1er trimestre 2016 : la reprise se confirme

Auteur : Hervé Bovi, Insee

Après le rebond du trimestre précédent, la reprise de l'emploi se confirme. L'emploi salarié marchand progresse de 0,5 % au 1er trimestre 2016. Seul l'intérim perd des emplois. Pour la 1ère fois depuis 2011, l'emploi salarié marchand dans la construction augmente légèrement. Globalement, les évolutions sont à nouveau plus favorables dans la région qu'en moyenne nationale.

Le taux de chômage se maintient dans la région à 8,8 %, la Bretagne restant toujours parmi les régions ayant le plus faible taux. Le nombre de demandeurs d'emploi se stabilise également. La reprise dans la construction se confirme pour le quatrième trimestre consécutif, aussi bien pour les permis de construire que pour les mises en chantier.

Les créations d'entreprises sont à nouveau en hausse, alors qu'il y a toujours moins de défaillances.

Enfin, la fréquentation touristique bénéficie de la douceur du climat au 1er trimestre en Bretagne.

Insee Conjoncture Bretagne
No 11
Paru le : 08/07/2016

La reprise de l’emploi se confirme

En France métropolitaine, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands confirme la reprise amorcée fin 2015 avec une hausse de 0,3 % au 1er trimestre 2016 (figure 1). En Bretagne, l'augmentation est à nouveau plus marquée avec plus de 3 600 emplois créés (+ 0,5 %). Le commerce accentue sa progression du trimestre précédent (+ 0,8 %) et les services marchands évoluent toujours favorablement. L'industrie gagne également près de 700 emplois. Pour la première fois depuis 2011, l'emploi salarié croît légèrement dans la construction.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,93 100,07
T3 2005 100,99 100,18
T4 2005 100,62 100,34
T1 2006 100,68 100,45
T2 2006 101,4 101
T3 2006 102,21 101,36
T4 2006 102,36 101,46
T1 2007 103,36 102,26
T2 2007 103,56 102,5
T3 2007 103,94 102,82
T4 2007 104,28 103,03
T1 2008 105,09 103,35
T2 2008 104,54 102,91
T3 2008 104,44 102,63
T4 2008 104,03 101,82
T1 2009 102,82 100,78
T2 2009 102,26 100,3
T3 2009 101,82 100,05
T4 2009 102,03 100,12
T1 2010 102,35 100,02
T2 2010 103,09 100,05
T3 2010 102,98 100,31
T4 2010 102,9 100,52
T1 2011 103,46 100,8
T2 2011 103,67 101,05
T3 2011 103,85 100,99
T4 2011 103,94 100,95
T1 2012 103,83 100,97
T2 2012 103,43 100,82
T3 2012 103,2 100,61
T4 2012 103,06 100,35
T1 2013 102,8 100,34
T2 2013 101,92 100,02
T3 2013 102,62 100,22
T4 2013 102,62 100,34
T1 2014 102,4 100,19
T2 2014 102,64 100,19
T3 2014 102,16 99,88
T4 2014 102,38 99,97
T1 2015 102,32 99,9
T2 2015 102,71 100,15
T3 2015 102,92 100,38
T4 2015 103,27 100,68
T1 2016 103,79 100,94
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Dans les services marchands hors intérim, l’emploi progresse toujours. Il augmente de 0,6 % et le secteur gagne plus de 1 700 emplois au 1er trimestre 2016 (figure 2). Près de 6 600 emplois sont créés dans le secteur en un an. L'emploi salarié est en baisse dans les transports et l'entreposage (– 0,5 %) après 4 trimestres de hausse, mais croît dans tous les autres secteurs. L'hébergement et la restauration profitent de conditions climatiques favorables et gagnent 1 220 emplois (+ 2,9 %). Le redressement enregistré dans la construction de logements neufs se traduit par une hausse de l'emploi dans les activités immobilières (+ 1 %). Les activités financières et d'assurance et le secteur de l'information et de la communication progressent respectivement de 0,7 % et 0,6 %, créant ainsi 240 et 170 emplois. La hausse est plus limitée dans les services aux entreprises (+ 0,3 % et 240 emplois créés) et les services aux ménages (+ 0,2 %). L'emploi dans les services marchands hors intérim progresse au même rythme en France métropolitaine.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 101,43 99,75 100,06 99,72
T3 2005 102,83 99,84 101,2 101,89
T4 2005 104,25 98,88 100,96 101,36
T1 2006 105,77 98,74 101,13 101,75
T2 2006 107,03 98,49 101,63 102,37
T3 2006 108,66 98,74 102,82 103,03
T4 2006 110,25 97,78 103,31 102,99
T1 2007 111,36 97,93 104,06 103,6
T2 2007 112,59 97,9 104,64 103,75
T3 2007 113,77 97,57 105,1 104
T4 2007 114,75 97,42 105,51 104,32
T1 2008 115,65 97,3 106,19 104,72
T2 2008 115,76 97,06 106,09 104,96
T3 2008 116,3 96,8 106,26 104,54
T4 2008 115,4 96,75 106,49 104,72
T1 2009 114,1 95,49 106,16 103,94
T2 2009 112,79 94,83 105,39 103,39
T3 2009 111,64 93,57 105,48 103,26
T4 2009 111,03 92,94 105,91 103,52
T1 2010 110,32 92,69 105,89 103,51
T2 2010 110,31 92,07 106,73 104,01
T3 2010 109,61 91,5 106,96 103,92
T4 2010 109,37 91,5 107,1 103,99
T1 2011 110,09 91,65 107,89 104,65
T2 2011 109,45 91,74 108,35 104,6
T3 2011 109,36 91,99 108,75 104,62
T4 2011 109,12 92,06 109,1 104,65
T1 2012 108,51 91,72 109,21 104,66
T2 2012 108,15 91,62 109,11 104,63
T3 2012 107,26 91,42 109,19 104,82
T4 2012 107,11 91,05 109,1 104,45
T1 2013 106,17 90,79 108,85 104,01
T2 2013 105,4 90,09 108,42 103,45
T3 2013 105,11 90,18 108,99 103,58
T4 2013 104,06 89,97 109,06 103,73
T1 2014 103,2 89,55 109,28 103,73
T2 2014 102,48 89,56 109,49 103,9
T3 2014 101,43 89,3 109,23 103,32
T4 2014 100,64 89,16 109,67 103,46
T1 2015 100,08 88,94 109,79 103,52
T2 2015 99,6 88,82 110,33 103,36
T3 2015 99,45 88,83 110,68 103,29
T4 2015 99,42 88,66 111,06 103,69
T1 2016 99,49 89,02 111,8 104,54
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Bretagne

Le commerce contribue à la bonne tenue de l'emploi au 1er trimestre 2016. Il accentue sa reprise du trimestre précédent, gagnant 1 210 emplois (+ 0,8 %). En tenant compte de l'intérim, la progression est encore plus marquée (+ 1 %). Sur l’ensemble de la France métropolitaine, l’emploi dans le commerce augmente également, mais seulement de 0,3 %.

L’emploi intérimaire stoppe sa tendance à la hausse, perdant 80 emplois (figure 3). L'intérim diminue ainsi de 0,2 %, tout en restant à un niveau élevé. L'emploi intérimaire est en hausse de 7,9 % par rapport au 1er trimestre 2015. En France métropolitaine, l’intérim progresse de 2 %.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 96,08 99,86
T3 2005 101,16 101,93
T4 2005 99,01 102,6
T1 2006 95,57 101,7
T2 2006 103,84 107,36
T3 2006 101,35 107,31
T4 2006 100,7 105,31
T1 2007 109,54 114,94
T2 2007 104,16 112,47
T3 2007 106,21 110,87
T4 2007 107,18 109,72
T1 2008 114,98 114,35
T2 2008 105,45 106,28
T3 2008 101,6 99,93
T4 2008 92,14 86,9
T1 2009 80,2 73,86
T2 2009 84,46 75,59
T3 2009 84,09 79,59
T4 2009 88,15 84,27
T1 2010 98,61 88,79
T2 2010 107,82 93,33
T3 2010 107,46 97,12
T4 2010 104,38 100,81
T1 2011 104,27 101,31
T2 2011 103,92 101,53
T3 2011 101,46 100,54
T4 2011 99,05 96,4
T1 2012 98,73 95,18
T2 2012 92,68 91,82
T3 2012 89,77 88,16
T4 2012 90,39 85,7
T1 2013 91,63 88,45
T2 2013 83,82 87,21
T3 2013 91,93 89,11
T4 2013 94,5 91,06
T1 2014 91,61 89,18
T2 2014 95,6 91,33
T3 2014 92,23 87,84
T4 2014 93,89 90,86
T1 2015 93,83 89,87
T2 2015 97,19 93,2
T3 2015 97,79 96,22
T4 2015 101,49 99,44
T1 2016 101,24 99,78
  • Notes : données CVS, en fin de trimestre. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Champ : emploi salarié hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

Figure 3 – Évolution de l'emploi intérimaire

L’emploi dans l’industrie, hors intérim, interrompt sa tendance baissière et gagne 690 emplois au 1er trimestre 2016 (+ 0,4 %). Sur un an, l'emploi progresse légèrement. L'agroalimentaire est le principal moteur de cette reprise dans l'industrie, créant 780 emplois (+ 1,2 %). La fabrication de matériels de transport gagne 340 emplois, en lien avec le changement de secteur d'activité de deux entreprises importantes. L'entreprise Cordon Electronics transfère 186 effectifs de son établissement de Taden, spécialisé dans la « Réparation d'équipements de communication », vers celui de Quevert, réalisant de la « Fabrication d'équipements électriques et électroniques automobiles ». De même, l'entreprise DCNS redéploie 245 postes dédiés à la « Réparation et maintenance navale » à Brest vers son établissement de Guipavas spécialisé dans la « Construction de navires et de structures flottantes » Une centaine d'emplois sont à nouveau détruits en Ille-et-Vilaine dans la fabrication de matériel de transports. Le secteur de la fabrication d’équipements électriques, électroniques et informatiques et de la fabrication de machines récupère les emplois perdus au trimestre précédent (+ 0,7 %). L'emploi salarié est en baisse dans la fabrication d'autres produits industriels (– 0,7 %), principalement en raison du redéploiement des postes chez DCNS. Le secteur des industries extractives et du raffinage perd une centaine d'emplois (– 0,8 %). En intégrant l’intérim, les besoins en main-d’œuvre de l'industrie augmentent de 550 emplois, les industries agroalimentaires gagnant seulement 590 postes. En France métropolitaine, l’emploi industriel se contracte à nouveau.

La construction semble voir le bout du tunnel. Après 19 trimestres consécutifs de baisse, l’emploi salarié hors intérim gagne 40 emplois, progressant ainsi de 0,1 % au 1er trimestre 2016. En intégrant l’intérim, l’emploi dans la construction reste à la baisse (– 0,2 %) et détruit l'équivalent de 130 emplois.

L’emploi salarié croît dans tous les départements bretons. La hausse est particulièrement forte dans le Morbihan (+ 0,8 % soit + 1 130 emplois) et dans le Finistère (+ 0,7 % soit + 1 230 emplois). L'emploi augmente de 0,5 % en Ille-et-Vilaine (+ 1 220 emplois). Les Côtes-d'Armor ne gagnent qu'une trentaine d'emplois.

Dans le Morbihan, les services marchands hors intérim créent 640 emplois (+ 1,2 %), soit plus de la moitié de l'ensemble des emplois créés dans le département. Le commerce gagne 170 emplois (+ 0,5 %), l'industrie progresse de 0,3 % (+ 110 emplois), et l'intérim crée 230 emplois (+ 3,4 %). La construction est le seul secteur à perdre des emplois (– 0,1 %, soit 20 emplois détruits).

Dans le Finistère, les services marchands hors intérim et le commerce portent la croissance, gagnant respectivement 510 et 470 emplois (soit + 0,7 % et + 1,1 %). L'industrie gagne également 170 emplois (+ 0,4 %) et l'intérim une centaine (+ 1,3 %). La construction perd une dizaine d'emplois supplémentaires.

En Ille-et-Vilaine, tous les secteurs progressent, en dehors de l'intérim qui perd 90 emplois (– 0,7 %). Les emplois créés dans les services marchands hors intérim (+ 670, soit + 0,5 %) comptent pour moitié dans la croissance de l'emploi salarié du département. Le commerce progresse également fortement, gagnant 460 emplois (+ 0,9 %). L'industrie et la construction enregistrent des hausses respectives de 0,2 % et 0,3 %.

Enfin, dans les Côtes-d'Armor, la baisse de l'intérim (– 5,2 %, soit 310 emplois perdus) plombe l'évolution de l'emploi salarié. Le commerce progresse de 0,5 %, créant 110 emplois. L'industrie gagne 310 emplois (+ 1,1 %). Cette évolution est essentiellement imputable au redéploiement des effectifs de l'entreprise Cordon Electronics, aux dépens des services marchands hors intérim. Ceux-ci enregistrent ainsi une baisse de 0,2 %, perdant 80 emplois. La construction détruit une dizaine d'emplois supplémentaires (– 0,1 %).

« Avertissement : l’introduction de la Déclaration sociale nominative (DSN) en remplacement du bordereau récapitulatif de cotisations (BRC) peut transitoirement affecter les comportements déclaratifs des entreprises. Durant la phase de montée en charge de la DSN, des adaptations sont réalisées dans la chaîne de traitement statistique des estimations d’emploi afin de tenir compte de ces changements. Ces modifications sont susceptibles de générer des révisions accrues sur les données. »

Le taux de chômage reste stable

Au 1er trimestre 2016, le taux de chômage en Bretagne se maintient à 8,8 % de la population active (figure 4). En France métropolitaine, il est stable également (9,9 %). Avec les Pays de la Loire, la région Auvergne-Rhône-Alpes et l'Île-de-France, la Bretagne figure toujours au premier rang des régions ayant le plus faible taux de chômage.

Figure 4 – Taux de chômage

En %
Taux de chômage
Bretagne France métropolitaine
T1 2005 6,8 8,3
T2 2005 7,0 8,4
T3 2005 7,1 8,6
T4 2005 7,2 8,7
T1 2006 7,4 8,7
T2 2006 7,2 8,6
T3 2006 7,2 8,5
T4 2006 6,7 8,0
T1 2007 6,8 8,1
T2 2007 6,6 7,8
T3 2007 6,5 7,6
T4 2007 6,0 7,1
T1 2008 5,7 6,8
T2 2008 5,8 7,0
T3 2008 5,9 7,1
T4 2008 6,3 7,4
T1 2009 7,0 8,2
T2 2009 7,6 8,8
T3 2009 7,5 8,8
T4 2009 7,8 9,1
T1 2010 7,7 9,0
T2 2010 7,6 8,9
T3 2010 7,5 8,8
T4 2010 7,5 8,8
T1 2011 7,4 8,8
T2 2011 7,3 8,7
T3 2011 7,5 8,8
T4 2011 7,6 9,0
T1 2012 7,8 9,1
T2 2012 8,1 9,3
T3 2012 8,2 9,4
T4 2012 8,6 9,7
T1 2013 8,7 10,0
T2 2013 8,9 10,0
T3 2013 8,8 9,9
T4 2013 8,6 9,8
T1 2014 8,7 9,8
T2 2014 8,6 9,8
T3 2014 8,8 10,0
T4 2014 9,0 10,1
T1 2015 8,9 10,0
T2 2015 8,9 10,1
T3 2015 9,0 10,2
T4 2015 8,8 9,9
T1 2016 8,8 9,9
  • Notes : données trimestrielles CVS. Les données du dernier trimestre affiché sont provisoires.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

Figure 4 – Taux de chômage

Ce trimestre, le taux de chômage croît légèrement (+ 0,1 point) dans les Côtes-d'Armor et dans le Finistère. Il est stable en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan. Le taux de chômage s'établit à 9,4 % dans le Morbihan, à 9,2 % dans le Finistère et dans les Côtes-d'Armor et à 8 % en Ille-et-Vilaine.

Le nombre de demandeurs d’emploi se stabilise

En Bretagne, fin mars 2016, 262 290 demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle emploi en catégories A, B ou C, soit 0,1 % de moins qu’à la fin de l'année 2015. La légère baisse régionale est plus faible que celle observée en France métropolitaine (– 0,4 %). Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B ou C ralentit. Il progresse de 4,8 % au niveau régional et de 3 % au niveau national. Au 4e trimestre 2015, la hausse annuelle s'établissait à 6,5 % et 5 % respectivement.

Le nombre de demandeurs d'emploi total est tiré à la baisse par celui des jeunes. Chez les moins de 25 ans, il diminue de 1 % par rapport au 4e trimestre 2015 et ne progresse que de 0,4 % sur un an. À l'inverse, le nombre de demandeurs d'emploi de 50 ans ou plus continue de progresser, de 0,6 % sur un trimestre et de 9,1 % sur un an.

Le nombre de chômeurs de longue durée augmente lui aussi, de 1,4 % sur un trimestre et de 11,4 % sur un an.

Au niveau infrarégional, au 1er trimestre 2016, le nombre de demandeurs d’emploi des catégories A, B ou C diminue en Ille-et-Vilaine et dans le Morbihan (respectivement de 0,2 % et 0,3 % sur un trimestre), alors qu'il est stable dans les Côtes-d'Armor et augmente de 0,2 % dans le Finistère. Sur un an, il connaît une hausse comprise entre 4,5 % pour les Côtes-d'Armor et 5 % pour l'Ille-et-Vilaine. Cette augmentation en un an atteint 4,9 % dans le Finistère et 4,7 % dans le Morbihan.

Construction neuve : les signaux de reprise se confirment

Les signes de reprise observés aux trimestres précédents semblent se confirmer au 1er trimestre 2016. Les logements autorisés sont à nouveau en hausse avec une augmentation proche du niveau national. Le nombre de logements commencés croît également.

En cumul sur 12 mois, 21 600 logements ont été autorisés en Bretagne, soit une hausse de 11,3 % sur un trimestre et de 24,5 % sur un an (figure 5). L'Ille-et-Vilaine concentre l'essentiel de cette progression, avec 23,4 % de logements autorisés en plus qu'au trimestre précédent. En France métropolitaine, l'augmentation est nettement plus limitée, avec + 2 % sur un trimestre, alors que le nombre de logements autorisés ne croît que de 8,2 % sur un an.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101,05 100,47
mars 2005 102,89 101,51
avril 2005 103,42 102,29
mai 2005 106,84 102,78
juin 2005 108,68 104,17
juil. 2005 107,63 105,05
août 2005 108,68 105,5
sept. 2005 109,21 106,35
oct. 2005 109,47 106,5
nov. 2005 110,53 106,97
déc. 2005 112,11 108,38
janv. 2006 112,63 109,42
févr. 2006 113,42 110,69
mars 2006 115 112,42
avril 2006 116,32 113,4
mai 2006 117,11 114,81
juin 2006 118,42 115,55
juil. 2006 118,68 116,39
août 2006 119,74 117,06
sept. 2006 117,37 116,57
oct. 2006 116,84 118
nov. 2006 118,16 118,96
déc. 2006 117,11 118,49
janv. 2007 116,32 117,9
févr. 2007 118,68 117,92
mars 2007 119,74 118,39
avril 2007 119,47 117,86
mai 2007 118,68 117,55
juin 2007 117,11 116,8
juil. 2007 116,58 117
août 2007 115,26 116,82
sept. 2007 114,21 116,53
oct. 2007 115,79 115,79
nov. 2007 112,63 113,69
déc. 2007 112,89 112,44
janv. 2008 113,42 112,22
févr. 2008 111,32 111,89
mars 2008 108,95 110,28
avril 2008 106,84 109,5
mai 2008 104,21 108,32
juin 2008 100,79 106,11
juil. 2008 99,74 103,66
août 2008 97,11 101,23
sept. 2008 96,58 99,67
oct. 2008 90,79 97,49
nov. 2008 88,42 95,63
déc. 2008 84,74 92,83
janv. 2009 82,11 90,05
févr. 2009 77,63 86,45
mars 2009 72,63 83,57
avril 2009 70,53 81,3
mai 2009 67,37 78,65
juin 2009 65,26 76,73
juil. 2009 61,58 75,6
août 2009 60,79 74,74
sept. 2009 59,21 74,11
oct. 2009 59,21 73,21
nov. 2009 59,21 73,38
déc. 2009 59,47 74,09
janv. 2010 57,89 74,74
févr. 2010 58,95 76,48
mars 2010 61,58 78,99
avril 2010 61,32 80,94
mai 2010 63,16 83,02
juin 2010 65 85,37
juil. 2010 66,58 87,56
août 2010 66,58 88,9
sept. 2010 67,89 90,44
oct. 2010 67,63 91,09
nov. 2010 68,16 91,6
déc. 2010 69,21 92,81
janv. 2011 70,53 94,32
févr. 2011 70,53 94,52
mars 2011 69,21 94,01
avril 2011 70,26 93,93
mai 2011 70,79 95,42
juin 2011 70,53 95,77
juil. 2011 72,37 96,34
août 2011 73,95 97,59
sept. 2011 75 99,35
oct. 2011 76,32 100,04
nov. 2011 76,32 101,12
déc. 2011 76,32 102,17
janv. 2012 77,11 101,98
févr. 2012 78,16 102,15
mars 2012 78,95 101,86
avril 2012 77,89 102,19
mai 2012 76,32 100,76
juin 2012 75 100,37
juil. 2012 72,37 99,53
août 2012 71,05 99,61
sept. 2012 70,26 97,59
oct. 2012 68,68 97,04
nov. 2012 68,16 96,02
déc. 2012 70 94,3
janv. 2013 70 94,48
févr. 2013 70,26 96
mars 2013 70,79 96,53
avril 2013 70,53 94,97
mai 2013 69,47 92,99
juin 2013 69,47 91,25
juil. 2013 68,68 89,25
août 2013 67,11 86,35
sept. 2013 65,26 84,74
oct. 2013 65 84,23
nov. 2013 63,16 83,39
déc. 2013 59,21 82,61
janv. 2014 56,84 80,51
févr. 2014 53,68 77,42
mars 2014 50,53 76,36
avril 2014 50 75,19
mai 2014 50 75,21
juin 2014 48,95 75,15
juil. 2014 48,16 75,44
août 2014 48,42 75,23
sept. 2014 47,63 75,42
oct. 2014 45,79 74,4
nov. 2014 46,05 73,54
déc. 2014 46,32 73,38
janv. 2015 45,79 72,97
févr. 2015 45,26 72,42
mars 2015 45,79 71,54
avril 2015 46,32 72,09
mai 2015 46,84 71,6
juin 2015 48,16 72,33
juil. 2015 48,16 72,11
août 2015 49,21 72,72
sept. 2015 49,74 73,09
oct. 2015 50 73,38
nov. 2015 50,53 74,85
déc. 2015 51,05 75,7
janv. 2016 52,63 76,05
févr. 2016 55,53 77,09
mars 2016 56,58 76,95
avril 2016 57,89 77,79
mai 2016 58,95 79,4
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 5 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Sur la même période, 19 400 logements ont été commencés en Bretagne, ce qui correspond à une hausse de 3,1 % sur un trimestre et de 8,5 % sur un an (figure 6). La progression du nombre de logements commencés est surtout visible en Ille-et-Vilaine, où il croît de 8,6 %. En moyenne nationale, le nombre de logements commencés n'augmente que de 1 % sur le trimestre et de 3,4 % sur l’année.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 101 100,44
mars 2005 102,99 101,6
avril 2005 104,65 102,22
mai 2005 106,98 104,47
juin 2005 109,97 105,5
juil. 2005 111,3 105,82
août 2005 111,96 106,49
sept. 2005 112,96 108,07
oct. 2005 114,29 109,18
nov. 2005 116,94 109,28
déc. 2005 118,94 110,64
janv. 2006 121,26 110,86
févr. 2006 122,26 111,53
mars 2006 123,26 112,31
avril 2006 122,92 113,43
mai 2006 124,25 113,77
juin 2006 123,92 114,96
juil. 2006 125,91 115,35
août 2006 125,91 115,92
sept. 2006 126,25 115,7
oct. 2006 128,24 116,44
nov. 2006 126,58 117,42
déc. 2006 124,92 117,05
janv. 2007 122,59 117,08
févr. 2007 122,26 117,05
mars 2007 119,93 116,78
avril 2007 119,93 116,49
mai 2007 118,6 116,04
juin 2007 118,6 115,75
juil. 2007 118,6 117,3
août 2007 118,27 116,56
sept. 2007 117,94 116,49
oct. 2007 119,27 117
nov. 2007 119,6 116,36
déc. 2007 119,6 116,16
janv. 2008 119,93 115,89
févr. 2008 119,6 115,84
mars 2008 118,27 114,44
avril 2008 116,28 113,15
mai 2008 113,95 111,38
juin 2008 111,63 109,23
juil. 2008 107,97 106,32
août 2008 106,64 105,4
sept. 2008 102,99 103,36
oct. 2008 97,67 100,22
nov. 2008 94,02 96,99
déc. 2008 91,36 94,6
janv. 2009 88,37 91,31
févr. 2009 84,05 88,01
mars 2009 82,39 85,81
avril 2009 80,73 83,96
mai 2009 78,07 81,98
juin 2009 75,75 80,5
juil. 2009 76,41 80,53
août 2009 77,08 80,63
sept. 2009 75,42 79,37
oct. 2009 74,42 78,75
nov. 2009 74,42 80,16
déc. 2009 75,75 82,35
janv. 2010 75,08 82,45
févr. 2010 76,41 82,95
mars 2010 76,08 84,21
avril 2010 76,74 84,87
mai 2010 77,41 86,3
juin 2010 78,07 87,54
juil. 2010 77,74 88,2
août 2010 78,41 89,04
sept. 2010 80,4 91,44
oct. 2010 82,39 94,3
nov. 2010 86,38 96,84
déc. 2010 88,04 98,45
janv. 2011 89,04 99,8
févr. 2011 88,7 100,77
mars 2011 88,37 101,7
avril 2011 88,7 101,92
mai 2011 90,37 102,99
juin 2011 89,37 101,73
juil. 2011 87,71 101,26
août 2011 86,71 100,69
sept. 2011 86,71 100,2
oct. 2011 85,38 99,14
nov. 2011 84,72 100,99
déc. 2011 84,05 102,37
janv. 2012 83,39 101,8
févr. 2012 83,06 101,78
mars 2012 85,05 102,15
avril 2012 83,06 100,99
mai 2012 81,06 99,01
juin 2012 81,06 99,36
juil. 2012 81,06 98,99
août 2012 81,73 98,62
sept. 2012 79,4 97,14
oct. 2012 79,07 96,5
nov. 2012 75,42 92,74
déc. 2012 74,42 91,88
janv. 2013 74,09 92,2
févr. 2013 75,08 92,89
mars 2013 73,75 92,52
avril 2013 74,09 93,95
mai 2013 73,42 94,87
juin 2013 72,43 94,92
juil. 2013 72,43 94,72
août 2013 71,76 94,2
sept. 2013 71,1 94,08
oct. 2013 70,43 92,74
nov. 2013 70,43 91,73
déc. 2013 69,1 89,07
janv. 2014 68,11 88,38
févr. 2014 66,78 86,65
mars 2014 64,45 84,95
avril 2014 63,79 83,96
mai 2014 64,12 82,7
juin 2014 63,79 81,98
juil. 2014 63,46 81,69
août 2014 63,12 81,47
sept. 2014 62,46 80,8
oct. 2014 61,13 80,48
nov. 2014 60,13 80,53
déc. 2014 59,14 81,12
janv. 2015 59,47 80,63
févr. 2015 58,8 80,73
mars 2015 59,14 80,58
avril 2015 58,8 80,03
mai 2015 59,14 79,81
juin 2015 60,8 80,23
juil. 2015 59,8 80,03
août 2015 59,8 80,38
sept. 2015 60,47 81,27
oct. 2015 60,47 81,59
nov. 2015 60,47 81,76
déc. 2015 62,13 82,38
janv. 2016 63,12 82,75
févr. 2016 63,12 83,32
mars 2016 63,79 83,24
avril 2016 64,45 83,61
mai 2016 65,45 84,33
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente l'évolution du cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

Figure 6 – Évolution du nombre de logements commencés

En Bretagne, avec 3 millions de m², le cumul annuel de surfaces de locaux autorisés augmente de 7,1 % sur un trimestre (+ 2,8 % en France). Seule la superficie de locaux commencés ne repart pas à la hausse au 1er trimestre 2016 en Bretagne, avec 1,97 million de m², en baisse de 0,7 % sur un trimestre (+ 2,2 % en France).

Le climat particulièrement doux favorise l'activité touristique

Au 1er trimestre 2016, les hôtels bretons enregistrent 1 294 310 nuitées, en augmentation de 5,1 % par rapport au 1er trimestre 2015 (figure 7). Tous les mois du trimestre ont connu une fréquentation plus forte qu'un an auparavant, et en particulier février (+ 6,6 %) et mars (+ 5,8 %). Ces bons chiffres sont à rapprocher de la douceur du climat de début d'année. Le nombre de nuitées des touristes français augmente de 4,8 %, avec notamment une hausse de 7,4 % en février. La fréquentation hôtelière des touristes étrangers croît de 9,2 % sur le trimestre. Au niveau national, le nombre trimestriel de nuitées augmente de 2 %.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Bretagne France métropolitaine
T1 2011 5,360836756693744 2,2455296988236904
T2 2011 4,2993719505074575 3,118357539041192
T3 2011 1,3271662328002882 3,0256743767917547
T4 2011 9,909902490446694 4,643769783473398
T1 2012 8,621150531390278 2,3624045764267207
T2 2012 0,13192034153251697 -0,7817130068028603
T3 2012 -0,3849829873456325 -0,7592137658719297
T4 2012 -0,504282278186983 0,30393408277045164
T1 2013 -4,67235790295478 -0,39239682185379654
T2 2013 -3,3432507851315996 -0,7465023691316598
T3 2013 2,472338743413304 0,09029170044515399
T4 2013 1,9784010121701396 -0,5644496415199138
T1 2014 0,10949294972224315 -2,85235793715239
T2 2014 -0,06437951725421222 -0,7980936572239198
T3 2014 -0,5737720267410954 -1,6063850425588522
T4 2014 1,0589981611538146 -0,7375650233675307
T1 2015 9,469228785601864 2,4484776357299944
T2 2015 4,906061109349588 1,9306724791269951
T3 2015 4,973387124114325 3,301374690924051
T4 2015 2,1798385034162853 -1,2733203931827362
T1 2016 5,136140624492318 1,9023637524163426
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

Figure 7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Toujours plus de créations et moins de défaillances

Au 1er trimestre 2016, 4 969 entreprises ont été créées en Bretagne. Les créations enregistrent donc une troisième hausse consécutive, de 5,8 % par rapport au 4e trimestre 2015. Les créations d'entreprises augmentent également, de 3,5 % sur un an (figure 8). En France métropolitaine, le nombre de créations progresse de 5,1 % sur un trimestre et de 4,7 % sur un an.

Figure 8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Bretagne hors micro-entr. France métro. hors micro-entr. Bretagne y/c micro-entr. France métro. y/c micro-entr.
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 93,77 95,23 117,86 117,71
T3 2009 94,02 93,61 103,93 108,11
T4 2009 104,74 99,46 112,55 119,91
T1 2010 97,87 96,2 127,25 134,24
T2 2010 97,78 99,75 110,21 118,84
T3 2010 100,77 98,3 99,6 108,74
T4 2010 99,36 97,29 101,73 114,4
T1 2011 94,79 96,15 98,67 108,67
T2 2011 95,86 94,34 97,14 105,28
T3 2011 97,7 96,22 94,42 100,01
T4 2011 94,2 96,55 95,89 105,73
T1 2012 96,71 91,86 106,99 112,65
T2 2012 87,79 88,45 94,56 105,29
T3 2012 88,52 89,58 89,37 100,28
T4 2012 90,91 90,6 90,8 102,55
T1 2013 97,14 97,12 101,91 107,54
T2 2013 96,84 97,81 94,16 102,99
T3 2013 100,94 98,87 89,77 98,73
T4 2013 96,71 101,94 91,02 104,96
T1 2014 98,16 100,16 99,01 109,55
T2 2014 99,4 100,53 97,48 104,91
T3 2014 98,12 99,68 95,23 103,27
T4 2014 99,32 101,02 96,56 106,93
T1 2015 107,77 107,19 95,41 103,63
T2 2015 114,26 112,74 90,11 99
T3 2015 117,76 115,93 90,94 99
T4 2015 123,22 118,15 93,31 103,18
T1 2016 121,04 120,07 98,71 108,46
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CVS-CJO), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

Figure 8 – Créations d'entreprises

Les micro-entreprises représentent environ 43 % des entreprises créées au 1er trimestre. Pour ce type d'entreprises, les créations sont en hausse. Hors micro-entrepreneurs, le nombre de créations (2 836) est en baisse de 1,8 % par rapport au 4e trimestre 2015, mais malgré tout en augmentation de 12,3 % sur un an. En France métropolitaine, les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont en hausse de 1,6 % sur un trimestre et de 12 % sur un an.

Entre avril 2015 et mars 2016, 2 460 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en Bretagne. Par rapport au trimestre précédent, ce nombre est en recul de 5,2 %. L'évolution bretonne est plus favorable que pour l'ensemble de la France métropolitaine où la baisse n'est que de 3,1 % (figure 9). Sur un an, le nombre de défaillances diminue de 13 % en Bretagne, contre seulement 4,1 % au niveau national.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Bretagne France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 99,52 100,52
mars 2005 97,45 100,57
avril 2005 100 101,22
mai 2005 100,53 102,01
juin 2005 102,49 102,31
juil. 2005 103,38 102,08
août 2005 103,56 101,95
sept. 2005 103,62 102,18
oct. 2005 102,67 101,8
nov. 2005 100,89 101,61
déc. 2005 100,3 101,36
janv. 2006 100,42 100,49
févr. 2006 100,59 99,45
mars 2006 103,56 98,95
avril 2006 102,61 97,81
mai 2006 103,03 97,16
juin 2006 102,55 96,75
juil. 2006 101,43 96,78
août 2006 102,61 97
sept. 2006 103,92 97,05
oct. 2006 105,11 97,57
nov. 2006 108,08 98,29
déc. 2006 107,07 98,95
janv. 2007 108,61 99,82
févr. 2007 112,29 101,14
mars 2007 111,28 102
avril 2007 112,95 102,72
mai 2007 113,54 103,16
juin 2007 114,79 103,95
juil. 2007 119,3 105,07
août 2007 119,95 104,94
sept. 2007 120,25 104,96
oct. 2007 121,44 105,76
nov. 2007 121,26 105,6
déc. 2007 123,69 105,6
janv. 2008 124,47 105,64
févr. 2008 124,58 106,13
mars 2008 124,64 105,69
avril 2008 124,52 107,12
mai 2008 124,58 106,87
juin 2008 124,64 106,86
juil. 2008 123,81 107,4
août 2008 123,52 107,64
sept. 2008 127,02 109,11
oct. 2008 132,19 110,52
nov. 2008 136,1 111,76
déc. 2008 140,08 114,05
janv. 2009 143,35 115,7
févr. 2009 146,32 117,52
mars 2009 152,02 121,05
avril 2009 156,59 122,8
mai 2009 159,14 124,71
juin 2009 165,86 126,52
juil. 2009 168,82 128
août 2009 169,12 128,98
sept. 2009 173,99 130,67
oct. 2009 171,97 130,38
nov. 2009 171,14 130,96
déc. 2009 169,42 130,57
janv. 2010 168,71 130,72
févr. 2010 167,76 130,53
mars 2010 168,17 130,65
avril 2010 165,44 129,35
mai 2010 163,42 129,3
juin 2010 159,32 129,4
juil. 2010 158,43 128,48
août 2010 158,61 128,63
sept. 2010 154,93 127,41
oct. 2010 154,99 126,45
nov. 2010 151,96 125,86
déc. 2010 152,91 124,77
janv. 2011 153,15 124,84
févr. 2011 156,18 124,8
mars 2011 155,52 123,95
avril 2011 156,71 123,42
mai 2011 159,8 125,01
juin 2011 158,25 123,63
juil. 2011 157,07 122,91
août 2011 158,61 122,95
sept. 2011 159,44 122,44
oct. 2011 158,02 122,53
nov. 2011 161,22 122,76
déc. 2011 161,05 122,57
janv. 2012 160,99 123,52
févr. 2012 159,56 123,51
mars 2012 158,61 122,56
avril 2012 154,63 122,9
mai 2012 153,27 121,24
juin 2012 154,45 121,36
juil. 2012 156,47 122,97
août 2012 155,76 122,83
sept. 2012 152,73 122,24
oct. 2012 154,69 124,24
nov. 2012 156,77 124,54
déc. 2012 156,71 125,94
janv. 2013 157,9 125,66
févr. 2013 155,52 125,49
mars 2013 155,64 125,31
avril 2013 160,75 126,73
mai 2013 163 127
juin 2013 164,25 127,46
juil. 2013 164,73 128,46
août 2013 164,79 128,29
sept. 2013 164,55 129,3
oct. 2013 165,14 129,27
nov. 2013 165,44 129
déc. 2013 166,21 129,05
janv. 2014 165,5 129,18
févr. 2014 170,01 130,34
mars 2014 169,66 130,34
avril 2014 173,63 130,61
mai 2014 171,14 129,98
juin 2014 172,33 130,22
juil. 2014 172,45 130,27
août 2014 171,73 130,33
sept. 2014 173,22 130,76
oct. 2014 172,09 130,65
nov. 2014 170,37 130,86
déc. 2014 168,76 129,15
janv. 2015 167,81 129,89
févr. 2015 166,33 129,73
mars 2015 167,87 132,16
avril 2015 163,36 132,26
mai 2015 160,45 129,57
juin 2015 159,74 131,48
juil. 2015 158,14 130,93
août 2015 156,89 130,4
sept. 2015 158,43 130,63
oct. 2015 155,58 128,85
nov. 2015 155,46 129,2
déc. 2015 154,1 130,85
janv. 2016 153,5 129,29
févr. 2016 149,23 128,64
mars 2016 146,2 126,9
  • Note : données mensuelles brutes au 22 juin 2016, en date de jugement.
  • Chaque point représente l'évolution du cumul des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

Figure 9 – Défaillances d'entreprises

Encadrés

Contexte national : la croissance française accélère au premier trimestre 2016 (+ 0,6 %)

En France, l’activité bénéficie d’impulsions extérieures. Le baril de pétrole reste mi-2016 environ moitié moins cher que mi-2014, ce qui contribue à une inflation encore faible, et stimule le pouvoir d’achat des ménages. Celui-ci est soutenu par la diffusion de l’accélération de l’activité à l’emploi. Avec le bas coût du pétrole, les entreprises redressent leur taux de marge, ce qui, couplé à la baisse des taux d’intérêt, améliore les conditions de financement de l’investissement productif. Celui-ci serait le principal facteur de l’accélération de l’activité en 2016. Au premier trimestre, des facteurs temporaires ont joué : rebond des dépenses de chauffage, de celles de services auparavant affectées par les attentats du 13 novembre ou préparation de l’Euro 2016 de football. Ainsi, au premier trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) en volume accélère : + 0,6 %, après + 0,4 % au dernier trimestre 2015. En 2016, la croissance s’élèverait à + 1,6 %, sa plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allègement du coût du travail stimuleraient l’emploi qui augmenterait de 210 000 en 2016. Le taux de chômage France entière baisserait à 9,8 % de la population active en fin d’année et à 9,5 % en France métropolitaine.

Contexte international : la reprise s'auto-entretient dans la zone euro

Dans les pays émergents, l’activité est restée atone au premier trimestre 2016, après avoir beaucoup ralenti en 2015. Le produit intérieur brut du Brésil a continué de se contracter. En revanche, l’activité s’est stabilisée en Russie après plusieurs trimestres de recul. En Chine, l’activité a encore nettement ralenti et les importations ont fortement reculé. Au total, les importations des économies émergentes ont fortement diminué au premier trimestre, et le commerce mondial s’est contracté.

Au premier trimestre 2016, les exportations des économies avancées ont été déprimées par le manque de demande en provenance des pays émergents, ce qui a pesé sur la croissance. Dans la zone euro, l’activité a accéléré nettement, tirée par la production industrielle. Avec l’essoufflement des impulsions externes qui ont porté la croissance en 2015, comme la dépréciation de l’euro et la chute des prix du pétrole, les moteurs internes prennent le relais. Stimulée par une nouvelle progression de l’emploi et des salaires, la consommation privée continue en effet de soutenir l’activité, si bien que la reprise s’auto-entretient dans la zone euro.

Pour en savoir plus

Début 2016, le pouvoir d'achat des ménages et le taux de marge des entreprises augmentent de nouveau / Insee - Dans : Tableau de bord de la conjoncture (2016, juin)

Note de conjoncture : La reprise s'auto-entretient dans la zone euro / Insee Conjoncture (2016, juin)

L'emploi augmente de nouveau au premier trimestre 2016 / Insee - Dans : Informations rapides – Emploi salarié ; n°149 (2016, juin) - 2 p.

4e trimestre 2015 : la reprise enfin visible sur le marché du travail / Hervé Bovi ; Insee Bretagne - Dans : Insee Conjoncture Bretagne ; n°9 (2016, avril) - 4 p.