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Insee Première · Juin 2026 · n° 2111
Insee PremièreLe compte du commerce en 2025 L’activité accélère dans le commerce de détail et se contracte de nouveau dans le commerce de gros et dans le commerce et la réparation d’automobiles

Jacques Bonfils, Nila Ceci-Renaud, Jean Finot, Philippe Gallot, Ariel Gamrasni, Nathalie Lépine (Insee)

En 2025, en France, les ventes des secteurs commerciaux évoluent de façon contrastée, dans un contexte de ralentissement de l’économie. Dans le commerce de gros, les ventes diminuent de nouveau mais plus faiblement qu’en 2024. C’est notamment le cas pour celles des grossistes en combustibles et en produits pour la construction, tandis que celles des grossistes en produits agricoles bruts se redressent. Dans le commerce de détail en magasin, les ventes accélèrent dans un contexte de nouveau ralentissement des prix. Elles augmentent au même rythme qu’en 2024 dans le commerce de détail hors magasin. Dans le commerce et la réparation d’automobiles, la baisse du chiffre d’affaires se poursuit, mais s’atténue.

L’emploi salarié diminue de façon plus marquée dans le commerce que dans l’ensemble du tertiaire marchand. Enfin, les créations d’entreprises augmentent, portées notamment par les micro-entrepreneurs et les entreprises individuelles de la vente à domicile, et les défaillances se stabilisent.

L’activité commerciale est mieux orientée en 2025 qu’en 2024, malgré un ralentissement de l’économie

En 2025, l’économie progresse en France à un rythme plus faible qu’en 2024 : le produit intérieur brut (PIB) en euros constants et en données brutes augmente de 0,8 %, après une hausse de 1,5 % en 2024 [Eguienta et al., 2026]. Les dépenses de consommation finale des ménages en biens sont quasi stables, après la légère baisse de 2024 (‑0,1 % en euros constants après ‑0,4 %), alors que leurs dépenses de consommation finale en services continuent d’augmenter (+1,2 % après +2,0 %). Les dépenses de consommation finale des administrations publiques en biens sont encore en hausse (+6,2 % après +5,3 %). L’inflation baisse de nouveau (+0,9 %, après +2,0 % en 2024 et +4,9 % en 2023), du fait notamment du retournement à la baisse des prix de l’énergie (‑5,6 % après +2,3 %). Dans ce contexte, l’activité commerciale continue de reculer en volume dans le commerce de gros et dans le commerce et la réparation d’automobiles, mais bien moins qu’en 2024 (figure 1). En revanche, elle accélère dans le commerce de détail et l’artisanat commercial. Les prix se redressent dans le commerce de gros et ralentissent dans le commerce de détail ainsi que dans le commerce et la réparation d’automobiles. Au total, l’activité augmente donc très légèrement en valeur dans le commerce de gros et dans le commerce et la réparation d’automobiles, tandis qu’elle progresse de façon plus marquée dans le commerce de détail et l’artisanat commercial.

Figure 1 – Activité en volume et en valeur dans le commerce en 2025, évolutions

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Figure 1 – Activité en volume et en valeur dans le commerce en 2025, évolutions (en %) - Lecture : En 2025, les ventes de marchandises du commerce de gros diminuent de 0,3 % en volume et augmentent de 0,2 % en valeur.
Activité Volume 2025p Valeur 2025p
Vente de marchandises
Commerce de gros -0,3 0,2
Intermédiaires -2,5 -1,7
Commerce de gros hors intermédiaires 0,1 0,6
Ventes au détail
Commerce de détail et artisanat commercial 2,3 2,5
Commerce à dominante alimentaire en magasin 1,8 2,7
Commerce à dominante non alimentaire en magasin 2,9 2,1
Commerce hors magasin 2,4 2,5
Chiffre d’affaires
Commerce et réparation d'automobiles -1,2 0,1
  • p : compte provisoire.
  • Lecture : En 2025, les ventes de marchandises du commerce de gros diminuent de 0,3 % en volume et augmentent de 0,2 % en valeur.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

Figure 1 – Activité en volume et en valeur dans le commerce en 2025, évolutions

  • p : compte provisoire.
  • Lecture : En 2025, les ventes de marchandises du commerce de gros diminuent de 0,3 % en volume et augmentent de 0,2 % en valeur.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

Léger recul de l’activité dans le commerce de gros

En 2025, dans le commerce de gros, les ventes de marchandises diminuent de nouveau en volume mais de façon moins marquée qu’en 2024 (‑0,3 % après ‑1,3 %) (figure 2).

Figure 2 – Ventes de marchandises du commerce de gros, évolutions en volume

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Figure 2 – Ventes de marchandises du commerce de gros, évolutions en volume (en %) - Lecture : En 2025, les ventes de marchandises du commerce de gros de produits alimentaires, boissons et tabac diminuent de 0,4 % en volume.
Secteur 2023 2024sd 2025p
Produits agricoles bruts et animaux vivants 12,8 -0,9 4,9
Produits alimentaires, boissons et tabac¹ -5,8 1,0 -0,4
Biens domestiques -1,4 1,1 0,8
Équipements de l'information et de la communication -2,8 -0,7 2,6
Autres équipements industriels -1,8 -3,9 -0,8
Autres commerces de gros spécialisés -7,8 -4,3 -1,4
Intermédiaires -2,9 -1,9 -2,5
Commerce de gros -3,4 -1,3 -0,3
  • sd : compte semi-définitif ; p : compte provisoire.
  • 1. Le commerce de gros non spécialisé a été inclus dans le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac.
  • Lecture : En 2025, les ventes de marchandises du commerce de gros de produits alimentaires, boissons et tabac diminuent de 0,4 % en volume.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

Figure 2 – Ventes de marchandises du commerce de gros, évolutions en volume

  • sd : compte semi-définitif ; p : compte provisoire.
  • 1. Le commerce de gros non spécialisé a été inclus dans le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac.
  • Lecture : En 2025, les ventes de marchandises du commerce de gros de produits alimentaires, boissons et tabac diminuent de 0,4 % en volume.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

Après une année 2020 marquée par le choc le plus aigu de la crise sanitaire, 2021 s'inscrit dans une phase de reprise progressive : entre cette année-là et 2025, les ventes sont en baisse de 2,6 %.

Le commerce de gros de produits agricoles bruts enregistre une forte hausse d’activité : les ventes de marchandises se redressent nettement en volume (+4,9 % après ‑0,9 %). En particulier, les ventes des grossistes en céréales, tabac non manufacturé, semences et aliments pour le bétail rebondissent en volume (+5,1 % après ‑2,3 %). Elles bénéficient notamment de la baisse des cours des céréales, liée à l’abondance de la récolte mondiale. Les ventes en volume des grossistes en équipements de l’information et de la communication repartent également à la hausse (+2,6 % après ‑0,7 %). Ce dynamisme provient des ventes d’ordinateurs et équipements périphériques, qui accélèrent significativement (+6,6 % après +1,6 %). Elles sont stimulées par le renouvellement des parcs informatiques, en lien avec la fin du support de Windows 10 en octobre 2025 et possiblement avec l’anticipation d’une pénurie de composants dans un contexte de développement des data centers dédiés à l'intelligence artificielle. À l’inverse, les ventes de composants et d’équipements électroniques et de télécommunication (puces, équipements téléphoniques, etc.) reculent de nouveau en volume (‑2,9 % après ‑3,8 %). Enfin, l’activité des grossistes en biens domestiques (pour moitié des produits pharmaceutiques, mais aussi des biens d’équipements du foyer et de la personne tels que l’habillement-chaussures ou la parfumerie-beauté) continue d’augmenter en volume, mais moins fortement que l’année précédente (+0,8 % après +1,1 %) : les ventes de produits pharmaceutiques restent dynamiques (+5,6 % comme en 2024) mais celles d’« autres biens domestiques » accentuent leur baisse (‑3,1 % après ‑2,4 %).

Le volume de ventes recule pour les « autres commerces de gros spécialisés », mais moins fortement que l’année précédente (‑1,4 % après ‑4,3 %), notamment chez les grossistes en combustibles et produits annexes (‑3,2 % après ‑6,7 %) et chez les grossistes en produits pour l’installation de l’habitat et de la construction (‑2,4 % après ‑5,3 %). L’activité des grossistes en équipements industriels poursuit également son repli (‑0,8 % après -3,9 %). Les ventes en volume du commerce de gros de produits alimentaires, boissons et tabac se retournent à la baisse (‑0,4 % après +1,0 %). Le secteur pâtit globalement de l’accélération des prix (+2,5 % après +0,3 %). Les ventes de marchandises des intermédiaires du commerce de gros diminuent de nouveau en volume (‑2,5 % après ‑1,9 %). Les centrales d’achat contribuent largement à la baisse (‑3,7 % en volume, après ‑2,7 %).

L’activité du commerce de détail alimentaire en magasin accélère

En 2025, les du commerce alimentaire en magasin accélèrent (+1,8 % en volume, après +0,8 %) dans un contexte de faible inflation (+1,2 %, après +1,4 % pour l’alimentation). Elles reculent toutefois de 2,1 % par rapport à 2021. Les ventes des grandes surfaces d’alimentation générale continuent d’augmenter en 2025 (+0,7 % après +0,5 %) (figure 3). Celles des supermarchés poursuivent leur croissance de façon accentuée (+2,2 % après +1,6 %) tandis que celles des hypermarchés reculent pour la quatrième année consécutive (‑0,6 % après ‑0,4 % en 2024). Les ventes des petites surfaces d’alimentation générale et magasins de produits surgelés demeurent en nette hausse (+5,0 % en volume, après +4,9 %). Dans l’alimentation spécialisée et l’artisanat commercial, l’activité est également très dynamique. En particulier, elle demeure en nette hausse dans les boulangeries‑pâtisseries (+4,8 % après +7,2 %) et dans les boucheries-charcuteries (+4,0 % après +4,4 %). Ces formes de vente bénéficient d’un attrait renouvelé pour le commerce de proximité et de l’essor de la restauration rapide, qui constitue une partie des ventes. De plus, le positionnement haut de gamme des boucheries leur est probablement favorable dans un contexte où la tendance de consommation serait de substituer la qualité de viande à la quantité. À l’inverse, les ventes baissent pour la troisième année consécutive dans le commerce de détail de boissons (‑1,9 % après ‑2,0 %).

Figure 3 – Ventes au détail du commerce de détail et de l'artisanat commercial, évolutions en volume

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Figure 3 – Ventes au détail du commerce de détail et de l'artisanat commercial, évolutions en volume (en %) - Lecture : En 2025, les ventes au détail des grandes surfaces d'alimentation générale augmentent de 0,7 % en volume.
Secteur 2023 2024sd 2025p
Alimentation spécialisée et artisanat commercial -1,2 0,5 4,0
Petites surfaces d'alimentation générale et magasins de produits surgelés -4,0 4,9 5,0
Grandes surfaces d'alimentation générale -5,8 0,5 0,7
Grands magasins et autres magasins non alimentaires non spécialisés 8,0 5,1 2,7
Magasins non alimentaires spécialisés (y c. pharmacie) -0,1 2,0 2,9
Commerce hors magasin -2,5 2,4 2,4
Commerce de détail et artisanat commercial -2,3 1,5 2,3
  • sd : compte semi-définitif ; p : compte provisoire.
  • Lecture : En 2025, les ventes au détail des grandes surfaces d'alimentation générale augmentent de 0,7 % en volume.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

Figure 3 – Ventes au détail du commerce de détail et de l'artisanat commercial, évolutions en volume

  • sd : compte semi-définitif ; p : compte provisoire.
  • Lecture : En 2025, les ventes au détail des grandes surfaces d'alimentation générale augmentent de 0,7 % en volume.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

L’activité du commerce de détail non alimentaire en magasin de nouveau en hausse

Les ventes au détail du commerce non alimentaire en magasin accélèrent en 2025 (+2,9 % en volume, après +2,2 %). Par rapport à 2021, la hausse atteint 12,5 %. Elles ralentissent dans les grands magasins et autres magasins non alimentaires non spécialisés en 2025 (+2,7 % après +5,1 %), sous l’effet d’une décélération des ventes des et d’une accentuation de la baisse de celles des grands magasins. Elles accélèrent dans les magasins non alimentaires spécialisés (+2,9 % après +2,0 %), notamment dans les magasins de technologies de l’information et de la communication (+10,6 % après +3,6 %), les pharmacies et magasins d’articles médicaux et orthopédiques (+8,6 % après +7,7 %) et les commerces de carburants (+4,3 % après +2,9 %). Elles augmentent de nouveau mais moins fortement dans les magasins d’équipements de la personne hors habillement‑chaussures tels que les magasins d’optique, de parfumerie, de produits de beauté ou encore de bijouterie (+2,8 % après +4,9 %). Elles rebondissent dans les magasins de biens culturels et de loisirs (+0,7 % après ‑1,0 %). À l’opposé, les ventes au détail diminuent pour la quatrième année consécutive dans les magasins d’équipement du foyer (‑2,1 % après ‑3,7 %) et se retournent à la baisse dans les magasins d’habillement‑chaussures (‑1,4 % après +0,9 %).

L’activité du commerce de détail hors magasin maintient sa progression

Les ventes au détail du maintiennent leur rythme de progression en 2025 (+2,4 % en volume, comme en 2024), avec une hausse plus forte dans le commerce sur éventaires et marchés (+4,4 % après +4,2 %) que dans la vente à distance (+2,2 %, comme en 2024). Elles sont toutefois en baisse de 1,5 % par rapport à 2021. En 2025, la part de marché de la vente à distance dans les ventes au détail hors automobiles, pièces détachées et réparation est en hausse par rapport à 2019 (8,3 % après 7,0 %). Après une augmentation notable durant la crise sanitaire de la Covid-19 (+2,1 points entre 2019 et 2021), elle s’est tassée entre 2021 et 2023 (‑0,9 point) et est quasi stable depuis (+0,1 point entre 2023 et 2025).

Le chiffre d’affaires en volume du commerce et de la réparation d’automobiles se contracte moins fortement qu’en 2024

Dans le secteur du commerce et de la réparation d’automobiles et de motocycles, le chiffre d’affaires se replie de nouveau en 2025, mais moins fortement qu’en 2024 (‑1,2 % en volume, après ‑2,9 %) (figure 4). Le commerce de véhicules automobiles continue de se contracter (‑1,7 % après ‑3,2 %). Les immatriculations de voitures particulières neuves baissent de 5,2 % (1,665 million d’unités après 1,755 million). Elles demeurent ainsi très inférieures à leur niveau de 2019 (plus de 2 millions d’unités) et à leur niveau moyen de 2011 à 2019 (2,050 millions d’unités). En l’espace de deux ans, le nombre d’immatriculations de voitures neuves à motorisation 100 % thermique est divisé par deux ; celui de voitures neuves hybrides rechargeables diminue aussi nettement (‑25,4 % après ‑9,7 %). Ces baisses ne sont que partiellement compensées par la nouvelle hausse des immatriculations de voitures neuves hybrides non rechargeables (+20,7 % après +35,7 %) et le rebond des immatriculations de voitures électriques neuves (+12,1 % après ‑2,8 %). En 2025, les voitures neuves à motorisation 100 % thermique ne représentent ainsi plus que 26,7 % de l’ensemble des immatriculations de voitures neuves (contre 92,3 % en 2019), soit 444 000 unités. La part des voitures électriques atteint 19,9 %, soit 331 000 unités. Les immatriculations de voitures particulières d’occasion augmentent de 0,9 % (après +2,9 % en 2024) à 5,5 millions. En 2023, elles s’établissaient à leur niveau le plus bas depuis 2010, à 5,3 millions. L’activité baisse légèrement dans l’entretien et la réparation de véhicules automobiles (‑0,3 %) et de façon plus marquée dans le commerce et la réparation de motocycles (‑3,8 %). À l’inverse, elle s’accroît dans le commerce de détail et le commerce de gros d’équipements automobiles (respectivement +1,8 % et +0,8 %).

Figure 4 – Chiffre d'affaires du commerce et de la réparation d'automobiles, évolutions en volume

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Figure 4 – Chiffre d'affaires du commerce et de la réparation d'automobiles, évolutions en volume (en %) - Lecture : En 2025, le chiffre d'affaires du commerce de véhicules automobiles diminue de 1,7 % en volume.
Secteur 2023 2024sd 2025p
Commerce de véhicules automobiles 10,0 -3,2 -1,7
Entretien et réparation de véhicules automobiles 1,1 -1,5 -0,3
Commerce de gros d'équipements automobiles 2,0 -3,0 0,8
Commerce de détail d'équipements automobiles 0,0 2,0 1,8
Commerce et réparation de motocycles -2,2 -7,5 -3,8
Commerce et réparation d'automobiles 7,4 -2,9 -1,2
  • sd : compte semi-définitif ; p : compte provisoire.
  • Lecture : En 2025, le chiffre d'affaires du commerce de véhicules automobiles diminue de 1,7 % en volume.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

Figure 4 – Chiffre d'affaires du commerce et de la réparation d'automobiles, évolutions en volume

  • sd : compte semi-définitif ; p : compte provisoire.
  • Lecture : En 2025, le chiffre d'affaires du commerce de véhicules automobiles diminue de 1,7 % en volume.
  • Source : Insee, comptes du commerce, base 2020.

L’emploi salarié commercial diminue légèrement

Fin 2025, l’emploi salarié total (y compris intérim) s’établit à 3,4 millions de personnes dans le secteur du commerce et diminue de 0,7 % sur un an (soit ‑23 400 salariés). Cette baisse est un peu plus marquée que dans l’ensemble du tertiaire marchand (‑0,2 %).

L’emploi intérimaire se contracte pour la troisième année consécutive (‑3,1 % en 2025 à 65 000 personnes). Il diminue sensiblement dans le commerce de détail (‑4,7 %) et de façon moins marquée dans le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (‑2,4 %) et dans le commerce de gros (‑2,0 %).

Hors intérim, l’emploi salarié du commerce baisse légèrement (‑0,6 %, à 3,4 millions de personnes), le secteur perdant 21 400 emplois salariés sur l’année après en avoir gagné 1 300 en 2024 (figure 5). Dans le même temps, celui de l’ensemble du tertiaire marchand est quasi stable (‑0,1 % en 2025). L’emploi salarié hors intérim se contracte de nouveau dans le commerce de gros (‑1,4 %), en lien avec le repli de l’activité depuis 2023. Il recule en particulier de 2,2 % dans le commerce de gros de bois et matériaux de construction. Il diminue également, mais dans une moindre mesure, dans le commerce de détail (‑0,5 %), notamment en raison du commerce de détail d’habillement en magasin spécialisé (‑2,7 %). À l’opposé, il s’accroît de nouveau dans le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (+0,6 %), du fait d’une hausse dans l’entretien et la réparation de véhicules automobiles légers (+2,1 %). Ce sous-secteur ne réalise que 11 % du chiffre d’affaires du commerce et de la réparation d’automobiles et de motocycles mais représente un tiers de l’emploi salarié hors intérim.

Figure 5 – Effectifs salariés hors intérim au 31 décembre dans le commerce

Figure 5 – Effectifs salariés hors intérim au 31 décembre dans le commerce - Lecture : Dans le commerce, le nombre de salariés a augmenté de 20,9 % entre 1998 et 2025 (indice 120,9, base 100 en 1998).
Année Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles Commerce de gros Commerce de détail Ensemble du commerce Tertiaire marchand
1998 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
1999 102,4 101,8 103,4 102,7 103,7
2000 105,1 103,9 107,1 105,7 108,1
2001 107,7 105,5 111,1 108,7 111,4
2002 109,7 105,4 112,6 109,7 112,7
2003 109,7 105,2 114,1 110,4 112,9
2004 108,7 104,6 115,1 110,6 113,9
2005 108,3 105,4 115,6 111,0 115,3
2006 108,3 105,0 117,2 111,7 117,2
2007 108,2 105,9 119,5 113,2 119,8
2008 106,5 105,4 119,0 112,5 119,9
2009 105,0 102,2 119,1 111,2 119,4
2010 104,8 101,8 119,8 111,4 120,0
2011 104,7 102,4 121,1 112,3 120,9
2012 102,3 101,8 121,0 111,7 121,1
2013 100,2 101,0 121,6 111,4 121,2
2014 99,1 100,6 121,9 111,3 121,6
2015 100,1 100,4 123,3 112,1 122,7
2016 101,4 99,7 124,7 112,7 124,0
2017 103,7 100,2 125,9 113,9 126,1
2018 106,6 100,9 125,9 114,5 127,8
2019 109,6 101,7 127,6 116,1 130,5
2020 111,2 101,9 128,1 116,6 129,1
2021 114,1 105,3 133,7 121,0 135,5
2022 115,2 106,9 133,3 121,6 138,5
2023 117,7 107,4 132,4 121,6 139,7
2024 120,2 106,5 132,5 121,7 140,2
2025 121,0 105,0 131,9 120,9 140,1
  • Lecture : Dans le commerce, le nombre de salariés a augmenté de 20,9 % entre 1998 et 2025 (indice 120,9, base 100 en 1998).
  • Champ : France hors Mayotte, effectifs salariés dans le tertiaire marchand hors intérim.
  • Source : Insee, estimations trimestrielles d'emploi.

Figure 5 – Effectifs salariés hors intérim au 31 décembre dans le commerce

  • Lecture : Dans le commerce, le nombre de salariés a augmenté de 20,9 % entre 1998 et 2025 (indice 120,9, base 100 en 1998).
  • Champ : France hors Mayotte, effectifs salariés dans le tertiaire marchand hors intérim.
  • Source : Insee, estimations trimestrielles d'emploi.

Les créations d’entreprises accélèrent

En 2025, le nombre de créations d’entreprises dans le commerce et l’artisanat commercial s’élève à 176 000 et accélère nettement (+11,2 % après +6,3 % en 2024), alors qu’il ralentit légèrement dans l’ensemble de l’économie (+4,9 % après +5,7 % en 2024).

La hausse globale des créations d’entreprises dans le commerce et l’artisanat commercial est surtout portée par les immatriculations de micro-entrepreneurs et d’entreprises individuelles de la vente à domicile (+14,3 %), les autres créations d’entreprises augmentant de façon plus modérée (+4,4 %).

Les défaillances d’entreprises sont quasi stables

Les dans le commerce se stabilisent à 13 900 en 2025, en hausse de 0,2 % par rapport à 2024, après trois années consécutives de hausse qui faisaient suite à huit années consécutives de baisse (+133,5 % entre 2021 et 2024 après ‑58,1 % entre 2013 et 2021).

En 2025, la stabilisation globale des défaillances d’entreprises dans le commerce recouvre des évolutions contrastées. Les défaillances d’entreprises augmentent dans le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles (+6,3 %), tandis qu’elles diminuent dans le commerce de détail (‑1,6 %) et, dans une moindre mesure, dans le commerce de gros (‑0,3 %).

Encadré – Début 2026, le chiffre d’affaires du commerce continuerait d’augmenter en volume, comme durant l’année 2025

Au 1er trimestre de 2026, le chiffre d’affaires du commerce (corrigé des variations saisonnières et des jours ouvrables) serait en hausse en volume par rapport au 4e trimestre de 2025 (+0,7 %)  figure. Le chiffre d’affaires mensuel moyen augmenterait dans le commerce de gros et dans le commerce et la réparation d’automobiles (respectivement +1,0 % et +0,5 %), tandis qu’il serait stable dans le commerce de détail.

L’activité a globalement augmenté tout au long de l’année 2025. Le chiffre d’affaires du commerce au 1er trimestre 2026 s’inscrirait dans cette tendance haussière. Par rapport à la moyenne des trimestres de 2025, il serait en augmentation de 1,5 %. La hausse du commerce et de la réparation d’automobiles au 1er trimestre de 2026 interviendrait après une hausse significative au 3e trimestre de 2025. Celle du commerce de gros ferait suite à une hausse notable au 2e trimestre de 2025. Dans le commerce de détail, la stabilisation au 1er trimestre de 2026 se produirait après une augmentation tout au long de l’année 2025.

Figure encadré – Chiffre d’affaires en volume dans le commerce en 2025 et début 2026

Figure encadré – Chiffre d’affaires en volume dans le commerce en 2025 et début 2026 - Lecture : Au 1er trimestre de 2026, le chiffre d’affaires de l’ensemble du commerce augmenterait en volume de 2,6 % par rapport au 1er trimestre 2025 (indice 102,6, base 100 au T1 2025).
Activité T1 2025 T2 2025 T3 2025 T4 2025 T1 2026
Commerce et réparation d'automobiles et de motocycles 100,0 100,2 101,9 102,0 102,5
Commerce de gros 100,0 101,4 101,4 101,7 102,7
Commerce de détail 100,0 100,8 101,4 102,3 102,3
Ensemble du commerce 100,0 101,0 101,4 101,9 102,6
  • Lecture : Au 1er trimestre de 2026, le chiffre d’affaires de l’ensemble du commerce augmenterait en volume de 2,6 % par rapport au 1er trimestre 2025 (indice 102,6, base 100 au T1 2025).
  • Sources : DGFiP ; Insee, données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.

Figure encadré – Chiffre d’affaires en volume dans le commerce en 2025 et début 2026

  • Lecture : Au 1er trimestre de 2026, le chiffre d’affaires de l’ensemble du commerce augmenterait en volume de 2,6 % par rapport au 1er trimestre 2025 (indice 102,6, base 100 au T1 2025).
  • Sources : DGFiP ; Insee, données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.
Publication rédigée par :Jacques Bonfils, Nila Ceci-Renaud, Jean Finot, Philippe Gallot, Ariel Gamrasni, Nathalie Lépine (Insee)

Sources

Les données utilisées dans cette publication sont principalement issues des comptes annuels du commerce. L’unité d’observation est l’unité légale : c’est à cette échelle qu’est appréciée l’activité principale qui définit le champ du commerce et de l’artisanat commercial. L’artisanat commercial désigne les boulangeries, pâtisseries et charcuteries, qui relèvent de l’industrie mais qui constituent des points de vente aux ménages. Il est inclus dans les statistiques présentées lorsque les sources le permettent.

L’encadré sur le début d’année 2026 mobilise les indices de chiffres d’affaires dans le commerce.

À la différence du chiffre d’affaires, les ventes de marchandises ne comprennent pas les ventes de services, ni celles des biens produits par les commerçants. Le chiffre d’affaires est l’indicateur d’activité retenu pour le commerce et la réparation d’automobile et de motocycles car les services représentent une part non négligeable de ce secteur.

Définitions

Les ventes au détail comptabilisent les ventes de marchandises réalisées par des canaux non réservés aux professionnels, les produits commissionnés (tabac, journaux, carburants, etc.) étant considérés au prix de vente et non seulement au montant de la commission.

Les bazars désignent, dans cette publication, les commerces de détail non spécialisés sans prédominance alimentaire en magasin d’une surface de vente inférieure à 2 500 mètres carrés.

Le commerce hors magasin rassemble la vente à distance, la vente à domicile, la vente par automates et le commerce de détail sur éventaires et marchés. Il correspond ici au rassemblement des groupes 478 et 479 de la nomenclature d’activité française.

Les défaillances d’entreprises (ou dépôts de bilan) couvrent l’ensemble des jugements prononçant soit l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire, soit directement la liquidation judiciaire. Les procédures de redressement peuvent être suivies d’une reprise d’activité. Par ailleurs, la majorité des cessations d’activité a lieu sans faire suite à une défaillance.

Pour en savoir plus

Insee, Notes et points de conjoncture.

Insee, « La situation du commerce en 2025 (éd. juin) », Documents de travail no 2026-08, Insee, juin 2026.

Eguienta J., Héam J.-C., Meinzel P., « Les comptes de la Nation en 2025 – Le PIB ralentit et le pouvoir d’achat des ménages se replie  », Insee Première no 2105, mai 2026.