La croissance de l'emploi portée par un rebond de l'intérim en Bourgogne-Franche-Comté

Amandine Ulrich, Guillaume Volmers, Insee

L'économie de la Bourgogne-Franche-Comté semble prête à repartir. Au cours du troisième trimestre 2016, l'emploi salarié marchand, entraîné par l'intérim se redresse. Pour la première fois depuis la crise de 2008 - 2009, le secteur de la construction stabilise ses effectifs, amorce possible d’une reprise annoncée par la hausse prolongée du nombre de permis de construire autorisés. Les défaillances d'entreprises sont moins nombreuses. Cependant, quatre indicateurs sont mal orientés : le chômage ne baisse plus, les créations d'entreprises reculent, le tourisme n'est pas encore reparti et l'industrie n'arrive pas à enrayer ses pertes d’effectifs.

Insee Conjoncture Bourgogne-Franche-Comté
No 6
Paru le : 20/01/2017

L’emploi salarié repart à la hausse

Au troisième trimestre 2016, la région compte 590 300 emplois salariés dans les secteurs principalement marchands, soit une hausse de 0,4 % par rapport au trimestre précédent (cf. avertissement). Cette évolution trimestrielle est supérieure à celle de l'emploi salarié en France métropolitaine (+ 0,3 %). La région suit la tendance à la hausse constatée dans toutes les régions métropolitaines. Cependant, sur un an, l’évolution en Bourgogne-Franche-Comté est en deçà de celle constatée au niveau national : l’emploi salarié marchand s'accroît de 0,3 %, ce qui représente 1 700 emplois en plus, tandis qu’au niveau national, la hausse s’élève à 1,2 % sur la même période (figure 1).

D’un département à l’autre, les évolutions par rapport au trimestre précédent divergent : l’emploi salarié augmente ce trimestre de 1,1 % dans le Jura, de 0,9 % en Côte-d’Or, de 0,7 % dans le Territoire de Belfort, de 0,5 % dans le Doubs et de 0,3 % en Saône-et-Loire. Au contraire, il se replie dans la Nièvre (– 0,3 %) et la Haute-Saône (– 0,4 %). Dans l'Yonne, le volume de l'emploi se stabilise.

Au troisième trimestre 2016, 34 200 habitants de Bourgogne-Franche-Comté occupent un emploi en Suisse, soit 360 personnes de plus qu’un an plus tôt. Avec une augmentation de 1,1 % sur un an dans la région, la croissance du nombre de frontaliers travaillant en Suisse continue de s’infléchir.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,07
T3 2005 99,79 100,18
T4 2005 99,67 100,34
T1 2006 99,45 100,45
T2 2006 99,57 101
T3 2006 99,67 101,36
T4 2006 99,68 101,46
T1 2007 100,31 102,26
T2 2007 100,13 102,49
T3 2007 100,34 102,82
T4 2007 100,31 103,03
T1 2008 100,84 103,35
T2 2008 100,42 102,91
T3 2008 99,96 102,63
T4 2008 98,53 101,82
T1 2009 97,03 100,78
T2 2009 96,43 100,3
T3 2009 96,19 100,05
T4 2009 96,03 100,11
T1 2010 95,72 100,01
T2 2010 95,51 100,05
T3 2010 95,62 100,31
T4 2010 95,79 100,52
T1 2011 95,98 100,8
T2 2011 96,04 101,05
T3 2011 95,92 100,99
T4 2011 95,72 100,94
T1 2012 95,48 100,98
T2 2012 94,96 100,82
T3 2012 94,52 100,61
T4 2012 93,96 100,34
T1 2013 93,68 100,35
T2 2013 93,31 100,03
T3 2013 93,31 100,22
T4 2013 93,2 100,33
T1 2014 92,85 100,19
T2 2014 92,65 100,18
T3 2014 91,91 99,87
T4 2014 91,92 99,95
T1 2015 91,7 99,89
T2 2015 91,78 100,1
T3 2015 91,71 100,27
T4 2015 91,78 100,61
T1 2016 91,72 100,92
T2 2016 91,57 101,11
T3 2016 91,98 101,44
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Avertissement sur la révision des données de l'emploi

L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

L’hémorragie des effectifs stoppée dans la construction

Au troisième trimestre 2016, dans la région Bourgogne-Franche-Comté, le nombre d’emplois salariés hors intérim diminue légèrement par rapport au trimestre précédent (– 0,1 %).

Le secteur de la construction cesse de détruire des emplois et stabilise ses effectifs pour la première fois depuis la crise de 2008. Le volume de permis de construire laisse augurer un redressement de la construction. Dans les services marchands hors intérim, l’orientation à la hausse de l’emploi se poursuit (+ 0,8 %). Pour le quatrième trimestre consécutif, ce secteur enregistre des créations nettes d’emplois (+ 700 ce trimestre). En glissement annuel, les effectifs salariés employés dans le secteur augmentent de 1,6 %.

À l’inverse, l’industrie et le commerce font face à des destructions nettes d’emplois : les suppressions d’emploi dans l’industrie se poursuivent avec une diminution de 0,8 % des effectifs salariés ce trimestre et le commerce, qui avait réussi à stopper la baisse de ses effectifs au trimestre précédent, recule de 0,6 %. Pour ces deux secteurs, ces évolutions classent la région en dernière position parmi les régions métropolitaines (figure 2).

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,19 99,19 100,15 100,1
T3 2005 101,94 98,33 100,26 100,2
T4 2005 102,57 97,36 100,49 100,33
T1 2006 103,58 96,64 100,33 100,1
T2 2006 104,31 96,01 100,56 100,49
T3 2006 105,07 95,26 101,12 101,03
T4 2006 106,33 94,91 101,12 100,58
T1 2007 106,71 94,56 101,49 101,12
T2 2007 107,41 94,1 101,71 101,35
T3 2007 108,88 93,74 102,23 101,91
T4 2007 110,23 93,28 102,17 101,87
T1 2008 110,8 92,69 103,06 102,41
T2 2008 111,02 92,27 103,42 102,42
T3 2008 111,66 92,07 103,44 102,14
T4 2008 110,69 91,41 103,4 101,52
T1 2009 110,23 90,02 102,98 100,95
T2 2009 109,6 88,45 102,69 100,28
T3 2009 109 87,21 102,63 99,91
T4 2009 107,9 85,83 102,76 99,77
T1 2010 107,29 84,95 102,48 99,79
T2 2010 106,59 84,23 102,28 99,66
T3 2010 105,7 83,64 102,51 99,68
T4 2010 105,02 83,42 102,48 99,62
T1 2011 104,55 83,59 102,76 99,65
T2 2011 103,86 83,34 102,96 99,9
T3 2011 103,48 83,04 103,21 99,77
T4 2011 102,89 82,84 103,43 99,98
T1 2012 102,02 82,43 103,41 99,59
T2 2012 100,97 82,11 103,43 99,73
T3 2012 100,18 81,74 103,36 99,69
T4 2012 99,37 81,41 103,11 99,66
T1 2013 97,91 80,82 102,71 99,3
T2 2013 97,85 80,22 102,37 98,89
T3 2013 97,26 79,8 102,46 98,97
T4 2013 96,15 79,57 102,6 99,04
T1 2014 95,66 79,36 102,35 98,84
T2 2014 94,61 78,78 102,29 98,66
T3 2014 93,41 78,17 101,92 98,13
T4 2014 92,34 77,6 102,07 98,3
T1 2015 91,33 77,11 102,21 98,67
T2 2015 89,87 76,94 102,32 98,97
T3 2015 88,78 76,59 102,41 99,53
T4 2015 88,4 76,29 102,4 99,18
T1 2016 88,07 76,15 102,58 98,98
T2 2016 87,8 75,77 102,75 98,99
T3 2016 87,76 75,17 103,04 98,36
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bourgogne-Franche-Comté

L’intérim porte l’emploi régional

L'intérim rebondit nettement ce trimestre avec une augmentation de 10,5 % en Bourgogne-Franche-Comté, la plus forte des régions françaises : une hausse de plus du double de la moyenne nationale (+ 5 %). Ainsi, l'emploi intérimaire, avec un effectif en hausse de 3 100, emmène grâce à sa dynamique l'ensemble de l'emploi salarié marchand régional ce trimestre. En glissement annuel, l'emploi intérimaire régional progresse de 12,1 % (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,14 99,86
T3 2005 101,77 101,93
T4 2005 102,92 102,6
T1 2006 103,27 101,7
T2 2006 106,92 107,36
T3 2006 107,2 107,31
T4 2006 107,61 105,31
T1 2007 118,95 114,93
T2 2007 114,83 112,47
T3 2007 113,67 110,87
T4 2007 114,63 109,72
T1 2008 119,5 114,35
T2 2008 109,68 106,28
T3 2008 99,92 99,93
T4 2008 76,95 86,9
T1 2009 61,12 73,86
T2 2009 64,45 75,59
T3 2009 70,5 79,59
T4 2009 78,18 84,27
T1 2010 82,25 88,79
T2 2010 86,78 93,35
T3 2010 92,79 97,12
T4 2010 99,55 100,8
T1 2011 100,21 101,31
T2 2011 102,52 101,53
T3 2011 100,25 100,51
T4 2011 96,1 96,37
T1 2012 95,98 95,22
T2 2012 89,29 91,86
T3 2012 85,15 88,11
T4 2012 79,92 85,65
T1 2013 85,42 88,48
T2 2013 85,86 87,29
T3 2013 89,12 89,01
T4 2013 89,17 90,98
T1 2014 87,01 89,23
T2 2014 89,5 91,48
T3 2014 84,62 87,72
T4 2014 89,55 90,74
T1 2015 89,15 89,97
T2 2015 93,52 93,37
T3 2015 95,81 96,01
T4 2015 100,26 99,3
T1 2016 98,79 99,46
T2 2016 97,24 99,42
T3 2016 107,41 104,43
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

La baisse du taux de chômage connaît un coup d'arrêt

Le taux de chômage de la Bourgogne-Franche-Comté, qui s'améliorait depuis un an, remonte de 0,1 point ce trimestre et s’établit à 9 %. La région continue d’afficher un taux de chômage plus faible qu’en moyenne en métropole (9,7 %) ; c’est le 5e taux le moins élevé des 13 régions de l'Hexagone (figure 4).

En évolution, la Côte-d'Or est le seul département de la région dans lequel le taux de chômage continue de décroître, de 0,1 point ce trimestre. Le taux de chômage reste stable dans la Nièvre et en Saône-et-Loire. Dans tous les autres départements, le taux de chômage progresse : de 0,1 point pour le Doubs, l’Yonne et le Territoire de Belfort et de 0,2 point pour le Jura et la Haute-Saône.

En variation annuelle, le taux de chômage est en baisse dans tous les départements.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2005 7,4 8,3
T2 2005 7,6 8,4
T3 2005 7,8 8,6
T4 2005 7,8 8,7
T1 2006 8,0 8,7
T2 2006 7,9 8,6
T3 2006 7,9 8,5
T4 2006 7,4 8,0
T1 2007 7,4 8,1
T2 2007 7,0 7,8
T3 2007 6,9 7,6
T4 2007 6,4 7,1
T1 2008 6,1 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,5 7,1
T4 2008 6,9 7,4
T1 2009 8,0 8,2
T2 2009 8,6 8,8
T3 2009 8,5 8,8
T4 2009 8,8 9,1
T1 2010 8,7 9,0
T2 2010 8,6 8,9
T3 2010 8,4 8,8
T4 2010 8,2 8,8
T1 2011 8,1 8,8
T2 2011 8,0 8,7
T3 2011 8,1 8,8
T4 2011 8,3 9,0
T1 2012 8,4 9,1
T2 2012 8,7 9,3
T3 2012 8,8 9,4
T4 2012 9,2 9,7
T1 2013 9,4 9,9
T2 2013 9,5 10,0
T3 2013 9,3 9,9
T4 2013 9,0 9,8
T1 2014 9,1 9,8
T2 2014 9,1 9,8
T3 2014 9,3 10,0
T4 2014 9,5 10,1
T1 2015 9,3 10,0
T2 2015 9,4 10,1
T3 2015 9,4 10,1
T4 2015 9,2 9,9
T1 2016 9,1 9,9
T2 2016 8,9 9,6
T3 2016 9,0 9,7
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Légère augmentation du nombre de demandeurs d’emploi

Fin septembre 2016 en Bourgogne-Franche-Comté, 216 610 demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) sont inscrits à Pôle emploi et tenus d’accomplir des actes positifs de recherche d’emploi (catégories A, B et C). Leur nombre augmente de 0,5 % par rapport au trimestre précédent, suivant la tendance nationale (+ 0,8 %). Cette tendance est à l'inverse des deux premiers trimestres de l'année 2016.

La situation des demandeurs d’emploi de moins de 25 ans s’améliore par rapport au trimestre précédent : leur nombre baisse de 2,5 %. Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée diminue également, mais de manière moins marquée (- 0,6 %). En revanche, le nombre d’inscrits à Pôle emploi âgés de 50 ans ou plus augmente de 2,1 %, contrairement au trimestre précédent.

Au niveau départemental, le nombre d’inscrits à Pôle emploi baisse dans la Nièvre (- 0,9 %), en Côte-d’Or (- 0,4 %) et dans une moindre mesure en Saône-et-Loire (- 0,2 %). Les augmentations les plus fortes concernent le Doubs et la Haute-Saône (+ 1,5 % par rapport au trimestre précédent) ainsi que l'Yonne (+ 1,2 %). Les autres départements connaissent des hausses plus contenues : + 0,9 % dans le Jura et + 0,1 % dans le Territoire de Belfort.

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C de Bourgogne-Franche-Comté diminue de 0,6 %, tandis qu’il augmente de 1,0 % en France métropolitaine (figure 5).

Figure 5 – Demandeurs d’emploi (A,B,C) inscrits à Pôle emploi

Demandeurs d’emploi (A,B,C) inscrits à Pôle emploi
3e trimestre 2016 Variation (%)
(en milliers) sur un trimestre sur un an
Bourgogne-Franche-Comté 216,6 + 0,5 - 0,6
dont
Moins de 25 ans 32,9 - 2,5 - 6,4
25 à 49 ans 129,7 + 0,6 - 0,5
50 ans ou plus 54,0 + 2,1 + 3,2
dont
Inscrits depuis un an ou plus 94,7 - 0,6 - 2,9
France métropolitaine 5 480,2 + 0,8 + 1,0
  • Note : données corrigées des variations saisonnières; la série de la France métropolitaine est également corrigée des jours ouvrables.
  • Source : Pôle emploi-Dares, Statistiques mensuelles du marché du travail - traitements Pôle emploi-Direccte.

Hausse trimestrielle du nombre de permis de construire

Entre le 1 er octobre 2015 et le 30 septembre 2016, 10 000 permis de construire ont été délivrés dans la région, soit une augmentation de 3,5 % par rapport au nombre enregistré entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016. Seuls les départements de la Nièvre et de la Haute-Saône enregistrent une baisse des permis de construire.

Sur un an, le nombre de logements autorisés à la construction s’accroît de 7,2 % par rapport à la même période de l’année précédente, soit une hausse plus modérée qu’au niveau national (+ 15,8 %).

Cependant, cette hausse ne se traduit pas encore dans les mises en chantier. Le nombre de logements commencés au cours des douze derniers mois est en effet orienté à la baisse par rapport au deuxième trimestre 2016 (- 4,1 %). Quatre départements affichent néanmoins une augmentation des constructions de logements : le Territoire de Belfort, la Haute-Saône, le Jura et la Saône-et-Loire.

Sur un an, le nombre de mises en chantier dans la région baisse de 5,1 %, contrairement à la tendance nationale (+ 10,0 %) (figure 6).

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,44
mars 2005 101,32 101,6
avril 2005 102,65 102,22
mai 2005 105,3 104,47
juin 2005 105,96 105,5
juil. 2005 104,64 105,82
août 2005 107,28 106,49
sept. 2005 110,6 108,07
oct. 2005 112,58 109,18
nov. 2005 115,23 109,28
déc. 2005 115,23 110,64
janv. 2006 115,23 110,86
févr. 2006 117,88 111,53
mars 2006 117,22 112,31
avril 2006 117,88 113,43
mai 2006 118,54 113,77
juin 2006 122,52 114,96
juil. 2006 122,52 115,35
août 2006 123,18 115,92
sept. 2006 122,52 115,72
oct. 2006 125,17 116,44
nov. 2006 123,84 117,42
déc. 2006 125,17 117,08
janv. 2007 124,5 117,08
févr. 2007 124,5 117,08
mars 2007 125,83 116,81
avril 2007 125,17 116,49
mai 2007 125,17 116,04
juin 2007 121,85 115,75
juil. 2007 125,17 117,28
août 2007 123,84 116,56
sept. 2007 122,52 116,49
oct. 2007 121,19 117
nov. 2007 121,85 116,36
déc. 2007 121,19 116,14
janv. 2008 120,53 115,89
févr. 2008 117,88 115,84
mars 2008 113,91 114,44
avril 2008 114,57 113,15
mai 2008 111,92 111,38
juin 2008 110,6 109,23
juil. 2008 105,3 106,32
août 2008 103,97 105,4
sept. 2008 103,31 103,36
oct. 2008 100 100,22
nov. 2008 96,69 96,99
déc. 2008 94,7 94,6
janv. 2009 92,05 91,31
févr. 2009 90,07 88,01
mars 2009 89,4 85,81
avril 2009 85,43 83,96
mai 2009 84,11 81,96
juin 2009 82,78 80,5
juil. 2009 83,44 80,5
août 2009 82,78 80,6
sept. 2009 78,15 79,37
oct. 2009 78,15 78,73
nov. 2009 80,13 80,13
déc. 2009 79,47 82,33
janv. 2010 80,13 82,43
févr. 2010 80,13 82,92
mars 2010 81,46 84,18
avril 2010 82,12 84,85
mai 2010 82,12 86,25
juin 2010 82,12 87,49
juil. 2010 83,44 88,15
août 2010 84,77 88,97
sept. 2010 88,74 91,36
oct. 2010 89,4 94,23
nov. 2010 88,74 96,74
déc. 2010 91,39 98,35
janv. 2011 91,39 99,7
févr. 2011 92,05 100,64
mars 2011 93,38 101,58
avril 2011 92,72 101,8
mai 2011 94,7 102,86
juin 2011 93,38 101,58
juil. 2011 92,72 101,11
août 2011 91,39 100,57
sept. 2011 89,4 100,05
oct. 2011 88,08 99,01
nov. 2011 88,74 100,81
déc. 2011 89,4 102,17
janv. 2012 88,74 101,63
févr. 2012 89,4 101,6
mars 2012 87,42 101,97
avril 2012 87,42 100,86
mai 2012 85,43 98,99
juin 2012 86,75 99,33
juil. 2012 86,09 98,99
août 2012 85,43 98,59
sept. 2012 84,11 97,06
oct. 2012 84,11 96,42
nov. 2012 81,46 92,74
déc. 2012 82,12 91,93
janv. 2013 82,12 92,2
févr. 2013 82,12 92,84
mars 2013 84,11 92,5
avril 2013 86,09 93,81
mai 2013 84,77 94,57
juin 2013 84,11 94,57
juil. 2013 82,78 94,37
août 2013 82,12 93,83
sept. 2013 82,12 93,68
oct. 2013 80,13 92,25
nov. 2013 79,47 91,21
déc. 2013 76,16 88,5
janv. 2014 74,83 87,73
févr. 2014 74,83 86,01
mars 2014 70,86 84,25
avril 2014 67,55 83,32
mai 2014 64,9 82,06
juin 2014 64,24 81,24
juil. 2014 62,25 80,9
août 2014 61,59 80,7
sept. 2014 60,26 80,06
oct. 2014 60,26 79,81
nov. 2014 58,28 79,84
déc. 2014 59,6 80,4
janv. 2015 58,94 79,99
févr. 2015 58,28 79,99
mars 2015 56,95 79,79
avril 2015 58,28 79,12
mai 2015 58,94 78,8
juin 2015 58,28 79,15
juil. 2015 60,26 78,9
août 2015 61,59 79,15
sept. 2015 61,59 79,84
oct. 2015 60,93 79,94
nov. 2015 62,25 80,36
déc. 2015 59,6 81,02
janv. 2016 58,94 81,37
févr. 2016 58,94 82,11
mars 2016 60,93 82,31
avril 2016 60,26 83,37
mai 2016 60,26 85,07
juin 2016 60,93 85,66
juil. 2016 59,6 86,82
août 2016 58,94 87,12
sept. 2016 58,28 87,78
oct. 2016 58,28 89,17
nov. 2016 60,93 89,71
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Légère dégradation de la fréquentation hôtelière, augmentation du nombre de touristes dans les campings

Avec 2 353 800 nuitées enregistrées durant le troisième trimestre 2016, la fréquentation hôtelière en Bourgogne-Franche-Comté diminue de 2,1 % par rapport au troisième trimestre 2015. La baisse est plus prononcée au niveau national (- 4,1 %) (figure 7).

Dans la région, le repli de la fréquentation hôtelière ce trimestre s’explique par la chute des nuitées d’agrément (- 5,6 %), tandis que les nuitées de tourisme d’affaires progressent de 4,1 % par rapport au 3 e trimestre 2015.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
T1 2011 0,4559851028950692 2,2455296988236904
T2 2011 -0,23443042660168137 3,118357539041192
T3 2011 -0,023630386989781774 3,0256743767917547
T4 2011 1,6055571469493035 4,643769783473398
T1 2012 -0,16001901215985914 2,3624045764267207
T2 2012 -3,7818590318358476 -0,7817130068028603
T3 2012 -2,33236397708998 -0,7592137658719297
T4 2012 -4,129487884298214 0,30393408277045164
T1 2013 -3,745050899367612 -0,39239682185379654
T2 2013 -1,1257558148876108 -0,7465023691316598
T3 2013 -2,2960142782442645 0,09029170044515399
T4 2013 -0,3036251222219852 -0,5644496415199138
T1 2014 0,2538887011284798 -2,85235793715239
T2 2014 1,8048175411798322 -0,7980936572239198
T3 2014 0,7147659318495388 -1,6063850425588522
T4 2014 3,0049406385959907 -0,7375650233675307
T1 2015 5,1043816446172885 2,4484776357299944
T2 2015 4,162831406392173 1,9306724791269951
T3 2015 5,62792045813864 3,301374690924051
T4 2015 5,322690338976977 -1,2733203931827362
T1 2016 5,813234868457076 1,9023637524163426
T2 2016 -2,0319451609772643 -3,6195839979635847
T3 2016 -2,1703067117358823 -4,108686591845969
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Au troisième trimestre 2016, les campings de la région ont accueilli plus de touristes que l’année dernière : ils ont enregistré 2 160 700 nuitées. La hausse de fréquentation (+ 4,1 %) est plus forte qu’en France métropolitaine (+ 1,0 %). La proportion de la clientèle étrangère est restée stable.

Moins de créations d’entreprises

Au troisième trimestre 2016, 3 909 entreprises ont été créées en Bourgogne-Franche-Comté. Le recul de 2,3 % par rapport au trimestre précédent est dû à la chute des immatriculations de micro-entrepreneurs (– 7,2 %). À l'inverse, le nombre des créations d’entreprises dites « classiques » est en légère hausse (+ 1,3 %). Au niveau national, la tendance est aussi orientée à la baisse avec une diminution de 1,6 % des créations d’entreprises.

Sur un an, les créations d’entreprises augmentent de 3,0 % en Bourgogne-Franche-Comté, une progression peu moins forte qu’en France métropolitaine (+ 5,2 %) (figure 8).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bourgogne-Franche-Comté y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 97,28 95,61 119,42 120,8
T3 2009 94,1 94,13 112,01 116,69
T4 2009 102,98 99,65 124,39 123,7
T1 2010 99,69 96,43 136,45 132,93
T2 2010 105,13 100,05 112,29 122,06
T3 2010 105,08 98,66 109,99 116,98
T4 2010 98,31 97,3 110,29 117,8
T1 2011 96,66 96,34 100,55 108,19
T2 2011 94,77 94,87 99,59 107,94
T3 2011 95,02 96,5 97,49 107,29
T4 2011 96,56 96,79 99,91 108,76
T1 2012 89,28 92,62 104,14 111,33
T2 2012 89,28 88,78 99,72 108,49
T3 2012 90,41 89,54 97,65 107,76
T4 2012 90,71 90,61 100,92 105,14
T1 2013 93,84 97,52 100,32 107,66
T2 2013 94,92 97,72 98,27 106,1
T3 2013 97,13 98,98 95,4 105,08
T4 2013 96,15 101,92 94,64 107,8
T1 2014 93,59 100,54 100,23 109,92
T2 2014 91,79 100,63 93,3 107,97
T3 2014 91,17 99,85 97,49 110,27
T4 2014 94,56 101,29 98,48 109,58
T1 2015 104,52 107,65 91,88 104,47
T2 2015 106,62 113,1 85,16 102,51
T3 2015 109,9 116,01 87,3 104,41
T4 2015 113,39 118,46 88,86 105,5
T1 2016 115,96 121,08 92,66 108,91
T2 2016 119,39 125,59 92,04 111,66
T3 2016 120,93 127,42 89,94 109,89
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Note : données trimestrielles corrigées des variations saisonnières (CVS).
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Des défaillances d’entreprises moins nombreuses

Au troisième trimestre 2016, le nombre de défaillances d’entreprises jugées au cours des douze derniers mois recule de 3,8 % par rapport au cumul atteint à la fin du trimestre précédent. La baisse est aussi plus marquée dans la région qu’en France métropolitaine (- 2,8 %).

Sur une année, la diminution du nombre de défaillances est également plus marquée en Bourgogne-Franche-Comté (- 7,8 %) qu’en France métropolitaine (- 5,5 %) (figure 9).

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bourgogne-Franche-Comté France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100 100,52
mars 2005 99,44 100,57
avril 2005 100,62 101,22
mai 2005 103,27 102,01
juin 2005 104,12 102,32
juil. 2005 104,57 102,08
août 2005 104,4 101,95
sept. 2005 105,7 102,18
oct. 2005 103,95 101,81
nov. 2005 104,18 101,62
déc. 2005 105,42 101,36
janv. 2006 104,57 100,5
févr. 2006 104,63 99,45
mars 2006 104,4 98,96
avril 2006 102,43 97,81
mai 2006 100,79 97,16
juin 2006 102,48 96,75
juil. 2006 101,02 96,78
août 2006 101,81 97,01
sept. 2006 103,22 97,06
oct. 2006 107,45 97,57
nov. 2006 109,37 98,29
déc. 2006 110,39 98,95
janv. 2007 114,68 99,83
févr. 2007 118,29 101,14
mars 2007 118,75 102
avril 2007 119,82 102,72
mai 2007 119,25 103,16
juin 2007 119,31 103,95
juil. 2007 121,74 105,07
août 2007 121,23 104,94
sept. 2007 121,29 104,96
oct. 2007 119,2 105,76
nov. 2007 119,82 105,6
déc. 2007 120,05 105,6
janv. 2008 117,5 105,64
févr. 2008 115,13 106,13
mars 2008 115,58 105,69
avril 2008 117,17 107,12
mai 2008 117,45 106,87
juin 2008 118,92 106,86
juil. 2008 119,42 107,4
août 2008 120,78 107,64
sept. 2008 122,47 109,11
oct. 2008 123,6 110,52
nov. 2008 123,43 111,76
déc. 2008 124,79 114,05
janv. 2009 128,12 115,7
févr. 2009 130,32 117,53
mars 2009 134,33 121,06
avril 2009 134,78 122,8
mai 2009 136,98 124,72
juin 2009 138,96 126,52
juil. 2009 140,37 128,01
août 2009 140,65 128,99
sept. 2009 139,3 130,67
oct. 2009 139,47 130,38
nov. 2009 141,22 130,96
déc. 2009 140,26 130,57
janv. 2010 137,94 130,72
févr. 2010 135,06 130,54
mars 2010 135,52 130,66
avril 2010 134,44 129,35
mai 2010 133,09 129,3
juin 2010 131,17 129,4
juil. 2010 129,81 128,48
août 2010 130,72 128,64
sept. 2010 132,19 127,41
oct. 2010 131,06 126,45
nov. 2010 130,49 125,87
déc. 2010 128,74 124,77
janv. 2011 131,45 124,84
févr. 2011 133,03 124,8
mars 2011 130,72 123,95
avril 2011 131,23 123,42
mai 2011 133,94 125,01
juin 2011 132,3 123,63
juil. 2011 132,07 122,9
août 2011 131,96 122,95
sept. 2011 131,68 122,44
oct. 2011 131,34 122,53
nov. 2011 129,02 122,76
déc. 2011 129,42 122,57
janv. 2012 128,97 123,52
févr. 2012 131,06 123,51
mars 2012 132,86 122,56
avril 2012 133,77 122,9
mai 2012 131,34 121,25
juin 2012 132,47 121,36
juil. 2012 134,11 122,97
août 2012 134,84 122,83
sept. 2012 133,54 122,24
oct. 2012 135,29 124,24
nov. 2012 137,61 124,54
déc. 2012 138,9 125,94
janv. 2013 138,51 125,66
févr. 2013 136,93 125,49
mars 2013 138,62 125,31
avril 2013 139,41 126,74
mai 2013 138,68 127,01
juin 2013 138,11 127,46
juil. 2013 137,94 128,46
août 2013 137,32 128,3
sept. 2013 137,55 129,3
oct. 2013 139,58 129,28
nov. 2013 139,02 129
déc. 2013 139,86 129,05
janv. 2014 139,53 129,18
févr. 2014 139,41 130,34
mars 2014 133,99 130,35
avril 2014 133,48 130,61
mai 2014 134,67 129,98
juin 2014 134,33 130,21
juil. 2014 135,74 130,26
août 2014 136,76 130,31
sept. 2014 137,32 130,73
oct. 2014 135,86 130,62
nov. 2014 134,95 130,82
déc. 2014 132,13 129,1
janv. 2015 133,15 129,83
févr. 2015 134,05 129,66
mars 2015 137,27 132,07
avril 2015 138,74 132,16
mai 2015 134,05 129,47
juin 2015 136,93 131,36
juil. 2015 134,39 130,82
août 2015 132,52 130,28
sept. 2015 133,09 130,53
oct. 2015 131,96 128,75
nov. 2015 132,81 129,11
déc. 2015 134,11 130,75
janv. 2016 132,64 129,21
févr. 2016 131,73 128,51
mars 2016 130,83 126,84
avril 2016 128,91 125,5
mai 2016 131,28 128,65
juin 2016 127,67 126,85
juil. 2016 126,65 124,83
août 2016 125,8 124,61
sept. 2016 122,76 123,3
oct. 2016 120,27 122,77
nov. 2016 118,13 121,99
  • Note : données mensuelles brutes au 11 janvier 2017, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Le climat des affaires des économies avancées résiste aux incertitudes politiques

L’activité dans les économies avancées a accéléré au troisième trimestre 2016, en particulier aux États-Unis. Dans la zone euro, la croissance est restée modérée (+ 0,3 %), s’infléchissant en Allemagne et en Espagne mais s’élevant en Italie. Avec un climat des affaires bien orienté, l'activité resterait solide dans les économies avancées fin 2016 et au cours du premier semestre 2017. Elle accélérerait légèrement dans la zone euro mais ralentirait nettement au Royaume-Uni. Dans la zone euro, l'accélération serait portée par le dynamisme de la consommation, notamment en Allemagne. Le marché du travail resterait en effet bien orienté avec un chômage qui diminuerait encore doucement. Toutefois, la stabilisation du cours du pétrole engendre un regain d'inflation qui éroderait un peu la dynamique du pouvoir d'achat.

L’économie française redémarre en douceur au 3e trimestre

En France, l’activité a doucement redémarré à l’été 2016 (+ 0,2 % après − 0,1 %). La production manufacturière s’est redressée et la construction a rebondi. Côté demande, les exportations ont un peu accéléré mais les dépenses intérieures sont restées atones : la consommation des ménages a de nouveau stagné et l’investissement des entreprises a modérément reculé. Dans le même temps, l’emploi salarié marchand a encore progressé (+ 51 000 après + 29 000) et le chômage a légèrement augmenté (+ 0,1 point à 10,0 %) après avoir nettement baissé au printemps. À l’automne, le climat des affaires demeure au-dessus de sa moyenne de longue période dans l’industrie et les services. De plus, il s’est nettement redressé dans le bâtiment bien qu’il reste encore juste au-dessous de son niveau moyen. Au total, le PIB accélérerait fin 2016 (+ 0,4 %) et ne faiblirait quasiment pas au premier semestre 2017 (+ 0,3 % au premier trimestre puis + 0,4 % au deuxième). L’emploi continuerait de progresser solidement et le chômage baisserait à nouveau, à 9,8 % mi-2017.