L'économie française - Comptes et dossiersÉdition 2013

Comme chaque année, L'Économie française - Comptes et dossiers présente une synthèse des mouvements essentiels ayant affecté les économies française et mondiale au cours de l'année écoulée.

Insee Références
Paru le : 14/06/2013
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En 2012, l'activité se contracte dans la zone euro ; L'économie française à l'arrêt

Dorian Roucher, Clovis Kerdrain, Sylvain Larrieu, Geoffrey Lefebvre

En 2012, l'activité mondiale ralentit sous l'effet de la propagation de la crise des dettes souveraines en Europe et du coup de frein des économies émergentes. Face à la progression de l'inflation, les autorités des pays émergents ont resserré leurs politiques monétaire et budgétaire en 2011, ce qui fait nettement ralentir l'activité dans ces économies en 2012. À partir de la mi-2011, les économies européennes pâtissent du durcissement des conditions de crédit, résultant des tensions financières dans plusieurs pays, et de l'intensification des mesures de consolidation budgétaire. L'activité se contracte en 2012 dans la zone euro, contribuant fortement au ralentissement de l'économie mondiale via les canaux commerciaux. À l'inverse, le stimulus budgétaire mis en oeuvre au Japon pour accélérer la reconstruction dans les régions détruites par le séisme y permet un net rebond de l'activité. Aux États-Unis, malgré la baisse des dépenses publiques, la croissance se maintient autour de 2 %, soutenue par une politique monétaire très active. Dans ce contexte, le PIB français reste stable, après avoir progressé de 2,0 % en 2011 et de 1,7 % en 2010. En effet, les moteurs internes de la croissance calent, notamment la consommation des ménages, qui recule en raison de la baisse du pouvoir d'achat (- 0,9 %) causée par le faible dynamisme des revenus d'activité et par la mise en œuvre de différentes mesures de consolidation budgétaire. L'investissement s'inscrit également en recul. L'activité est toutefois soutenue par les exportations (+ 2,4 %), mais pâtit d'un net mouvement de déstockage. Face à cette conjoncture morose, le taux de chômage repart à la hausse. Le déficit public recule à 4,8 % du PIB, après 5,3 % en 2011 : le creusement spontané du déficit public occasionné par la détérioration de la conjoncture est plus que contrebalancé par les mesures de consolidation budgétaire portant effet en 2012. Le poids de la dette publique atteint 90,2 % du PIB.

Insee Références
Paru le : 14/06/2013