Formations et emploiÉdition 2011

Insee Références
Paru le : 15/11/2011
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Face à la crise, le diplôme reste un rempart efficace contre le chômage

Béatrice Le Rhun, Daniel Martinelli, Claude Minni

Après avoir beaucoup augmenté au cours des années 1990, le niveau de formation des jeunes est resté stable pendant les années 2000. En 2010, à l'issue de la formation initiale, les deux tiers des jeunes possèdent le baccalauréat ou un diplôme du supérieur. L'insertion professionnelle des jeunes qui sortent du système éducatif reste très inégale selon leur niveau de formation. Dans les premières années suivant la fin de leurs études, les jeunes actifs diplômés de l'enseignement supérieur sont quatre fois moins souvent au chômage que ceux ayant au plus un brevet des collèges. Ils perçoivent par ailleurs des salaires nettement plus élevés que les jeunes diplômés de l'enseignement secondaire. Après une baisse au cours des années 1990, le salaire des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur a repris sa progression au début des années 2000 et celle-ci s'est poursuivie après 2007 malgré la crise de 2008. La crise a en revanche affecté le taux de chômage des jeunes, qui est brutalement remonté en 2009. En 2010, un à quatre ans après leur sortie de formation initiale, le taux de chômage des jeunes possédant au plus le brevet reste très élevé (44 %). Par comparaison, les jeunes diplômés du supérieur restent relativement épargnés par le chômage (11 %). Face aux inégalités d'insertion professionnelle en début de vie active, la formation continue peut constituer une deuxième chance. Mais elle concerne plus souvent ceux qui ont déjà des diplômes : en 2010, le tiers des adultes diplômés de l'enseignement supérieur déclare avoir suivi une formation au cours des douze derniers mois contre 10 % seulement de ceux qui n'ont aucun diplôme.

Insee Références
Paru le : 15/11/2011