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Insee Analyses Grand Est · Juillet 2026 · n° 220
Insee Analyses Grand EstEn 2024, le pouvoir d’achat des salaires s’accroît après des années de baisse

Sklaërenn Marry (Insee)

En 2024, dans le Grand Est, le salaire net mensuel moyen en équivalent temps plein s’élève à 2 520 euros dans le secteur privé. Cela correspond à une augmentation de 0,7 % en euros constants comparé à l’année 2023. Cette hausse est plus forte chez les personnes en place, c’est-à-dire les salariés occupant un même poste pendant plus de deux ans.

Les niveaux de rémunérations moyens les plus élevés à l’échelle régionale se situent dans les zones d’emploi d’Épernay, de Saint-Louis et de Strasbourg.

Les cadres et les professions intermédiaires sont les seules dont le pouvoir d’achat décroît, malgré des primes de partage de la valeur (PPV) plus élevées.

Insee Analyses Grand Est
No 220
Paru le :Paru le07/07/2026
Les données de l'infographie sont présentes dans l'onglet suivant : Étude
Publication rédigée par :Sklaërenn Marry (Insee)

Dans le privé, le salaire net mensuel moyen s’élève à 2 520 euros

En 2024, dans le du Grand Est, le salaire en s’élève en moyenne à 3 360 euros brut par mois, soit 2 520 euros net de cotisations et de contributions sociales (figure 1). Ce niveau moyen de rémunération est similaire à celui de France de province où le salaire net mensuel moyen est de 2 550 euros.

Entre 2023 et 2024, les salaires brut et en euros courants augmentent respectivement de 3,1 % et de 2,7 %. La hausse moyenne des salaires en euros courants est plus forte que l’inflation, qui s’établit à 2 % sur la période. Ainsi dans le secteur privé, le pouvoir d’achat des salaires s’accroît de 0,7 % en 2024 dans la région.

La progression des salaires est plus importante pour les niveaux de rémunération les plus faibles. En effet, pour les 10 % des salaires les plus bas du secteur privé, la hausse du pouvoir d’achat est de 0,9 %. Cet accroissement est moins marqué pour les 10 % des salaires les plus élevés (+0,5 %).

Les femmes, dont le salaire net mensuel moyen est de 2 290 euros, ont une revalorisation salariale en euros constants de 0,9 %. Cette hausse est plus faible chez les hommes : +0,5 % (2 690 euros nets par mois).

Figure 1aSalaires mensuels moyens et répartition des effectifs en équivalent temps pleindans le Grand Est

Salaires mensuels moyens et répartition des effectifs en équivalent temps plein - Lecture : Entre 2023 et 2024, le salaire net moyen de l’ensemble des salariés a augmenté de 0,7 % en euros constants.
Catégories Salaires nets mensuels moyens1 Évolution des RMPP3 2024/2023 (en %, en euros constants) Répartition des effectifs en 2024 (en %)
En 2024 (en euros) Évolution 2024/2023 (en %)
En euros courants En euros constants
Cadres2 4 110 1,6 -0,4 1,7 15,8
Professions intermédiaires 2 680 1,8 -0,2 1,3 21,6
Employés 1 950 2,4 0,4 1,9 27,6
Ouvriers 2 150 3,1 1,1 1,9 34,9
Femmes 2 290 2,9 0,9 1,9 42,0
Hommes 2 690 2,6 0,5 1,7 58,0
Industrie 2 990 3,2 1,1 2,5 21,9
Construction 2 470 2,6 0,6 0,4 8,2
Tertiaire 2 380 2,5 0,5 1,6 69,9
Moins de 25 ans 1 850 3,0 1,0 4,7 9,1
25-39 ans 2 320 2,5 0,5 2,6 35,8
40-49 ans 2 660 2,4 0,4 1,7 24,3
50-54 ans 2 780 2,6 0,6 1,1 12,6
55 ans et plus 2 890 2,6 0,6 1,1 18,2
Ensemble 2 520 2,7 0,7 1,8 100,0
  • 1 En équivalent temps plein (EQTP).
  • 2 Y compris les chefs d’entreprise salariés.
  • 3 Rémunération moyenne des personnes en place (RMPP).
  • Lecture : Entre 2023 et 2024, le salaire net moyen de l’ensemble des salariés a augmenté de 0,7 % en euros constants.
  • Champ : Grand Est, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrat de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, base Tous salariés 2024.

Une baisse du pouvoir d’achat des salaires pour les catégories socioprofessionnelles les mieux rémunérées

Chez les cadres, le pouvoir d’achat des salaires diminue en moyenne de 0,4 % entre 2023 et 2024, et de 0,2 % chez les professions intermédiaires. Ces deux catégories socioprofessionnelles les mieux rémunérées en moyenne sont les seules touchées par une perte de salaires en euros constants. Néanmoins, ces baisses restent bien au deçà de celles observées entre 2022 et 2023 (‑3,0 % pour les cadres et ‑1,1 % pour les professions intermédiaires).

A contrario, le pouvoir d’achat des salaires augmente de 0,4 % chez les employés, dont le salaire net mensuel moyen est de 1 950 euros et chez les ouvriers (2 150 euros, soit +1,1 %).

L’industrie reste le secteur le plus rémunérateur de la région mais aussi celui dans lequel les salaires en euros constants progressent plus fortement. Le salaire moyen y est de 2 990 euros net mensuels, soit une hausse de 1,1 % sur la période. Le pouvoir d’achat des salaires s’accroît plus lentement dans la construction et le secteur tertiaire : +0,6 % et +0,5 %.

En France de province, les niveaux de salaires en euros constants augmentent pour toutes les catégories socioprofessionnelles, sauf chez les cadres où le pouvoir d’achat des salaires est quasi stable.

Un gain de pouvoir d’achat des salaires plus important chez les personnes en place

Les personnes en place sont les salariés qui, entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2024, ont travaillé au sein d’un même établissement et avec les mêmes quotités de travail. Dans la région, ces salariés représentent 58 % des effectifs en EQTP.

Les salaires augmentent en moyenne de 1,8 % en euros constants chez les personnes en place, une hausse 2,5 fois plus élevée que celle observée sur l’ensemble des salariés du privé du Grand Est. En France de province, le pouvoir d’achat des salaires des personnes en place progresse plus rapidement (+2,2 %).

Des salaires plus élevés à l’ouest et à l’est de la région

En 2024, les salaires sont supérieurs à 2 550 euros net par mois dans la Marne, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin. En particulier, dans la d’Épernay, la rémunération moyenne est de 2 900 euros net mensuels (figure 2). Les salaires restent bien supérieurs à la moyenne régionale dans les zones de Saint-Louis et de Strasbourg (2 730 et 2 670 euros net), tandis que le niveau est inférieur à 2 300 euros dans la zone de Remiremont.

Figure 2Niveau de salaire net mensuel moyen dans les zones d’emploi du Grand Est en 2024

Niveau de salaire net mensuel moyen dans les zones d’emploi du Grand Est en 2024 - Lecture : En 2024, le salaire net mensuel moyen de la zone d’emploi d’Epinal est compris entre 2 450 et moins de 2 550 euros.
Code zone d’emploi Libellé zone d’emploi Salaire net mensuel moyen en EQTP (en euros)
4401 Bar-le-Duc 2 380
4402 Châlons-en-Champagne 2 410
4403 Charleville-Mézières 2 410
4404 Chaumont 2 300
4405 Colmar 2 600
4406 Épernay 2 900
4407 Épinal 2 430
4408 Forbach 2 330
4409 Haguenau 2 580
4410 Metz 2 480
4411 Mulhouse 2 490
4412 Nancy 2 510
4413 Reims 2 590
4414 Remiremont 2 280
4415 Romilly-sur-Seine 2 570
4416 Saint-Avold 2 490
4417 Saint-Dié-des-Vosges 2 330
4418 Saint-Louis 2 730
4419 Sarrebourg 2 430
4420 Sarreguemines 2 520
4421 Sedan 2 380
4422 Sélestat 2 610
4423 Strasbourg 2 670
4424 Thionville 2 470
4425 Troyes 2 340
4426 Verdun 2 340
4427 Vitry-le-François Saint-Dizier 2 310
  • Lecture : En 2024, le salaire net mensuel moyen de la zone d’emploi d’Epinal est compris entre 2 450 et moins de 2 550 euros.
  • Champ : Grand Est, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrat de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, base Tous salariés 2024.

Figure 2Niveau de salaire net mensuel moyen dans les zones d’emploi du Grand Est en 2024

  • Lecture : En 2024, le salaire net mensuel moyen de la zone d’emploi d’Epinal est compris entre 2 450 et moins de 2 550 euros.
  • Champ : Grand Est, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrat de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, base Tous salariés 2024.

Ces disparités peuvent être expliquées par des compositions sectorielles différentes dans les territoires du Grand Est. Par exemple, le secteur de l’industrie, le plus rémunérateur en moyenne, est très présent à l’est et à l’ouest de la région. Les niveaux de salaires peuvent également varier selon la proportion des différentes catégories professionnelles ainsi que la présence des entreprises de grande taille.

La moitié des salaires au-dessous de 2 163 euros

Dans la région, un salarié sur deux perçoit une rémunération salariale inférieure ou égale à 2 163 euros mensuels net (figure 3). Le montant est inférieur de 14 % à la moyenne régionale, traduisant une concentration des salaires au bas de la distribution. En France de province, le est identique à celui du Grand Est.

En 2024, 10 % des salariés perçoivent une rémunération inférieure ou égale à 1 539 euros par mois. Du côté opposé de la distribution, un salarié sur dix a un salaire supérieur à 3 781 euros. Le rapport interdécile s’établit ainsi à 2,46. Autrement dit, les 10 % des salariés les mieux rémunérés perçoivent un salaire près de 2,5 fois plus élevé en moyenne que les 10 % des salariés les moins bien rémunérés. En France de province, le dernier décile est égal à 3 858 euros, soit un montant 2,48 fois plus important que le premier décile (1 556 euros).

Figure 3Distribution des salaires net mensuels en équivalent temps plein (EQTP) en 2024 dans le Grand Est

(en euros)
Distribution des salaires net mensuels en équivalent temps plein (EQTP) en 2024 dans le Grand Est ((en euros)) - Lecture : Dans le Grand Est en 2024, un salarié sur deux gagne moins de 2 163 euros net en EQTP par mois.
Salaires net mensuels en EQTP Effectifs
moins de 1 200 18 419
1 200 4 650
1 300 18 436
1 400 54 226
1 500 75 186
1 600 82 792
1 700 87 563
1 800 84 837
1 900 79 228
2 000 73 154
2 100 66 568
2 200 59 846
2 300 54 359
2 400 49 394
2 500 44 234
2 600 39 160
2 700 34 740
2 800 30 650
2 900 27 702
3 000 24 651
3 100 21 819
3 200 19 182
3 300 17 160
3 400 15 188
3 500 13 739
3 600 12 289
3 700 10 992
3 800 9 863
3 900 8 803
4 000 8 078
4 100 7 177
4 200 6 614
4 300 5 793
4 400 5 361
4 500 4 932
4 600 4 487
4 700 4 038
4 800 3 656
4 900 3 341
5 000 3 017
5 100 2 864
5 200 2 735
5 300 2 384
5 400 2 267
5 500 2 163
5 600 1 921
5 700 1 719
5 800 1 611
5 900 1 640
6 000 1 396
6 100 1 338
6 200 1 277
6 300 1 192
6 400 1 119
6 500 1 036
6 600 938
6 700 915
6 800 850
6 900 781
7 000 737
7 100 667
7 200 681
7 300 641
7 400 588
7 500 575
7 600 526
7 700 12 544
  • Lecture : Dans le Grand Est en 2024, un salarié sur deux gagne moins de 2 163 euros net en EQTP par mois.
  • Champ : Grand Est, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrat de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, base Tous salariés 2024.

Figure 3Distribution des salaires net mensuels en équivalent temps plein (EQTP) en 2024 dans le Grand Est

  • Lecture : Dans le Grand Est en 2024, un salarié sur deux gagne moins de 2 163 euros net en EQTP par mois.
  • Champ : Grand Est, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrat de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, base Tous salariés 2024.

Les niveaux de salaires médians sont très disparates entre les zones d’emploi du Grand Est. Dans la zone d’Épernay, un salarié sur deux perçoit une rémunération salariale inférieure ou égale à 2 343 euros net par mois. Ce montant s’élève à 2 260 euros pour les zones de Strasbourg et de Saint-Louis. Dans ces territoires, les écarts interdéciles sont plus grands que dans la région (entre 2,6 et 3). à l’inverse, les salaires médians sont les plus faibles dans les zones de Remiremont et Forbach (2 016 et 2 021 euros net mensuels).

Une plus faible proportion de bénéficiaires de la prime de partage de la valeur par rapport à 2023

La prime de partage de la valeur (PPV) est un dispositif facultatif permettant aux employeurs de verser une prime aux salariés. Elle n’est pas soumise aux cotisations et contributions sociales, sous certaines conditions.

Dans le Grand Est, 16 % des salariés du privé bénéficient du versement de la PPV dont le montant moyen s’élève à 920 euros en 2024. Cette part est plus faible qu’en 2023 où un salarié sur quatre percevait une PPV d’une valeur moyenne de 940 euros (figure 4).

Figure 4Montants moyens et part des bénéficiaires des primes de partage de la valeur en % par catégorie socio-professionnelle dans le secteur privé en 2024

Montants moyens et part des bénéficiaires des primes de partage de la valeur en % par catégorie socio-professionnelle dans le secteur privé en 2024 - Lecture : En 2024 dans le secteur privé, 14,7 % des employés bénéficient d’une prime de partage de la valeur d’un montant moyen de 840 euros.
Catégories socio-professionnelles Année 2024 Année 2023
Part des bénéficiaires (en %) Montant moyen des primes (en euros) Part des bénéficiaires (en %) Montant moyen des primes (en euros)
Cadres 13,5 1 190 29,1 1 260
Professions intermédiaires 17,4 950 33,6 990
Employés 14,7 840 19,6 800
Ouvriers 15,9 870 24,3 850
Ensemble 15,7 920 25,3 940
  • Lecture : En 2024 dans le secteur privé, 14,7 % des employés bénéficient d’une prime de partage de la valeur d’un montant moyen de 840 euros.
  • Champ : Grand Est, salariés du privé, y compris bénéficiaires de contrats aidés et de contrat de professionnalisation ; hors apprentis, stagiaires, salariés agricoles et salariés des particuliers employeurs.
  • Source : Insee, base Tous salariés 2024.

Les cadres et les professions intermédiaires qui perdent en pouvoir d’achat sont aussi ceux dont le montant moyen des primes versées est le plus élevé : 1 190 euros et 950 euros. Les employés et les ouvriers perçoivent quant à eux 870 euros et 840 euros en moyenne.

Au niveau des secteurs d’activité, un quart des salariés perçoivent la prime PPV dans la construction et dans la fabrication des autres produits industriels, mais c’est dans l’information-communication et les activités financières que les valeurs de ces primes sont les plus fortes.

Publication rédigée par :Sklaërenn Marry (Insee)
Publication rédigée par :Sklaërenn Marry (Insee)

Sources

La base Tous salariés est une base statistique sur l’ensemble des salariés, produite à partir des déclarations administratives de leurs employeurs. Sur le champ privé, les salaires annuels et les effectifs sont principalement issus des déclarations sociales nominatives (DSN) que les entreprises adressent à l’administration et que l’Insee traite ensuite. Les salariés du secteur agricole, les agents du secteur public, les salariés des particuliers employeurs, ainsi que les apprentis et les stagiaires sont exclus de cette étude. Les bénéficiaires de contrats aidés et de contrats de professionnalisation sont en revanche inclus.

Les salariés sont étudiés au lieu de travail, les personnes habitant dans la région et travaillant à l’étranger ou dans d’autres régions françaises ne sont pas pris en compte.

Certains salaires en EQTP sont inférieurs au Smic ; ceci est en effet permis par certains statuts. Cependant, l'existence de rémunérations inférieures au Smic peut aussi provenir d’incohérences entre salaires et durées travaillées dans les déclarations administratives, qui ne peuvent être toutes redressées.

Un salaire correspond à un poste salarié, soit un individu dans un établissement une année donnée (un individu présent dans deux établissements est donc comptabilisé dans deux postes distincts et se rapporte à deux salaires).

Le calcul de contributions aux écarts de salaires moyens découle d’une régression linéaire des salaires individuels sur les variables explicatives suivantes : la catégorie socioprofessionnelle en cinq postes, le secteur d’activité (NAF en 17 postes) et la taille des entreprises. Le salaire utilisé est le salaire net en équivalent temps plein. Les individus sont pondérés par leur temps de travail.

Définitions

Le secteur privé s’entend au sens large, c’est-à-dire y compris entreprises publiques. Une entreprise publique est une entreprise sur laquelle l'État peut exercer directement ou indirectement une influence dominante du fait de la propriété ou de la participation financière, en disposant soit de la majorité du capital, soit de la majorité des voix attachées aux parts émises.

Le salaire en équivalent temps plein (EQTP) est un salaire converti à un temps plein pendant toute l'année, quel que soit le volume de travail effectif. Par exemple, pour un agent ayant occupé un poste de travail pendant six mois à 80 % et ayant perçu un total de 10 000 euros, le salaire en EQTP est de 10 000/(0,5×0,8) = 25 000 euros par an. Pour calculer le salaire moyen en EQTP ou sa distribution, tous les postes y compris les postes à temps partiel sont pris en compte au prorata de leur volume de travail effectivement rémunéré (soit 0,5×0,8=0,4 EQTP dans l'exemple précédent).

Le salaire net (de prélèvements sociaux) est le salaire que perçoit effectivement le salarié avant prélèvement de l’impôt sur le revenu. Il s’obtient en retranchant du salaire brut les cotisations sociales salariales, la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). Calculé à partir du salaire net fiscal (qui sert d’assiette à l’impôt sur le revenu), il ne comprend pas la participation et l’intéressement placés sur un plan d’épargne entreprise, car ceux-ci ne sont principalement pas imposables, mais comprend les cotisations patronales pour les complémentaires santés obligatoires.

Les évolutions en euros constants sont calculées en référence aux évolutions de l’indice des prix à la consommation (y compris tabac) de l’ensemble des ménages.

Une zone d’emploi est un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l'essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts.

Salaire médian : salaire tel que la moitié des salariés de la population considérée gagne moins et l'autre moitié gagne plus. Il se différencie du salaire moyen qui est la moyenne de l'ensemble des salaires de la population considérée.

Pour en savoir plus

(1) Retrouvez davantage de données associées à cette publication en téléchargement."

(2) Outils de datavisualisation sur les salaires

(3) Sokhna N.-P., Duquesne T., « Avec le reflux de l’inflation, le pouvoir d’achat des salaires progresse à nouveau », Insee Première no 2079, octobre 2025.

(4) Marry S., « En 2023, le pouvoir d’achat des salaires baisse sauf chez les jeunes et les ouvriers », Insee Analyses Grand Est no 201, octobre 2025.