Un peu de carburant pour la consommation et pour les margesNote de conjoncture - mars 2015

Vladimir Passeron, Laurent Clavel, Aurélien Fortin et Bertrand Marc
Publications pour expert
Note de conjoncture
Paru le : 02/04/2015
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Vue d'ensemble : Un peu de carburant pour la consommation et pour les marges

Au premier semestre 2015, la croissance se consoliderait dans les pays avancés. Elle resterait robuste dans les pays anglo-saxons et dans la zone euro, le PIB accélérerait lentement : +0,4 % par trimestre après +0,3 % fin 2014. Le contre-choc pétrolier à l'œuvre depuis l'été 2014 y soutient le pouvoir d'achat des ménages et leur consommation. De plus, les exportations de la zone bénéficient d'une dépréciation substantielle de l'euro. Cependant, les économies européennes ne profiteraient pas de la même manière de ces facteurs favorables. En Allemagne, la croissance resterait soutenue car l'instauration du salaire minimum en début d'année stimulerait à court terme la consommation, et l'investissement productif serait entraîné par les perspectives de demande. Le dynamisme de l'Espagne se confirmerait, porté à la fois par la consommation et par l'investissement des entreprises. À l'inverse, le redémarrage en Italie serait très lent, après trois années de baisse d'activité. La croissance de l'économie française se situerait dans la moyenne de la zone. Comme leurs voisins européens, les ménages consommeraient à un rythme plus soutenu, atteignant +1,5 % sur un an mi-2015, dans le sillage de leur pouvoir d'achat. En revanche, les enquêtes de conjoncture font état d'un attentisme persistant des entreprises, leurs perspectives ne semblant qu'à peine portées par les vents nouveaux. Dès lors, les entreprises ne seraient guère enclines à accélérer leurs dépenses d'investissement qui stagneraient, malgré la très nette remontée attendue de leur taux de marge. Au total, le PIB accélérerait à +0,4 % au premier trimestre 2015, du fait d'un rebond ponctuel de la production d'énergie après un automne doux, puis progresserait au deuxième trimestre de 0,3 %. Sur un an, la hausse de l'activité atteindrait +1,1 % mi-2015, le rythme le plus haut depuis fin 2011.

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Paru le : 02/04/2015