars 2016

« Économie présentielle et mobilité contrainte dans le Grand Sud-Est : Narbonne, zone d'emploi en équilibre fragile pour les déplacements », Repères Synthèse pour l'économie du Languedoc-Roussillon n° 6, juillet 2012