Diagnostic social infraurbain du Grand Évreux Agglomération

Les enjeux d'équilibres sociaux dans tout grand territoire nécessitent une connaissance des réalités sociodémographiques à l'échelle la plus fine possible. Pour éclairer ces enjeux, le Grand Évreux Agglomération (GEA) a souhaité collaborer avec l'Insee pour mieux appréhender les disparités sociales sur son territoire. Cette collaboration a donné lieu à ce rapport d'étude, qui combine une vision synthétique avec une restitution cartographique détaillée.Ce diagnostic permet d'éclairer la réflexion autour des enjeux du contrat de ville. Plus généralement, il a pour objectif d'identifier et caractériser les « micro-territoires les plus touchés, pour une prise en considération de ceux-ci dans les différentes interventions publiques contribuant au développement urbain et social, qu'elles relèvent de la politique de la ville ou d'autres politiques de droit commun, que l'agglomération met en œuvre.

Insee Dossier Haute-Normandie
Paru le : 05/11/2015
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Indentification et caractérisation des quartiers socialement les plus en difficulté du Grand Évreux Agglomération

Julien Delamare, Jean-François Eudeline (Insee)

Cinq quartiers IRIS se distinguent particulièrement au regard des scores de difficulté sociale. Ces quartiers, qui regroupent 9 400 habitants, se trouvent tous dans le secteur de la Madeleine. Globalement comparés à l'ensemble des quartiers ou communes de l'agglomération, ces quartiers défavorisés hébergent de l'ordre de deux fois plus de chômeurs, de non diplômés et de familles monoparentales. Dans les cinq quartiers suivants, si les difficultés sociales sont moins aiguës, elles n'en demeurent pas moins bien réelles. Les niveaux de revenus sont un peu plus élevés mais la part de la population touchée par la pauvreté monétaire reste très importante et leur habitants peuvent y souffrir de difficultés particulières.Dans une optique socio-démographique élargie, les quartiers socialement défavorisés se caractérisent par la relative jeunesse de leurs habitants et par une proportion plus importante de familles nombreuses. Les jeunes mettent fin à leur scolarité plus tôt et le taux d'activité des femmes est nettement plus faible.

Insee Dossier Haute-Normandie
Paru le : 05/11/2015