Comptes économiques définitifs de La Réunion

Chiffres détaillés
Paru le : Paru le 17/10/2019
- octobre 2019

Tous les ans une description globale et détaillée de l'économie réunionnaise. Cette description porte sur les ressources et emplois de biens et de services, l'activité des branches ainsi que les comptes des secteurs institutionnels.

Derniers résultats : 1996 à 2015 - base 2014

Principaux agrégats
(xls, 16 Ko)
Produit Intérieur Brut (PIB) et ses composantes
(xls, 143 Ko)
Activité des branches
(xls, 159 Ko)
Comptes économiques intégrés par secteurs institutionnels
(xls, 337 Ko)

Archives

Séries 2011 à 2013 - base 2010
(zip, 37 Ko)
Séries 1996-2011 - base 2005
(zip, 97 Ko)
Séries 1993-2007 - base 1995
(zip, 297 Ko)

Avertissement

L’existence de statistiques spécifiques, notamment sur le commerce extérieur, permet l’élaboration de comptes régionaux à La Réunion, en Martinique, Guadeloupe et Guyane selon les méthodes et concepts du système de comptabilité nationale. Les comptes de La Réunion sont en base 2014 comme les comptes nationaux. La production de ces comptes régionaux n'est pas une régionalisation des comptes nationaux comme dans les régions métropolitaines.

Définitions


Produit intérieur brut aux prix du marché / PIB :

agrégat représentant le résultat final de l'activité de production des unités productrices résidentes.

Il peut se définir de trois manières :

  • le PIB est égal à la somme des valeurs ajoutées brutes des différents secteurs institutionnels ou des différentes branches d'activité, augmentée des impôts moins les subventions sur les produits (lesquels ne sont pas affectés aux secteurs et aux branches d'activité) ;
  • le PIB est égal à la somme des emplois finals intérieurs de biens et de services (consommation finale effective, formation brute de capital fixe, variations de stocks), plus les exportations, moins les importations ;
  • le PIB est égal à la somme des emplois des comptes d'exploitation des secteurs institutionnels : rémunération des salariés, impôts sur la production et les importations moins les subventions, excédent brut d'exploitation et revenu mixte.

Prix courants - prix constants :

les prix courants sont les prix tels qu'ils sont indiqués à une période donnée, ils sont dits en valeur nominale. Les prix constants sont les prix en valeur réelle c'est-à-dire corrigés de la variation des prix par rapport à une donnée de base ou de référence. On utilise de la même façon les termes euros constants et euros courants.


Valeur ajoutée :

solde du compte de production. Elle est égale à la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire.


Branche / Branche d'activité :

une branche (ou branche d'activité) regroupe des unités de production homogènes, c'est-à-dire qui fabriquent des produits (ou produisent des services) qui appartiennent au même item de la nomenclature d'activité économique considérée.

Au contraire, un secteur regroupe des unités statistiques (entreprises, unités légales) classées selon leur activité principale.


Rémunération des salariés :

ensemble des rémunérations en espèces et en nature que les employeurs versent à leurs salariés en paiement du travail accompli par ces derniers : salaires et traitements bruts en espèces et en nature, cotisations sociales effectives et imputées à la charge des employeurs.


Excédent brut d'exploitation / EBE :

l'excédent brut d'exploitation est le solde du compte d'exploitation, pour les unités de production. Il est égal à la valeur ajoutée, diminuée de la rémunération des salariés, des autres impôts sur la production et augmentée des subventions d'exploitation.

Pour les entreprises individuelles, le solde du compte d'exploitation est le revenu mixte.

L'excédent d'exploitation peut être calculé net, si l'on retranche la consommation de capital fixe.


Dépenses de consommation individuelle des administrations publiques :

les dépenses dites individualisables ou dépenses de consommation individuelle des administrations publiques recouvrent les dépenses dont le consommateur effectif est identifiable et dont le bénéfice ultime revient aux ménages : dépenses d'éducation et de santé pour l'essentiel, mais aussi de culture, d'aides au logement, etc.

Elles sont un des deux volets de la dépense de consommation finale des administrations publiques. (cf. Dépenses collectives de consommation des administrations publiques)


Dépenses collectives de consommation des administrations publiques :

les dépenses collectives de consommation des administrations publiques correspondent aux fonctions souveraines (ou fonctions régaliennes, ou encore fonctions d'administration générale) des administrations : justice, défense, police, etc. En effet, on ne peut pas attribuer le bénéfice de ces services publics à un ou des ménages en particulier (contrairement au service public de santé par exemple) : ils profitent à la collectivité dans son ensemble.

Les dépenses collectives de consommation constituent l'un des deux volets de la dépense de consommation finale des administrations publiques. (cf. Dépenses de consommation individuelle des administrations publiques)


Dépenses de consommation finale des ménages / Dépenses des ménages :

les dépenses de consommation finale des ménages comprennent les dépenses effectivement réalisées par les ménages résidents pour acquérir des biens et des services destinés à la satisfaction de leurs besoins. Les produits correspondants ne sont pas stockés, mais considérés comme consommés au moment de leur achat, même s'ils sont durables (voitures, électroménagers, meubles, etc.).

Les dépenses de consommation finale des ménages incluent la part des dépenses de santé, d'éducation, de logement, restant à leur charge, après remboursements éventuels. Elles incluent également les loyers imputés qui sont les services de logement produits par les propriétaires qui occupent leur propre logement et qu'ils se versent fictivement à eux-mêmes.


Consommation intermédiaire :

valeur des biens et services transformés ou entièrement consommés au cours du processus de production. L'usure des actifs fixes mis en œuvre n'est pas prise en compte ; elle est enregistrée dans la consommation de capital fixe.


Formation brute de capital fixe / FBCF / Investissement (comptabilité nationale) :

la formation brute de capital fixe (FBCF) est constituée par les acquisitions moins cessions d'actifs fixes réalisées par les producteurs résidents.

Les actifs fixes sont les actifs corporels ou incorporels issus de processus de production et utilisés de façon répétée ou continue dans d'autres processus de production pendant au moins un an.


Solde du commerce extérieur (comptabilité nationale) :

le solde du commerce extérieur est la différence entre la valeur des exportations et celle des importations entre deux pays (ou deux zones). Il peut être relatif à un produit ou à l'ensemble des échanges de produits (biens et services).

Le rapport entre ces deux valeurs est appelé taux de couverture.


Prélèvements obligatoires :

les prélèvements obligatoires sont les impôts et cotisations sociales effectives reçues par les administrations publiques et les institutions européennes. Cotisations sociales et impôts sont comptabilisés pour leurs montants dus, mais les prélèvements obligatoires sont nets des montants dus non recouvrables : on retranche donc aux impôts dus les « admissions en non-valeur ».


Entreprise individuelle (comptabilité nationale) :

entreprise qui n'a pas la forme juridique de société. En comptabilité nationale, les entreprises individuelles ne sont pas dissociées des ménages qui les possèdent.


Institutions sans but lucratif au service des ménages / ISBLSM / Secteur des institutions sans but lucratif au service des ménages :

les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLM) regroupent l'ensemble des unités privées dotées de la personnalité juridique qui produisent des biens et services non marchands au profit des ménages. Leurs ressources principales proviennent de contributions volontaires en espèces ou en nature effectuées par les ménages en leur qualité de consommateurs, de versements provenant des administrations publiques, ainsi que de revenus de la propriété.


Sociétés non financières / Secteur des sociétés non financières :

ensemble des unités institutionnelles qui sont des producteurs marchands dont la fonction principale consiste à produire des biens et des services non financiers, et dont les opérations de répartition et les opérations financières sont séparées de celles de leurs propriétaires.


Sociétés financières / Secteur des sociétés financières :

ensemble des sociétés et quasi-sociétés dont la fonction principale consiste à fournir des services d'intermédiation financière (banque et assurance) et/ou à exercer des activités financières auxiliaires (auxiliaires financiers).

    • Liste des variables

      • PIB : Produit Intérieur Brut
      • Production à prix courants
      • Valeur ajoutée par branche à prix courants
      • Rémunération des salariés
      • Excédent brut d'exploitation
      • Importations à prix courants
      • Exportations à prix courants
      • Consommation finale des administrations publiques à prix courants
      • Consommation finale des ménages à prix courants
      • Consommation intermédiaire à prix courants
      • FBCF : Formation Brute de Capital Fixe
      • Commerce extérieur
      • Prélèvements obligatoires, prestations sociales et soldes des administrations publiques
      • Compte des ménages (y compris entrepreneurs individuels)
      • Compte des entrepreneurs individuels
      • Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLM)
      • Compte des sociétés non financières
      • Compte des sociétés financières

Pour en savoir plus

Comptes économiques définitifs de La Réunion en 2011, Insee Flash Réunion n° 48, décembre 2015

Comptes économiques définitifs de La Réunion en 2010, Insee Flash Réunion n° 10, novembre 2014

Comptes économiques rapides pour l’Outre-mer (CEROM) - La Réunion