Premier trimestre 2015 : encore maussade en Lorraine, mais le contexte s’améliore

Dorothée Ast, Pierre-Yves Berrard, Olivier Serre, Insee

Au premier trimestre 2015, la conjoncture reste morose, après une légère amélioration fin 2014. Le marché du travail est peu favorable. Les pertes d’emplois sont encore nombreuses, notamment dans l’industrie et la construction. Le taux de chômage diminue quelque peu (- 0,2 point). Mais le nombre de demandeurs d’emploi augmente encore légèrement.

Les mises en chantier de logements et les permis de construire continuent de diminuer. Les indicateurs du marché du logement neuf restent mal orientés. Les perspectives dans le secteur de la construction sont peu favorables. Les créations d’entreprises sont en baisse début 2015. Les créations classiques diminuent, et celles sous le régime de micro-entrepreneur sont au plus bas. Les défaillances augmentent.

La Lorraine bénéficie néanmoins d’un bon premier trimestre 2015 côté tourisme. Les bonnes conditions d’enneigement ont profité aux hôtels vosgiens. Par ailleurs, les exportations progressent, portées par la croissance de l’activité en zone euro et notamment en Espagne. Le solde commercial se redresse.

Insee Conjoncture Lorraine
No 6
Paru le : 21/07/2015

Emploi salarié lorrain : à nouveau en baisse début 2015

Au premier trimestre 2015, l’emploi salarié dans les secteurs principalement marchands diminue à nouveau en Lorraine (- 0,3 %, soit 1 560 suppressions nettes d’emplois), après une légère hausse fin 2014. Il continue de diminuer dans l’industrie, la construction, et dans le commerce. Toutefois, il progresse quelque peu dans les services marchands hors intérim. L’emploi intérimaire recule sensiblement en Lorraine, après la forte hausse observée fin 2014. Au niveau national, l’emploi salarié reste stable.

L’emploi augmente légèrement en Meurthe-et-Moselle (+ 0,1 %). Il diminue dans les trois autres départements, particulièrement dans les Vosges (- 1,0 %). Selon la prévision nationale, l’emploi salarié marchand progresserait légèrement en 2015, après la baisse observée en 2014.

Dans le secteur de la construction, la conjoncture reste défavorable et l’emploi continue de diminuer au premier trimestre 2015 (- 0,8 %, soit près de 320 destructions nettes d’emplois). La baisse est similaire à celle observée au niveau national, alors que la Lorraine avait été touchée plus durement en 2014.

Dans l’industrie, l’emploi diminue de nouveau (- 0,6 %, soit 730 destructions nettes), un peu plus fortement qu’au dernier trimestre 2014 (- 0,4 %). La baisse est plus prononcée qu’au niveau national (- 0,3 %). L’emploi recule particulièrement dans la fabrication de matériels de transport (- 1,5 %, soit 200 suppressions nettes) et dans la fabrication d’autres produits industriels (- 0,6 %, soit près de 400 suppressions). Le repli de l’emploi industriel est très marqué dans les Vosges (- 1,4 %) et dans la Meuse (- 1,0 %). Dans les Vosges, le début de l’année a été marqué notamment par la liquidation judiciaire de l’entreprise de textile Claude-Anne de Solène. La société a été reprise sous l’enseigne Soleanne, mais tous les postes n’ont pas été sauvegardés.

Dans le commerce, l’emploi diminue à nouveau en Lorraine (- 0,2 %, soit près de 200 destructions nettes), un peu plus fortement qu’au niveau national (- 0 ,1 %). L’emploi baisse particulièrement dans les Vosges (- 1,0 %), alors qu’il augmente en Meurthe-et-Moselle (+ 0,3 %).

L’emploi intérimaire recule au premier trimestre 2015 en Lorraine (- 2,3 % soit 440 suppressions nettes), après le fort rebond observé fin 2014 (+ 9,4 %). La baisse est plus forte qu’au niveau national (- 1,6 %). L’emploi intérimaire recule sensiblement en Moselle (- 5,1 %) et dans les Vosges (- 0,9 %), mais augmente dans la Meuse (+ 5,7 %) et en Meurthe-et-Moselle (+ 1,4 %).

1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,9 100,06
T3 2005 99,65 100,19
T4 2005 99,54 100,33
T1 2006 99,48 100,43
T2 2006 99,82 101
T3 2006 100,03 101,39
T4 2006 99,61 101,45
T1 2007 100,02 102,24
T2 2007 100,19 102,49
T3 2007 100,44 102,86
T4 2007 100,35 103,07
T1 2008 101,04 103,31
T2 2008 100,67 102,89
T3 2008 99,63 102,56
T4 2008 98,69 101,85
T1 2009 96,98 100,76
T2 2009 96,13 100,29
T3 2009 95,65 100,01
T4 2009 95,63 100,11
T1 2010 95,43 100,02
T2 2010 95,11 100,1
T3 2010 95,29 100,3
T4 2010 95,42 100,51
T1 2011 95,35 100,77
T2 2011 95,66 101,05
T3 2011 95,23 100,95
T4 2011 95,03 100,92
T1 2012 94,82 100,94
T2 2012 94,11 100,83
T3 2012 93,79 100,59
T4 2012 93,25 100,32
T1 2013 92,85 100,24
T2 2013 92,48 99,91
T3 2013 92,15 99,97
T4 2013 91,8 100,03
T1 2014 91,52 99,85
T2 2014 91,33 99,93
T3 2014 90,67 99,61
T4 2014 90,78 99,73
T1 2015 90,47 99,73
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

1 – Évolution de l'emploi salarié marchand

2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine
Construction Industrie Tertiaire marchand hors intérim dont Commerce
T1 2005 100 100 100 100
T2 2005 100,77 99,26 100,14 100,05
T3 2005 101,47 98,29 100,09 99,92
T4 2005 102,47 97,66 100,23 99,67
T1 2006 103,34 96,86 100,41 99,52
T2 2006 104,35 96,18 100,65 99,48
T3 2006 105,42 95,5 101,17 99,69
T4 2006 106,36 94,45 101,15 99,55
T1 2007 107,48 93,8 101,4 100,14
T2 2007 107,74 93,14 102,17 100,69
T3 2007 108,98 92,66 102,89 101,9
T4 2007 109,75 92,36 102,81 101,92
T1 2008 110,73 92,21 103,45 102,4
T2 2008 111,71 91,72 103,45 102,29
T3 2008 111,49 90,38 103,37 101,84
T4 2008 110,14 89,81 103,7 102,17
T1 2009 107,91 88,22 103,16 101,58
T2 2009 106,81 86,77 102,81 100,91
T3 2009 105,07 85,51 102,5 100,03
T4 2009 104,58 84,19 102,64 99,88
T1 2010 104,36 83,17 102,39 99,25
T2 2010 103,35 82,48 102,19 99,07
T3 2010 102,52 81,62 102,71 99,09
T4 2010 102,32 81,35 102,69 99,23
T1 2011 102,4 80,81 102,86 99,12
T2 2011 101,78 80,87 103,15 99,21
T3 2011 101,03 80,5 103,01 99,07
T4 2011 100,83 79,98 103,35 99,2
T1 2012 100,68 79,74 103,2 99,27
T2 2012 100,55 79,46 102,59 99,17
T3 2012 100,18 79,15 102,61 99,19
T4 2012 99,32 78,69 102,06 98,48
T1 2013 97,99 77,84 101,99 98,29
T2 2013 97,23 76,97 101,74 97,98
T3 2013 96,95 76,26 101,58 97,77
T4 2013 96,22 75,8 101,25 97,52
T1 2014 95,24 75,53 101,14 96,89
T2 2014 93,95 75,12 101,05 96,54
T3 2014 91,94 74,58 100,82 96,21
T4 2014 91,37 74,28 100,69 96,31
T1 2015 90,68 73,83 100,66 96,11
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi salarié en fin de trimestre hors agriculture, secteurs principalement non marchands et salariés des particuliers employeurs ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

2 – Évolution de l'emploi salarié marchand par secteur en Lorraine

3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Indice base 100 au 1er trimestre 2005
Évolution de l'emploi intérimaire
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 100 100
T2 2005 99,84 99,86
T3 2005 100,35 101,93
T4 2005 98,66 102,6
T1 2006 99,13 101,7
T2 2006 106,95 107,36
T3 2006 108,05 107,31
T4 2006 104,31 105,31
T1 2007 113,26 114,93
T2 2007 111,9 112,47
T3 2007 109,45 110,87
T4 2007 109,15 109,72
T1 2008 116,07 114,33
T2 2008 109,04 106,28
T3 2008 96,26 99,93
T4 2008 77,31 86,9
T1 2009 61,26 73,86
T2 2009 59,08 75,59
T3 2009 65,26 79,59
T4 2009 73,93 84,26
T1 2010 80,73 88,79
T2 2010 83,2 93,35
T3 2010 89,06 97,1
T4 2010 94,8 100,8
T1 2011 95,11 101,29
T2 2011 99,56 101,56
T3 2011 95,61 100,44
T4 2011 91,1 96,47
T1 2012 90,19 95,23
T2 2012 83,76 91,82
T3 2012 79,28 87,96
T4 2012 78,91 85,94
T1 2013 79,73 88,55
T2 2013 82,32 87,14
T3 2013 82,85 88,77
T4 2013 83,95 91,54
T1 2014 82,86 89,36
T2 2014 85,56 91,21
T3 2014 81,62 87,36
T4 2014 89,25 91,59
T1 2015 87,19 90,08
  • Note : données trimestrielles.
  • Champ : emploi en fin de trimestre ; données corrigées des variations saisonnières.
  • Source : Insee, estimations d'emploi

3 – Évolution de l'emploi intérimaire

Diminution du taux de chômage

Au premier trimestre 2015, en Lorraine, 10,5 % de la population active est au chômage au sens du BIT. Le taux de chômage est en baisse de 0,2 point par rapport au quatrième trimestre 2014. Il diminue dans les quatre départements lorrains. La Moselle enregistre une baisse de 0,2 point, les autres départements de 0,1 point. En France métropolitaine, le chômage est également en légère baisse et concerne 10 % de la population active. Selon les prévisions nationales, il pourrait se stabiliser au cours du second semestre.

Le taux de chômage est en recul dans toutes les zones d’emploi, à l’exception de celles de Nancy, de Lunéville, de Remiremont et de Verdun, où il est stable. Les baisses les plus importantes (- 0,3 point) se produisent dans les zones de Saint-Dié-des-Vosges (13,9 % de chômeurs) et de Sarreguemines (9,7 %).

4 – Taux de chômage

En %, CVS
Taux de chômage
Lorraine France métropolitaine
T1 2005 8,3 8,3
T2 2005 8,4 8,4
T3 2005 8,6 8,6
T4 2005 8,8 8,7
T1 2006 9,0 8,7
T2 2006 8,9 8,6
T3 2006 8,8 8,5
T4 2006 8,2 8,0
T1 2007 8,3 8,1
T2 2007 7,9 7,8
T3 2007 7,8 7,6
T4 2007 7,4 7,2
T1 2008 7,0 6,8
T2 2008 7,1 7,0
T3 2008 7,3 7,1
T4 2008 7,8 7,4
T1 2009 8,8 8,2
T2 2009 9,5 8,8
T3 2009 9,5 8,8
T4 2009 9,8 9,2
T1 2010 9,5 9,0
T2 2010 9,4 8,9
T3 2010 9,4 8,8
T4 2010 9,3 8,8
T1 2011 9,2 8,7
T2 2011 9,1 8,7
T3 2011 9,2 8,8
T4 2011 9,4 9,0
T1 2012 9,6 9,1
T2 2012 9,8 9,3
T3 2012 9,9 9,4
T4 2012 10,3 9,7
T1 2013 10,6 10,0
T2 2013 10,7 10,0
T3 2013 10,7 9,9
T4 2013 10,4 9,7
T1 2014 10,5 9,8
T2 2014 10,4 9,7
T3 2014 10,6 10,0
T4 2014 10,7 10,1
T1 2015 10,5 10,0
  • Note : données trimestrielles.
  • Source : Insee, taux de chômage au sens du BIT et taux de chômage localisé

4 – Taux de chômage

4b – Taux de chômage par zone d’emploi

  • Note : Les séries de travailleurs frontaliers sont revues à la hausse pour la Lorraine à partir du quatrième trimestre de 2012. En conséquence, les taux de chômage localisés sont révisés à la baisse par rapport à la précédente publication sur ce territoire.
  • Source : Insee, taux de chômage localisés

Pas de baisse de la demande d’emploi

Fin mars 2015, près de 130 400 demandeurs d’emploi de catégorie A sont inscrits à Pôle emploi en Lorraine. Ils sont près de 1 000 de plus qu’en décembre 2014, soit une hausse de 0,8 %. En une année, leur nombre augmente de 3,3 %. Ce trimestre, toutes les catégories d’âge sont concernées par la hausse. Celle-ci est toutefois minime pour les moins de 25 ans. La hausse est plus importante pour les 25-49 ans : 480 personnes supplémentaires, soit + 0,6 %. Comme aux trimestres précédents, les séniors pâtissent le plus d’un marché du travail peu favorable. Les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans sont 440 de plus qu’en décembre 2014 (+ 1,4 % en trois mois et + 7,4 % en une année).

Au cours du premier trimestre, 19 200 offres d’embauche ont été déposées à Pôle emploi en Lorraine, soit 4 % de plus qu’au trimestre précédent. Le volume d’offres dépasse en outre ceux enregistrés chaque trimestre en 2014. Les offres d’emploi d’une durée supérieure à six mois constituent un peu plus de la moitié de l’ensemble des offres. Elles contribuent à l’essentiel de la hausse constatée au premier trimestre 2015 (+ 6 %, faisant suite à - 5 %).

4c – Demandeurs d’emploi

Indice base 100 en septembre 2009
Demandeurs d’emploi
Moins de 25 ans Ensemble hommes De 25 à 49 ans Ensemble femmes 50 ans et plus
sept.|2009 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
déc.|2009 98,1 101,4 100,7 100,3 105,7
mars|2010 94,7 101,0 102,0 102,5 110,7
juin|2010 93,4 100,5 102,0 104,3 115,9
sept.|2010 91,7 100,9 102,1 105,1 121,9
déc.|2010 88,5 100,1 102,0 105,9 126,6
mars|2011 86,0 96,1 98,9 106,2 129,7
juin|2011 86,3 96,9 98,6 106,4 133,5
sept.|2011 86,7 98,9 100,6 109,6 141,3
déc.|2011 89,1 101,2 102,1 112,0 147,2
mars|2012 89,9 104,2 103,8 113,1 153,7
juin|2012 91,8 106,4 105,1 114,6 158,0
sept.|2012 94,5 110,5 108,2 117,7 165,1
déc.|2012 98,6 114,6 111,3 121,7 173,0
mars|2013 100,1 118,7 114,9 124,4 178,9
juin|2013 100,6 120,3 117,2 127,6 184,3
sept.|2013 99,4 121,1 117,3 128,0 189,2
déc.|2013 97,9 122,1 117,2 127,5 194,0
mars|2014 95,0 122,8 117,6 127,5 199,6
juin|2014 95,6 124,6 118,7 128,6 203,9
sept.|2014 95,4 126,1 119,6 129,0 206,8
déc.|2014 94,4 126,1 119,9 130,5 211,6
mars|2015 94,6 127,2 120,7 131,3 214,4
  • Champ : demandeurs d’emploi de catégorie A en fin de mois en Lorraine (données CVS)
  • Source : Direccte - Pôle emploi

4c – Demandeurs d’emploi

Construction : encore une baisse

En Lorraine, 8 000 logements ont été commencés entre avril 2014 et mars 2015. Par rapport à la même période l’année précédente, les mises en chantier de logements chutent de 11,1 %. La baisse est plus importante qu’au niveau national (- 7,5 %). Sur la période récente, la diminution du nombre de mises en chantier est toutefois plus modérée dans la région et au niveau national.

Dans la région, 8 000 logements ont été autorisés à la construction entre avril 2014 et mars 2015. Le nombre de logements autorisés est en baisse de 8,0 % par rapport à la même période un an auparavant. Au niveau national, le repli est moindre (- 6,7 %). Sur la période récente, le nombre de logements autorisés continue de diminuer en Lorraine, un peu plus fortement que sur l’ensemble de la France.

Selon la prévision nationale, les perspectives restent défavorables et la construction de logements neufs devrait continuer de reculer en 2015 sur l’ensemble de la France.

Au premier trimestre 2015, les ventes de logements neufs et les mises en vente restent mal orientées en Lorraine. Le nombre de ventes d’appartements neufs diminue de 11 % par rapport au premier trimestre 2014. Le nombre de logements collectifs mis en vente chute de 39 %. Cela entraîne une diminution du stock d’appartements disponibles (- 18 %). Les ventes de maisons individuelles neuves chutent de 39 %. Les mises en vente s’effondrent de 69 %.

5 – Évolution du nombre de logements commencés

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements commencés
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 96,32 100,44
mars 2005 98,53 101,6
avril 2005 97,79 102,22
mai 2005 100,74 104,47
juin 2005 101,47 105,53
juil. 2005 99,26 105,85
août 2005 99,26 106,49
sept. 2005 100 108,07
oct. 2005 102,94 109,18
nov. 2005 101,47 109,28
déc. 2005 101,47 110,64
janv. 2006 97,06 110,86
févr. 2006 98,53 111,53
mars 2006 101,47 112,31
avril 2006 105,88 113,43
mai 2006 105,88 113,77
juin 2006 108,82 114,96
juil. 2006 111,03 115,35
août 2006 110,29 115,94
sept. 2006 113,24 115,72
oct. 2006 113,97 116,46
nov. 2006 119,85 117,45
déc. 2006 119,85 117,08
janv. 2007 120,59 117,08
févr. 2007 120,59 117,08
mars 2007 116,91 116,81
avril 2007 116,18 116,51
mai 2007 116,18 116,07
juin 2007 115,44 115,77
juil. 2007 114,71 117,32
août 2007 117,65 116,58
sept. 2007 113,24 116,51
oct. 2007 111,03 117,03
nov. 2007 105,88 116,36
déc. 2007 106,62 116,16
janv. 2008 105,88 115,87
févr. 2008 105,88 115,82
mars 2008 108,82 114,41
avril 2008 105,88 113,13
mai 2008 100,74 111,33
juin 2008 97,79 109,18
juil. 2008 95,59 106,27
août 2008 92,65 105,36
sept. 2008 91,18 103,31
oct. 2008 91,91 100,2
nov. 2008 88,24 96,99
déc. 2008 85,29 94,57
janv. 2009 83,82 91,34
févr. 2009 81,62 88,03
mars 2009 75 85,86
avril 2009 75 84,03
mai 2009 73,53 82,03
juin 2009 70,59 80,6
juil. 2009 69,12 80,58
août 2009 70,59 80,7
sept. 2009 72,79 79,44
oct. 2009 69,12 78,83
nov. 2009 69,85 80,23
déc. 2009 72,06 82,45
janv. 2010 72,06 82,58
févr. 2010 72,06 83,05
mars 2010 73,53 84,33
avril 2010 72,79 84,95
mai 2010 74,26 86,33
juin 2010 76,47 87,51
juil. 2010 77,94 88,13
août 2010 75 88,97
sept. 2010 72,79 91,39
oct. 2010 74,26 94,27
nov. 2010 78,68 96,84
déc. 2010 79,41 98,45
janv. 2011 80,15 99,8
févr. 2011 82,35 100,86
mars 2011 83,09 101,75
avril 2011 80,88 102,05
mai 2011 80,88 102,89
juin 2011 80,88 101,83
juil. 2011 80,15 101,36
août 2011 80,88 100,84
sept. 2011 80,15 99,9
oct. 2011 79,41 98,77
nov. 2011 76,47 99,61
déc. 2011 77,21 100
janv. 2012 76,47 99,56
févr. 2012 76,47 99,68
mars 2012 75,74 99,56
avril 2012 75,74 99,16
mai 2012 75 98,1
juin 2012 76,47 98,62
juil. 2012 76,47 98,37
août 2012 75,74 98,05
sept. 2012 75 97,46
oct. 2012 75 96,99
nov. 2012 73,53 94,4
déc. 2012 71,32 94,27
janv. 2013 72,06 95,04
févr. 2013 75,74 95,71
mars 2013 77,21 96,2
avril 2013 80,15 97,14
mai 2013 80,88 98,05
juin 2013 78,68 98,3
juil. 2013 77,94 98,3
août 2013 77,21 97,95
sept. 2013 77,94 97,8
oct. 2013 76,47 96,84
nov. 2013 75 95,98
déc. 2013 74,26 93,63
janv. 2014 74,26 92,77
févr. 2014 69,12 91,29
mars 2014 66,91 89,71
avril 2014 63,24 88,72
mai 2014 61,03 87,31
juin 2014 61,03 86,62
juil. 2014 59,56 86,06
août 2014 59,56 85,88
sept. 2014 58,82 85
oct. 2014 60,29 84,7
nov. 2014 61,03 84,18
déc. 2014 61,03 84,21
janv. 2015 60,29 83,71
févr. 2015 61,03 83,69
mars 2015 60,29 83,29
avril 2015 58,82 82,58
mai 2015 58,82 82,08
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2

5 – Évolution du nombre de logements commencés

6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Indice base 100 en janvier 2005
Évolution du nombre de logements autorisés à la construction
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 96,71 100,47
mars 2005 96,71 101,51
avril 2005 96,71 102,27
mai 2005 98,03 102,8
juin 2005 101,32 104,19
juil. 2005 101,32 105,05
août 2005 100 105,52
sept. 2005 103,95 106,38
oct. 2005 106,58 106,5
nov. 2005 107,24 106,97
déc. 2005 107,89 108,38
janv. 2006 109,87 109,42
févr. 2006 110,53 110,69
mars 2006 113,16 112,44
avril 2006 115,13 113,42
mai 2006 115,13 114,81
juin 2006 113,16 115,55
juil. 2006 116,45 116,39
août 2006 115,79 117,06
sept. 2006 112,5 116,57
oct. 2006 115,13 118
nov. 2006 113,16 118,96
déc. 2006 113,82 118,49
janv. 2007 111,84 117,9
févr. 2007 113,16 117,92
mars 2007 114,47 118,39
avril 2007 111,18 117,86
mai 2007 109,21 117,55
juin 2007 111,84 116,78
juil. 2007 113,16 117
août 2007 111,84 116,82
sept. 2007 113,82 116,53
oct. 2007 112,5 115,79
nov. 2007 111,84 113,69
déc. 2007 111,18 112,44
janv. 2008 109,21 112,22
févr. 2008 107,24 111,87
mars 2008 102,63 110,26
avril 2008 103,95 109,48
mai 2008 107,24 108,28
juin 2008 103,95 106,09
juil. 2008 98,68 103,62
août 2008 100 101,16
sept. 2008 98,68 99,61
oct. 2008 98,68 97,43
nov. 2008 98,03 95,57
déc. 2008 95,39 92,75
janv. 2009 94,74 89,99
févr. 2009 90,79 86,39
mars 2009 88,82 83,49
avril 2009 84,21 81,24
mai 2009 78,29 78,55
juin 2009 75 76,64
juil. 2009 75,66 75,52
août 2009 73,68 74,66
sept. 2009 71,05 74,03
oct. 2009 68,42 73,13
nov. 2009 66,45 73,29
déc. 2009 65,79 74,01
janv. 2010 66,45 74,66
févr. 2010 69,74 76,4
mars 2010 70,39 78,91
avril 2010 73,03 80,83
mai 2010 73,68 82,92
juin 2010 76,32 85,27
juil. 2010 74,34 87,47
août 2010 75,66 88,8
sept. 2010 76,32 90,34
oct. 2010 78,29 90,99
nov. 2010 78,95 91,5
déc. 2010 76,97 92,68
janv. 2011 76,97 93,99
févr. 2011 75,66 94,2
mars 2011 77,63 93,69
avril 2011 77,63 93,62
mai 2011 80,92 95,1
juin 2011 80,92 95,46
juil. 2011 82,89 96
août 2011 86,18 97,26
sept. 2011 87,5 98,98
oct. 2011 86,18 99,65
nov. 2011 92,76 100,76
déc. 2011 93,42 101,8
janv. 2012 92,76 101,82
févr. 2012 94,74 101,98
mars 2012 93,42 101,66
avril 2012 93,42 101,96
mai 2012 92,76 100,57
juin 2012 90,13 100,16
juil. 2012 90,79 99,33
août 2012 87,5 99,18
sept. 2012 90,13 97,16
oct. 2012 88,16 96,63
nov. 2012 82,89 95,57
déc. 2012 80,92 93,83
janv. 2013 82,24 93,99
févr. 2013 82,89 95,5
mars 2013 82,89 96,02
avril 2013 81,58 94,48
mai 2013 77,63 92,44
juin 2013 75,66 90,76
juil. 2013 73,68 88,72
août 2013 70,39 86,02
sept. 2013 65,79 84,45
oct. 2013 64,47 83,94
nov. 2013 65,13 83,08
déc. 2013 65,79 82,3
janv. 2014 63,16 80,24
févr. 2014 60,53 77,2
mars 2014 59,21 76,13
avril 2014 60,53 74,99
mai 2014 61,84 75,15
juin 2014 61,18 74,97
juil. 2014 61,84 75,17
août 2014 62,5 75,09
sept. 2014 61,84 75,26
oct. 2014 62,5 74,23
nov. 2014 61,18 73,44
déc. 2014 59,21 73,05
janv. 2015 57,24 72,44
févr. 2015 55,26 71,7
mars 2015 53,95 70,68
avril 2015 53,95 71,17
mai 2015 51,97 70,76
  • Note : données mensuelles brutes, en date réelle. Chaque point représente le cumul des 12 derniers mois.
  • Source : SOeS, Sit@del2

6 – Évolution du nombre de logements autorisés à la construction

Tourisme : la neige dynamise l’activité dans l’hôtellerie vosgienne

Au premier trimestre 2015, les hôtels lorrains ont enregistré 778 000 nuitées, soit 3,4 % de plus qu’au premier trimestre de l’année précédente. Au niveau national, la hausse de la fréquentation hôtelière est un peu plus faible (+ 2,4 %).

Avec 11 % de nuitées de plus qu’au premier trimestre 2014, le département des Vosges est le grand bénéficiaire de cette embellie. L’enneigement remarquable du début de l’année a en effet attiré dans les stations une clientèle française nombreuse, procurant aux hôtels vosgiens près de 14 % de nuitées de plus qu’en 2014, et compensant largement la légère baisse de la fréquentation étrangère (- 1,0 %).

En Meurthe-et-Moselle, l’activité des hôtels progresse de 5,3 %, avec une hausse de fréquentation étrangère (+ 15,8 %) et française (+ 3,6 %). Dans les deux autres départements lorrains, l’activité hôtelière recule, fortement dans la Meuse (- 8,6 %) et plus légèrement en Moselle (- 0,8 %).

7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

En %
Évolution de la fréquentation dans les hôtels
Lorraine France métropolitaine
T1 2011 1,1602537424488835 2,2455296988236904
T2 2011 -1,8773638519273323 3,118357539041192
T3 2011 3,5765895953757143 3,0256743767917547
T4 2011 -0,6006148586893237 4,643769783473398
T1 2012 1,2267338212010561 2,3624045764267207
T2 2012 -1,724551137384923 -0,7817130068028603
T3 2012 -1,4475061039413943 -0,7592137658719297
T4 2012 -2,507732174203822 0,30393408277045164
T1 2013 2,2931881719767975 -0,39239682185379654
T2 2013 5,929990346999963 -0,7465023691316598
T3 2013 -0,10352150061936584 0,09029170044515399
T4 2013 4,100880684949995 -0,5644496415199138
T1 2014 -9,451113064207384 -2,85235793715239
T2 2014 -5,085802534268255 -0,7980936572239198
T3 2014 -2,664233899896385 -1,6063850425588522
T4 2014 -1,9449575827460124 -0,7375650233675307
T1 2015 3,4463960430267755 2,4484776357299944
  • Notes : données trimestrielles brutes. Évolution du nombre de nuitées du trimestre de l'année n par rapport au trimestre de l'année n-1.
  • Suite au changement de classification début 2014, les données 2011 à 2013 ont été rétropolées.
  • Source : Insee, en partenariat avec les comités régionaux du tourisme (CRT) et la DGE

7 – Évolution de la fréquentation dans les hôtels

Micro-entrepreneurs : créations au plus bas

En Lorraine, 3 250 entreprises ont été créées au cours du premier trimestre 2015. Le nombre de créations chute de 10 % par rapport au trimestre précédent. Les créations "classiques" (hors micro-entrepreneurs) diminuent de 3 %, après une hausse prononcée au quatrième trimestre 2014 (+ 8 %). La création d’entreprise classique se porte nettement mieux en France métropolitaine qu’en Lorraine, avec une hausse trimestrielle de 6 %.

Par rapport au premier trimestre 2014, les créations d’entreprises sont en baisse en Lorraine (- 7 %), du fait d’un recul des créations sous le régime de micro-entrepreneur. Au premier trimestre, ces créations sont au plus bas depuis la mise en place de ce régime il y a six ans. Un peu plus de 1 560 de ces entreprises ont vu le jour en Lorraine, soit 14 % de moins qu’au premier trimestre 2014 (et 23 % de moins qu’au premier trimestre 2013). Une baisse d’ampleur équivalente s’observe également en France métropolitaine.

Les créations par des micro-entrepreneurs sont en recul de plus d’un tiers par rapport au premier trimestre 2015 dans le commerce, l’hébergement-restauration, la construction et l’industrie manufacturière. Ces deux derniers secteurs subissent également une baisse des créations classiques. Ils enregistrent en conséquence une baisse globale des créations de respectivement 24 % et 21 %. Les activités financières et d’assurance ainsi que les activités immobilières, peu choisies en général par les micro-entrepreneurs, bénéficient de hausses marquées des créations sous ce régime. Les créations par des micro-entrepreneurs continuent également de progresser dans l’enseignement, la santé et l’action sociale (+ 22 %).

8 – Créations d'entreprises

Indice base 100 au 1er trimestre 2009
Créations d'entreprises
Lorraine hors micro-entrepreneurs France métro. hors micro-entrepreneurs Lorraine y/c micro-entrepreneurs France métro. y/c micro-entrepreneurs
T1 2009 100 100 100 100
T2 2009 97,97 95,23 121,86 117,72
T3 2009 91,19 93,74 111,52 108,18
T4 2009 102,46 99,57 122,45 119,98
T1 2010 91,26 96,21 137,98 134,25
T2 2010 96,86 99,78 117,88 118,86
T3 2010 94,15 98,41 115,33 108,8
T4 2010 89,29 97,31 113,19 114,41
T1 2011 89,59 96,16 108,09 108,68
T2 2011 90,27 94,43 107,83 105,33
T3 2011 90,64 96,22 105,1 100,01
T4 2011 87,25 96,68 103,43 105,79
T1 2012 86,15 91,85 114,19 112,65
T2 2012 79,37 88,64 104,6 105,39
T3 2012 81,47 89,68 99,03 100,34
T4 2012 84,85 90,65 98,33 102,58
T1 2013 99,01 96,89 106,8 107,43
T2 2013 99,82 98,05 96,72 103,12
T3 2013 102,09 99,07 96,28 98,83
T4 2013 107,27 101,87 101,55 104,93
T1 2014 102,59 99,75 102,34 109,34
T2 2014 101,54 100,89 105,1 105,1
T3 2014 99,63 99,98 99,15 103,42
T4 2014 107,14 101,01 105,22 106,93
T1 2015 103,69 106,98 95,16 103,75
  • Note : les créations d'entreprises hors micro-entrepreneurs sont corrigées des jours ouvrables et corrigées des variations saisonnières (CJO-CVS), les créations sous régime de micro-entrepreneur sont brutes. Données trimestrielles.
  • Champ : ensemble des activités marchandes hors agriculture.
  • Source : Insee, REE (Répertoire des Entreprises et des Établissements - Sirene)

8 – Créations d'entreprises

Légère hausse des défaillances

En Lorraine, 1 970 entreprises ont été placées en redressement ou en liquidation judiciaire entre avril 2014 et mars 2015, soit une légère hausse par rapport à la même période un an auparavant (+ 0,9 %). Une augmentation similaire a été enregistrée en France métropolitaine (+ 1,3 %).

Les défaillances sont en forte augmentation dans la Meuse (+ 21 %). La Moselle est le seul département lorrain où le nombre des défaillances recule (- 5 %). Les données du premier trimestre 2015 sont toutefois susceptibles d’être révisées à la hausse, car certaines défaillances ne sont pas encore comptabilisées.

9 – Défaillances d'entreprises

Indice base 100 en janvier 2005
Défaillances d'entreprises
Lorraine France métropolitaine
janv. 2005 100 100
févr. 2005 102,24 100,52
mars 2005 103,55 100,57
avril 2005 104,67 101,22
mai 2005 106,31 102,01
juin 2005 108,28 102,31
juil. 2005 107,56 102,08
août 2005 106,71 101,95
sept. 2005 105,79 102,18
oct. 2005 105,46 101,8
nov. 2005 105,33 101,61
déc. 2005 105,19 101,36
janv. 2006 105,59 100,49
févr. 2006 104,54 99,45
mars 2006 100,72 98,95
avril 2006 102,1 97,81
mai 2006 101,58 97,16
juin 2006 100,53 96,75
juil. 2006 98,82 96,78
août 2006 99,61 97
sept. 2006 99,41 97,05
oct. 2006 100,66 97,57
nov. 2006 103,48 98,29
déc. 2006 103,94 98,95
janv. 2007 104,8 99,82
févr. 2007 105,65 101,14
mars 2007 107,5 102
avril 2007 107,17 102,72
mai 2007 106,64 103,16
juin 2007 106,18 103,95
juil. 2007 107,3 105,07
août 2007 106,44 104,94
sept. 2007 106,05 104,96
oct. 2007 107,63 105,76
nov. 2007 107,1 105,6
déc. 2007 106,9 105,6
janv. 2008 108,42 105,64
févr. 2008 108,48 106,13
mars 2008 108,94 105,69
avril 2008 111,11 107,12
mai 2008 112,49 106,87
juin 2008 116,24 106,86
juil. 2008 116,57 107,4
août 2008 117,88 107,64
sept. 2008 122,22 109,11
oct. 2008 123,6 110,52
nov. 2008 122,42 111,76
déc. 2008 124,26 114,05
janv. 2009 123,73 115,7
févr. 2009 126,23 117,52
mars 2009 130,51 121,05
avril 2009 131,23 122,8
mai 2009 131,82 124,71
juin 2009 130,51 126,52
juil. 2009 132,22 128
août 2009 131,62 128,98
sept. 2009 131,1 130,67
oct. 2009 129,72 130,38
nov. 2009 129,85 130,96
déc. 2009 129,52 130,57
janv. 2010 129,78 130,72
févr. 2010 126,5 130,53
mars 2010 128,07 130,65
avril 2010 126,17 129,35
mai 2010 127,28 129,3
juin 2010 130,44 129,4
juil. 2010 130,44 128,48
août 2010 133,6 128,63
sept. 2010 133,46 127,41
oct. 2010 133,07 126,45
nov. 2010 135,44 125,86
déc. 2010 135,5 124,77
janv. 2011 137,28 124,84
févr. 2011 141,62 124,8
mars 2011 135,5 123,95
avril 2011 134,65 123,42
mai 2011 136,95 125,01
juin 2011 132,61 123,63
juil. 2011 133,27 122,91
août 2011 132,22 122,95
sept. 2011 130,97 122,44
oct. 2011 131,43 122,53
nov. 2011 130,64 122,76
déc. 2011 129,85 122,57
janv. 2012 129,59 123,52
févr. 2012 127,35 123,51
mars 2012 129,19 122,56
avril 2012 130,7 122,9
mai 2012 126,56 121,24
juin 2012 128,47 121,36
juil. 2012 129,65 122,97
août 2012 127,74 122,83
sept. 2012 128,34 122,24
oct. 2012 129,45 124,24
nov. 2012 130,37 124,54
déc. 2012 132,22 125,94
janv. 2013 132,48 125,66
févr. 2013 132,15 125,49
mars 2013 132,81 125,31
avril 2013 133,79 126,73
mai 2013 134,25 127
juin 2013 134,12 127,46
juil. 2013 133 128,46
août 2013 134,32 128,29
sept. 2013 132,74 129,31
oct. 2013 131,82 129,31
nov. 2013 130,64 129,02
déc. 2013 128,67 129,09
janv. 2014 126,96 129,24
févr. 2014 130,24 130,42
mars 2014 128,27 130,43
avril 2014 129,26 130,73
mai 2014 127,48 130,11
juin 2014 127,35 130,36
juil. 2014 129,06 130,41
août 2014 127,42 130,46
sept. 2014 130,64 130,9
oct. 2014 129,85 130,78
nov. 2014 129,13 131,01
déc. 2014 128,14 129,31
janv. 2015 129,39 130,01
févr. 2015 128,14 129,82
mars 2015 129,39 132,17
  • Note : données mensuelles brutes au 11 juin 2015, en date de jugement.
  • Chaque point représente la moyenne des douze derniers mois.
  • Source : Fiben, Banque de France

9 – Défaillances d'entreprises

Reprise des exportations

Portées par la croissance de l’activité dans la zone euro, les exportations lorraines augmentent au premier trimestre 2015 (+ 2,7 % par rapport au premier trimestre 2014), pour atteindre une valeur de 4,46 milliards d’euros. Les importations progressent moins fortement (+ 1,9 %). Le solde commercial se redresse de 8,7 % par rapport au premier trimestre 2014. Comparé aux années précédentes, le solde commercial lorrain était particulièrement faible en 2014.

Les exportations à destination de l’Union européenne, et en particulier de la zone euro, augmentent respectivement de 3,0 % et 3,8 % par rapport au premier trimestre 2014. La croissance économique de la zone euro conserve le rythme observé à la fin 2014. Au premier trimestre 2015, 83,2 % des exportations régionales sont à destination de l’Union européenne et 69,3 % à destination de la zone euro.

Les exportations lorraines vers l’Allemagne continuent de baisser (- 2,7 % par rapport au premier trimestre 2014). L’Allemagne reste toutefois le principal client de la région, avec 29,5 % du total des exportations régionales.

À l’opposé, les exportations à destination de l’Espagne profitent d’une bonne conjoncture. La croissance dans ce pays au premier trimestre 2015 est particulièrement dynamique (+ 0,9 %). Le montant des produits exportés bondit (+ 34,2 % par rapport au premier trimestre 2014) et représente 10,5 % des exportations de la région.

La Meurthe-et-Moselle et la Moselle profitent de la conjoncture avec une croissance de leurs exportations (respectivement + 7,3 % et + 3,2 % par rapport au premier trimestre 2014). Au contraire, les exportations des Vosges et de la Meuse diminuent (respectivement - 1,1 % et - 5,4 %).

Le secteur des matériels de transport, qui englobe l’industrie automobile, confirme sa bonne orientation. Les exportations lorraines de ce secteur augmentent de 11,3 % par rapport au premier trimestre 2014. Avec 1,13 milliard d’euros exportés lors du premier trimestre 2015, c’est le principal secteur d’exportation de la région. À l’opposé, les exportations du secteur des produits métallurgiques et métalliques se contractent de 6,9 %.

10 – Exportations de la Lorraine

milliards d'euros
Exportations de la Lorraine
trimestre exportations
T1 2010 3,763
4,142
3,881
4,223
T1 2011 4,720
4,659
4,336
4,384
T1 2012 4,651
4,638
4,304
4,276
T1 2013 4,496
4,619
4,070
4,268
T1 2014 4,347
4,263
3,933
4,206
T1 2015 4,459
  • Note : Données CAF-FAB hors matériel militaire, valeurs brutes de collecte
  • Source : Douanes

10 – Exportations de la Lorraine

Encadrés

Contexte national - La reprise se diffuse dans la zone euro

L’économie française a rebondi au premier trimestre 2015 (+ 0,6 %), l’ampleur résultant pour partie d’un retour à la normale des dépenses de chauffage. Au deuxième trimestre, la croissance du PIB baisserait mais resterait plus élevée (+ 0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+ 0,1 %). La consommation en resterait le principal facteur, soutenue par les hausses récentes du pouvoir d’achat.

Au second semestre, l’investissement des entreprises accélérerait à son tour. Les perspectives de demande sont en hausse, comme l’indique l’amélioration du climat des affaires. Les conditions de financement s’améliorent, avec la hausse de leurs marges, grâce à la baisse du cours du pétrole, à la montée en charge du CICE et au Pacte de responsabilité. Au total, le PIB augmenterait de 0,3 % au troisième trimestre, puis de 0,4 % au quatrième trimestre. En moyenne annuelle, la croissance serait de + 1,2 %, soit la plus forte hausse depuis 2011. L’accélération de l’activité et les politiques d’allégement du coût du travail stimuleraient l’emploi, qui serait rehaussé de 114 000 postes en 2015. En conséquence, le taux de chômage se stabiliserait, à 10,4 % de la population active fin 2015.

Contexte international - Le climat conjoncturel est favorable dans les économies avancées mais reste dégradé dans les pays émergents

Au premier trimestre 2015, l’activité a déçu aux États-Unis et au Royaume-Uni. Dans les pays émergents, l’activité a continué de ralentir, notamment en Chine. Les échanges mondiaux se sont contractés, dans une ampleur inédite depuis la récession mondiale de 2009. En revanche, le PIB de la zone euro a gardé le rythme de croissance atteint fin 2014 (+ 0,4 %). La reprise s’y diffuse progressivement avec l’effet des baisses passées du prix du pétrole, sur la consommation des ménages, et du cours de l’euro, sur les exportations. L’activité resterait très dynamique en Espagne, grâce aussi à la vigueur de l’investissement privé. Elle accélèrerait modérément en Allemagne, et plus modestement encore en Italie, dont le PIB a renoué avec la croissance début 2015. Les pays anglo-saxons regagneraient en dynamisme dès le printemps, notamment grâce à une plus grande vigueur de la consommation. Au total en 2015, le décalage conjoncturel entre les pays anglo-saxons et la zone euro tendrait à s’amenuiser. Dans les pays émergents, l’activité continuerait de tourner au ralenti, et leurs importations seraient relativement peu dynamiques.

Une conjoncture favorable chez nos voisins

En Allemagne, la croissance ralentit au premier trimestre 2015. Le PIB (produit intérieur brut) augmente en effet de 0,3 %, après une hausse de 0,7 % au trimestre précédent. La hausse de l’activité est toujours portée par la consommation des ménages, qui progresse notamment à la faveur de l’instauration du salaire minimum en janvier. Selon la prévision nationale, la bonne tenue de la demande intérieure pourrait perdurer, avec pour conséquence un PIB en accroissement de 0,5 % par trimestre jusqu’à la fin 2015. Le nombre d’emplois outre-Rhin est quasiment stable par rapport au quatrième trimestre 2014 (42,8 millions d’emplois). En mars 2015, le nombre de personnes inscrites à l’Agence fédérale pour l’emploi s’établit à un peu plus de 2,8 millions, soit une diminution de 1,2 % en trois mois et de 4 % en une année. Le nombre de demandeurs d’emploi baisse chaque trimestre depuis fin 2013. Fin mars, 4,8 % de la population active est au chômage au sens du BIT. Cette proportion, la plus faible depuis la réunification du pays, est stable par rapport au quatrième trimestre 2014.

Au Luxembourg, la conjoncture reste favorable. Le PIB s’accroît de 0,7 % par rapport au trimestre précédent. L’emploi progresse de 0,6 % au premier trimestre 2015, pour s’établir à 401 900 personnes fin mars. Il est en hausse de 2,4 % par rapport au premier trimestre 2014. L’information et la communication ainsi que les activités spécialisées et les services de soutien sont les branches les plus dynamiques, avec des hausses de l’emploi salarié de 5 % en un an. L’emploi frontalier augmente de manière plus soutenue que l’emploi total. Le nombre de travailleurs résidant hors du Grand-Duché est en effet en hausse de 0,8 %. Le recul du nombre de demandeurs d’emploi entamé à la mi-2014 se confirme. Le nombre de personnes inscrites à l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem) repasse en dessous de 18 000, soit une baisse de 1,3 % en trois mois. Le chômage au sens du BIT diminue également. Il concerne 5,8 % de la population active en mars 2012 (- 0,1 point par rapport à décembre 2014).

En Belgique, pour le huitième trimestre consécutif, le PIB est en légère augmentation (+ 0,3 % au premier trimestre 2015). L’emploi suit la même tendance : + 0,2 % en un trimestre et + 0,6 % en une année. Fin mars 2015, environ 587 000 personnes sont inscrites à l’Office national de l’emploi (Onem). Ce nombre est en recul de 1 % par rapport à mars 2014. Le chômage au sens du BIT reste toutefois orienté à la hausse. Fin mars 2015, le taux de chômage s’établit à 8,7 % de la population active, soit une hausse de 0,1 point en un trimestre et de 0,3 point en une année.

Définitions

Estimations d’emploi : Les estimations d’emploi sont établies principalement à l’aide des statistiques établies par les Urssaf. L’Insee interroge en outre directement certaines grandes entreprises nationales. L’emploi intérimaire est estimé par la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) à partir des déclarations mensuelles des entreprises de travail temporaire adressées à Pôle Emploi. Les séries trimestrielles sont calées sur les estimations annuelles produites à l’aide du dispositif ESTEL (Estimation d’emploi localisé).

Taux de chômage au sens du BIT : Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) est la proportion du nombre de chômeurs au sens du BIT dans la population active au sens du BIT. En France, il est estimé à l’aide de l’enquête Emploi de l’Insee.

Demandeur d’emploi : Les demandeurs d'emploi sont les personnes qui s'inscrivent à Pôle emploi. Ces demandeurs sont enregistrés à Pôle emploi dans différentes catégories de demandes d'emploi en fonction de leur disponibilité, du type de contrat recherché et de la quotité de temps de travail souhaité. Les demandeurs d’emploi de catégorie A sont sans emploi et sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi. La catégorie A est proche conceptuellement du chômage au sens du BIT, toutefois un certain nombre de travaux ont montré que les deux populations des chômeurs au sens du BIT et des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi ne se recouvrent qu’imparfaitement (pour plus de détails, voir le dossier sur le chômage.

Défaillance d’entreprise : Les défaillances d'entreprises couvrent l'ensemble des jugements prononçant soit l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire soit la liquidation judiciaire (procédures collectives). Les défaillances d'entreprises ne doivent pas être confondues avec les cessations d'entreprises. Une défaillance d'entreprise ne débouche pas forcément sur une cessation de l'entreprise. A l'inverse, de nombreuses cessations d'entreprises ne font pas l'objet d'une ouverture de procédure collective.

Pour en savoir plus

La reprise se diffuse dans la zone euro, Note de conjoncture nationale, Insee, juin 2015

Un léger mieux au dernier trimestre 2014 en Lorraine, Insee Conjoncture Lorraine n° 4, avril 2015

Les indicateurs clés de la Lorraine, Insee, www.insee.fr/lorraine

Le marché du logement neuf peine à redémarrer en Lorraine, Chiffres & Statistiques n° 59, Dreal Lorraine, juin 2015