Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale en Poitou-Charentes

En 2012, 233 000 picto-charentais vivent sous le seuil de pauvreté, soit 13,4 % de la population. Ce taux de pauvreté varie de 12,3 % dans les Deux-Sèvres à 14,8 % en Charente. La pauvreté monétaire limitée va de pair avec l'inclusion sociale : les départements picto-charentais bénéficient de multiples atouts, notamment dans le domaine du logement et en faveur de l'enfance. Ils ne sont cependant pas homogènes ni exempts de difficultés : précarité sur le marché du travail, illettrisme, précarité énergétique et faible accessibilité aux soins. Le Poitou-Charentes connaît une pauvreté monétaire moins aiguë que la France de province : la proportion de picto-charentais vivant sous le seuil de pauvreté s'élève à 13,4 % contre 14,1 %. En 2012, le seuil de pauvreté correspond à 987 euros par mois pour une personne seule, 1 285 euros pour un parent seul avec son enfant, 2 075 euros pour un couple avec deux enfants… Au-delà de cette dimension monétaire, des difficultés en termes d'accès à l'emploi, au logement, aux soins ou encore à l'éducation compromettent l'inclusion sociale, s'imbriquent fortement et peuvent se conjuguer. Connaître les fragilités de chaque département permet de suivre et d'adapter l'intervention sociale, notamment dans le cadre du Plan Pluriannuel contre la Pauvreté et pour l'Inclusion Sociale (PPPIS) territorialisé.

Insee Dossier Nouvelle-Aquitaine
Paru le : 30/06/2016
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Le système redistributif limite la pauvreté

Anne-Lise Duplessy et Marc Joubert, Insee ; Leila Belaouchet, DRDJSCS - Mostra

Chaque année, les contribuables déclarent leurs revenus à l'administration fiscale : les revenus d'activités salariées, les indemnités chômage, les revenus d'activités non salariées, les pensions, retraites et rentes, et les revenus du patrimoine. En 2012, pour les 10 % de picto-charentais les plus modestes, ces revenus déclarés ne dépassent pas 7 902 euros par unité de consommation. Après redistribution (perception des prestations familiales, des minima sociaux et des prestations logement et paiement des impôts) ce revenu s'élève à 10 848 euros. Avec cet apport, le plafond de revenu des 10 % les moins aisés augmente de 37 %. Cette hausse atteint 45 % en moyenne en France de province où les revenus initiaux sont plus faibles (7 284 euros). Au niveau départemental, l'impact de la redistribution est le plus fort en Charente (le revenu plafond des 10 % de ménages les plus modestes augmente de 45 %) et le plus faible dans les Deux-Sèvres (hausse de 33 %).

Insee Dossier Nouvelle-Aquitaine
Paru le : 30/06/2016