Economie et Statistique n°386

La représentation des habitants de leur quartier : entre bien-être et repli - La rigidité des prix en France : quelques enseignements des relevés de prix à la consommation - Les salaires sont-ils rigides ? Le cas de la France à la fin des années 1990

Economie et Statistique
Paru le : 01/03/2006
Consulter

La rigidité des prix en France : quelques enseignements des relevés des prix à la consommation

Laurent Baudry, Hervé Le Bihan, Patrick Sevestre et Sylvie Tarrieu

Pour décrire les changements de prix à la consommation en France, divers indicateurs (durée de vie des prix, fréquence et amplitude des changements de prix) sont calculés à partir des relevés utilisés pour le calcul de l'indice des prix à la consommation (IPC) sur la période 1994-2003. La durée moyenne « pondérée » entre deux changements de prix est d'environ trois trimestres dans les secteurs couverts par la base de données (65 % de l'IPC). Il existe de fortes hétérogénéités entre les types de points de vente, et entre les secteurs : les prix dans le secteur des services changent plus rarement (en général, une fois par an) que les prix des produits manufacturés (en général, deux fois par an). Les prix des produits alimentaires (hors produits frais, non disponibles) et ceux de l'énergie (hors gaz de ville et électricité) sont plus flexibles. Excepté dans le secteur des services, les baisses de prix sont presque aussi fréquentes que les hausses puisqu'en moyenne, quatre variations de prix sur dix sont des baisses de prix. Enfin, l'ampleur moyenne d'une variation de prix est importante (de l'ordre de plus ou moins dix pour cent), mais il existe une fraction non négligeable de petites variations (l'ampleur médiane des augmentations de prix, comme des baisses, est d'environ cinq pour cent). L'inflation modérée observée en France au cours de la dernière décennie se décompose en termes de changements de prix individuels de la façon suivante : des hausses et des baisses relativement rares mais d'ampleur significative, les hausses étant légèrement plus fréquentes que les baisses.

Economie et Statistique
No 386
Paru le : 01/03/2006