Un ciel toujours nuageux en Lorraine au deuxième trimestre 2015

Dorothée Ast, Pierre-Yves Berrard, Olivier Serre, Insee

Au deuxième trimestre 2015, la conjoncture est toujours difficile en Lorraine. L’emploi salarié marchand diminue encore, notamment dans la construction et dans l’industrie, malgré le rebond de l’intérim. Le taux de chômage est stable (10,5 %). La hausse du nombre de demandeurs d’emploi se poursuit.

La conjoncture reste mal orientée dans le secteur de la construction. La situation s’améliore toutefois sur le marché du logement neuf. Les créations sous le régime de micro-entrepreneur sont en net recul par rapport à 2014, toutefois les créations classiques progressent à nouveau. Les défaillances d’entreprises augmentent, un peu plus qu’au niveau national.

L’amélioration des exportations se confirme. Le commerce extérieur lorrain est soutenu notamment par la croissance dynamique en Espagne. Le deuxième trimestre est favorable pour l’hôtellerie lorraine.

Au niveau national, l’activité a calé au deuxième trimestre sous l’effet de facteurs ponctuels, après un net rebond en début d’année. Dans l’ensemble de la zone euro, l’activité a continué de progresser. Le contexte reste plutôt favorable, et l’activité croîtrait à nouveau au second semestre. La croissance serait de 1,1 % sur l’année, après + 0,2 % en 2014.

Insee Conjoncture Lorraine
No 7
Paru le : 21/10/2015

Emploi salarié lorrain : toujours en recul

Au deuxième trimestre 2015, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands continue de diminuer en Lorraine (- 0,3 %, soit plus de 1 100 suppressions nettes d’emplois), alors qu’il augmente légèrement au niveau national (+ 0,2 %) (figure 1). L’emploi baisse encore dans l’industrie et la construction (figure 2). Il diminue aussi dans les services marchands, malgré le rebond de l’emploi intérimaire. Il reste stable dans le commerce. L’emploi est en recul en Meurthe-et-Moselle (- 0,7 %), dans la Meuse (- 0,3 %) et en Moselle (- 0,1 %). Il progresse toutefois dans les Vosges (+ 0,3 %), après de nombreux trimestres de baisses marquées.

Dans le secteur de la construction, l’emploi poursuit son recul au deuxième trimestre 2015 (- 1,3 %, soit plus de 500 destructions nettes d’emplois), dans un contexte toujours défavorable pour l’activité. La baisse est un peu plus marquée qu’au niveau national (- 0,9 %), et elle est plus prononcée qu’en début d’année (- 0,6 % au premier trimestre).

Dans l’industrie, l’emploi recule sensiblement (- 0,8 %, soit environ 900 destructions nettes). La baisse est plus marquée qu’au niveau national (- 0,3 %). La Lorraine fait partie des régions les plus durement touchées, avec le Nord-Pas-de-Calais. L’emploi recule particulièrement dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques et la fabrication de machines (- 2,6 %, soit plus de 300 suppressions nettes), dans le secteur agro-alimentaire (- 0,8 %, plus de 100 suppressions) et dans la fabrication d’autres produits industriels (- 0,6 %, plus de 300 suppressions). L’emploi industriel baisse nettement dans les Vosges (- 1,8 %). Ce recul s’explique en grande partie par la réorganisation d’un grand établissement, qui externalise ses activités de support. Cela entraîne une baisse de l’emploi industriel et une hausse de l’emploi dans les services marchands. En Moselle, l’emploi industriel diminue de 0,7 %.

Dans le commerce, l’emploi reste stable au deuxième trimestre, alors qu’il progresse au niveau national (+ 0,2 %). Il diminue quelque peu en Meurthe-et-Moselle, dans la Meuse et en Moselle. Dans ces deux derniers départements, la baisse s’explique en partie par la fermeture de plusieurs magasins de l’enseigne Match. Dans les Vosges, l’emploi dans le commerce est en hausse (+ 0,8 %).

L’emploi intérimaire conserve un profil d’évolution en dents de scie, en Lorraine comme au niveau national (figure 3). Il se redresse au deuxième trimestre (+ 3,1 %, soit près de 600 créations nettes), après le recul du premier trimestre (- 2,4 %). L’emploi intérimaire augmente nettement dans les Vosges (+ 7,5 %) et en Moselle (+ 3,6 %). Il progresse plus modérément dans la Meuse (+ 0,5 %), et diminue légèrement en Meurthe-et-Moselle (- 0,2 %).

1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,06
T3 2005 99,64 100,18
T4 2005 99,55 100,33
T1 2006 99,48 100,43
T2 2006 99,82 101
T3 2006 100,01 101,38
T4 2006 99,6 101,45
T1 2007 100,01 102,24
T2 2007 100,21 102,48
T3 2007 100,45 102,86
T4 2007 100,37 103,06
T1 2008 101,06 103,32
T2 2008 100,68 102,89
T3 2008 99,64 102,57
T4 2008 98,69 101,85
T1 2009 96,99 100,77
T2 2009 96,13 100,29
T3 2009 95,66 100,02
T4 2009 95,62 100,1
T1 2010 95,44 100,02
T2 2010 95,09 100,09
T3 2010 95,29 100,3
T4 2010 95,41 100,51
T1 2011 95,36 100,79
T2 2011 95,66 101,06
T3 2011 95,25 100,97
T4 2011 95,04 100,95
T1 2012 94,85 100,99
T2 2012 94,12 100,85
T3 2012 93,83 100,63
T4 2012 93,25 100,34
T1 2013 92,83 100,29
T2 2013 92,36 99,91
T3 2013 92,01 99,99
T4 2013 91,79 100,05
T1 2014 91,56 99,88
T2 2014 91,32 99,88
T3 2014 90,69 99,55
T4 2014 90,76 99,66
T1 2015 90,5 99,61
T2 2015 90,27 99,77
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,78 99,25 100,14 100,04
T3 2005 101,44 98,29 100,08 99,91
T4 2005 102,47 97,66 100,23 99,67
T1 2006 103,35 96,85 100,41 99,52
T2 2006 104,34 96,18 100,64 99,48
T3 2006 105,4 95,49 101,14 99,68
T4 2006 106,36 94,45 101,12 99,55
T1 2007 107,49 93,79 101,37 100,07
T2 2007 107,71 93,13 102,22 100,83
T3 2007 108,98 92,66 102,92 101,96
T4 2007 109,77 92,36 102,83 101,92
T1 2008 110,71 92,21 103,48 102,4
T2 2008 111,69 91,71 103,46 102,28
T3 2008 111,51 90,38 103,39 101,83
T4 2008 110,16 89,81 103,69 102,17
T1 2009 107,88 88,22 103,18 101,58
T2 2009 106,8 86,77 102,81 100,9
T3 2009 105,07 85,51 102,52 100,02
T4 2009 104,58 84,19 102,64 99,88
T1 2010 104,34 83,17 102,42 99,25
T2 2010 103,35 82,47 102,19 99,07
T3 2010 102,52 81,62 102,74 99,08
T4 2010 102,3 81,35 102,7 99,22
T1 2011 102,41 80,81 102,85 99,13
T2 2011 101,79 80,86 103,07 99,2
T3 2011 101,03 80,5 102,91 99,05
T4 2011 100,79 79,98 103,17 99,19
T1 2012 100,71 79,74 103,08 99,3
T2 2012 100,54 79,46 102,45 99,17
T3 2012 100,18 79,14 102,54 99,16
T4 2012 99,28 78,68 102,03 98,45
T1 2013 98,01 77,84 101,92 98,36
T2 2013 97,23 76,96 101,52 97,96
T3 2013 96,97 76,24 101,28 97,73
T4 2013 96,14 75,79 101,22 97,48
T1 2014 95,18 75,56 101,19 97,03
T2 2014 93,85 75,15 101,03 96,53
T3 2014 91,81 74,62 100,8 96,21
T4 2014 91,17 74,34 100,63 96,32
T1 2015 90,58 73,89 100,69 96,26
T2 2015 89,44 73,33 100,59 96,21
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine

3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,89 99,86
T3 2005 100,39 101,93
T4 2005 98,71 102,6
T1 2006 99,12 101,7
T2 2006 106,99 107,36
T3 2006 108,08 107,33
T4 2006 104,38 105,31
T1 2007 113,27 114,93
T2 2007 111,93 112,47
T3 2007 109,48 110,87
T4 2007 109,22 109,72
T1 2008 116,07 114,33
T2 2008 109,05 106,28
T3 2008 96,29 99,93
T4 2008 77,37 86,9
T1 2009 61,19 73,86
T2 2009 58,89 75,59
T3 2009 65,01 79,59
T4 2009 73,63 84,26
T1 2010 80,37 88,79
T2 2010 82,76 93,33
T3 2010 88,67 97,1
T4 2010 94,47 100,81
T1 2011 95,4 101,29
T2 2011 100,39 101,53
T3 2011 97,34 100,44
T4 2011 93,6 96,52
T1 2012 92,33 95,18
T2 2012 85,55 91,82
T3 2012 80,9 87,97
T4 2012 79,34 86,04
T1 2013 79,9 88,46
T2 2013 82,3 87,19
T3 2013 83,21 88,79
T4 2013 84,09 91,7
T1 2014 82,83 89,21
T2 2014 85,33 91,3
T3 2014 82,01 87,4
T4 2014 89,36 91,77
T1 2015 87,18 89,91
T2 2015 89,89 93,15
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi.

3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Taux de chômage stable

Au deuxième trimestre 2015, en Lorraine, le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 10,5 % de la population active (figure 4). Il est stable par rapport au premier trimestre. ll augmente légèrement en Meurthe-et-Moselle (10,1 %, soit + 0,1 point). Il est inchangé dans les autres départements lorrains. En France métropolitaine, le taux de chômage se stabilise également, à 10,0 % de la population active. Selon les prévisions nationales, il pourrait se maintenir à ce niveau jusqu’à la fin de l’année.

Le chômage augmente de 0,1 point dans les zones d’emploi situées dans le sud de la région et dans les zones de Nancy et de Commercy. Il diminue de 0,1 point dans les zones d’emploi proches de la frontière, ainsi que dans la zone de Sarrebourg (8,1 %). La zone d’emploi la plus touchée demeure celle de Saint-Dié-des-Vosges, avec 13,9 % de la population active à la recherche d’un emploi (figure 4b).

4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,4 8,4
T3 2005 8,6 8,6
T4 2005 8,8 8,7
T1 2006 9,0 8,7
T2 2006 8,9 8,6
T3 2006 8,8 8,5
T4 2006 8,2 8,0
T1 2007 8,3 8,1
T2 2007 7,9 7,8
T3 2007 7,8 7,6
T4 2007 7,4 7,2
T1 2008 7,0 6,8
T2 2008 7,1 7,0
T3 2008 7,3 7,1
T4 2008 7,8 7,4
T1 2009 8,8 8,2
T2 2009 9,5 8,8
T3 2009 9,5 8,8
T4 2009 9,8 9,2
T1 2010 9,5 9,0
T2 2010 9,4 8,9
T3 2010 9,4 8,8
T4 2010 9,3 8,8
T1 2011 9,2 8,7
T2 2011 9,1 8,7
T3 2011 9,2 8,8
T4 2011 9,4 9,0
T1 2012 9,6 9,1
T2 2012 9,8 9,3
T3 2012 9,9 9,4
T4 2012 10,3 9,7
T1 2013 10,6 9,9
T2 2013 10,7 10,0
T3 2013 10,7 9,9
T4 2013 10,4 9,7
T1 2014 10,5 9,8
T2 2014 10,4 9,7
T3 2014 10,6 10,0
T4 2014 10,7 10,1
T1 2015 10,5 10,0
T2 2015 10,5 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé.

4 – Taux de chômage

Figure_4b – Taux de chômage par zone d’emploi

  • Source : Insee, taux de chômage localisés

Poursuite de la hausse du nombre de demandeurs d’emploi

Fin juin 2015, près de 131 700 demandeurs d’emploi de catégorie A sont inscrits à Pôle emploi en Lorraine (figure 4c). Leur nombre continue d’augmenter à un rythme régulier (+ 1 % entre mars et juin 2015). Les demandeurs d’emploi de 50 ans et plus constituent depuis début 2015 un peu plus d’un quart des inscrits en Lorraine. Ils sont 33 400 à la fin du mois de juin 2015, soit 2,4 % de plus que trois mois auparavant. Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 50 ans poursuit également sa hausse, mais de manière moins soutenue : + 0,8 % pour les moins de 25 ans et + 0,4 % pour les 25-49 ans.

Au cours du deuxième trimestre, 19 400 offres d’embauche ont été déposées à Pôle emploi en Lorraine, soit près de 200 de plus qu’au premier trimestre 2015. Seules les offres d’emplois d’une durée comprise entre un et six mois contribuent à cette hausse (300 offres supplémentaires, soit + 4 %). Le nombre d’offres pour une durée supérieure à six mois est stable (9 800 offres). Enfin, moins de 1 000 offres d’emploi d’une durée inférieure à un mois ont été proposées au deuxième trimestre, soit une baisse de 14 % par rapport au trimestre précédent.

4c – Demandeurs d’emploi

Indice base 100 en décembre 2009
Demandeurs d’emploi
Moins de 25 ans Ensemble hommes De 25 à 49 ans Ensemble femmes 50 ans et plus
déc.|2009 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
mars|2010 96,6 99,7 101,3 102,3 104,7
juin|2010 95,2 99,1 101,3 104,0 109,6
sept.|2010 93,5 99,6 101,4 104,8 115,3
déc.|2010 90,2 98,8 101,3 105,6 119,7
mars|2011 87,7 94,9 98,2 105,9 122,7
juin|2011 87,9 95,6 98,0 106,1 126,3
sept.|2011 88,4 97,5 100,0 109,3 133,7
déc.|2011 90,9 99,8 101,4 111,7 139,2
mars|2012 91,7 102,8 103,0 112,8 145,4
juin|2012 93,6 105,0 104,3 114,3 149,4
sept.|2012 96,4 109,0 107,4 117,3 156,1
déc.|2012 100,5 113,0 110,5 121,4 163,6
mars|2013 102,1 117,1 114,1 124,1 169,2
juin|2013 102,5 118,7 116,4 127,3 174,4
sept.|2013 101,3 119,4 116,5 127,7 178,9
déc.|2013 99,8 120,4 116,4 127,1 183,6
mars|2014 96,9 121,1 116,8 127,2 188,8
juin|2014 97,5 122,9 117,9 128,3 192,9
sept.|2014 97,3 124,4 118,8 128,6 195,7
déc.|2014 96,2 124,4 119,1 130,1 200,1
mars|2015 96,5 125,5 119,9 131,0 202,8
juin|2015 97,2 127,0 120,4 131,9 207,7
  • Champ : demandeurs d’emploi de catégorie A en fin de mois en Lorraine (données CVS)
  • Source : Direccte - Pôle emploi

4c – Demandeurs d’emploi

Construction : redémarrage des ventes

En Lorraine, 7 000 logements ont été commencés entre juillet 2014 et juin 2015. Par rapport à la même période l’année précédente, les mises en chantier de logements chutent de 4,9 % (figure 5). La baisse est un peu moins marquée qu’au niveau national (- 5,4 %). Le cumul annuel des mises en chantier continue de diminuer depuis début 2015, même si la baisse est un peu plus modérée.

7 500 logements ont été autorisés à la construction entre juillet 2014 et juin 2015. Le nombre de logements autorisés baisse de 15,7 % par rapport à la même période un an auparavant (figure 6). Le recul est plus prononcé qu’au niveau national (- 6,1 % sur la même période). Sur la période récente, le nombre de logements autorisés continue de diminuer en Lorraine, alors qu’il se stabilise sur l’ensemble de la France.

Au deuxième trimestre 2015, les ventes de logements neufs et les mises en ventes redémarrent en Lorraine. Les ventes d’appartements neufs se reprennent et progressent de 33 % par rapport au deuxième trimestre 2014. Le nombre de logements collectifs mis en vente augmente dans une moindre mesure (+ 6,1 %), et le stock d’appartements disponibles diminue (- 21 %). Les ventes de maisons individuelles neuves baissent de 35 % par rapport au deuxième trimestre 2014, alors que les mises en vente sont en hausse (+ 19 %). Si la reprise du marché du logement neuf se confirme, elle pourrait entraîner une amélioration dans le secteur de la construction. Mais cette amélioration serait lente, du fait des délais entre le lancement de nouveaux projets et la construction.

5 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 96,32 100,44
mars 2005 98,53 101,6
avril 2005 97,79 102,22
mai 2005 100,74 104,47
juin 2005 101,47 105,53
juil. 2005 99,26 105,85
août 2005 99,26 106,49
sept. 2005 100 108,07
oct. 2005 102,94 109,18
nov. 2005 101,47 109,28
déc. 2005 101,47 110,64
janv. 2006 97,06 110,86
févr. 2006 98,53 111,53
mars 2006 101,47 112,31
avril 2006 105,88 113,43
mai 2006 105,88 113,77
juin 2006 108,82 114,96
juil. 2006 111,03 115,35
août 2006 110,29 115,94
sept. 2006 113,24 115,72
oct. 2006 113,97 116,46
nov. 2006 119,85 117,45
déc. 2006 119,85 117,08
janv. 2007 120,59 117,08
févr. 2007 120,59 117,08
mars 2007 116,91 116,81
avril 2007 116,18 116,51
mai 2007 116,18 116,07
juin 2007 115,44 115,77
juil. 2007 114,71 117,32
août 2007 117,65 116,58
sept. 2007 113,24 116,51
oct. 2007 111,03 117,03
nov. 2007 105,88 116,36
déc. 2007 106,62 116,16
janv. 2008 105,88 115,87
févr. 2008 105,88 115,82
mars 2008 108,82 114,41
avril 2008 105,88 113,13
mai 2008 100,74 111,33
juin 2008 97,79 109,18
juil. 2008 95,59 106,27
août 2008 92,65 105,36
sept. 2008 91,18 103,31
oct. 2008 91,91 100,2
nov. 2008 88,24 96,99
déc. 2008 85,29 94,57
janv. 2009 83,82 91,34
févr. 2009 81,62 88,03
mars 2009 75 85,83
avril 2009 75 84,01
mai 2009 73,53 82,03
juin 2009 70,59 80,58
juil. 2009 69,12 80,58
août 2009 70,59 80,7
sept. 2009 72,79 79,42
oct. 2009 69,12 78,83
nov. 2009 69,85 80,21
déc. 2009 72,06 82,43
janv. 2010 72,06 82,53
févr. 2010 72,06 83,02
mars 2010 73,53 84,28
avril 2010 72,79 84,9
mai 2010 75 86,28
juin 2010 76,47 87,44
juil. 2010 77,94 88,1
août 2010 75 88,92
sept. 2010 72,79 91,34
oct. 2010 74,26 94,23
nov. 2010 78,68 96,77
déc. 2010 79,41 98,37
janv. 2011 80,15 99,75
févr. 2011 81,62 100,84
mars 2011 83,09 101,7
avril 2011 80,88 102
mai 2011 80,88 102,89
juin 2011 80,15 101,83
juil. 2011 80,15 101,31
août 2011 80,88 100,79
sept. 2011 79,41 99,85
oct. 2011 79,41 98,72
nov. 2011 76,47 99,58
déc. 2011 77,21 99,98
janv. 2012 76,47 99,51
févr. 2012 76,47 99,63
mars 2012 75,74 99,53
avril 2012 75,74 99,14
mai 2012 75 98,03
juin 2012 76,47 98,52
juil. 2012 76,47 98,3
août 2012 75,74 97,98
sept. 2012 75 97,38
oct. 2012 75 96,92
nov. 2012 73,53 94,32
déc. 2012 71,32 94,32
janv. 2013 72,06 95,09
févr. 2013 75,74 95,83
mars 2013 77,21 96,25
avril 2013 80,15 97,19
mai 2013 80,88 98,03
juin 2013 78,68 98,2
juil. 2013 77,94 98,17
août 2013 77,21 97,73
sept. 2013 77,94 97,48
oct. 2013 76,47 96,52
nov. 2013 75 95,61
déc. 2013 74,26 93,19
janv. 2014 73,53 92,3
févr. 2014 69,12 90,67
mars 2014 66,18 89,04
avril 2014 62,5 88,1
mai 2014 60,29 86,65
juin 2014 59,56 85,98
juil. 2014 58,82 85,41
août 2014 58,09 85,27
sept. 2014 57,35 84,48
oct. 2014 58,82 84,18
nov. 2014 59,56 83,81
déc. 2014 59,56 83,96
janv. 2015 58,09 83,56
févr. 2015 58,82 83,49
mars 2015 58,09 83,24
avril 2015 56,62 82,58
mai 2015 56,62 82,35
juin 2015 55,88 82,08
juil. 2015 55,88 81,66
août 2015 55,88 81,61
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

5 – Évolution du nombre de logements commencés

6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 96,71 100,47
mars 2005 96,71 101,51
avril 2005 96,71 102,27
mai 2005 98,03 102,8
juin 2005 101,32 104,19
juil. 2005 101,32 105,05
août 2005 100 105,52
sept. 2005 103,95 106,38
oct. 2005 106,58 106,52
nov. 2005 107,24 106,97
déc. 2005 107,89 108,38
janv. 2006 109,87 109,42
févr. 2006 110,53 110,69
mars 2006 113,16 112,44
avril 2006 115,13 113,42
mai 2006 115,13 114,81
juin 2006 113,16 115,55
juil. 2006 116,45 116,39
août 2006 115,79 117,06
sept. 2006 112,5 116,57
oct. 2006 115,13 118
nov. 2006 113,16 118,98
déc. 2006 113,82 118,49
janv. 2007 111,84 117,9
févr. 2007 113,16 117,92
mars 2007 114,47 118,39
avril 2007 111,18 117,86
mai 2007 109,21 117,55
juin 2007 111,84 116,78
juil. 2007 113,16 117
août 2007 111,84 116,82
sept. 2007 113,82 116,53
oct. 2007 112,5 115,79
nov. 2007 111,84 113,69
déc. 2007 111,18 112,44
janv. 2008 109,21 112,22
févr. 2008 107,24 111,87
mars 2008 102,63 110,26
avril 2008 103,95 109,48
mai 2008 107,24 108,28
juin 2008 103,95 106,09
juil. 2008 98,68 103,62
août 2008 100 101,16
sept. 2008 98,68 99,61
oct. 2008 98,68 97,43
nov. 2008 98,03 95,57
déc. 2008 95,39 92,75
janv. 2009 94,74 89,99
févr. 2009 90,79 86,39
mars 2009 88,82 83,49
avril 2009 84,21 81,24
mai 2009 78,29 78,57
juin 2009 75 76,64
juil. 2009 75,66 75,52
août 2009 73,68 74,66
sept. 2009 71,05 74,03
oct. 2009 68,42 73,13
nov. 2009 66,45 73,29
déc. 2009 65,79 74,01
janv. 2010 66,45 74,68
févr. 2010 69,74 76,42
mars 2010 70,39 78,95
avril 2010 73,03 80,85
mai 2010 73,68 82,96
juin 2010 76,32 85,31
juil. 2010 74,34 87,52
août 2010 75,66 88,84
sept. 2010 76,32 90,38
oct. 2010 78,29 91,03
nov. 2010 78,95 91,54
déc. 2010 76,97 92,73
janv. 2011 76,97 94,01
févr. 2011 75,66 94,22
mars 2011 77,63 93,71
avril 2011 77,63 93,65
mai 2011 80,92 95,1
juin 2011 80,92 95,46
juil. 2011 82,89 96,02
août 2011 86,18 97,26
sept. 2011 87,5 99,02
oct. 2011 86,18 99,69
nov. 2011 92,76 100,8
déc. 2011 93,42 101,84
janv. 2012 92,76 101,86
févr. 2012 94,74 102,02
mars 2012 93,42 101,7
avril 2012 93,42 102,02
mai 2012 92,76 100,61
juin 2012 90,13 100,22
juil. 2012 90,79 99,37
août 2012 87,5 99,24
sept. 2012 90,13 97,2
oct. 2012 88,16 96,65
nov. 2012 82,89 95,57
déc. 2012 80,92 93,87
janv. 2013 82,24 94,05
févr. 2013 82,89 95,55
mars 2013 82,89 96,06
avril 2013 80,92 94,52
mai 2013 77,63 92,5
juin 2013 75,66 90,76
juil. 2013 73,03 88,68
août 2013 70,39 86
sept. 2013 65,13 84,41
oct. 2013 63,82 83,92
nov. 2013 63,82 83,08
déc. 2013 65,13 82,28
janv. 2014 61,84 80,2
févr. 2014 59,21 77,16
mars 2014 57,24 76,11
avril 2014 58,55 74,95
mai 2014 59,21 75,07
juin 2014 58,55 74,95
juil. 2014 58,55 75,23
août 2014 58,55 75,01
sept. 2014 57,89 75,19
oct. 2014 58,55 74,17
nov. 2014 57,24 73,33
déc. 2014 54,61 72,93
janv. 2015 53,29 72,29
févr. 2015 51,32 71,52
mars 2015 50 70,47
avril 2015 50 70,9
mai 2015 48,68 70,29
juin 2015 49,34 70,78
juil. 2015 49,34 70,27
août 2015 50 71,03
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2.

6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Tourisme : afflux de clients étrangers dans les hôtels

Au deuxième trimestre 2015, l’hôtellerie lorraine a enregistré un peu plus d’un million de nuitées, soit 2 % de plus qu’à la même période de l’année précédente (figure 7). Sur l’ensemble de la France métropolitaine, la fréquentation hôtelière progresse de manière similaire (+ 1,9 %).

Dans la région, les arrivées de clients étrangers, plus nombreuses qu’au printemps 2014, se traduisent par une forte augmentation de leurs nuitées (+ 4,5 %). La fréquentation française progresse aussi, mais de manière moindre (+ 1,3%).

L’hôtellerie de chaîne profite pleinement de cette amélioration, avec des nuitées en hausse de plus de 13 %. Le scénario est tout autre dans l’hôtellerie indépendante, où la fréquentation est en fort recul (environ - 10 %).

L’activité hôtelière augmente nettement en Moselle (+ 6 % par rapport au deuxième trimestre 2014). La hausse est plus modérée en Meurthe-et-Moselle (+ 1,8 %) et dans les Vosges (+ 1,4 %). Dans la Meuse, la fréquentation recule très fortement (- 16 %). En 2014, les commémorations du Centenaire de la Grande Guerre avaient dynamisé, de manière exceptionnelle, l’activité hôtelière dans ce département.

7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Lorraine France métropolitaine
T1 2011 1,1602537424488835 2,2455296988236904
T2 2011 -1,8773638519273323 3,118357539041192
T3 2011 3,5765895953757143 3,0256743767917547
T4 2011 -0,6006148586893237 4,643769783473398
T1 2012 1,2267338212010561 2,3624045764267207
T2 2012 -1,724551137384923 -0,7817130068028603
T3 2012 -1,4475061039413943 -0,7592137658719297
T4 2012 -2,507732174203822 0,30393408277045164
T1 2013 2,2931881719767975 -0,39239682185379654
T2 2013 5,929990346999963 -0,7465023691316598
T3 2013 -0,10352150061936584 0,09029170044515399
T4 2013 4,100880684949995 -0,5644496415199138
T1 2014 -9,451113064207384 -2,85235793715239
T2 2014 -5,085802534268255 -0,7980936572239198
T3 2014 -2,664233899896385 -1,6063850425588522
T4 2014 -1,9449575827460124 -0,7375650233675307
T1 2015 3,4463960430267755 2,4484776357299944
T2 2015 1,9919352393657375 1,9306724791269951
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE.

7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Effondrement des créations sous le statut de micro-entrepreneur

En Lorraine, 3 045 entreprises ont été créées au deuxième trimestre 2015, soit 6 % de moins qu’au premier trimestre (figure 8). Pour le deuxième trimestre consécutif se produit une baisse marquée du nombre de créations (- 9 % au trimestre précédent). Le nombre de créations « classiques » (hors micro-entrepreneurs) repart toutefois à la hausse, tant en Lorraine (+ 4 %) qu’en France métropolitaine (+ 5 %).

Par rapport au deuxième trimestre 2014, les créations sont en plus forte baisse encore (- 15 %), sous le coup de l’effondrement du nombre de créations en tant que micro-entrepreneur. Moins de 1 300 entreprises ont été créées sous ce statut au deuxième trimestre 2015, soit une réduction d’un tiers par rapport au deuxième trimestre 2014. Il s’agit de loin du niveau le plus faible depuis la mise en place du statut en 2009. Tous les départements lorrains sont fortement impactés, avec des diminutions s’échelonnant de 26 % en Meurthe-et-Moselle à 44 % dans les Vosges. Le phénomène s’observe également en France métropolitaine (- 22 %).

Presque aucun secteur n’échappe à la baisse des créations sous le statut de micro-entrepreneur. Les plus fortes évolutions se produisent dans le commerce (- 41 %, soit 190 créations de moins qu’au deuxième trimestre 2014), la construction (- 44 %, soit 130 créations de moins) et l’industrie manufacturière (- 46 %, soit 50 créations de moins).

Sur la même période, les créations classiques augmentent de 7 %. En particulier, le commerce enregistre une hausse d’une centaine de créations (+ 27 %). À l’inverse, une baisse de 17 % se produit dans le secteur de la construction.

8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Lorraine hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Lorraine y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 97,97 94,99 121,87 117,58
T3 2009 91,25 93,46 111,55 108,03
T4 2009 102,65 99,49 122,54 119,92
T1 2010 91,31 96,1 138,02 134,17
T2 2010 96,86 99,53 117,88 118,72
T3 2010 94,21 98,24 115,36 108,7
T4 2010 89,4 97,32 113,25 114,41
T1 2011 89,77 96,02 108,18 108,6
T2 2011 90,2 94,16 107,8 105,19
T3 2011 90,7 96,13 105,13 99,96
T4 2011 87,25 96,62 103,43 105,76
T1 2012 86,44 91,75 114,34 112,59
T2 2012 79,11 88,29 104,49 105,2
T3 2012 81,52 89,55 99,06 100,26
T4 2012 84,9 90,7 98,36 102,59
T1 2013 99,51 97,11 107,04 107,54
T2 2013 99,38 97,56 96,51 102,87
T3 2013 102,09 98,91 96,28 98,75
T4 2013 107,33 101,93 101,58 104,95
T1 2014 103,2 100,25 102,64 109,59
T2 2014 100,92 100,05 104,81 104,67
T3 2014 99,69 99,7 99,18 103,28
T4 2014 107,27 101,07 105,28 106,96
T1 2015 104,37 107,29 95,28 103,68
T2 2015 108,26 112,53 89,27 99,07
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene).

8 – Créations d'entreprises

Défaillances d’entreprises en nette augmentation

En Lorraine, 1 990 entreprises ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire entre juillet 2014 et juin 2015, soit une hausse de 2,9 % par rapport à la même période un an auparavant (figure 9). Les défaillances augmentent dans tous les départements lorrains, sauf en Moselle, où leur nombre est stable. En France métropolitaine, la hausse est moins prononcée qu’en Lorraine (+ 0,9 %).

9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 102,24 100,52
mars 2005 103,55 100,57
avril 2005 104,67 101,22
mai 2005 106,31 102,01
juin 2005 108,28 102,31
juil. 2005 107,56 102,08
août 2005 106,71 101,95
sept. 2005 105,79 102,18
oct. 2005 105,46 101,8
nov. 2005 105,33 101,61
déc. 2005 105,19 101,36
janv. 2006 105,59 100,49
févr. 2006 104,54 99,45
mars 2006 100,72 98,95
avril 2006 102,1 97,81
mai 2006 101,58 97,16
juin 2006 100,53 96,75
juil. 2006 98,82 96,78
août 2006 99,61 97
sept. 2006 99,41 97,05
oct. 2006 100,66 97,57
nov. 2006 103,48 98,29
déc. 2006 103,94 98,95
janv. 2007 104,8 99,82
févr. 2007 105,65 101,14
mars 2007 107,5 102
avril 2007 107,17 102,72
mai 2007 106,64 103,16
juin 2007 106,18 103,95
juil. 2007 107,3 105,07
août 2007 106,44 104,94
sept. 2007 106,05 104,96
oct. 2007 107,63 105,76
nov. 2007 107,1 105,6
déc. 2007 106,9 105,6
janv. 2008 108,42 105,64
févr. 2008 108,48 106,13
mars 2008 108,94 105,69
avril 2008 111,11 107,12
mai 2008 112,49 106,87
juin 2008 116,24 106,86
juil. 2008 116,57 107,4
août 2008 117,88 107,64
sept. 2008 122,22 109,11
oct. 2008 123,6 110,52
nov. 2008 122,42 111,76
déc. 2008 124,26 114,05
janv. 2009 123,73 115,7
févr. 2009 126,23 117,52
mars 2009 130,51 121,05
avril 2009 131,23 122,8
mai 2009 131,82 124,71
juin 2009 130,51 126,52
juil. 2009 132,22 128
août 2009 131,62 128,98
sept. 2009 131,1 130,67
oct. 2009 129,72 130,38
nov. 2009 129,85 130,96
déc. 2009 129,52 130,57
janv. 2010 129,78 130,72
févr. 2010 126,5 130,53
mars 2010 128,07 130,65
avril 2010 126,17 129,35
mai 2010 127,28 129,3
juin 2010 130,44 129,4
juil. 2010 130,44 128,48
août 2010 133,6 128,63
sept. 2010 133,46 127,41
oct. 2010 133,07 126,45
nov. 2010 135,44 125,86
déc. 2010 135,5 124,77
janv. 2011 137,28 124,84
févr. 2011 141,62 124,8
mars 2011 135,5 123,95
avril 2011 134,65 123,42
mai 2011 136,95 125,01
juin 2011 132,61 123,63
juil. 2011 133,27 122,91
août 2011 132,22 122,95
sept. 2011 130,97 122,44
oct. 2011 131,43 122,53
nov. 2011 130,64 122,76
déc. 2011 129,85 122,57
janv. 2012 129,59 123,52
févr. 2012 127,35 123,51
mars 2012 129,19 122,56
avril 2012 130,7 122,9
mai 2012 126,56 121,24
juin 2012 128,47 121,36
juil. 2012 129,65 122,97
août 2012 127,74 122,83
sept. 2012 128,34 122,24
oct. 2012 129,45 124,24
nov. 2012 130,37 124,54
déc. 2012 132,22 125,94
janv. 2013 132,48 125,66
févr. 2013 132,15 125,49
mars 2013 132,81 125,31
avril 2013 133,79 126,73
mai 2013 134,25 127
juin 2013 134,12 127,46
juil. 2013 133 128,46
août 2013 134,32 128,29
sept. 2013 132,81 129,3
oct. 2013 131,82 129,28
nov. 2013 130,64 129
déc. 2013 128,67 129,06
janv. 2014 126,96 129,21
févr. 2014 130,24 130,38
mars 2014 128,27 130,39
avril 2014 129,13 130,68
mai 2014 127,42 130,06
juin 2014 127,22 130,32
juil. 2014 128,93 130,39
août 2014 127,35 130,44
sept. 2014 130,57 130,88
oct. 2014 129,91 130,76
nov. 2014 129,26 130,99
déc. 2014 128,27 129,28
janv. 2015 129,72 130
févr. 2015 128,67 129,83
mars 2015 130,18 132,24
avril 2015 128,14 132,32
mai 2015 127,09 129,62
juin 2015 130,9 131,48
juil. 2015 128,73 130,87
août 2015 128,07 130,23
  • Note : données mensuelles brutes au 12 octobre 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France.

9 – Défaillances d'entreprises

Exportations : l’amélioration se confirme

Au deuxième trimestre 2015, le montant des exportations lorraines s’élève à près de 4,5 milliards d’euros, soit une augmentation de 5,1 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Depuis le début de l’année, les exportations sont en nette hausse par rapport à 2014. Elles restent toutefois un peu en deçà des niveaux atteints en 2012 et en 2013 (figure 10).

Les importations augmentent de 5,8 % par rapport au deuxième trimestre 2014. Le solde commercial reste stable, à 525 millions d’euros.

L’amélioration est particulièrement marquée en Meurthe-et-Moselle, où les ventes vers l’étranger progressent de 8,6 % par rapport au deuxième trimestre 2014. Les exportations mosellanes, qui représentent près des deux tiers des exportations régionales, sont en hausse de 5,7 %. La Meuse est le seul département dont les exportations sont en baisse (- 2,5 %). Toutefois, les exportations provenant de ce département ne représentent que 6 % du total des exportations régionales.

Portées par la poursuite de la reprise dans la zone euro, les exportations lorraines vers l’Union européenne progressent de 5,4 % par rapport au deuxième trimestre 2014. Elles représentent 82,6 % du total des exportations lorraines. Les exportations vers l’Allemagne, premier client de la région, progressent peu (+ 0,3 %), malgré une activité soutenue Outre-Rhin. La Lorraine bénéficie davantage du dynamisme de l’activité espagnole : les exportations vers ce pays sont en hausse de 38 % par rapport au deuxième trimestre 2014. Depuis début 2014, l’Espagne est le deuxième client de la région.

Le montant des exportations augmente dans la plupart des secteurs industriels lorrains. Le secteur des matériels de transport, premier secteur d’exportation de la région, enregistre notamment une hausse de 22 %. Les exportations de produits métallurgiques et métalliques baissent par contre de près de 10 %.

10 – Exportations de la Lorraine

milliards d'euros
Exportations de la Lorraine
exportations
3,881
4,223
4,720
T2 2011 4,659
4,336
4,384
4,651
T2 2012 4,638
4,304
4,277
4,498
T2 2013 4,619
4,065
4,262
4,341
T2 2014 4,264
3,934
4,208
4,485
T2 2015 4,481
  • Note : Données CAF-FAB hors matériel militaire,
  • valeurs brutes de collecte
  • Source : Douanes

10 – Exportations de la Lorraine

Encadrés

Activité dégradée au Luxembourg, dynamique en Allemagne et en Belgique

Au Luxembourg, l’activité est en repli pour le deuxième trimestre de suite. Le PIB (produit intérieur brut) baisse de 0,9 % au deuxième trimestre (après - 0,3 % au premier trimestre, données révisées). Cette dégradation fait suite à une nette augmentation au second semestre 2014. La valeur ajoutée chute notamment de plus de 3 % dans le secteur du commerce, des transports, de l’hébergement et restauration, ainsi que dans les services aux entreprises et location. L’emploi continue d’augmenter (+ 0,6 % entre mars et juin 2015), toujours bien soutenu par le travail frontalier (+ 0,9 %). Le nombre de travailleurs résidant hors du Grand-Duché avoisine les 170 000 à la fin du mois de juin 2015, soit environ quatre emplois sur dix. La baisse du nombre de demandeurs d’emploi observée entre juillet 2014 et mars 2015 s’interrompt : le nombre de personnes inscrites à l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem) repart légèrement à la hausse (+ 0,4 % en trois mois). Le chômage au sens du BIT est stable. Il touche 5,9 % de la population active luxembourgeoise.

En Allemagne, au deuxième trimestre 2015, la croissance se confirme. Le PIB augmente en effet de 0,4 %, après une hausse de 0,3 % au premier trimestre. Le nombre d’emplois Outre-Rhin progresse de 0,1 % par rapport au premier trimestre 2015 et de 0,4 % par rapport au deuxième trimestre 2014. Le nombre de demandeurs d’emploi est toujours orienté à la baisse. Fin juin 2015, un peu moins de 2,8 millions de personnes sont inscrites à l’Agence fédérale pour l’emploi, soit une diminution de 0,6 % en trois mois et de 4,2 % en une année. Le chômage au sens du BIT concerne 4,7 % de la population active à la fin du deuxième trimestre 2015. Il est en recul de 0,1 point et s’établit à son niveau le plus bas depuis la réunification du pays en 1990.

En Belgique, le PIB croît de 0,4 % au deuxième trimestre 2015. Il s’agit du neuvième trimestre de suite où l’activité progresse. L’emploi augmente légèrement (+ 0,2 % en un trimestre et + 0,6 % en une année). Fin juin, 554 000 personnes sont inscrites à l’Office national pour l’emploi (Onem). Les demandeurs d’emploi sont 13 000 de moins qu’un an auparavant (- 2,3 %). Le chômage au sens du BIT poursuit toutefois sa hausse entamée en septembre 2014. Il concerne 8,9 % de la population active fin juin 2015, soit 0,2 point de plus en trois mois et 0,5 point de plus en un an.

En France, la demande reste bien orientée, mais l’activité progresse par à-coups

En France, l’activité a calé au deuxième trimestre 2015 (0,0 % après + 0,7 %), du fait notamment du- décrochage de la production industrielle qui s’est poursuivi jusqu’au début de l’été. Au second semestre, la consommation des ménages retrouverait une croissance en phase avec les gains de pouvoir d’achat, lequel accélèrerait nettement sur l’ensemble de l’année (+ 1,7 %). Leur investissement en logement continuerait cependant de peser sur l’activité. Après une hausse au premier semestre, l’investissement des entreprises accélèrerait modérément au second semestre, avec la hausse de leurs marges et un accès au crédit facilité par les mesures de politiques monétaires. Au total, au-delà des à-coups trimestriels, l’activité progresserait au second semestre (+ 0,2 % puis + 0,4 %) à un rythme comparable à celui du premier semestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,1 %, après + 0,2 % en 2014. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 120 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,3 % de la population active fin 2015.

Au niveau international, le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais se dégrade encore dans les pays émergents

Au deuxième trimestre 2015, la croissance des pays avancés est restée robuste. Elle a été particulièrement vive aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Le commerce entre pays asiatiques a pesé sur les échanges mondiaux, qui se sont de nouveau contractés. Dans la zone euro, en revanche, la reprise continue de se diffuser progressivement : le redémarrage de l’emploi et la baisse du prix du pétrole portent la consommation des ménages, tandis que la dépréciation de l’euro depuis mi-2014 stimule les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Dans les pays anglo-saxons, l’activité resterait soutenue par la vigueur de la consommation. Au total en 2015, la croissance des économies avancées resterait solide. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations reculeraient en moyenne annuelle, pour la première fois depuis 2009.

Avertissement

À compter de février 2015, de nouveaux indicateurs construits à partir de la base Sit@del2 sont diffusés afin d'améliorer le diagnostic conjoncturel sur la construction de logements neufs. Ces nouveaux indicateurs visent à retracer, dès le mois suivant, les autorisations et les mises en chantier à la date réelle d'événement. Ils offrent une information de meilleure qualité que les données en date de prise en compte diffusées jusqu'à présent. Ces nouveaux indicateurs mensuels sont des séries cumulées sur 12 mois.

Définitions

Estimations d’emploi : Les estimations d’emploi sont établies principalement à l’aide des statistiques établies par les Urssaf. L’Insee interroge en outre directement certaines grandes entreprises nationales. L’emploi intérimaire est estimé par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle emploi. Les séries trimestrielles sont calées sur les estimations annuelles produites à l’aide du dispositif ESTEL (Estimation d’emploi localisé).

Taux de chômage au sens du BIT : Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est la proportion du nombre de chômeurs au sens du BIT dans la population active au sens du BIT. En France, il est estimé au moyen de l’enquête Emploi de l’Insee.

Demandeur d’emploi : Les demandeurs d'emploi sont les personnes qui s'inscrivent à Pôle emploi. Ces demandeurs sont enregistrés à Pôle emploi dans différentes catégories de demandes d'emploi en fonction de leur disponibilité, du type de contrat recherché et de la quotité de temps de travail souhaité. Les demandeurs d’emploi de catégorie A sont sans emploi et sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. La catégorie A est proche conceptuellement du chômage au sens du BIT, toutefois un certain nombre de travaux ont montré que les deux populations des chômeurs au sens du BIT et des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi ne se recouvrent qu’imparfaitement (pour plus de détails, voir le dossier sur le chômage ).

Défaillance d’entreprise : Les défaillances d'entreprises couvrent l'ensemble des jugements prononçant soit l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire soit la liquidation judiciaire (procédures collectives). Les défaillances d'entreprises ne doivent pas être confondues avec les cessations d'entreprises. Une défaillance d'entreprise ne débouche pas forcément sur une cessation de l'entreprise. À l'inverse, de nombreuses cessations d'entreprises ne font pas l'objet d'une ouverture de procédure collective.

Pour en savoir plus

La demande reste bien orientée, l'activité progresse par à-coups, Point de conjoncture national, Insee, octobre 2015

Premier trimestre 2015 : encore maussade en Lorraine, mais le contexte s’améliore, Insee Conjoncture Lorraine n° 6, juillet 2015

Les indicateurs clés de la Lorraine, Insee, www.insee.fr/lorraine

Logements neufs : redémarrage des ventes en Lorraine, Chiffres & Statistiques n° 61, Dreal Lorraine, septembre 2015