L’embellie se poursuit sur le marché de l’emploi

Denis Rabadeux, Insee Ile-de-France - Rédaction achevée le 6 juillet 2016

Au premier trimestre 2016, l’emploi salarié francilien est encore en progression (+ 0,3 %). En glissement annuel, la croissance de l’emploi (+ 0,9 %) est principalement portée par les activités scientifiques et techniques et les services administratifs et de soutien. Le taux de chômage francilien reste stable au premier trimestre, à 8,8 %. À fin avril 2016, les créations d’entreprises des quatre derniers mois ont été plus nombreuses qu’au cours de la même période de l’année précédente. Les défaillances du premier trimestre 2016 ont augmenté par rapport au quatrième trimestre. Les ventes de logements neufs sont bien orientées. Fin mai 2016, le nombre de logements autorisés à être construits au cours des douze derniers mois est en forte hausse, tout comme le nombre de logements dont la construction est commencée. La fréquentation hôtelière des cinq premiers mois de l’année est très inférieure à celle de la même période de 2015.

Insee Conjoncture Ile-de-France
No 11
Paru le : 19/07/2016

L’emploi francilien continue de progresser

L’emploi salarié francilien progresse à nouveau au premier trimestre 2016 (+ 0,3 % par rapport au trimestre précédent, soit presque 12 000 emplois supplémentaires), comme au niveau national (figure 1). Il dépasse désormais largement son niveau d’avant-crise de 2008, ce qui n’est pas le cas en France métropolitaine. En un an, l’évolution atteint + 0,9 % dans la région (38 000 emplois supplémentaires) et est de celle de France métropolitaine (+ 1,0 %). Cette dynamique de l’emploi salarié bénéficie surtout à la Seine-et-Marne (+ 1,9 %) et à la Seine-Saint-Denis (+ 1,8 %) puis à Paris (+ 1,4 %). La croissance annuelle est plus faible dans les autres départements franciliens et un léger repli est même observé dans le Val-de-Marne (- 0,2 %) et les Hauts-de-Seine (- 0,1 %).

Au premier trimestre 2016, le secteur de l’intérim a perdu 1 200 emplois dans la région par rapport au dernier trimestre de l’an passé (soit - 1,3 %), alors qu’au niveau national il progresse encore légèrement (+ 0,1 %). En un an, ce secteur a cependant gagné plus de 5 400 postes dans la région (+ 6,3 %).

En Ile-de-France, le secteur tertiaire marchand hors intérim - qui représente 80 % de l’emploi salarié marchand total de la région - a créé environ 13 500 postes supplémentaires au premier trimestre 2016 (+ 0,5 %) (figure 2) et environ 33 500 en un an (+ 1,3 %). L’emploi dans les services marchands confirme sa progression, principalement dans les activités scientifiques, administratives et de soutien (+ 1,9 %, soit environ 17 200 emplois supplémentaires en un an), mais aussi dans l’hébergement et la restauration (avec 3 800 emplois en plus, soit + 1,3 % en un an) et les transports et l’entreposage (+ 0,6 %, en hausse de 2 300 emplois en un an). Dans le commerce, 2 100 emplois ont été créés ce trimestre (+ 0,3 %), ce qui porte les créations annuelles dans ce secteur à presque 8 600 (+ 1,2 %).

En revanche, l’emploi francilien recule légèrement dans la construction au premier trimestre 2016 (- 0,1 %). En un an, ce secteur a perdu 2 200 emplois, soit une baisse de 0,8 %. Dans l’industrie francilienne, environ 7 200 emplois ont été supprimés en un an (- 1,6 %), dont 2 400 au premier trimestre 2016 (- 0,5 % par rapport au dernier trimestre de 2015).

Avertissement - L’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données.

Figure 1 – L'emploi salarié marchand continue de progresser

Données cvs - indice base 100 au 1er trimestre 2005
L'emploi salarié marchand continue de progresser
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 100,3 100,07
T3 2005 100,1 100,18
T4 2005 100,43 100,34
T1 2006 100,73 100,45
T2 2006 101,09 101
T3 2006 101,34 101,36
T4 2006 101,78 101,46
T1 2007 102,48 102,26
T2 2007 102,87 102,5
T3 2007 103,15 102,82
T4 2007 103,63 103,03
T1 2008 103,51 103,35
T2 2008 103,18 102,91
T3 2008 103,55 102,63
T4 2008 102,74 101,82
T1 2009 102,18 100,78
T2 2009 101,93 100,3
T3 2009 101,65 100,05
T4 2009 101,55 100,12
T1 2010 101,46 100,02
T2 2010 101,39 100,05
T3 2010 101,53 100,31
T4 2010 101,8 100,52
T1 2011 102,15 100,8
T2 2011 102,39 101,05
T3 2011 102,49 100,99
T4 2011 102,62 100,95
T1 2012 102,75 100,97
T2 2012 102,86 100,82
T3 2012 102,64 100,61
T4 2012 102,58 100,35
T1 2013 102,6 100,34
T2 2013 102,57 100,02
T3 2013 102,74 100,22
T4 2013 102,98 100,34
T1 2014 102,98 100,19
T2 2014 103,03 100,19
T3 2014 103,05 99,88
T4 2014 103,18 99,97
T1 2015 103,25 99,9
T2 2015 103,52 100,15
T3 2015 103,8 100,38
T4 2015 104,09 100,68
T1 2016 104,31 100,94
  • Champ : ensemble des secteurs hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Figure 1 – L'emploi salarié marchand continue de progresser

Figure 2 – Le tertiaire marchand soutient l'emploi en Ile-de-France

Données cvs - indice base 100 au 1er trimestre 2005
Le tertiaire marchand soutient l'emploi en Ile-de-France
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,64 99,64 100,27 100,11
T3 2005 100,84 99,09 100,04 99,54
T4 2005 101,67 98,49 100,52 99,59
T1 2006 102,9 98,71 100,89 99,38
T2 2006 103,56 98,22 101,22 99,53
T3 2006 104 97,68 101,59 100,12
T4 2006 104,89 97,19 102,24 100,26
T1 2007 106,14 96,88 102,91 100,66
T2 2007 107,26 96,5 103,44 100,77
T3 2007 108,48 95,57 103,93 100,64
T4 2007 110,04 95,12 104,55 100,96
T1 2008 109,27 93,95 104,55 100,52
T2 2008 109,8 93,48 104,4 100,41
T3 2008 111,2 93,54 104,87 100,23
T4 2008 111,02 93,13 104,21 99,3
T1 2009 110,58 92,23 104,05 98,96
T2 2009 110,57 91,47 103,78 98,13
T3 2009 110,37 90,73 103,5 97,72
T4 2009 110,41 89,98 103,36 97,65
T1 2010 110,3 89,11 103,34 97,73
T2 2010 109,76 88,61 103,28 97,54
T3 2010 109,62 87,81 103,58 97,8
T4 2010 109,21 87,11 104,04 97,78
T1 2011 109,44 86,97 104,5 98,13
T2 2011 109,44 86,53 104,94 98,74
T3 2011 109,46 86,04 105,09 98,44
T4 2011 110,12 85,57 105,4 98,88
T1 2012 111,33 85,58 105,53 98,9
T2 2012 111,64 85,53 105,7 99,18
T3 2012 112,05 85,67 105,42 98,94
T4 2012 112,37 85,72 105,43 98,44
T1 2013 111,91 85,57 105,47 98,43
T2 2013 112,34 85,15 105,44 98,36
T3 2013 112,64 84,64 105,79 98,73
T4 2013 113,42 84,42 106 99,38
T1 2014 113,24 84,32 106,08 99,66
T2 2014 112,76 83,71 106,27 99,64
T3 2014 112,43 83,62 106,45 99,66
T4 2014 110,97 83,22 106,73 99,57
T1 2015 110,79 82,91 106,92 99,63
T2 2015 110,65 82,75 107,28 100,01
T3 2015 110,02 82,43 107,59 100,3
T4 2015 110,06 82,05 107,97 100,62
T1 2016 109,94 81,61 108,39 100,84
  • Champ : ensemble des secteurs hors agriculture, administration, éducation, santé et action sociale et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

Figure 2 – Le tertiaire marchand soutient l'emploi en Ile-de-France

Le taux de chômage est stable au premier trimestre 2016

Après une légère baisse au trimestre précédent, le taux de chômage francilien est stable au premier trimestre 2016, s’élevant à 8,8 % de la population active (figure 3). En France métropolitaine, il s’est également stabilisé, à 9,9 %. En un an, le taux de chômage a reculé de 0,1 point dans la région, comme en France métropolitaine. Il baisse de 0,1 à 0,2 point dans la plupart des départements franciliens, mais est stable dans les Yvelines et le Val-de-Marne et augmente légèrement en Essonne (+ 0,1 point). Au premier trimestre 2016, le taux de chômage varie de 7,4 % dans les Yvelines à 13,0 % en Seine-Saint-Denis.

Figure 3 – Taux de chômage stable au 1er trimestre 2016

Données en moyenne trimestrielle et corrigées des variations saisonnières (en %)
Taux de chômage stable au 1er trimestre 2016
Ile-de-France France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,3 8,4
T3 2005 8,3 8,6
T4 2005 8,3 8,7
T1 2006 8,3 8,7
T2 2006 8,1 8,6
T3 2006 8,0 8,5
T4 2006 7,5 8,0
T1 2007 7,6 8,1
T2 2007 7,4 7,8
T3 2007 7,2 7,6
T4 2007 6,5 7,1
T1 2008 6,3 6,8
T2 2008 6,3 7,0
T3 2008 6,3 7,1
T4 2008 6,4 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,7 8,8
T4 2009 8,1 9,1
T1 2010 8,0 9,0
T2 2010 7,9 8,9
T3 2010 7,9 8,8
T4 2010 7,9 8,8
T1 2011 7,8 8,8
T2 2011 7,8 8,7
T3 2011 7,9 8,8
T4 2011 8,0 9,0
T1 2012 8,1 9,1
T2 2012 8,2 9,3
T3 2012 8,3 9,4
T4 2012 8,5 9,7
T1 2013 8,7 10,0
T2 2013 8,8 10,0
T3 2013 8,7 9,9
T4 2013 8,7 9,8
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,7 9,8
T3 2014 8,9 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,9 10,0
T2 2015 8,9 10,1
T3 2015 9,0 10,2
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,8 9,9
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisés

Figure 3 – Taux de chômage stable au 1er trimestre 2016

Baisse du nombre de demandeurs d’emploi

En mai 2016, 956 850 demandeurs inscrits à Pôle emploi sont immédiatement disponibles pour occuper un emploi en Ile-de-France (catégories ABC). Parmi eux, 667 260 n’ont pas du tout travaillé (catégorie A). L’évolution trimestrielle des demandeurs d’emploi dans cette catégorie est sensiblement la même dans la région et au niveau national (- 2,1 % et - 2,0 %).

Depuis novembre 2015, sur les six derniers mois, le nombre d’inscrits dans la région diminue en catégorie A comme en catégories ABC (- 1,5 % et - 0,5 %).

Alors que le mouvement de baisse du nombre de jeunes inscrits à Pôle emploi se confirme (- 2,3 % en catégories ABC sur les six derniers mois), la situation ne s’améliore pas pour les seniors (+ 1,6 % en catégories ABC sur la même période) (figure 4). L’embellie est plus sensible pour les hommes que pour les femmes (- 0,9 % contre - 0,1 % depuis novembre 2015 en catégories ABC), confirmant ainsi le constat de 2015. Le nombre de demandeurs d’emploi de longue durée (plus d’un an) commence à fléchir (- 0,2 % en six mois).

Figure 4 – Baisse du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

Données cvs - indices base 100 en avril 2008
Baisse du nombre de demandeurs d'emploi franciliens
Moins de 25 ans De 25 à 49 ans 50 ans ou plus Total
Janvier 2008 99,4 102,3 100,6 101,7
98,5 101,3 99,9 100,7
100,9 101,2 99,9 100,9
100,0 100,0 100,0 100,0
101,1 99,6 99,9 99,9
102,0 99,6 100,4 100,0
Juillet 2008 103,0 99,4 100,2 100,0
102,2 99,4 100,9 100,0
104,1 100,5 102,0 101,2
106,1 101,3 103,1 102,2
108,6 102,8 104,0 103,8
111,2 104,6 105,8 105,6
Janvier 2009 115,9 106,8 108,2 108,2
121,0 109,6 110,2 111,2
126,2 112,6 112,8 114,4
130,8 115,3 115,6 117,3
134,0 117,2 117,6 119,4
133,5 118,2 119,7 120,4
Juillet 2009 135,6 120,2 122,0 122,5
139,2 121,8 124,4 124,4
142,9 123,3 126,0 126,2
146,0 125,0 128,1 128,2
145,2 125,2 129,2 128,4
141,6 124,9 129,3 127,8
Janvier 2010 142,8 126,0 131,7 129,1
142,0 125,6 133,0 128,9
140,9 125,7 134,5 129,1
141,6 126,5 135,9 130,0
141,1 126,4 137,2 130,1
140,0 126,3 138,4 130,1
Juillet 2010 139,7 126,5 139,3 130,3
141,3 126,9 140,8 131,1
139,8 127,2 142,1 131,3
138,3 127,2 142,9 131,3
137,2 127,4 144,6 131,6
137,5 127,8 146,3 132,2
Janvier 2011 136,5 127,5 146,9 131,9
137,2 128,1 149,0 132,8
134,3 126,8 149,9 131,7
134,6 126,8 151,1 131,9
133,2 126,6 152,3 131,8
136,0 127,8 153,8 133,2
Juillet 2011 136,3 128,1 156,1 133,9
134,7 128,2 157,8 134,0
133,0 128,5 159,9 134,4
133,2 128,9 161,8 135,0
134,8 129,5 164,0 136,0
137,7 131,2 166,3 138,0
Janvier 2012 139,1 131,3 167,3 138,4
136,5 131,3 169,2 138,4
138,1 131,4 170,7 138,9
137,9 131,6 171,9 139,2
139,9 132,3 174,3 140,4
142,2 133,1 176,7 141,7
Juillet 2012 143,7 134,1 178,8 142,9
144,9 135,6 182,3 144,7
145,6 136,3 185,1 145,8
147,0 137,0 187,6 146,8
149,7 138,8 189,8 148,8
149,5 139,4 191,1 149,4
Janvier 2013 151,9 142,3 195,3 152,5
152,6 142,1 196,2 152,6
153,6 143,5 198,9 154,2
153,6 144,5 201,0 155,2
152,6 144,7 202,4 155,5
152,9 144,8 203,6 155,8
Juillet 2013 152,4 146,0 205,7 156,9
149,2 145,3 206,4 156,1
154,6 147,1 208,4 158,4
154,5 147,6 211,0 159,2
153,5 147,8 213,2 159,6
152,7 148,7 216,1 160,6
Janvier 2014 152,7 149,1 218,9 161,4
152,5 150,0 221,0 162,4
153,2 150,8 223,7 163,5
151,9 151,0 225,7 163,8
153,2 152,1 227,8 165,0
152,7 153,0 230,8 166,1
Juillet 2014 152,0 153,6 232,4 166,7
151,9 153,3 233,0 166,7
153,9 154,5 235,7 168,2
153,8 153,9 236,0 167,8
155,4 155,8 238,7 169,7
154,8 155,9 240,5 170,0
Janvier 2015 154,8 155,6 240,9 169,9
154,4 156,1 243,0 170,6
153,3 156,4 244,3 170,9
154,3 157,1 246,4 171,8
156,3 158,3 248,8 173,4
153,7 157,7 250,3 172,9
Juillet 2015 154,1 157,2 251,5 172,8
153,7 158,7 254,8 174,4
150,3 157,7 255,7 173,3
150,8 158,8 257,9 174,5
148,6 158,6 258,9 174,3
149,3 158,8 260,9 174,9
Janvier 2016 149,0 158,4 260,6 174,5
145,2 159,5 263,6 175,3
145,0 156,7 261,8 173,0
144,7 155,8 260,5 172,1
144,5 155,1 260,6 171,6
  • Champ : demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits en fin de mois.
  • Source : Pôle emploi, Dares

Figure 4 – Baisse du nombre de demandeurs d'emploi franciliens

Les créations d’entreprises ont augmenté dans la région depuis le début de l’année

De janvier à avril 2016, presque 56 000 entreprises ont été créées dans la région, soit une hausse significative de 12,2 % par rapport à la même période un an plus tôt (figure 5). À titre de comparaison, au niveau national, les créations sont moins dynamiques (+ 5,3 %).

Les créations d’entreprises, autres que micro-entreprises, ont continué d’augmenter dans la région pendant ces quatre mois (+ 14,0 %), plus rapidement qu’en France métropolitaine. Chez les micro-entrepreneurs, les créations regagnent du terrain en Ile-de-France (+ 10,2 %) après plusieurs mois de baisse, mais continuent de fléchir au niveau national (- 6,2 %). La part des créations sous forme de micro-entreprenariat reste cependant minoritaire (46,5 % dans la région).

Les secteurs du commerce, transports, hébergement et restauration (+ 27,5 % dans la région), ainsi que celui des activités immobilières, sont toujours les plus dynamiques. Les dispositions réglementaires adoptées fin 2014 (loi n° 2014-1104 du 1er octobre 2014 relative aux taxis et aux voitures de transport avec chauffeur) et mi-2015 (disposition instituant la libéralisation du transport par autocar inscrite dans la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, aussi appelée Loi Macron) ont probablement encore un impact positif pour les créations d’entreprises dans le secteur des transports. Le secteur regroupant les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien est lui aussi dynamique : environ 16 300 entreprises ont été créées au cours des quatre premiers mois de l’année, soit + 8,8 % par rapport à la même période un an auparavant. Dans le secteur de la construction, les créations se replient encore un peu (- 3,5 %), mais à un rythme nettement ralenti par rapport aux précédentes observations. Les créations hors micro-entreprenariat dans ce secteur sont désormais en légère hausse. Les créations dans l’industrie, qui représentent moins de 3 % des créations totales, continuent de diminuer (- 2,0 %).

Le nombre de défaillances d’entreprises - en cumul annuel - a augmenté en Ile-de-France à la fin du premier trimestre 2016 par rapport à un an auparavant (+ 5,0 %) tandis qu’il a diminué en France métropolitaine (- 4,1 %) (figure 6). Les secteurs du transport et de l’entreposage, puis de l’hébergement et de la restauration sont les plus touchés (respectivement + 34,0 % et + 17,2 %). À l’inverse, les secteurs de l’information et de la communication (- 6,2 %) ainsi que le soutien aux entreprises (- 0,4 %) résistent mieux.

Figure 5 – Dynamisme des créations d'entreprises dans la région Ile-de-France

Dynamisme des créations d'entreprises dans la région Ile-de-France
Créations d'entreprises Janvier à avril 2016 Évolution en glissement annuel (en %)*
Total créations Part des micro-entreprises (en %) Total créations Micro-entreprises Créations hors micro-entreprises
Industrie 1 455 46,5 -2,0 -13,1 10,3
Construction 4 902 31,2 -3,5 -13,1 1,7
Commerce, transports, hébergement, restauration 16 500 38,4 27,5 30,6 25,6
Information et communication 4 601 47,6 6,8 2,7 10,8
Activités financières 1 656 18,2 17,4 12,7 18,5
Activités immobilières 1 648 19,7 25,3 -6,6 36,8
Activités de services** 16 286 55,0 8,8 8,9 8,6
Enseignement, santé, action sociale 4 955 62,8 8,3 11,5 3,3
Autres activités de services 3 755 67,1 4,0 5,4 1,2
Total Ile-de-France 55 758 46,5 12,2 10,2 14,0
Total France métropolitaine 193 137 29,3 5,3 -6,2 10,9
  • * Évolution du cumul de janvier à avril 2016 par rapport au cumul de janvier à avril 2015.
  • ** Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien (niveau A10, NAF rév 2).
  • Champ : activités marchanges hors agriculture.
  • Source : Insee, Répertoire des entreprises et des établissements

Figure 6 – Plus de défaillances jugées au cours des douze derniers mois en Ile-de-France par rapport aux douze mois précédents

Nombre de défaillances d'entreprises par date de jugement, indice base 100 en janvier 2005
Plus de défaillances jugées au cours des douze derniers mois en Ile-de-France par rapport aux douze mois précédents
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,03 100,52
mars 2005 100,85 100,57
avril 2005 101,46 101,22
mai 2005 102,14 102,01
juin 2005 101,82 102,31
juil. 2005 102,44 102,08
août 2005 102,87 101,95
sept. 2005 101,97 102,18
oct. 2005 102,51 101,8
nov. 2005 102,05 101,61
déc. 2005 101,45 101,36
janv. 2006 100,16 100,49
févr. 2006 98,16 99,45
mars 2006 97,1 98,95
avril 2006 95,02 97,81
mai 2006 94,15 97,16
juin 2006 92,81 96,75
juil. 2006 91,76 96,78
août 2006 91,31 97
sept. 2006 91,9 97,05
oct. 2006 90,68 97,57
nov. 2006 90,73 98,29
déc. 2006 91,04 98,95
janv. 2007 91,5 99,82
févr. 2007 92,25 101,14
mars 2007 93,56 102
avril 2007 94,24 102,72
mai 2007 94,86 103,16
juin 2007 96,64 103,95
juil. 2007 97,47 105,07
août 2007 97,2 104,94
sept. 2007 96,78 104,96
oct. 2007 98,58 105,76
nov. 2007 97,44 105,6
déc. 2007 97,9 105,6
janv. 2008 97,7 105,64
févr. 2008 98,65 106,13
mars 2008 97,49 105,69
avril 2008 98,77 107,12
mai 2008 97,97 106,87
juin 2008 96,62 106,86
juil. 2008 96,96 107,4
août 2008 96,6 107,64
sept. 2008 97,17 109,11
oct. 2008 97,56 110,52
nov. 2008 98,69 111,76
déc. 2008 99,82 114,05
janv. 2009 100 115,7
févr. 2009 99,81 117,52
mars 2009 102,07 121,05
avril 2009 103,2 122,8
mai 2009 104,27 124,71
juin 2009 104,79 126,52
juil. 2009 106,08 128
août 2009 107,74 128,98
sept. 2009 108,43 130,67
oct. 2009 108,2 130,38
nov. 2009 108,94 130,96
déc. 2009 108,85 130,57
janv. 2010 109,02 130,72
févr. 2010 110,23 130,53
mars 2010 109,43 130,65
avril 2010 107,77 129,35
mai 2010 107,84 129,3
juin 2010 108,55 129,4
juil. 2010 107,46 128,48
août 2010 107,5 128,63
sept. 2010 106,6 127,41
oct. 2010 104,45 126,45
nov. 2010 104,14 125,86
déc. 2010 103,07 124,77
janv. 2011 103,08 124,84
févr. 2011 101,88 124,8
mars 2011 102,12 123,95
avril 2011 101,79 123,42
mai 2011 101,9 125,01
juin 2011 100,88 123,63
juil. 2011 100,03 122,91
août 2011 99,97 122,95
sept. 2011 98,38 122,44
oct. 2011 98,6 122,53
nov. 2011 97,86 122,76
déc. 2011 97,44 122,57
janv. 2012 98,02 123,52
févr. 2012 98,27 123,51
mars 2012 95,92 122,56
avril 2012 96,04 122,9
mai 2012 95,91 121,24
juin 2012 95,28 121,36
juil. 2012 96,5 122,97
août 2012 96,38 122,83
sept. 2012 95,56 122,24
oct. 2012 97,29 124,24
nov. 2012 97,04 124,54
déc. 2012 97,13 125,94
janv. 2013 96,39 125,66
févr. 2013 96,48 125,49
mars 2013 96,09 125,31
avril 2013 97,26 126,73
mai 2013 96,13 127
juin 2013 96,11 127,46
juil. 2013 97,17 128,46
août 2013 97,24 128,29
sept. 2013 98,02 129,3
oct. 2013 97,61 129,27
nov. 2013 97,25 129
déc. 2013 97,79 129,05
janv. 2014 98,79 129,18
févr. 2014 98,62 130,34
mars 2014 100,5 130,34
avril 2014 100,09 130,61
mai 2014 100,35 129,98
juin 2014 100,79 130,22
juil. 2014 101,11 130,27
août 2014 100,82 130,33
sept. 2014 101,25 130,76
oct. 2014 101,73 130,65
nov. 2014 101,84 130,86
déc. 2014 100,1 129,15
janv. 2015 99,3 129,89
févr. 2015 100,43 129,73
mars 2015 102,65 132,16
avril 2015 104,06 132,26
mai 2015 102,88 129,57
juin 2015 105,32 131,48
juil. 2015 104,18 130,93
août 2015 104,19 130,4
sept. 2015 105,85 130,63
oct. 2015 105,26 128,85
nov. 2015 106,7 129,2
déc. 2015 108,82 130,85
janv. 2016 108,91 129,29
févr. 2016 109,06 128,64
mars 2016 107,91 126,9
  • Cumul brut glissant sur douze mois.
  • Source : Fiben Banque de France

Figure 6 – Plus de défaillances jugées au cours des douze derniers mois en Ile-de-France par rapport aux douze mois précédents

Ventes de logements neufs en nette augmentation

En Ile-de-France, les ventes de logements neufs sont en très nette hausse au premier trimestre 2016 par rapport au même trimestre de 2015 (+ 29,0 %). Cette augmentation est plus sensible qu’au niveau national (+ 15,2 %). Les prix de vente de logements neufs au m2 ont diminué de 0,5 % dans la région par rapport au quatrième trimestre 2015, comme par rapport au premier trimestre 2015 (- 0,2 %). Dans le secteur de la construction, les perspectives d’activité sont optimistes en Ile-de-France. Fin mai 2016, le nombre de logements autorisés à être construits dans la région est en hausse sensible (+ 22,2 % au cours des douze derniers mois, contre + 10,9 % au niveau national) : cela correspond à 76 400 logements contre 62 500 un an auparavant. La conjoncture est encore plus favorable en ce qui concerne le nombre de logements dont la construction a commencé dans la région au cours des douze derniers mois (+ 25,8 % contre + 5,2 % en France métropolitaine par rapport aux douze mois précédents), soit 67 800 logements commencés contre 53 900 sur les douze mois précédents (figure 7).

Fin mai 2016, les surfaces de plancher des locaux autorisés à la construction (en milliers de m2) sont en forte hausse en Ile-de-France (+ 33,0 %) par rapport aux douze mois précédents, soit nettement plus qu’en France métropolitaine (+ 6,9 %). La surface des locaux dont la construction a débuté augmente également en Ile-de-France (+ 23,3 % par rapport aux douze mois précédents), alors qu’elle progresse à peine en France métropolitaine (+ 0,7 %).

Figure 7 – Une dynamique de construction de logements en Ile-de-France

Indice base 100 en janvier 2005
Une dynamique de construction de logements en Ile-de-France
Ile-de-France France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 100,24 100,44
mars 2005 99,04 101,6
avril 2005 99,76 102,22
mai 2005 101,69 104,47
juin 2005 104,58 105,5
juil. 2005 105,06 105,82
août 2005 104,82 106,49
sept. 2005 104,82 108,07
oct. 2005 106,51 109,18
nov. 2005 104,1 109,28
déc. 2005 109,4 110,64
janv. 2006 106,99 110,86
févr. 2006 108,67 111,53
mars 2006 111,08 112,31
avril 2006 112,77 113,43
mai 2006 111,81 113,77
juin 2006 112,29 114,96
juil. 2006 111,33 115,35
août 2006 113,25 115,92
sept. 2006 113,98 115,7
oct. 2006 113,73 116,44
nov. 2006 114,94 117,42
déc. 2006 110,12 117,05
janv. 2007 111,33 117,08
févr. 2007 111,33 117,05
mars 2007 110,6 116,78
avril 2007 109,64 116,49
mai 2007 108,67 116,04
juin 2007 108,67 115,75
juil. 2007 112,05 117,3
août 2007 111,57 116,56
sept. 2007 110,36 116,49
oct. 2007 113,49 117
nov. 2007 115,42 116,36
déc. 2007 116,87 116,16
janv. 2008 118,07 115,89
févr. 2008 118,55 115,84
mars 2008 118,55 114,44
avril 2008 119,52 113,15
mai 2008 118,8 111,38
juin 2008 118,55 109,23
juil. 2008 117,35 106,32
août 2008 115,66 105,4
sept. 2008 115,9 103,36
oct. 2008 112,77 100,22
nov. 2008 109,64 96,99
déc. 2008 107,71 94,6
janv. 2009 105,3 91,31
févr. 2009 102,41 88,01
mars 2009 99,76 85,81
avril 2009 97,11 83,96
mai 2009 98,07 81,98
juin 2009 95,18 80,5
juil. 2009 93,98 80,53
août 2009 95,9 80,63
sept. 2009 94,46 79,37
oct. 2009 94,7 78,75
nov. 2009 95,66 80,16
déc. 2009 101,93 82,35
janv. 2010 101,93 82,45
févr. 2010 104,34 82,95
mars 2010 105,54 84,21
avril 2010 105,3 84,87
mai 2010 105,78 86,3
juin 2010 106,99 87,54
juil. 2010 106,02 88,2
août 2010 106,75 89,04
sept. 2010 108,67 91,44
oct. 2010 117,59 94,3
nov. 2010 121,2 96,84
déc. 2010 120 98,45
janv. 2011 121,69 99,8
févr. 2011 122,65 100,77
mars 2011 125,54 101,7
avril 2011 127,23 101,92
mai 2011 128,19 102,99
juin 2011 127,47 101,73
juil. 2011 128,43 101,26
août 2011 128,43 100,69
sept. 2011 128,43 100,2
oct. 2011 121,93 99,14
nov. 2011 128,92 100,99
déc. 2011 135,66 102,37
janv. 2012 133,73 101,8
févr. 2012 134,46 101,78
mars 2012 137,59 102,15
avril 2012 138,31 100,99
mai 2012 137,59 99,01
juin 2012 140,96 99,36
juil. 2012 144,82 98,99
août 2012 145,54 98,62
sept. 2012 146,51 97,14
oct. 2012 148,67 96,5
nov. 2012 142,89 92,74
déc. 2012 144,58 91,88
janv. 2013 148,67 92,2
févr. 2013 151,08 92,89
mars 2013 148,43 92,52
avril 2013 149,64 93,95
mai 2013 153,01 94,87
juin 2013 152,29 94,92
juil. 2013 149,4 94,72
août 2013 147,71 94,2
sept. 2013 148,19 94,08
oct. 2013 147,47 92,74
nov. 2013 145,54 91,73
déc. 2013 140,72 89,07
janv. 2014 140,96 88,38
févr. 2014 136,39 86,65
mars 2014 136,39 84,95
avril 2014 137,11 83,96
mai 2014 133,73 82,7
juin 2014 133,98 81,98
juil. 2014 136,14 81,69
août 2014 135,18 81,47
sept. 2014 133,01 80,8
oct. 2014 130,12 80,48
nov. 2014 129,64 80,53
déc. 2014 128,67 81,12
janv. 2015 127,95 80,63
févr. 2015 129,4 80,73
mars 2015 127,71 80,58
avril 2015 128,67 80,03
mai 2015 129,64 79,81
juin 2015 130,84 80,23
juil. 2015 132,77 80,03
août 2015 135,18 80,38
sept. 2015 140,24 81,27
oct. 2015 142,65 81,59
nov. 2015 147,95 81,76
déc. 2015 154,7 82,38
janv. 2016 153,98 82,75
févr. 2016 158,07 83,32
mars 2016 159,76 83,24
avril 2016 161,93 83,61
mai 2016 163,37 84,33
  • Cumul sur douze mois.
  • Source : SOeS, base de données Sit@del2

Figure 7 – Une dynamique de construction de logements en Ile-de-France

L’activité hôtelière ne s’améliore pas

Après les attentats de novembre dernier, l’activité hôtelière peine à redémarrer en Ile-de-France. La fréquentation hôtelière est en net repli depuis janvier 2016 : un déficit d’environ 2 250 000 nuitées a été comptabilisé les cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période de l’an passé (figure 8). C’est l’équivalent des nuitées des hôtels de la région Centre-Val de Loire enregistrées au cours de cette même période. Les taux d’occupation des hôtels restent très inférieurs à ceux de l’an passé, en particulier à Paris (figure 9).

Après deux mois particulièrement difficiles en janvier et février, la fréquentation hôtelière s’est légèrement redressée en mars, retrouvant son niveau de mars 2015. Cette embellie a été de courte durée car les nuitées diminuent à nouveau fortement en avril et en mai dans l’ensemble de la région. En cumul au cours de ces deux mois, le déficit de nuitées s’élève à 1,3 million. Il est plus prononcé pour la clientèle étrangère (- 1,1 million de nuitées, soit une baisse de 15,4 %) que pour la clientèle française (- 5,0 %). La perte d’activité est concentrée à Paris, qui occupe une place prépondérante dans l’économie touristique francilienne : 930 000 nuitées manquantes en deux mois (- 14,8 %), dont 820 000 du fait des étrangers. Parmi les touristes étrangers, la clientèle européenne s’est particulièrement abstenue de se déplacer vers la région, avec 760 000 nuitées manquantes par rapport aux deux mêmes mois de l’an dernier, dont 510 000 à Paris (- 24,5 %). Les Suisses ont quasiment abandonné la capitale (- 132 000 nuitées, soit - 88,6 %). Italiens et Allemands ne sont pas en reste (- 175 000 nuitées pour l’ensemble de ces deux pays, soit respectivement - 39,0 % et - 26,3 %). Les clientèles de provenances plus lointaines, américaines (- 12,9 %) ou asiatiques (- 7,9 %) ont également délaissé la région, dans une moindre proportion.

Figure 8 – Fréquentation hôtelière en baisse chaque mois depuis le début de l'année (Évolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l'année n par rapport au même mois de l'année précédente (en %))

Fréquentation hôtelière en baisse chaque mois depuis le début de l'année (Évolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l'année n par rapport au même mois de l'année précédente (en %))
Ile-de-France France métropolitaine
2013 01 -4,5 -2,9
2013 02 1,1 -2,2
2013 03 0,9 3,0
2013 04 -6,0 -6,5
2013 05 2,4 4,0
2013 06 -0,2 -0,3
2013 07 -4,2 -1,9
2013 08 4,8 3,3
2013 09 -0,1 -1,4
2013 10 -1,2 0,9
2013 11 -1,9 -2,5
2013 12 -0,3 -0,5
2014 01 2,1 0,7
2014 02 -3,6 -0,9
2014 03 -5,1 -6,9
2014 04 4,3 4,6
2014 05 -3,3 -4,1
2014 06 -4,4 -1,9
2014 07 -0,1 -3,0
2014 08 1,9 -0,3
2014 09 -3,1 -1,5
2014 10 0,5 0,4
2014 11 -4,4 -5,2
2014 12 1,0 2,2
2015 01 1,9 3,0
2015 02 2,5 4,7
2015 03 -2,6 0,2
2015 04 -3,9 0,4
2015 05 0,6 3,6
2015 06 2,8 1,7
2015 07 6,1 5,9
2015 08 0,1 0,6
2015 09 3,9 3,5
2015 10 0,2 2,0
2015 11 -6,9 -1,8
2015 12 -14,3 -4,9
2016 01 -10,0 -3,1
2016 02 -8,8 0,7
2016 03 -0,2 7,0
2016 04 -13,4 -5,4
2016 05 -8,8 -3,0
  • Sources : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière

Figure 8 – Fréquentation hôtelière en baisse chaque mois depuis le début de l'année (Évolution du nombre de nuitées hôtelières du mois de l'année n par rapport au même mois de l'année précédente (en %))

Figure 9 – Taux d'occupation en berne depuis le début de l'année

Évolution du taux d'occupation des hôtels en Ile-de-France (en %)
Taux d'occupation en berne depuis le début de l'année
2010 2014 2015 2016 Max. 2011-2013*
Janvier 61,2 62,84 62,75 57,01 64,1
Février 62,1 63,62 64,42 56,83 65,6
Mars 73,8 71,33 70,54 67,81 74,0
Avril 71,0 78,57 75,09 65,28 78,0
Mai 79,2 78,98 76,47 71,27 81,3
Juin 84,4 85,47 86,32 86,3
Juillet 75,8 79,05 79,06 79,8
Août 65,3 73,14 71,20 69,8
Septembre 84,2 83,40 82,14 84,0
Octobre 81,0 83,21 79,46 82,4
Novembre 71,0 71,36 64,77 74,2
Décembre 68,1 69,58 59,08 67,9
  • * Fréquentation maximale observée sur la période 2011-2013.
  • Sources : Insee, DGE, Comité régional du tourisme, enquête de fréquentation hôtelière

Figure 9 – Taux d'occupation en berne depuis le début de l'année

Encadrés

Contexte international - La reprise s’auto-entretient dans la zone euro

Dans les pays émergents, l’activité est restée atone au premier trimestre 2016, après avoir beaucoup ralenti en 2015. Le produit intérieur brut du Brésil a continué de se contracter. En revanche, l’activité s’est stabilisée en Russie après plusieurs trimestres de recul. En Chine, l’activité a encore nettement ralenti et les importations ont fortement reculé. Au total, les importations des économies émergentes ont fortement diminué au premier trimestre, et le commerce mondial s’est contracté.

Au premier trimestre 2016, les exportations des économies avancées ont été déprimées par le manque de demande en provenance des pays émergents, ce qui a pesé sur la croissance. Dans la zone euro, l’activité a accéléré nettement, tirée par la production industrielle. Avec l’essoufflement des impulsions externes qui ont porté la croissance en 2015, comme la dépréciation de l’euro et la chute des prix du pétrole, les moteurs internes prennent le relais. Stimulée par une nouvelle progression de l’emploi et des salaires, la consommation privée continue en effet de soutenir l’activité, si bien que la reprise s’auto-entretient dans la zone euro.

Contexte national - La croissance française accélère au premier trimestre 2016 (+ 0,6 %)

En France, l’activité bénéficie d’impulsions extérieures. Le baril de pétrole reste mi-2016 environ moitié moins cher que mi-2014, ce qui contribue à une inflation encore faible et stimule le pouvoir d’achat des ménages. Celui-ci est soutenu par la diffusion de l’accélération de l’activité à l’emploi. Avec le bas coût du pétrole, les entreprises redressent leur taux de marge, ce qui, couplé à la baisse des taux d’intérêt, améliore les conditions de financement de l’investissement productif. Celui-ci serait le principal facteur de l’accélération de l’activité en 2016. Au premier trimestre, des facteurs temporaires ont joué : rebond des dépenses de chauffage, de celles de services auparavant affectées par les attentats du 13 novembre ou préparation de l’Euro 2016 de football. Ainsi, au premier trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) en volume accélère : + 0,6 %, après + 0,4 % au dernier trimestre 2015. En 2016, la croissance s’élèverait à + 1,6 %, sa plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allègement du coût du travail stimuleraient l’emploi qui augmenterait de 210 000 en 2016. Le taux de chômage baisserait, à 9,5 % de la population active de la France métropolitaine en fin d’année.

Pour en savoir plus

« La reprise s'auto-entretient dans la zone euro », Insee Conjoncture - note de conjoncture, juin 2016.

« Bilan économique 2015 », Insee Conjoncture Ile-de-France n° 10, mai 2016.

Dahmouh A., Rabadeux D., « Fin 2015, l’Ile-de-France retrouve son niveau d’emploi d’avant-crise », Insee Conjoncture Ile-de-France n° 9, avril 2016.