L’emploi francilien continue de progresser en 2016 malgré un deuxième trimestre difficile

Denis Rabadeux, Insee Ile-de-France ; Cyril Saugnac, Direccte Ile-de-France

Au deuxième trimestre 2016, l’emploi salarié francilien poursuit sa progression (+ 0,3 %) malgré un contexte marqué par les mouvements sociaux, les inondations et les conséquences des attentats de novembre 2015. En glissement annuel, cette croissance (+ 0,9 %) est principalement portée par les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien. Le taux de chômage francilien diminue au deuxième trimestre et s’établit à 8,5 %. Fin août 2016, les créations d’entreprises de l’année sont nettement plus nombreuses qu’à la même période de l’année précédente. Le dynamisme de la construction se maintient même s’il reste toujours sans effet notable sur l’emploi de ce secteur qui, à l’instar de l’emploi industriel, enregistre un nouveau repli. La fréquentation hôtelière de l’été est en très net recul par rapport à l’été 2015.

Notes trimestrielles de conjoncture
No 12
Paru le : 21/10/2016

L’emploi salarié poursuit sa progression hormis dans l’industrie et la construction

L’emploi salarié francilien progresse de nouveau au deuxième trimestre 2016 (+ 0,3 % par rapport au trimestre précédent, soit plus de 11 000 emplois supplémentaires, contre + 0,2 % au niveau national) (figure 1). L’évolution atteint + 0,9 % en un an (35 000 emplois supplémentaires), comme en France métropolitaine (+ 135 000 emplois). Sur cette période, cette dynamique bénéficie principalement à la Seine-et-Marne (+ 1,7 %) et à l’Essonne (+ 1,6 %), puis à Paris (+ 1,3 %). Elle est en revanche plus faible dans les autres départements franciliens, un léger repli étant même observé dans le Val-de-Marne (- 0,3 %).

Au deuxième trimestre 2016, l’intérim gagne 2 000 emplois dans la région par rapport au premier trimestre (soit + 2,2 %), alors qu’il s’est stabilisé au niveau national. En un an, ce secteur a ainsi offert plus de 6 600 postes dans la région (+ 8,0 %).

En Ile-de-France, le secteur tertiaire marchand hors intérim - qui représente 80 % de l’emploi salarié marchand total de la région - a fourni environ 11 000 postes supplémentaires au deuxième trimestre 2016 (+ 0,4 %) (figure 2) et environ 32 500 en un an (+ 1,3 %). L’emploi dans les services marchands confirme sa progression, principalement dans les activités scientifiques, administratives et de soutien (+ 2,3 %, soit environ 21 300 emplois supplémentaires en un an), mais aussi dans le transport et l’entreposage (4 500 emplois supplémentaires) et l’hébergement et la restauration (3 400 emplois en plus), soit + 1,2 % en un an pour chacun de ces deux secteurs. Dans le commerce, l’emploi est stable ce trimestre, mais en légère hausse sur l'année (+ 5 000 emplois, soit + 0,7 %).

En revanche, l’emploi francilien ne se redresse toujours pas dans la construction (- 0,1 % au deuxième trimestre 2016) malgré la hausse du nombre de logements construits, constatée depuis plusieurs trimestres. En un an, ce secteur d’activité a perdu 2 000 emplois salariés, soit une baisse de 0,8 %. Par ailleurs, dans l’industrie francilienne, environ 6 800 emplois ont été supprimés en un an (- 1,5 %), dont un millier au deuxième trimestre 2016 (- 0,2 % par rapport au premier).

Avertissement - L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,3 100,07
T3 2005 100,1 100,18
T4 2005 100,43 100,34
T1 2006 100,73 100,45
T2 2006 101,09 101
T3 2006 101,34 101,36
T4 2006 101,78 101,46
T1 2007 102,48 102,26
T2 2007 102,87 102,49
T3 2007 103,15 102,82
T4 2007 103,63 103,03
T1 2008 103,51 103,35
T2 2008 103,18 102,9
T3 2008 103,55 102,63
T4 2008 102,74 101,82
T1 2009 102,18 100,78
T2 2009 101,93 100,3
T3 2009 101,65 100,05
T4 2009 101,55 100,12
T1 2010 101,46 100,01
T2 2010 101,39 100,05
T3 2010 101,53 100,31
T4 2010 101,8 100,52
T1 2011 102,16 100,8
T2 2011 102,39 101,05
T3 2011 102,49 100,99
T4 2011 102,61 100,94
T1 2012 102,75 100,98
T2 2012 102,86 100,82
T3 2012 102,64 100,61
T4 2012 102,57 100,34
T1 2013 102,61 100,35
T2 2013 102,57 100,03
T3 2013 102,74 100,22
T4 2013 102,97 100,32
T1 2014 102,97 100,19
T2 2014 103,03 100,19
T3 2014 103,05 99,87
T4 2014 103,16 99,94
T1 2015 103,27 99,88
T2 2015 103,51 100,12
T3 2015 103,81 100,31
T4 2015 104,13 100,58
T1 2016 104,12 100,72
T2 2016 104,4 100,92
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,64 99,64 100,27 100,11
T3 2005 100,84 99,08 100,04 99,54
T4 2005 101,67 98,49 100,52 99,59
T1 2006 102,9 98,71 100,89 99,38
T2 2006 103,56 98,22 101,22 99,53
T3 2006 104 97,68 101,59 100,12
T4 2006 104,89 97,18 102,24 100,26
T1 2007 106,14 96,88 102,91 100,66
T2 2007 107,26 96,5 103,45 100,77
T3 2007 108,48 95,57 103,93 100,64
T4 2007 110,04 95,12 104,55 100,96
T1 2008 109,27 93,96 104,55 100,52
T2 2008 109,8 93,48 104,4 100,41
T3 2008 111,2 93,54 104,87 100,23
T4 2008 111,02 93,13 104,21 99,3
T1 2009 110,58 92,23 104,05 98,96
T2 2009 110,57 91,46 103,79 98,13
T3 2009 110,37 90,73 103,5 97,72
T4 2009 110,41 89,98 103,35 97,65
T1 2010 110,3 89,11 103,34 97,73
T2 2010 109,76 88,6 103,28 97,54
T3 2010 109,61 87,81 103,58 97,8
T4 2010 109,21 87,11 104,03 97,78
T1 2011 109,44 86,97 104,5 98,13
T2 2011 109,45 86,52 104,94 98,74
T3 2011 109,45 86,04 105,09 98,44
T4 2011 110,12 85,57 105,4 98,88
T1 2012 111,34 85,58 105,54 98,9
T2 2012 111,65 85,53 105,7 99,18
T3 2012 112,03 85,68 105,42 98,94
T4 2012 112,36 85,71 105,42 98,44
T1 2013 111,92 85,57 105,47 98,43
T2 2013 112,36 85,15 105,44 98,36
T3 2013 112,62 84,65 105,8 98,73
T4 2013 113,41 84,42 105,98 99,38
T1 2014 113,26 84,31 106,08 99,66
T2 2014 112,78 83,7 106,26 99,64
T3 2014 112,4 83,61 106,45 99,65
T4 2014 110,95 83,21 106,71 99,57
T1 2015 110,67 82,92 106,95 99,66
T2 2015 110,48 82,79 107,27 100,02
T3 2015 109,71 82,51 107,62 100,33
T4 2015 109,79 82,17 108,03 100,66
T1 2016 109,73 81,72 108,14 100,76
T2 2016 109,64 81,53 108,49 100,72
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Ile-de-France

Le taux de chômage diminue au deuxième trimestre 2016

Le taux de chômage francilien est de nouveau en baisse au deuxième trimestre 2016, s’établissant à 8,5 % de la population active (figure 3). En France métropolitaine, il recule également et atteint 9,6 %. En un an, le taux de chômage a reculé de 0,5 point dans la région, comme en France métropolitaine. Au deuxième trimestre, il baisse de 0,1 à 0,2 point dans la plupart des départements franciliens. Le Val-d’Oise enregistre une baisse de 0,3 point, et c’est en Seine-Saint-Denis que la baisse est la plus significative (- 0,4 point ce trimestre, - 0,7 point en un an). Néanmoins, ce département reste celui ayant le taux de chômage le plus élevé (12,6 %, soit bien au-dessus de la moyenne métropolitaine) et les Yvelines celui où il est le plus faible (7,3 %).

Figure 3 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,3 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,3 8,7
T1 2006 8,3 8,7
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8,0 8,5
T4 2006 7,5 8,0
T1 2007 7,6 8,1
T2 2007 7,4 7,8
T3 2007 7,2 7,6
T4 2007 6,5 7,1
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,4 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,1 9,1
T1 2010 8,0 9,0
T2 2010 7,9 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,8
T2 2011 7,8 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,2 9,3
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,7
T1 2013 8,7 9,9
T2 2013 8,8 10,0
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,7 9,7
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,8 10,0
T2 2015 9,0 10,1
T3 2015 9,0 10,2
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,7 9,9
T2 2016 8,5 9,6
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 3 – Taux de chômage

Le nombre de demandeurs d’emploi repart à la hausse

Fin août 2016, 972 450 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi se déclarent immédiatement disponibles pour occuper un emploi en Ile-de-France (catégories A, B et C). Parmi eux, 677 740 n’ont pas travaillé durant le mois précédent (catégorie A).

Sur les trois derniers mois, la hausse du nombre de demandeurs d’emploi franciliens (+ 1,6 % pour les catégories A, B et C) est du même ordre de grandeur qu’au niveau national (+ 1,7 %). Pour la catégorie A en Ile-de-France, la hausse de la demande d’emploi reste supérieure à la France métropolitaine (+ 1,6 % contre + 1,0 %).

Une partie de cette hausse s’observe tout particulièrement au mois d’août 2016, avec 8 500 sorties de moins que le mois précédent pour défaut d’actualisation.

En catégories A, B et C, le nombre de femmes demandeurs d’emploi augmente plus rapidement que celui des hommes (+ 1,9 % contre + 1,4 % sur trois mois). Ces dernières sont plus concernées par le halo autour du chômage et peuvent de ce fait se porter sur le marché du travail en raison d’une conjoncture économique plus favorable. La situation s’est dégradée pour les jeunes de moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi. En effet, si le nombre de jeunes demandeurs d’emploi franciliens reste stable sur l'année (+ 0,2 %), il augmente fortement en août (+ 4,8 % sur trois mois) (figure 4), pour atteindre plus de 100 000 après un premier semestre 2016 orienté à la baisse. Cette évolution est à prendre avec précaution : les jeunes qui entrent pour la première fois dans la vie active ne s’inscrivent pas tous à Pôle emploi car ils ne peuvent prétendre à une indemnité chômage. Le nombre de demandeurs d’emploi seniors est reparti à la hausse. Cette progression est comparable à celle tous âges confondus (+ 1,6 %).

Figure 4 – Augmentation du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

Données cvs - indices base 100 en avril 2008
Augmentation du nombre de demandeurs d'emploi franciliens
Moins de 25 ans De 25 à 49 ans 50 ans ou plus Total
janv-08 99,4 102,3 100,6 101,7
févr-08 98,5 101,3 99,9 100,7
mars-08 100,9 101,2 99,9 100,9
avr-08 100,0 100,0 100,0 100,0
mai-08 101,1 99,6 99,9 99,9
juin-08 102,0 99,6 100,4 100,0
juil-08 103,0 99,4 100,2 100,0
août-08 102,2 99,4 100,9 100,0
sept-08 104,1 100,5 102,0 101,2
oct-08 106,1 101,3 103,1 102,2
nov-08 108,6 102,8 104,0 103,8
déc-08 111,2 104,6 105,8 105,6
janv-09 115,9 106,8 108,2 108,2
févr-09 121,0 109,6 110,2 111,2
mars-09 126,2 112,6 112,8 114,4
avr-09 130,8 115,3 115,6 117,3
mai-09 134,0 117,2 117,6 119,4
juin-09 133,5 118,2 119,7 120,4
juil-09 135,6 120,2 122,0 122,5
août-09 139,2 121,8 124,4 124,4
sept-09 142,9 123,3 126,0 126,2
oct-09 146,0 125,0 128,1 128,2
nov-09 145,2 125,2 129,2 128,4
déc-09 141,6 124,9 129,3 127,8
janv-10 142,8 126,0 131,7 129,1
févr-10 142,0 125,6 133,0 128,9
mars-10 140,9 125,7 134,5 129,1
avr-10 141,6 126,5 135,9 130,0
mai-10 141,1 126,4 137,2 130,1
juin-10 140,0 126,3 138,4 130,1
juil-10 139,7 126,5 139,3 130,3
août-10 141,3 126,9 140,8 131,1
sept-10 139,8 127,2 142,1 131,3
oct-10 138,3 127,2 142,9 131,3
nov-10 137,2 127,4 144,6 131,6
déc-10 137,5 127,8 146,3 132,2
janv-11 136,5 127,5 146,9 131,9
févr-11 137,2 128,1 149,0 132,8
mars-11 134,3 126,8 149,9 131,7
avr-11 134,6 126,8 151,1 131,9
mai-11 133,2 126,6 152,3 131,8
juin-11 136,0 127,8 153,8 133,2
juil-11 136,3 128,1 156,1 133,9
août-11 134,7 128,2 157,8 134,0
sept-11 133,0 128,5 159,9 134,4
oct-11 133,2 128,9 161,8 135,0
nov-11 134,8 129,5 164,0 136,0
déc-11 137,7 131,2 166,3 138,0
janv-12 139,1 131,3 167,3 138,4
févr-12 136,5 131,3 169,2 138,4
mars-12 138,1 131,4 170,7 138,9
avr-12 137,9 131,6 171,9 139,2
mai-12 139,9 132,3 174,3 140,4
juin-12 142,2 133,1 176,7 141,7
juil-12 143,7 134,1 178,8 142,9
août-12 144,9 135,6 182,3 144,7
sept-12 145,6 136,3 185,1 145,8
oct-12 147,0 137,0 187,6 146,8
nov-12 149,7 138,8 189,8 148,8
déc-12 149,5 139,4 191,1 149,4
janv-13 151,9 142,3 195,3 152,5
févr-13 152,6 142,1 196,2 152,6
mars-13 153,6 143,5 198,9 154,2
avr-13 153,6 144,5 201,0 155,2
mai-13 152,6 144,7 202,4 155,5
juin-13 152,9 144,8 203,6 155,8
juil-13 152,4 146,0 205,7 156,9
août-13 149,2 145,3 206,4 156,1
sept-13 154,6 147,1 208,4 158,4
oct-13 154,5 147,6 211,0 159,2
nov-13 153,5 147,8 213,2 159,6
déc-13 152,7 148,7 216,1 160,6
janv-14 152,7 149,1 218,9 161,4
févr-14 152,5 150,0 221,0 162,4
mars-14 153,2 150,8 223,7 163,5
avr-14 151,9 151,0 225,7 163,8
mai-14 153,2 152,1 227,8 165,0
juin-14 152,7 153,0 230,8 166,1
juil-14 152,0 153,6 232,4 166,7
août-14 151,9 153,3 233,0 166,7
sept-14 153,9 154,5 235,7 168,2
oct-14 153,8 153,9 236,0 167,8
nov-14 155,4 155,8 238,7 169,7
déc-14 154,8 155,9 240,5 170,0
janv-15 154,8 155,6 240,9 169,9
févr-15 154,4 156,1 243,0 170,6
mars-15 153,3 156,4 244,3 170,9
avr-15 154,3 157,1 246,4 171,8
mai-15 156,3 158,3 248,8 173,4
juin-15 153,7 157,7 250,3 172,9
juil-15 154,1 157,2 251,5 172,8
août-15 153,7 158,7 254,8 174,4
sept-15 150,3 157,7 255,7 173,3
oct-15 150,8 158,8 257,9 174,5
nov-15 148,6 158,6 258,9 174,3
déc-15 149,3 158,8 260,9 174,9
janv-16 149,0 158,4 260,6 174,5
févr-16 145,2 159,5 263,6 175,3
mars-16 145,0 156,7 261,8 173,0
avr-16 144,7 155,8 260,5 172,1
mai-16 144,5 155,1 260,6 171,6
juin-16 147,5 155,7 261,4 172,5
juil-16 149,7 156,3 260,8 173,1
août-16 151,9 157,1 263,0 174,3
  • Champ : demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits en fin de mois.
  • Source : Pôle emploi, Dares.

Figure 4 – Augmentation du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

Les créations d’entreprises sont en nette augmentation dans la région

De janvier à août 2016, 105 000 entreprises ont été créées dans la région, soit une hausse significative de 15,2 % par rapport à la même période un an plus tôt (figure 5). Les créations sont moins dynamiques au niveau national (+ 7,4 %).

Les créations d’entreprises, autres que micro-entreprises, ont continué d’augmenter dans la région pendant ces huit premiers mois de l’année (+ 15,0 %), et ainsi plus rapidement qu’en France métropolitaine. Chez les micro-entrepreneurs, les créations regagnent du terrain en Ile-de-France (+ 15,3 %) et désormais aussi au niveau national dans une moindre mesure (+ 0,8 %). La part des créations sous forme de micro-entreprenariat reste cependant minoritaire (45,7 % dans la région, contre 56,1 % en 2010, peu de temps après l’introduction de ce statut).

Les secteurs du commerce, transports, hébergement et restauration (+ 30,7 % dans la région), ainsi que celui des activités immobilières, sont toujours les plus dynamiques. Le secteur regroupant les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien l’est également : 30 000 entreprises ont été créées au cours de ces huit premiers mois de l’année, soit + 13,7 % par rapport à la même période un an auparavant. Dans le secteur de la construction, les créations se replient encore (- 1,6 %), mais à un rythme ralenti par rapport aux précédentes observations. Les créations hors micro-entreprenariat dans ce secteur sont encore en légère hausse. Les créations dans l’industrie, qui représentent moins de 3 % des créations totales, continuent de diminuer (- 2,1 %).

Le nombre de défaillances d’entreprises - en cumul annuel - a augmenté en Ile-de-France à la fin du mois de juillet 2016 par rapport à un an auparavant (+ 4,0 %) tandis qu’il a diminué en France métropolitaine (- 4,7 %) (figure 6). Le niveau des défaillances reste donc élevé puisqu’il est comparable à celui de 2009-2010. Les secteurs du transport et de l’entreposage, puis de l’hébergement et de la restauration sont les plus touchés (respectivement + 24,0 % et + 11,2 %). Les activités liées à l’information et à la communication connaissent un niveau de défaillances moins élevé (- 4,4 %).

Figure 5 – Dynamisme des créations d'entreprises en Ile-de-France

Dynamisme des créations d'entreprises en Ile-de-France
Créations d'entreprises Janvier à août 2016 Évolution en glissement annuel (en %)*
Total créations Part des micro-entreprises (en %) Total créations Micro-entreprises Créations hors micro-entreprises
Industrie 2 662 45,7 -2,1 -5,6 1,0
Construction 8 743 30,6 -1,6 -11,1 3,3
Commerce, transports, hébergement, restauration 31 998 39,2 30,7 46,0 22,4
Information et communication 8 712 44,7 10,5 4,1 16,2
Activités financières 3 210 15,5 12,7 6,4 13,9
Activités immobilières 3 046 17,3 21,7 -8,5 30,7
Activités de services** 30 090 54,3 13,7 13,3 14,2
Enseignement, santé, action sociale 9 381 59,6 9,7 11,1 7,8
Autres activités de services 7 191 65,1 4,9 5,1 4,6
Total Ile-de-France 105 033 45,7 15,2 15,3 15,0
Total France métropolitaine 359 003 40,3 7,4 0,8 12,3
  • * Évolution du cumul de janvier à août 2016 par rapport au cumul de janvier à août 2015.
  • ** Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien (niveau A10, NAF rév 2).
  • Champ : activités marchanges hors agriculture.
  • Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,03 100,52
mars 2005 100,85 100,57
avril 2005 101,46 101,22
mai 2005 102,14 102,01
juin 2005 101,82 102,32
juil. 2005 102,44 102,08
août 2005 102,87 101,95
sept. 2005 101,97 102,18
oct. 2005 102,51 101,81
nov. 2005 102,05 101,62
déc. 2005 101,45 101,36
janv. 2006 100,16 100,5
févr. 2006 98,16 99,45
mars 2006 97,1 98,96
avril 2006 95,02 97,81
mai 2006 94,15 97,16
juin 2006 92,81 96,75
juil. 2006 91,76 96,78
août 2006 91,31 97,01
sept. 2006 91,9 97,06
oct. 2006 90,68 97,57
nov. 2006 90,73 98,29
déc. 2006 91,04 98,95
janv. 2007 91,5 99,83
févr. 2007 92,25 101,14
mars 2007 93,56 102,01
avril 2007 94,24 102,72
mai 2007 94,86 103,16
juin 2007 96,64 103,95
juil. 2007 97,47 105,07
août 2007 97,2 104,94
sept. 2007 96,78 104,97
oct. 2007 98,58 105,77
nov. 2007 97,44 105,6
déc. 2007 97,9 105,6
janv. 2008 97,7 105,64
févr. 2008 98,65 106,13
mars 2008 97,49 105,69
avril 2008 98,77 107,12
mai 2008 97,97 106,87
juin 2008 96,62 106,86
juil. 2008 96,96 107,4
août 2008 96,6 107,64
sept. 2008 97,17 109,11
oct. 2008 97,56 110,52
nov. 2008 98,69 111,76
déc. 2008 99,82 114,05
janv. 2009 100 115,7
févr. 2009 99,81 117,53
mars 2009 102,07 121,06
avril 2009 103,2 122,8
mai 2009 104,27 124,72
juin 2009 104,79 126,52
juil. 2009 106,08 128,01
août 2009 107,74 128,99
sept. 2009 108,43 130,67
oct. 2009 108,2 130,38
nov. 2009 108,94 130,96
déc. 2009 108,85 130,57
janv. 2010 109,02 130,72
févr. 2010 110,23 130,54
mars 2010 109,43 130,66
avril 2010 107,77 129,35
mai 2010 107,84 129,3
juin 2010 108,55 129,4
juil. 2010 107,46 128,48
août 2010 107,5 128,64
sept. 2010 106,6 127,41
oct. 2010 104,45 126,45
nov. 2010 104,14 125,87
déc. 2010 103,07 124,77
janv. 2011 103,08 124,84
févr. 2011 101,88 124,8
mars 2011 102,12 123,95
avril 2011 101,79 123,42
mai 2011 101,9 125,01
juin 2011 100,88 123,63
juil. 2011 100,03 122,9
août 2011 99,97 122,95
sept. 2011 98,38 122,44
oct. 2011 98,6 122,53
nov. 2011 97,86 122,76
déc. 2011 97,44 122,57
janv. 2012 98,02 123,52
févr. 2012 98,27 123,51
mars 2012 95,92 122,56
avril 2012 96,04 122,9
mai 2012 95,91 121,25
juin 2012 95,28 121,36
juil. 2012 96,5 122,97
août 2012 96,38 122,83
sept. 2012 95,56 122,24
oct. 2012 97,29 124,24
nov. 2012 97,04 124,54
déc. 2012 97,13 125,94
janv. 2013 96,39 125,66
févr. 2013 96,48 125,49
mars 2013 96,09 125,31
avril 2013 97,26 126,74
mai 2013 96,13 127,01
juin 2013 96,11 127,46
juil. 2013 97,17 128,46
août 2013 97,24 128,3
sept. 2013 98,02 129,3
oct. 2013 97,61 129,28
nov. 2013 97,25 129
déc. 2013 97,79 129,05
janv. 2014 98,79 129,18
févr. 2014 98,62 130,34
mars 2014 100,5 130,35
avril 2014 100,09 130,61
mai 2014 100,35 129,99
juin 2014 100,77 130,22
juil. 2014 101,09 130,26
août 2014 100,79 130,31
sept. 2014 101,21 130,74
oct. 2014 101,69 130,64
nov. 2014 101,79 130,84
déc. 2014 100,05 129,12
janv. 2015 99,25 129,86
févr. 2015 100,4 129,7
mars 2015 102,62 132,12
avril 2015 104,02 132,22
mai 2015 102,83 129,53
juin 2015 105,29 131,42
juil. 2015 104,14 130,88
août 2015 104,15 130,34
sept. 2015 105,85 130,59
oct. 2015 105,24 128,81
nov. 2015 106,69 129,18
déc. 2015 108,79 130,82
janv. 2016 108,9 129,27
févr. 2016 108,84 128,58
mars 2016 107,74 126,9
avril 2016 106,3 125,56
mai 2016 109,8 128,71
juin 2016 109,09 126,87
juil. 2016 108,28 124,76
  • Note : données mensuelles brutes au 13 septembre 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 6 – Défaillances d'entreprises

Près de 70 000 logements commencés depuis un an

Dans le secteur de la construction, les perspectives d’activité sont optimistes en Ile-de-France. Fin août 2016, le nombre de logements autorisés à être construits dans la région est en hausse sensible (+ 23,1 % au cours des douze derniers mois, contre + 11,1 % au niveau national) : cela correspond à 81 400 logements contre 66 100 un an auparavant. La conjoncture est encore plus favorable en ce qui concerne le nombre de logements dont la construction a commencé dans la région au cours des douze derniers mois (+ 25,6 % contre + 8,4 % en France métropolitaine par rapport aux douze mois précédents), soit 69 600 logements commencés contre 55 400 sur les douze mois précédents (figure 7). Le niveau actuel de construction est ainsi proche de l’objectif annuel fixé par le Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF) (70 000 par an).

Fin juillet 2016, les surfaces de plancher des locaux autorisés à la construction (en milliers de m²) sont en forte hausse en Ile-de-France (+ 29,3 %) par rapport aux douze mois précédents, soit nettement plus qu’en France métropolitaine (+ 4,6 %). La surface des locaux dont la construction a débuté augmente également en Ile-de-France (+ 27,7 % par rapport aux douze mois précédents), alors qu’elle progresse à peine en France métropolitaine (+ 0,8 %).

En Ile-de-France, les ventes de logements neufs sont en nette hausse au deuxième trimestre 2016 par rapport au même trimestre de 2015 (+ 22,8 %). Cette augmentation est plus nette qu’au niveau national (+ 18,7 %). Les prix de vente de logements neufs au m² ont augmenté dans la région par rapport au premier trimestre (+ 1,6 %), plus rapidement que par rapport au deuxième trimestre 2015 (+ 0,3 %).

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,24 100,44
mars 2005 99,04 101,6
avril 2005 99,76 102,22
mai 2005 101,69 104,47
juin 2005 104,58 105,5
juil. 2005 105,06 105,82
août 2005 104,82 106,49
sept. 2005 104,82 108,07
oct. 2005 106,51 109,18
nov. 2005 104,1 109,28
déc. 2005 109,4 110,64
janv. 2006 106,75 110,86
févr. 2006 108,67 111,53
mars 2006 111,08 112,31
avril 2006 112,77 113,43
mai 2006 111,81 113,77
juin 2006 112,29 114,93
juil. 2006 111,33 115,35
août 2006 113,25 115,92
sept. 2006 113,98 115,7
oct. 2006 113,73 116,44
nov. 2006 114,94 117,42
déc. 2006 110,12 117,05
janv. 2007 111,33 117,08
févr. 2007 111,33 117,05
mars 2007 110,6 116,78
avril 2007 109,64 116,49
mai 2007 108,67 116,04
juin 2007 108,67 115,75
juil. 2007 112,05 117,3
août 2007 111,57 116,56
sept. 2007 110,36 116,49
oct. 2007 113,49 117
nov. 2007 115,42 116,36
déc. 2007 116,87 116,16
janv. 2008 118,07 115,89
févr. 2008 118,55 115,84
mars 2008 118,55 114,44
avril 2008 119,52 113,15
mai 2008 118,8 111,38
juin 2008 118,55 109,23
juil. 2008 117,35 106,32
août 2008 115,9 105,4
sept. 2008 115,9 103,36
oct. 2008 112,77 100,22
nov. 2008 109,64 96,99
déc. 2008 107,71 94,6
janv. 2009 105,3 91,31
févr. 2009 102,41 88,01
mars 2009 99,76 85,81
avril 2009 97,11 83,96
mai 2009 98,07 81,96
juin 2009 95,18 80,5
juil. 2009 93,98 80,5
août 2009 95,9 80,63
sept. 2009 94,46 79,37
oct. 2009 94,7 78,75
nov. 2009 95,66 80,13
déc. 2009 101,93 82,33
janv. 2010 101,93 82,43
févr. 2010 104,1 82,92
mars 2010 105,3 84,18
avril 2010 105,3 84,85
mai 2010 105,54 86,28
juin 2010 106,75 87,49
juil. 2010 106,02 88,18
août 2010 106,51 88,99
sept. 2010 108,67 91,39
oct. 2010 117,35 94,27
nov. 2010 120,96 96,79
déc. 2010 119,76 98,4
janv. 2011 121,45 99,75
févr. 2011 122,17 100,72
mars 2011 125,3 101,65
avril 2011 126,75 101,88
mai 2011 127,95 102,91
juin 2011 126,99 101,65
juil. 2011 128,19 101,18
août 2011 127,95 100,62
sept. 2011 127,95 100,1
oct. 2011 121,45 99,06
nov. 2011 128,19 100,86
déc. 2011 134,94 102,22
janv. 2012 133,01 101,65
févr. 2012 133,73 101,65
mars 2012 136,87 102
avril 2012 138,07 100,91
mai 2012 138,31 99,04
juin 2012 141,69 99,38
juil. 2012 145,78 99,04
août 2012 146,51 98,67
sept. 2012 147,47 97,16
oct. 2012 149,64 96,52
nov. 2012 144,1 92,82
déc. 2012 145,78 91,98
janv. 2013 150,12 92,3
févr. 2013 152,53 92,97
mars 2013 150,12 92,65
avril 2013 150,84 93,98
mai 2013 153,25 94,79
juin 2013 152,77 94,82
juil. 2013 149,88 94,64
août 2013 148,19 94,1
sept. 2013 148,67 93,98
oct. 2013 147,95 92,6
nov. 2013 145,78 91,54
déc. 2013 140,96 88,87
janv. 2014 141,2 88,13
févr. 2014 136,63 86,38
mars 2014 136,14 84,62
avril 2014 137,35 83,69
mai 2014 133,98 82,4
juin 2014 133,98 81,64
juil. 2014 135,42 81,24
août 2014 134,46 81,07
sept. 2014 132,29 80,38
oct. 2014 129,4 80,08
nov. 2014 128,67 80,11
déc. 2014 127,95 80,68
janv. 2015 127,23 80,23
févr. 2015 128,43 80,28
mars 2015 126,99 80,11
avril 2015 127,23 79,52
mai 2015 127,95 79,22
juin 2015 129,16 79,57
juil. 2015 131,33 79,32
août 2015 133,49 79,59
sept. 2015 138,55 80,38
oct. 2015 140,72 80,6
nov. 2015 145,78 81
déc. 2015 152,29 81,61
janv. 2016 152,05 82,06
févr. 2016 156,63 82,77
mars 2016 158,55 82,95
avril 2016 161,45 83,84
mai 2016 164,1 85,14
juin 2016 166,02 85,51
juil. 2016 166,75 86,2
août 2016 167,71 86,3
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 7 – Évolution du nombre de logements commencés

La chute de l’activité hôtelière continue

Après les attentats de novembre 2015, l’activité hôtelière ne redémarre pas en Ile-de-France. Au contraire, la fréquentation hôtelière continue de baisser, mois après mois. Le déficit de nuitées, aux deux tiers de l’année 2016, s’établit pour la région à 4 900 000 (- 10,9 %), par rapport aux huit premiers mois de l’année dernière (figure 8). Les taux d’occupation des hôtels restent très inférieurs à ceux de l’an passé, en particulier à Paris (figure 9).

L’écart de fréquentation par rapport à 2015 n’a cessé de se creuser depuis le mois de mai. Il a atteint un pic au mois d’août, avec 1 300 000 nuitées manquantes pour ce seul mois. Au cœur de l’été, en y ajoutant le mois de juillet, ce sont ainsi 2 200 000 nuitées qui ont manqué à l’activité (- 16,6 %). Ce recul est à 85 % dû à la clientèle étrangère, en diminution de 1 850 000 nuitées pour ces deux mois (- 20,8 %). La clientèle française est certes venue moins nombreuse, mais dans des proportions moindres (- 7,8 %, soit 330 000 nuitées de moins au cours des deux mois d'été). La perte d’activité est concentrée à Paris, qui occupe une place prépondérante dans l’économie touristique francilienne : 1 400 000 nuitées manquantes en deux mois (soit - 20,0 %), avec un pic à - 25,0 % au mois d’août. Pour ce seul dernier mois, 1 200 000 nuitées de la clientèle étrangère ont fait défaut. Parmi les touristes étrangers, Britanniques (- 17,6 %), Espagnols (- 29,3 %) et Italiens (- 49,9 %) ont été les grands absents de l’été, avec de 200 000 à 220 000 nuitées manquantes pour chacune de ces provenances. Les Allemands ont eux aussi boudé la région (- 23,7 %, soit - 120 000 nuitées pour les deux mois de plein été). La clientèle de provenances plus lointaines n’a pas compensé le net recul de la fréquentation européenne. Les Américains se sont abstenus de séjourner dans la région (- 200 000 nuitées, soit - 15,4 % en juillet-août), de même que les Chinois (- 280 000 nuitées, soit - 34,6 %) et les Japonais (- 130 000 nuitées, soit - 47,1 %).

Figure 8 – Été particulièrement néfaste pour l'hôtellerie

En %
Été particulièrement néfaste pour l'hôtellerie
Ile-de-France France métropolitaine
janv-13 -4,5 -2,9
févr-13 1,1 -2,2
mars-13 0,9 3,0
avr-13 -6,0 -6,5
mai-13 2,4 4,0
juin-13 -0,2 -0,3
juil-13 -4,2 -1,9
août-13 4,8 3,3
sept-13 -0,1 -1,4
oct-13 -1,2 0,9
nov-13 -1,9 -2,5
déc-13 -0,3 -0,5
janv-14 2,1 0,7
févr-14 -3,6 -0,9
mars-14 -5,1 -6,9
avr-14 4,3 4,6
mai-14 -3,3 -4,1
juin-14 -4,4 -1,9
juil-14 -0,1 -3,0
août-14 1,9 -0,3
sept-14 -3,1 -1,5
oct-14 0,5 0,4
nov-14 -4,4 -5,2
déc-14 1,0 2,2
janv-15 1,9 3,0
févr-15 2,5 4,7
mars-15 -2,6 0,2
avr-15 -3,9 0,4
mai-15 0,6 3,6
juin-15 2,8 1,7
juil-15 6,1 5,9
août-15 0,1 0,6
sept-15 3,9 3,5
oct-15 0,2 2,0
nov-15 -6,9 -1,8
déc-15 -14,3 -4,9
janv-16 -10,0 -3,1
févr-16 -8,8 0,7
mars-16 -0,2 7,0
avr-16 -13,4 -5,4
mai-16 -8,6 -3,2
juin-16 -10,0 -2,5
juil-16 -12,8 -2,1
août-16 -20,6 -6,3
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 8 – Été particulièrement néfaste pour l'hôtellerieÉvolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l'année n par rapport au mois de l'année précédente

Figure 9 – Taux d'occupation en berne depuis le début de l'année

En %
Taux d'occupation en berne depuis le début de l'année
Max. 2010-2013* 2014 2015 2016
Janvier 64,13 62,84 62,75 57,01
Février 65,56 63,62 64,42 56,83
Mars 73,97 71,33 70,54 67,81
Avril 77,98 78,57 75,09 65,28
Mai 81,34 78,98 76,47 71,27
Juin 86,30 85,47 86,32 77,20
Juillet 79,82 79,05 79,06 68,60
Août 69,83 73,14 71,34 57,00
Septembre 84,20 83,40 82,14
Octobre 82,42 83,21 79,46
Novembre 74,21 71,36 64,77
Décembre 68,08 69,58 59,08
  • * Fréquentation maximale observée sur la période 2010-2013.
  • Source : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière.

Figure 9 – Taux d'occupation en berne depuis le début de l'annéeÉvolution du taux d'occupation des hôtels en Ile-de-France

Encadrés

Contexte international - La conjoncture européenne résiste aux incertitudes politiques

L’activité dans les économies avancées a déçu au deuxième trimestre 2016, notamment aux États-Unis, et le commerce mondial n’a que faiblement rebondi. Dans la zone euro, la croissance est restée solide, notamment en Allemagne et en Espagne. Au second semestre, le climat des affaires se redresse timidement dans les économies émergentes et l’activité reprendrait un peu d’élan. De même l’activité américaine accélérerait à la faveur d’une reprise de l’investissement productif. En revanche, le vote pro-Brexit provoquerait un net ralentissement de l’activité outre-Manche via celui des dépenses d’investissements. Dans la zone euro, malgré la hausse des incertitudes politiques cet été, le climat des affaires résiste et l’activité progresserait de nouveau solidement. Principalement, la consommation privée resterait portée par un emploi et des salaires dynamiques, notamment en Allemagne, alors que l’inflation resterait contenue.

Contexte national - En France, l’activité a calé au printemps

L’économie française a calé au deuxième trimestre (- 0,1 % après + 0,7 %), ralentissant plus fortement que prévu en juin, avec notamment un repli des dépenses de services et des exportations anémiques. En revanche, l’emploi marchand a continué de progresser solidement (+ 30 000) et le taux de chômage a reculé de 0,3 point à 9,9 %. Au second semestre, la hausse des exportations progresserait plus en phase avec la demande adressée, et la production manufacturière rebondirait, notamment dans les branches affectées par les grèves au printemps. Au total, en 2016, la croissance s’élèverait à + 1,3 %, un rythme comparable à celui de 2015 (+ 1,2 %). L’emploi total progresserait de 165 000, et le taux de chômage baisserait encore un peu, à 9,8 % en fin d’année (9,5 % en France métropolitaine).

Autres contributeurs du diagnostic conjoncturel

Banque de France : Kloé Masselier

Crocis de la CCI Paris Ile-de-France : Mickaël Le Priol

Pôle emploi : Philippe Ricard

PRIF : Christophe Centonze

Région Ile-de-France : Florence Rey

Urssaf Ile-de-France : Matthieu Goussot

Pour en savoir plus

« La conjoncture européenne résiste aux incertitudes politiques », Insee Conjoncture - point de conjoncture, octobre 2016.

Rabadeux D., « L’embellie se poursuit sur le marché de l’emploi », Insee Conjoncture Ile-de-France n° 11, juillet 2016.