Panorama de la Haute-Garonne - Dynamisme démographique et économique

Séverine Pujol, Insee

Concentrant près d’un quart des habitants de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, la Haute-Garonne est le département le plus peuplé de la région. Grâce à un solde naturel positif et à l’arrivée de nouveaux habitants, la dynamique démographique continue d’être soutenue. Sa population est jeune et largement active. La Haute-Garonne concentre une part importante de l’emploi régional. Son dynamisme économique rejaillit sur les départements limitrophes, en attirant de nombreux actifs résidants qui viennent travailler dans l’agglomération toulousaine. Après une période de décélération en 2007-2009, l’emploi repart à la hausse, porté par les services et les activités aéronautiques et spatiales qui permettent à l’emploi industriel de se maintenir, alors qu’il diminue ailleurs.

Avec 6 309 km2, le département de la Haute-Garonne s’étire sur un territoire de plus de 180 km du nord au sud (figure 1). Les deux tiers nord du département sont occupés par de larges plaines et coteaux tandis qu’au sud, les Pyrénées forment une haute barrière montagneuse et frontalière avec l’Espagne. Au nord du département, Toulouse, chef-lieu de la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées (LRMP), se situe au carrefour de grands axes routiers. Six départements entourent la Haute-Garonne : les Hautes-Pyrénées, le Gers, le Tarn-et-Garonne, le Tarn, l’Aude et l’Ariège.

Figure_1 – La Haute-Garonne, de la métropole toulousaine aux Pyrénées - Carte du département de la Haute-Garonne

  • © IGN – Insee 2016

Une population très concentrée dans le nord du département

Au 1er janvier 2012, 1 279 300 personnes vivent en Haute-Garonne. C’est le département le plus peuplé de la région : à lui seul, il regroupe près du quart de la population de LRMP. Par sa population, c’est le 7e département de province.

Le département est très urbanisé, avec 84 % des habitants qui vivent dans une unité urbaine (définitions). C’est beaucoup plus qu’en moyenne au niveau régional et que pour l’ensemble des régions de province (73 %).

La population haut-garonnaise est fortement concentrée dans le nord : avec 906 400 habitants, l’agglomération de Toulouse regroupe 71 % des habitants du département. Les seules autres unités urbaines notables sont celles de Fonsorbes (16 800 habitants) et de Castelnau-d’Estrétefonds (11 500) dans la couronne immédiate de Toulouse, et celle de Saint-Gaudens (15 600) dans le sud du département.

L’aire d’influence de Toulouse est l’une des plus étendues du pays : elle s’étend jusqu’à 50 km à la ronde et déborde sur cinq départements limitrophes. La grande aire urbaine toulousaine est ainsi la troisième de province par sa population (1,3 million d’habitants), derrière celles de Lyon et de Marseille. Son territoire, limité aux communes du département, concentre 93 % de la population de la Haute-Garonne.

La population continue d’augmenter fortement

Entre 2007 et 2012, la Haute-Garonne compte 76 430 habitants supplémentaires. C’est le 2e département français gagnant le plus d’habitants, derrière le Rhône (+ 85 800). Avec une variation annuelle moyenne de 1,2 %, il figure ainsi à la 8e place des départements de métropole. Dans la région, il est légèrement devancé par l’Hérault et le Tarn-et-Garonne (+ 1,3 %), ce dernier bénéficiant fortement de la croissance de la couronne périurbaine de Toulouse qui s’étend jusqu’aux franges sud de son territoire.

Les gains de population se concentrent dans la commune de Toulouse (+ 13 900 habitants depuis 2007) mais aussi dans sa périphérie, particulièrement à l’ouest, comme à Colomiers (+ 4 400), Fontenilles (+ 1 400) ou Frouzins (+ 1 500).

Depuis le début des années 80, la population du département n’a cessé de croître (+ 55 % entre 1982 et 2012) (figure 2). Sa dynamique est bien plus soutenue que celle observée en France métropolitaine (+ 18 % soit + 0,5 % par an).

Sur la période récente (2007-2012), sa croissance démographique est due aussi bien à l’excédent des naissances sur les décès qu’à l’excédent migratoire. Auparavant, les arrivées plus nombreuses que les départs constituaient le principal moteur de la dynamique démographique.

Figure 2 – Une forte croissance de la population en Haute-Garonne depuis trente ans

Base 100 en 1982
Une forte croissance de la population en Haute-Garonne depuis trente ans
Haute-Garonne Région LRMP France métropolitaine
1982 100 100 100
1983 101,6 101,0 100,6
1984 103,0 102,0 101,0
1985 104,7 103,0 101,5
1986 105,9 103,5 102,0
1987 107,4 104,2 102,5
1988 108,9 105,0 103,0
1989 110,5 105,9 103,6
1990 112,3 107,0 104,1
1991 114,0 107,8 104,6
1992 115,9 108,6 105,1
1993 117,8 109,5 105,6
1994 118,8 110,1 105,9
1995 120,3 110,7 106,3
1996 121,9 111,5 106,6
1997 123,4 112,3 107,0
1998 125,0 113,2 107,3
1999 126,8 114,0 107,7
2000 129,0 115,3 108,3
2001 131,4 116,8 109,1
2002 133,8 118,4 109,8
2003 136,3 120,0 110,6
2004 138,8 121,6 111,4
2005 141,4 123,4 112,2
2006 144,0 125,0 113,0
2007 146,0 126,4 113,7
2008 147,8 127,6 114,4
2009 149,4 128,8 115,0
2010 151,0 129,9 115,5
2011 153,0 131,2 116,1
2012 155,3 132,4 116,6
2013 157,3 133,5 117,1
2014 159,3 134,7 117,6
  • Source : Insee, recensements de la population et estimations de population

Figure 2 – Une forte croissance de la population en Haute-Garonne depuis trente ansÉvolution de la population de 1982 à 2012

Avec une moyenne d’âge de 38,5 ans, la Haute-Garonne est de loin le département le plus jeune de la région LRMP et figure parmi les plus jeunes de province. Près de 39 % des habitants ont moins de 30 ans, soit 3 points de plus qu’en France métropolitaine (figure 3). L’attractivité toulousaine en matière d’enseignement supérieur et le dynamisme de l’économie offrant des débouchés aux jeunes diplômés expliquent cette caractéristique démographique. En contrepartie, les plus âgés sont relativement moins nombreux : seuls 20 % des habitants ont 60 ans ou plus, contre 24 % en métropole. C’est dans les communes du nord du Comminges que la proportion de seniors est la plus importante.

Figure 3 – Une population plus jeune en Haute-Garonne

Une population plus jeune en Haute-Garonne
Haute-Garonne Région LRMP France métropolitaine
0 à 14| ans 17,6 17,1 18,4
15 à 29| ans 21,7 17,2 18,1
30 à 59| ans 40,3 39,0 39,6
60 à 74| ans 12,6 16,1 14,7
75 ans| ou plus 7,8 10,6 9,2
  • Source : Insee, recensement de la population 2012

Figure 3 – Une population plus jeune en Haute-GaronnePopulation par tranche d'âge au 1er janvier 2012

Près de 9 logements sur 10 sont des résidences principales

La Haute-Garonne compte 652 500 logements, dont 89 % de résidences principales (figure 4). Cette part est bien supérieure à celle observée dans l’ensemble de la région (76 %) et de la métropole (83 %). Inversement, les résidences secondaires (4 % des logements) sont peu nombreuses dans le département. Elles se situent principalement à Toulouse et dans le massif des Pyrénées, notamment autour de Bagnères-de-Luchon.

Même si les maisons restent majoritaires, les appartements sont surreprésentés (47 % contre 42 % en métropole) du fait du caractère fortement urbain du département.

En lien avec la forte croissance démographique, le nombre de logements a augmenté de 10,5 % en cinq ans. C’est près du double de la croissance observée en métropole.

Figure 4 – Les résidences principales portent la croissance du parc des logements - Parc des logements par catégorie au 1er janvier 2012

Les résidences principales portent la croissance du parc des logements - Parc des logements par catégorie au 1er janvier 2012
Catégorie de logement Haute-Garonne Région LRMP France métropolitaine
Nombre Part (%) Évolution entre 2007 et 2012 (%) Part (%) Évolution entre 2007 et 2012 (%) Part (%) Évolution entre 2007 et 2012 (%)
Résidences principales 580 858 89,0 + 8,4 76,0 + 6,9 83,0 + 4,6
Résidences secondaires* 25 116 3,9 + 14,3 15,8 + 3,0 9,5 + 2,6
Logements vacants 46 534 7,1 + 42,7 8,2 + 24,7 7,5 + 23,2
Ensemble 652 508 100,0 + 10,5 100,0 + 7,5 100,0 + 5,6
  • * y compris logements occasionnels
  • Source : Insee, recensements de la population

Plus de 9 habitants sur 10 dans un pôle de services

En Haute-Garonne, 175 communes, soit près de trois sur dix, sont des pôles de services et d’équipements de proximité : il s’agit de communes qui disposent d’au moins la moitié d’une gamme d’équipements les plus courants de la vie quotidienne (école, épicerie, médecin généraliste…). Parmi elles, neuf sont aussi des pôles supérieurs, c’est-à-dire offrant des services spécifiques et plus rares comme le lycée, l’hôpital ou encore l’hypermarché… Sept d’entre eux sont situés dans l’agglomération toulousaine : Blagnac, Colomiers, Ramonville-Saint-Agne, Saint-Orens-de-Gameville, Saint-Jean, Muret et bien sûr Toulouse. En dehors de l’unité urbaine de Toulouse, seules deux communes sont des pôles supérieurs (Revel et Saint-Gaudens). Autour de ces neuf pôles supérieurs, de nombreuses communes offrent des services et équipements de la gamme dite intermédiaire (collège, supermarché, laboratoire d’analyses médicales). En s’éloignant de Toulouse, les pôles intermédiaires se font plus rares et l'offre de services repose surtout sur les pôles de proximité. Au total, 91 % de la population de la Haute-Garonne vit dans une commune pôle de services et d’équipements : c’est six points de plus que ce qui est observé dans l’ensemble de la région (85 %).

Le temps d’accès aux services et équipements est inférieur à la moyenne régionale et même nationale : il faut en moyenne 3 minutes aux habitants pour atteindre un service ou équipement de la gamme intermédiaire (contre 4 minutes en France métropolitaine) et 8 minutes pour ceux de la gamme supérieure (contre 10 minutes). Cependant, malgré cette faible moyenne, qui reflète le lien entre les fortes concentrations des services et de la population, les habitants de certaines communes restent assez éloignés des services et équipements : c’est le cas au nord de Saint-Gaudens et dans les Pyrénées.

Figure 5 – Une proportion d’actifs en emploi plus importante en Haute-Garonne

en %
Une proportion d’actifs en emploi plus importante en Haute-Garonne
Haute-Garonne Région LRMP France métropolitaine
Actifs| ayant| un emploi 53,7 46,9 50,5
Chômeurs 7,5 7,8 7,3
Retraités ou| préretraités 22,1 29,5 26,7
Elèves,| étudiants,| stagiaires 10,6 7,9 8,0
Autres| inactifs 6,1 7,9 7,5
  • Source : Insee, recensement de la population 2012

Figure 5 – Une proportion d’actifs en emploi plus importante en Haute-GaronnePopulation de 15 ans ou plus par type d’activité au 1er janvier 2012

Emploi : un département très attractif

Du fait d’un moins grand nombre de retraités et d’un taux d’activité plus élevé parmi une large part de la population en âge de travailler (25-54 ans), les actifs, qu’ils aient un emploi ou pas, sont relativement nombreux en Haute-Garonne (figure 5). En 2012, plus de 61 % de la population des 15 ans ou plus est active. Ce taux d’activité est bien supérieur à celui de la région (55 %) et de la métropole (58 %). En lien avec la plus forte proportion d’étudiants, le taux d’activité des jeunes est quant à lui plus faible qu’ailleurs (39 % chez les 15-24 ans contre 41 % dans la région).

Avec des entrées près de deux fois supérieures aux sorties en matière de déplacements quotidiens entre les lieux de domicile et de travail, la Haute-Garonne est un département très attractif pour les travailleurs. Elle compte 105 emplois localisés dans la région pour 100 actifs occupés y résidant. En 2012, quelque 53 900 actifs en emploi, vivant dans les départements limitrophes pour la plupart, se rendent quotidiennement en Haute-Garonne pour travailler, principalement dans l’unité urbaine de Toulouse (figure 6). Plus de la moitié de ces travailleurs viennent du Tarn (14 400) ou du Tarn-et-Garonne (13 100). Inversement, quelque 27 200 personnes, soit 5 % des actifs résidants hauts-garonnais, vont travailler hors du département. Le Tarn-et-Garonne est la principale destination de ces actifs (4 200) et un tiers occupe même un emploi au-delà des départements limitrophes.

Figure_6 – Le Tarn et le Tarn-et-Garonne : principaux apports de travailleurs

En 2012, 9,6 % des actifs haut-garonnais sont au chômage (figure 7). Ce taux est légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la France métropolitaine (9,4 %), mais bien inférieur à la moyenne régionale de LRMP (11,2 %). L’écart entre le taux de chômage du département et celui de la région s’accentue sur la période récente.

Figure 7 – Le taux de chômage du département demeure supérieur à celui de la France métropolitaine

en %
Le taux de chômage du département demeure supérieur à celui de la France métropolitaine
Haute-Garonne Région LRMP France métropolitaine
2002 8,6 9,4 7,5
2003 8,8 9,7 8,1
2004 9 9,8 8,5
2005 9 9,8 8,5
2006 8,9 9,8 8,5
2007 8 9 7,7
2008 7,3 8,5 7,1
2009 8,8 10,1 8,7
2010 9,1 10,3 8,9
2011 9,1 10,5 8,8
2012 9,6 11,2 9,4
  • Source : Insee, taux de chômage localisés et taux de chômage au sens du BIT (France métropolitaine)

Figure 7 – Le taux de chômage du département demeure supérieur à celui de la France métropolitaineTaux de chômage annuel moyen de 2002 à 2012

Un département parmi les plus riches de province

En 2012, la moitié des Haut-Garonnais vivent dans un ménage disposant d’un revenu de moins de 21 475 € par unité de consommation, déduction faite des impôts directs et après versement des prestations sociales (figure 8). Ce niveau de vie médian haut-garonnais correspond à 1 790 € par mois pour une personne seule, ou encore à 3 220 € pour un couple avec un jeune enfant par exemple (définitions). Il est supérieur de 2 070 € au revenu disponible médian observé en province. C’est le revenu médian le plus élevé de la région et le 3e de province (derrière la Haute-Savoie et le Haut-Rhin).

Les inégalités de revenus sont légèrement plus grandes dans le département que dans la région, et elles demeurent nettement supérieures à celles de province : le rapport interdécile est égal à 3,6 en Haute-Garonne, 3,5 en LRMP et 3,3 sur l’ensemble de la province (définitions).

En lien avec un fort taux d’activité dans le département, 77 % des revenus proviennent des traitements et salaires. C’est 10 points de plus qu’au niveau de la région LRMP et 7 points de plus qu’en moyenne en province.

Figure 8 – Un revenu disponible médian supérieur en Haute-Garonne - Revenu disponible des ménages par unité de consommation* en 2012

Un revenu disponible médian supérieur en Haute-Garonne - Revenu disponible des ménages par unité de consommation* en 2012
Haute-Garonne Région LRMP France métropolitaine hors Île-de-France
Nombre de ménages fiscaux 535 644 2 428 719 21 773 111
Part des ménages imposés (%) 67,1 58,8 61,9
Revenu disponible médian (euros) 21 475 18 888 19 402
Revenu disponible 1er décile (euros) 11 092 9 862 10 593
Revenu disponible 9e décile (euros) 39 387 34 726 35 071
Rapport interdécile 3,6 3,5 3,3
Part des traitements et salaires** 77,4 67,7 70,6
Part des pensions, retraites, rentes** 22,2 29,6 28,1
  • * cf. définitions
  • ** en % du revenu disponible
  • Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-Ccmsa, Fichier localisé social et fiscal 2012

Porté par le tertiaire, l’emploi continue de progresser

Fin 2012, l’économie haut-garonnaise offre 613 000 emplois, soit 28 % de l’emploi régional : la Haute-Garonne concentre donc les emplois davantage encore que la population (23 %). Sur la période récente, l’emploi total continue à progresser dans le département, contribuant largement à la dynamique de l’emploi total en LRMP (figure 9) : il augmente de 6,2 %, soit plus fortement qu’en moyenne dans la région ( + 2,1 %) alors qu’il reste quasiment stable au niveau métropolitain (- 0,1 %) entre 2007 et 2012. Le ralentissement dû à la crise semble n’avoir été que passager.

L’emploi non salarié augmente fortement entre 2007 et 2012 dans le département, en lien notamment avec la mise en place du régime des auto-entrepreneurs début 2009 : la hausse est de 17,5 % dans le département contre 11,7 % en LRMP et 13,6 % en métropole. Cependant, l’emploi demeure principalement salarié (91 %), comme au niveau national (90 %), et davantage qu’au niveau régional (86 %).

Avec 80 % des emplois, soit deux points de plus qu’en métropole, les services, et le secteur tertiaire dans son ensemble, continuent à progresser. Le tertiaire marchand est particulièrement important, rassemblant à lui seul la moitié des emplois du département. Comme au niveau régional, la part du non marchand lui est inférieure, mais en Haute-Garonne, l’écart entre ces deux secteurs est particulièrement important (20 points contre 11).

Portés par d’importants établissements industriels du secteur aéronautique et spatial tels que Airbus, Thales ou Astrium, les emplois industriels représentent 12 % des emplois du département. Ils augmentent légèrement en cinq ans (+ 0,3 %) alors que sur l’ensemble de la région et du territoire métropolitain, ils accusent une baisse importante (- 9,4 % et - 9,6 %). En lien avec sa forte attractivité démographique, la Haute-Garonne est le seul département de la région où le secteur de la construction se maintient sur la période récente (2007-2012). Quant à l’emploi agricole, il ne représente que 1 % des emplois, et comme ailleurs, il diminue.

Figure 9 – L’emploi continue de progresser en Haute-Garonne

base 100 en 2002
L’emploi continue de progresser en Haute-Garonne
Haute-Garonne Région LRMP France métropolitaine
2002 100 100 100
2003 101,6 101,2 99,8
2004 103,2 102,4 100,3
2005 105,5 103,9 101,1
2006 108,3 105,7 102,3
2007 110,7 107,0 103,7
2008 111,4 106,6 103,1
2009 112,3 106,9 102,3
2010 113,9 107,8 102,9
2011 115,6 108,4 103,5
2012 117,5 109,2 103,6
  • Champ : emploi salarié et non salarié
  • Source : Insee, estimations d'emploi localisées au lieu de travail

Figure 9 – L’emploi continue de progresser en Haute-GaronneÉvolution de l'emploi total de 2002 et 2012

Définitions

Une unité urbaine (ou agglomération) est une commune ou un ensemble de communes présentant une zone continûment bâtie d’au moins 2 000 habitants. Un pôle est une agglomération d’au moins 1 500 emplois, qualifié de grand pôle urbain s’il y a au moins 10 000 emplois. L’aire urbaine est constituée du pôle urbain et de sa zone d’influence en matière d’emploi, appelée couronne périurbaine. On parle aussi de couronne autour des petits ou moyens pôles (moins de 10 000 emplois).

Le taux de chômage est le pourcentage de chômeurs dans la population active (actifs occupés + chômeurs).

Le revenu disponible est le revenu à la disposition du ménage pour consommer et épargner. Il comprend les revenus d'activité, les retraites et pensions, les revenus du patrimoine, les revenus financiers et les prestations sociales reçues. De ces ressources, quatre impôts directs sont déduits : l’impôt sur le revenu, la taxe d'habitation, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).

Un ménage fiscal se compose de tous les foyers fiscaux rattachés à une résidence principale. Le niveau de vie est le revenu disponible du ménage divisé par le nombre d'unités de consommation. Il est le même pour chaque membre du ménage. L’unité de consommation (UC) est un système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage : 1 pour le premier adulte, 0,5 pour les autres personnes de 14 ans ou plus, 0,3 pour les enfants de moins de 14 ans. Il permet de comparer les niveaux de revenus des ménages de taille ou de composition différentes, en tenant compte des économies d’échelle réalisées dans le budget.

La médiane du revenu disponible par UC (ou niveau de vie médian) est la valeur du revenu qui partage la population en deux groupes : la moitié des personnes appartiennent à un ménage dont le revenu par UC est inférieur à cette valeur, l'autre moitié à un ménage dont le revenu est supérieur. De la même manière, on peut diviser la population en dix groupes classés selon le revenu. Le 1er décile est la valeur du revenu au-dessous duquel on trouve les 10 % des personnes appartenant aux ménages les plus modestes. Le 9e décile est le niveau de revenu au-dessus duquel on trouve les 10 % de personnes appartenant aux ménages les plus aisés. Le rapport entre ces deux valeurs mesure la dispersion : plus ce rapport interdécile est élevé, plus les écarts de revenus sont grands entre les plus riches et les plus pauvres.

Pour en savoir plus

Dotta D., « Populations légales au 1 er janvier 2013 : 1 298 562 Hauts-Garonnais », Insee Flash Midi-Pyrénées n° 80, décembre 2015

Bordet C., « En Haute-Garonne, une croissance démographique toujours très forte mais un peu moins soutenue », Insee Analyses Midi-Pyrénées n° 12, février 2015

Tornero M., « Regards sur la Haute-Garonne - Panorama du département », Regards sur n° 30-31, janvier 2013